Ecosse : Brexit ou indépendance ? Pas si simple...

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Brexit ou indépendance ? La question du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse pourrait être plus complexe...
Brexit ou indépendance ? La question du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse pourrait être plus complexe... (Crédits : © Scott Heppell / Reuters)
La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a décidé de lancer la procédure pour un nouveau vote sur l'indépendance. Une décision logique, mais qui comporte encore de nombreuses inconnues.

L'indépendance écossaise revient sur le devant de la scène. Ce lundi 13 mars, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé qu'elle voulait un second référendum sur l'indépendance de l'Ecosse « entre l'automne 2018 et le printemps 2019 ». Le chef de l'exécutif régional entend cependant, pour le moment, rester dans le cadre de la législation en cours. Elle demandera ainsi au parlement écossais de demander au parlement britannique de déclencher la « section 30 » de l'Acte de l'Ecosse qui permet d'organiser une telle consultation.

Référendum inévitable ?

Cette décision était en germe depuis le vote sur le maintien de l'Union européenne le 23 juin dernier. Ce jour-là, 51,7 % des Britanniques ont décidé de quitter l'UE, mais 62 % des Ecossais ont choisi d'y rester. Nicola Sturgeon a, dès lors, défendu une « voie particulière » pour l'Ecosse permettant de respecter la volonté de la majorité régionale. Une telle option s'est révélée impossible à mettre en œuvre dès lors que la nouvelle première ministre britannique, Theresa May a choisi de donner la priorité à la maîtrise des frontières plutôt qu'au maintien dans le marché unique européen. En effet, maintenir comme le défendait Nicola Sturgeon l'Ecosse dans le marché unique eût supposé instaurer un contrôle sur les Borders, la limite entre l'Angleterre et l'Ecosse. C'eût été, de fait, séparer l'Ecosse du reste du Royaume-Uni. Dès lors, la seule véritable option réside bien dans un choix entre l'indépendance ou le statu quo.

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C'est la conclusion à laquelle Nicola Sturgeon est parvenue. Et ce n'est pas un hasard si cette annonce intervient alors que l'on pensait que Londres allait déclencher l'article 50 du traité de l'UE, celui qui prévoit le divorce, ce mardi 14 mars (il devrait finalement l'être fin mars). L'Ecosse est en effet juridiquement contrainte de suivre le Royaume-Uni dans son processus de sortie de l'UE. La Haute Cour a rejeté l'idée d'un « feu vert » nécessaire des parlements des trois régions aux pouvoirs dévolus (Pays de Galles, Irlande du Nord et Ecosse) pour cette procédure. Et si Theresa May a promis d'écouter les autorités écossaises, rien ne l'oblige à les entendre.

Nicola Sturgeon a donc pu justifier ce recours à un deuxième référendum comme inévitable. Elle a, du reste, expliqué que ce vote permettait aux Ecossais de choisir entre un « hard Brexit » (un « Brexit dur »), chemin choisi par Theresa May et l'indépendance. Toute position intermédiaire semble donc exclue et Nicola Sturgeon a beaucoup insisté sur le refus de discuter d'une telle solution - celle d'un accès au marché unique de l'Ecosse - avec Londres. En réalité, comme on l'a vu, le dialogue était d'emblée impossible : accepter un accès de l'Ecosse au marché unique eût signifié accepter une indépendance de fait de l'Ecosse pour Londres, tandis qu'accepter le « hard Brexit » eût signifié pour Edimbourg renoncer au vote écossais du 23 juin. De plus, l'affaiblissement actuel des Travaillistes rend l'option d'un changement de majorité à Londres très improbable, ce qui, dans l'esprit de Nicola Sturgeon, justifie une décision relativement rapide. Ce référendum semble donc inévitable.

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Deux positions radicalement opposées entre Londres et Edimbourg

Aura-t-il lieu pour autant ? Les deux partis indépendantistes écossais, le SNP de Nicola Sturgeon et les Verts, disposent de la majorité au parlement écossais de Holyrood. Il ne fait donc pas de doute que la demande de référendum sera transmise à Westminster, où les Conservateurs britanniques disposent de la majorité absolue. Il faudra donc, d'une façon ou d'une autre, l'accord de Theresa May pour organiser un tel scrutin. Or, cette dernière rejette clairement depuis plusieurs semaines l'idée d'un second référendum. Son porte-parole a redit ce lundi 13 mars son argument : les Ecossais ont voté sur le sujet le 18 septembre 2014 et ont rejeté à 55 % l'indépendance. Il n'y a pas besoin de revoter. Et les Conservateurs de rappeler qu'en 2014, Nicola Sturgeon avait promis de ne pas tenir de nouveau référendum « avant une génération ».  Theresa May a, de plus, accusé un peu plus tard Nicola Sturgeon de « jouer avec le feu », ce qui laisse présager d'une confrontation entre Londres et Edimbourg sur le sujet.

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Cette division s'ancre dans une vision radicalement différente. D'un côté, Nicola Sturgeon a estimé que le vote du 23 juin changeait les conditions au point de devoir conduire à un nouveau référendum, afin que les Ecossais puissent choisir leur destin. De l'autre, Theresa May juge que le résultat de 2014 reste toujours valable et que, donc, ayant choisi de demeurer dans l'Union, les Ecossais doivent accompagner le Royaume-Uni dans l'UE. Derrière ce combat rhétorique, il y a évidemment une position stratégique : Londres ne veut pas à avoir à gérer la question écossaise alors même que le Brexit devra être négocié. Or, c'est précisément ce que propose Nicola Sturgeon avec des dates de référendum qui s'inscrivent à la fin de la période de deux ans prévue pour les négociations de sortie de l'UE.

Pour autant, Theresa May et les Tories pourront-ils bloquer la demande d'Edimbourg ? Sans doute, même si les Travaillistes, par la voie de leur leader Jeremy Corbyn, ont accepté le principe du référendum et ont promis de ne pas bloquer le vote, tout en réaffirmant leur opposition à la sécession. Les autres partis britanniques, notamment les très pro-européens Libéraux-démocrates, s'opposent à un nouveau référendum. Reste, malgré tout, que cette demande ne peut qu'embarrasser Theresa May qui risque d'être accusée de vouloir bloquer une décision démocratique et une volonté exprimée par le parlement écossais. Londres tentera sans doute de négocier, si le principe du vote, est accepté un délai qui le « libère » pendant les négociations avec l'UE. Du reste, comme en 2012, il faudra négocier une période transitoire avant l'indépendance. Et, si Westminster accepte le référendum, ceci promet des négociations délicates...

Pourquoi la Catalogne importe dans le cas écossais

Car l'idée de Nicola Sturgeon est de maintenir ainsi l'Ecosse dans l'UE par l'indépendance en proclamant cette dernière alors même que l'Ecosse est, en tant que membre du Royaume-Uni, elle-même dans l'UE. L'objectif est clair : l'indépendance n'est sans doute pas majoritaire sans l'appui du maintien dans l'UE. Mais il n'est pas sûr qu'il soit réaliste. En théorie, en effet, l'UE n'accepte pas de réintégrer les régions sécessionnistes qui doivent refaire l'ensemble de la procédure d'adhésion. Cette doctrine a été rappelée récemment par la Commission et y contrevenir conduirait à une opposition forte de l'Espagne et de la France. Elle ouvrirait en effet la possibilité de référendum d'autodétermination au sein de l'UE pour les régions des Etats-membres, à commencer par la Catalogne.

Pour le moment, ceci est inadmissible pour Madrid, alors même que l'ancien président de la Catalogne, Artur Mas, vient d'être condamné à deux ans d'inéligibilité pour avoir organisé le 9 novembre 2014 une simple « consultation » sur l'indépendance. Il faudra donc non seulement que Londres accepte une indépendance immédiate, mais aussi que la situation change, notamment en Espagne, pour que le plan de Nicola Sturgeon devienne réalité.

Le même problème risque de se rencontrer en cas de refus de Londres d'organiser un deuxième vote sur l'indépendance. Edimbourg aura bien du mal à faire accepter le résultat d'un vote unilatéral à l'UE. Là encore, ce qui va se passer en Catalogne en septembre sera décisif. Si les autorités catalanes réussissent à organiser un référendum unilatéral et à le faire reconnaître par l'UE, l'Ecosse pourra se prévaloir de ce précédent. Mais on en est fort loin encore : Madrid envisage même de recourir à l'état d'urgence pour bloquer le vote.

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La marge de manœuvre de Nicola Sturgeon est donc liée au cas catalan. C'est ce cas qui déterminera s'il est possible à une région de se séparer même unilatéralement d'un Etat membre de l'UE avec la bénédiction de l'UE. Or, sans cette perspective d'un maintien immédiat de l'UE en bout de course, l'indépendance risque de peiner à l'emporter en Ecosse, car, actuellement, l'électorat écossais semble parfaitement divisé en deux sur le sujet. La crainte d'un double saut dans l'inconnu, hors de l'UE et du Royaume-Uni pourrait jouer contre le « oui » à l'indépendance. On voit donc que le choix Brexit ou indépendance est plus complexe que ne le dit Nicola Sturgeon. Et ce sera sans doute, en cas de vote, la principale faiblesse du « oui »  à la sécession écossaise.

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a écrit le 14/03/2017 à 17:29 :
La perte de l'Ecosse de l'union européenne, ainsi que la Cornouaille, le pays de Galles et l'Irlande du nord est une catastrophe pour notre état celte virtuel comprenant aussi Bretagne et Gallice.
Notre langue comporte plein de mots communs ou du même son, notre hymne national est celui du pays de galles.
Donc souhaitons que l'Ecosse quitte l'Angleterre et reste dans l'UE.
D'ailleurs les mouvements autonomistes bretons font de même, quitter un état jacobin centralisateur avec une démocratie approximative, gaspilleur, amorphe devant l'immigration d'opportunité mais rester dans l'Europe.
Idem pour la corse et pays basque.
a écrit le 14/03/2017 à 12:11 :
Bizarres tous ces pro-européens qui adoreraient voir l'Écosse quitter le Royaume-Uni au prétexte qu'elle a majoritairement voté non. On ne les a pas entendu demander que le Nord-Pas de Calais en fasse autant quand il a dit non à 55,71% à Maastricht. Soit à peu près le même taux (pour un nombre d'hbs proportionnellement équivalent en terme national).
Il est vrai qu'alors "le peuple (traduire "ces crétins") n'avait pas compris" tout le bonheur qui l'attendait : 25 ans plus tard c'est enfin le paradis. Exemple à Denain l'espérance de vie est de 58 ans et le revenu par tête de pipe de 9600€ (annuel je précise pour ces Messieurs de la Haute, Fillon, Macron, Minc, Cohn-Bendit etc.). Mais enfin, l'Europe poursuit son œuvre, détruire et diviser les États qui protègent (anciennement dits nations ou états providence), retirer le pouvoir de décision du citoyen (cf Mendès sur le Traité de Rome), etc. Vogue la galère…
http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-pas-calais/nord/denain/denain-situation-est-devenue-intenable-ingerable-inacceptable-explique-maire-1111535.html
Réponse de le 16/03/2017 à 21:49 :
Personne dans le Nord Pas de Calais n'a revendiqué l'indépendance de la région en 1992, où d'ailleurs l'un des seuls moteurs économiques est d'être un carrefour européen de première importance. Et les bretons et ligériens, qui ont majoritairement approuvé le TCE en 2005, n'en ont pas tiré prétexte pour revendiquer leur indépendance, le non au référendum n'impliquant en rien la sortie de la France de l'UE. Enfin le Royaume-Uni n'est pas un état-nation mais une union "contractuelle" de 4 nations assez nettement décentralisée, qu'une remise en cause du "contrat" fondamental (par exemple le Brexit) est susceptible de dissoudre.
a écrit le 14/03/2017 à 9:14 :
Vous oubliez quand même de mentionner deux "détails" importants, les catalans veulent à tout prix sortir de l'espagne, tandis que les sondages, malgré cet acharnement anti-brexit politico-médiatico-affairiste, montrent qu'en écosse ils sont toujours et encore contre la sortie du RU.

Facile de deviner quand même vers lequel des deux penche le coeur de pierre de l'UE.
a écrit le 14/03/2017 à 8:41 :
Faire pression sur eux comme nous l'avons fait avant le vote était méconnaitre le peuple qui a tenu tête , seul, à Hitler, Hiro-Hito et Mussolini. C'était une faute. J'entends maintenant qu'ils doivent payer pour le Brexit. Que nous, européens, mettront fin à la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, etc... C'est de la vengeance ! C'est la politique de Napoléon 1er ! Antidémocratique et absurde. Je dis : c'est voté ; restons bons amis et bons voisins.
Réponse de le 16/03/2017 à 21:52 :
"Que nous, européens, mettront fin à la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, etc..." Ben non, c'est le Royaume-Uni qui veut le faire. La liberté de circulation des biens entre l'UE et le RU ne peut être à sens unique...
a écrit le 13/03/2017 à 20:48 :
Que l'UE n'accepte pas la demande de réintégration d'une région sécessionniste de l'un de ses membres pour ne pas encourager l'éparpillement des pays est une chose (ainsi il ne saurait être question d'accepter des candidatures lombarde, catalane, flamande, basque ou -sait on jamais-bretonne ou corse. Par contre accepter des candidatures de régions sécessionnistes de pays qui ne sont pas -ou plus-membres de l'UE, où est le problème ? Si on n'accepte pas la candidature écossaise, il n'aurait pas fallu accepter le candidature slovaque ou celles des pays issus de l'ex-Yougoslavie.
Réponse de le 14/03/2017 à 7:43 :
Ce qui motive l'élite écossaise, c'est surtout la captation des revenus du pétrole et du gaz de la mer du nord... Au royaume des aveugles, un borgne est Roi.D'ailleurs, jusqu'à quand l'Italie du nord va-t-elle continuer d'accepter de payer pour l'Italie du sud ? Ou encore, jusqu'à quand, en France, Neuilly et Levallois vont-elles continuer à accepter de payer pour les villes en faillite du "neuf-trois" ? Remettre en cause les solidarités nationales, c'est la guerre. Sous toutes ses formes.
Réponse de le 14/03/2017 à 13:26 :
Les villes du 9-3 sont en faillite à cause des choix politiques qu'ont fait leurs élus, souvent communistes, pour tenter de préserver voire de renforcer leurs bases électorales. Qui se souvient que Levallois et Antony ont été des bastions communistes ? Quant au pétrole et au gaz de mer du Nord, c'est une ressource finissante sur laquelle il est vain de compter à long et même à moyen terme. Ce n'est probablement que peu le ressort des volontés indépendantistes écossaises.
a écrit le 13/03/2017 à 20:47 :
les anglais ont bien compris qu'edinburgh est deja une place financiere forte, notamment via les fonds sur le magic square; ils ont aussi compris que de nombreuses banques, dont les americaines ont depuis longtemps des projets up north, du cote de glasgow, notamment sur les nouvelles constructions proches de east end
s'il y a scottxit, personne ne doute que le business de londres ira un peu plus au nord ' ce qui n'etait absolument pas prevu'
pourtant il est temps d'arreter de se faire dicter des choix technocratiques par des gens eloignes des preoccupations des peuples, ai je entendu il y a pas si longtemps
tenir un double discours, ca marche dans les democraties gauche plurielle ou les opposants sont reeduques via liquidation, c'est plus dur en democratie
a écrit le 13/03/2017 à 20:13 :
Tiens, Sturgeon, un nom de famille bien breton, originaire du Morbihan. Les Ecossais sont du reste bien plus francophiles que nos héréditaires amis anglais... Je pense que les Ecossais font face à un sacré dilemne... Pas simple.
Réponse de le 14/03/2017 à 0:18 :
Hhmm.. Non. "les Ecossais font face à un sacré dilemme". Le Royaume-Uni est comme les Etats-Unis, comme l'Europe-Unie, comme tout ce qui SUPPORTE le terme "UNI" tout simplement parce qu'à la base, c'est une union de FORCE. Certes, notre petit pays a oublié qu'il fallait qu'il soit uni tout simplement parce qu'autour, tout le monde voulait nous bouffer. Certes, notre petit pays a oublié que ce sont les commerçants qui en eu marre de se faire spoiler par la royauté et la religion. Regardez les valeurs en 1789 et constatez que la PROPRIETE est au dessus de toute loi... Y parait que c'est les droits du l'homme.. tu parles. Tant que le pauvre peut mourir en silence, c'est le principal. Donc, l'Ecosse, veut JUSTE obtenir le statut de l'Irlande, c'est tout. Et voyez ce qu'ils en ont BAVE... Encore faut-il pouvoir connaître l'Histoire, je vous la corde.
a écrit le 13/03/2017 à 19:24 :
Voilà un "coup de poignard dans le dos" dont les Ecossais et l'Union Européenne regretteront la survenue dans quelques temps, une fois que les négociateurs de la Grande-Bretagne commenceront à tenir la dragée haute aux européistes, d'une part, et quand les indépendantismes régionaux s'attaqueront à l'Espagne, à la France, à l'Italie, etc... La boite de Pandore est ouverte. Dont acte. Bientôt la Corse, le Pays-Basque, la Bretagne, Marseille... Mais pas que...
Réponse de le 13/03/2017 à 20:54 :
Négocier, c'est un jeu de donnant-donnant. Et, hors contexte de défaite militaire, une négociation ne peut aboutir si chaque partie ne fait pas un bout de chemin vers l'autre. Que peut mettre le Royaume-Uni sur la table ? Ce qui est sûr c'est que si les négociateurs britanniques font preuve de trop d'arrogance, ils repartiront le bec dans l'eau. L'UE représente 45% des exportations du Royaume-Uni qui pour sa part représente 5% des exportations des autres pays de l'UE.
Réponse de le 14/03/2017 à 7:38 :
@bruno_bd : alors pourquoi l'Union Européenne et les européistes sont-ils aussi fébriles à l'égard du Royaume-Uni si leur position est si forte et robuste que cela ? Soit c'est un épiphénomène et on ne doit même pas se retourner ni même en parler, soit c'est un problème majeur et il faut bien le reconnaître... Peut-être parce que les exportations du Royaume-Uni vers l'Europe concernent aussi voire surtout des productions des entreprises européennes continentales vers leur marché continental... Et effectivement, il faut être deux pour négocier. On comprend que ça fasse enrager.
Réponse de le 14/03/2017 à 13:18 :
@britannicus : les européistes, comme vous dites, ne sont pas fébriles, ils se contentent de demander au Royaume-Uni de mettre clairement ses intentions sur la table (après tout c'est lui qui veut sortir).
a écrit le 13/03/2017 à 19:23 :
histoire de .
Je suis allé pour la 1ère fois en ECOSSE en 1986 chez R/R et à table mes hotes m ' ont posé la question suivante : Sais tu le point commun entre les écossais et les français ? J'ai avoué mon ignorance et la réponse fut : Nous avons tous les deux fait la guerre aux anglais . Nice , isn'it !
Réponse de le 13/03/2017 à 20:21 :
D'autres points communs : l'origine d'un certain nombre de familles de clans écossais : Colville, Sinclair, Burnett, Lamont, Napier... Beaucoup sont d'origines normandes. Des noms de famille comme Mac Duff ou Mac Ewen ? Des Bretons ne les renieraient pas. D'ailleurs, mac en Ecossais signifie "fils de" comme mab, en breton. Bref, l'Ecosse a un petit air de France du nord-ouest...

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