Elections en Irlande : les trois leçons pour l'Europe

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Le comptage des voix en Irlande, ce week-end. Le gouvernement a été durement sanctionné.
Le comptage des voix en Irlande, ce week-end. Le gouvernement a été durement sanctionné. (Crédits : Reuters)
La lourde défaite de la coalition sortante en Irlande est aussi une défaite pour la stratégie économique des autorités européennes à l'oeuvre depuis 2010. Quels enseignements tirer du scrutin irlandais ?

Les élections irlandaises du 26 février n'étaient pas qu'un test pour le gouvernement sortant du Taoiseach (premier ministre) Enda Kenny, c'était aussi une épreuve électorale pour les politiques imposées par les autorités européennes à partir de 2010 à ce pays comme au quasi-reste de la zone euro. Car la politique de la coalition sortante, qui regroupait le Fine Gael du premier ministre et les Travaillistes du Labour, n'est pas celle du programme de ces partis lors des précédentes élections, c'est celle qui a été imposée par la troïka (BCE, FMI, Commission européenne). Lorsque, en avril 2011, le nouvel exécutif a tenté, comme il s'y était engagé, de faire payer les créanciers des banques plutôt que les contribuables, la BCE, alors dirigée par Jean-Claude Trichet, l'a forcé à faire marche arrière, menaçant de « lancer une bombe sur Dublin », autrement dit, de sortir "manu militari" l'Irlande de la zone euro si elle désobéissait.

« Élève modèle »

A partir de 2013, l'Irlande a eu le statut « d'élève modèle » de cette politique : premier pays à sortir du « programme » de la troïka, premier à revenir sur les marchés, premier à retrouver une croissance entretemps devenue très rapide. En mars 2014, le Parti populaire européen (PPE) avait choisi Dublin pour lancer sa campagne pour les élections européennes, laquelle avait abouti à la nomination de Jean-Claude Juncker, le candidat soutenu par Angela Merkel, à la présidence de la Commission. La chancelière n'avait alors pas assez de louanges pour Enda Kenny. Un an plus tard, alors que l'Eurogroupe tentait de briser la volonté de changement du nouveau gouvernement grec, Wolfgang Schäuble, Jeroen Dijsselbloem et ce même Jean-Claude Juncker n'en finissaient pas de se référer, inlassablement, à l'exemple de l'Irlande, pour justifier le prétendu succès des « réformes ».

Échec cuisant pour Enda Kenny... et les dirigeants de la zone euro

C'est dire si le bilan d'Enda Kenny doit être identifié à celui des dirigeants de la zone euro. Et donc, si son échec est aussi le leur. Or, cet échec est cinglant. Sur les « premières préférences » (les Irlandais établissent des votes par ordre de préférence), le Fine Gael et le Labour obtiennent respectivement 25,52 % et 6,61 %. Ces 32,13 % des voix représentent un recul de 23,6 points. 43 % de l'électorat de la coalition en 2011 l'ont abandonné vendredi dernier. Certes, le Fine Gael demeure la première force d'Irlande, mais c'est une bien piètre consolation : il revient sous son score de 2007, à un niveau assez traditionnel. Bref, il retrouve son électorat habituel alors que la crise lui donnait l'opportunité de remplacer le Fianna Fáil comme parti dominant de la politique irlandaise. Surtout, Enda Kenny aura bien du mal à constituer une nouvelle coalition.

Cette défaite est donc aussi la défaite des autorités européennes. Aussi, ces dernières seraient-elles bien inspirées de retenir quelques leçons de ce scrutin irlandais de 2016.

 1ère leçon : la croissance ne suffit pas

Le premier enseignement de l'élection est que la croissance du PIB ne suffit pas à effacer les effets négatifs de l'austérité et des « réformes ». Cet enseignement était déjà apparu clairement après les élections espagnoles du 20 décembre. Les taux de croissance, dont se félicitent les autorités européennes, ne représentent en effet qu'une partie de la réalité. Mais c'est oublier que cette prospérité est forcément très inégale car elle est fondée sur un abaissement du coût du travail. Ainsi, les ménages les plus fragiles sont encore plus fragilisés par une précarisation accrue de l'emploi, des salaires faibles, des transferts sociaux réduits et des services publics dégradés.

> L'erreur d'Enda Kenny

Enda Kenny a donc commis une erreur fondamentale en niant cette situation et en centrant son discours sur la « poursuite de la reprise », alors que la majorité des Irlandais vivent encore un quotidien marqué par les mesures d'austérité. Dès lors, la crédibilité de son discours a fondu comme neige au soleil. En deux semaines, son parti a perdu cinq points dans les sondages. Les électeurs ont compris, non sans raison, son slogan sur la reprise comme un simple déni de réalité.

> Une croissance malgré l'austérité, pas grâce à l'austérité

L'autre élément, plus propre à l'Irlande, est que la croissance du pays n'est, en réalité, pas le fruit de l'austérité. Elle est le fruit de la stratégie d'attractivité du pays pour les grandes multinationales, stratégie centrée sur la faiblesse des impôts sur les sociétés. Or, là encore, les électeurs irlandais n'ont pas été dupes. Ils savent que la croissance « à la chinoise » du pays ne leur profite pas parce qu'elle est dopée artificiellement par les transactions de ces groupes mondiaux dont la présence n'améliore que très partiellement la vie quotidienne des Irlandais. Le discours d'Enda Kenny - soutenu implicitement par les Européens -, qui consistait à lier la croissance du pays à la politique d'austérité, est donc apparu à la fois déconnecté du terrain et mensonger. Les Irlandais savent que la croissance est revenue en dépit de la politique de la coalition, non grâce à elle. Ils n'ont donc pas été « ingrats » ou « irréfléchis », mais bien logiques et réfléchis en sanctionnant le gouvernement sortant.

> Un modèle « non inclusif »

La leçon à retenir pour l'Europe est qu'il convient de remettre en question cette logique de « réformes » visant à abaisser le coût du travail. Cette stratégie est économiquement discutable et conduit à des croissances « non inclusives », pour reprendre les mots des grands instituts économiques européens. S'extasier sur des chiffres est donc inutile et contre-productif : la zone euro, pour survivre, doit promouvoir un modèle de croissance « inclusif ».

2e leçon : la destruction des systèmes politiques

La deuxième leçon est politique. Comme en Grèce et en Espagne - et dans une moindre mesure au Portugal -, les « réformes » et l'austérité ont fait exploser le système politique traditionnel. La cause en est évidente. En Irlande, lorsque la deuxième phase de la crise a débuté, en novembre 2010, le gouvernement Fianna Fáil de Bertie Ahern a tenté de réduire l'ajustement en faisant participer les créanciers au sauvetage des banques, seule source du déficit public. Mais la BCE a menacé le gouvernement, lequel gouvernement a finalement reculé, acceptant le « programme » de la troïka. En avril 2011, le nouveau gouvernement d'Enda Kenny a fait la même tentative - c'était sa promesse - mais comme la BCE a réagi de même, le gouvernement a, de nouveau, fait machine arrière. L'électorat a tiré de ces événements une conclusion très simple: les trois partis traditionnels du pays mènent la même politique et sont incapables d'imposer leurs vues à la zone euro - ils sont donc inutiles. Certes, en Irlande, l'alternance a toujours été rare et peu signifiante, les deux partis étant de centre-droit. Jusqu'en 2011, cette alternance de forme permettait au système politique de fonctionner. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les Irlandais ont besoin d'une vraie alternance et le caractère factice du système politique traditionnel apparaît au grand jour. Ceci a conduit à un pays difficilement gouvernable.

> Fianna Fáil en hausse, mais pas assez pour sauver les partis traditionnels

Certes, Fianna Fáil obtient un beau score au regard de ses espérances de début de campagne : 24,35 % des voix, soit 6,8 points de plus qu'en 2011. Mais compte tenu du mécontentement général, cette hausse demeure bien réduite. L'ancien parti dominant de l'Irlande qui, jadis, était capable de rassembler dans toutes les classes de la société n'a pu récupérer que moins d'un tiers des déçus de la coalition. Pour se convaincre que ce score du Fianna Fáil est médiocre, il faut se souvenir qu'il s'agit du deuxième plus mauvais score depuis 1927... après celui de 2011. Bref, le Fianna Fáil n'apparaît pas vraiment comme une alternative. Les deux grands partis ensemble ne cumulent, du reste, que 49,9 % des voix, un record historique de faiblesse. Jamais Fine Gael et Fianna Fáil n'avaient mobilisé moins de la moitié de l'électorat. En 2007, par exemple, ils cumulaient 69 % des voix.

> Poussée de la gauche radicale

Les déçus de la politique d'austérité sont donc allés ailleurs. Mais les Irlandais sont désemparés. Ils n'ont pas su choisir une direction claire et se sont dispersés dans trois directions. Première direction, la gauche radicale qui, avec le Sinn Féin, les Verts et l'Alliance contre l'austérité, obtient le plus haut score de son histoire dans ce pays très conservateur qu'est l'Irlande :  20,52 % des voix contre 14 % en 2011. Le caractère très particulier du Sinn Féin, longtemps vitrine de l'IRA, mais aussi une campagne électorale médiocre, ont cependant joué contre lui et son score, 13,85 %, est au final, très décevant pour lui. L'Alliance contre l'Austérité (3,95 %) en a profité, mais elle reste un mouvement marginal, quand bien même elle aura 5 sièges.

> Le succès des indépendants et de l'abstention est celui du non-choix

La deuxième direction empruntée par les électeurs a été celle des indépendants, lesquels recueillent 17,83 % des voix, contre 12,1 % en 2011. Les Irlandais, faute de mieux, ont donc souvent fait le choix de personnalités qu'ils jugent honnêtes et compétentes, en dehors des grands partis. Mais ce choix reflète en vérité surtout un désarroi : celui de ne pouvoir choisir sa politique car il existe des indépendants de tous bords, d'extrême-gauche, ultraconservateurs, libéraux ou sociaux-démocrates. Faute de pouvoir choisir sa politique, on a donc choisi des hommes. Cela ressemble en fait à un non-choix. Comme l'est le "choix" de l'abstention -la troisième direction -, en hausse de 5 points ce 26 février.

> Le désarroi des opinions publiques fabrique l'instabilité politique

La deuxième leçon pour l'Europe est donc celle-ci : en abandonnant l'idée de pouvoir proposer de vraies alternatives pour complaire aux autorités européennes, les partis traditionnels ont perdu leur capacité de mobilisation. Il s'ensuit un désarroi de l'électorat, cherchant où il peut des alternatives et de l'espoir, avec comme conséquence une dispersion des voix qui rend les pays difficilement gouvernables. Les élections portugaises du 4 octobre et espagnoles du 20 décembre ont confirmé cette leçon. Les « réformes » promues par tous les grands partis sont des machines à détruire les systèmes politiques. Ce sont des machines à créer de l'instabilité politique et à porter des partis radicaux au pouvoir. Ce sont donc des sources potentielles de crises nouvelles, non de prospérité, comme on le croit souvent. Ces dissolution des systèmes politiques se voient aujourd'hui sur tout le continent.

3e leçon : la leçon à la social-démocratie européenne

La dernière leçon est pour la social-démocratie européenne. Le Labour irlandais a subi ce 26 février une débâcle historique. Avec 6,67 %, les Travaillistes réalisent le troisième plus mauvais score de son histoire, le pire depuis 1987. Il perd près de 13 points en cinq ans et n'aura que 6 élus, un seul de plus que l'Alliance contre l'Austérité. Certes, le Labour irlandais n'a jamais vraiment percé dans le pays, bloqué par un Fianna Fáil qui était perçu comme le parti de la classe ouvrière. Il a toujours été très « centriste » et un allié traditionnel du Fine Gael. Mais 2011 et l'éclatement de ce dernier parti avait donné une chance historique au Labour. Avec 19,5 %, il réalisait alors son meilleur score depuis 1922 et parvenait à séduire les déçus du Fianna Fáil sur un programme anti-austéritaire. Mais il a bradé cette chance en s'alliant avec Enda Kenny. Pour beaucoup de ses électeurs, le Labour n'a pas su jouer son rôle d'amortisseur de la politique d'austérité du gouvernement. En réalité, soucieux de « bien faire », le Labour a été solidaire de cette politique et actif dans sa mise en œuvre, ne cessant d'insister sur le caractère « nécessaire » des réformes. Or, on l'a vu, ce caractère était loin d'être évident.

> La déroute du parti de "l'absence d'alternative"

Le Labour s'est alors enfermé dans une logique d'absence d'alternative, il est devenu le « parti TINA ("there is no alternative", il n'y a pas d'alternative) ». Durant la campagne, il l'a confirmé en ne se dissociant guère du Taoiseach et en publiant une publicité très parlante dans les journaux : les opposants au gouvernement sous forme de groupe de rock baptisé « no direction ». Histoire de dire que seul le gouvernement sortant avait une direction. Mais comme cette direction n'était pas celle que souhaitait l'électorat, le Labour est apparu comme un parti d'opportunistes sans foi ni loi, inutile politiquement, et subissant logiquement les conséquences de la volonté de changement des électeurs. Une grande partie de ses électeurs de 2011 sont retournés au Fianna Fáil, qui s'est engouffré dans l'espace laissé au centre-gauche, d'autres sont allés à sa gauche. Désormais, les électeurs des partis qui se situent sur sa gauche représentent plus de trois fois ceux du Labour. On voit mal comment le Labour pourra se remettre d'un tel désastre politique et idéologique.

> Le choix de la social-démocratie européenne

L'histoire du Labour irlandais doit être une leçon pour la social-démocratie européenne. Lorsque cette dernière refuse d'incarner une alternative aux politiques de centre-droit, mais au contraire, se fait son bras armé et son allié, son sort est souvent scellé. Les travaillistes néerlandais de Jeroen Dijsselbloem pourraient connaître un score similaire : le dernier sondage le fait passer de 38 à... 9 sièges ! C'est ce qu'a compris le PS portugais, pourtant très réformiste, qui tente de porter une alternative au centre-droit en s'alliant avec la gauche radicale. C'est ce que refuse de comprendre un PS français pressé de couper l'herbe sous le pied du centre-droit, réduisant ainsi encore son utilité politique. Bref, les élections de la lointaine Irlande sont une nouvelle preuve de l'impasse des politiques d'austérité. Mais la leçon risque encore une fois d'être très rapidement oubliée.

Les résultats complets des élections irlandaises sur le site de l'Irish Times (en anglais).

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Commentaires
a écrit le 02/03/2016 à 15:58 :
Excellent article, comme toujours bien articulé et documenté, mais tendencieux et rédigé par un chroniqueur biberonné aux doctrines keynésiennes. Autant commenter aussi de façon partisane. Le point avec lequel je suis tout à fait d'accord, c'est le constat de l'échec de la social-démocratie. Celui-ci est d'ailleurs consubstantiel à la social démocratie puisqu'elle promet le grand soir, ou quelque chose d'approchant un peu moins marxisant, avec l'argent des autres; ce qui est intenable dans la durée; quand il n'y a plus d'argent à prendre et à distribuer, c'est évidemment plus difficile de convaincre.Ce n'est pas l'alliance avec les conservateurs qui est en cause puisque celle-ci n' a jamais été qu'une manière pour les sociaux -démocrates confrontés à l'imposture de s'accrocher au pouvoir. Robert Michels a déjà écrit cela, il y a bien longtemps. Réformer l'Etat providence - c'est à dire le ramener à l'essentiel- et libérer les énergies, c'est cela le programme gagnant, mais le vote poulaire n'est pas encore prêt à le soutenir, car le peuple a peur; entretenir la peur après avoir fair rêver fait d'ailleurs partie des techniques de propagande de la social-démocratie, ainsi qu'un peu de flou avec les "avancées sociétales"; il faut malheureusement s'approcher encore un peu de l'abîme du populisme (de gauche et de droite, ce sont les mêmes) avant que la clairvoyance ne gagne les esprits, en espérant ne pas glisser dans cet abîme au seuil de celui-ci !
Réponse de le 02/03/2016 à 18:18 :
Question : y a-t-il un exemple où la politique libérale absolue ne conduit pas à une augmentation des inégalités, un enrichissement des puissances financières et une précarisation des plus pauvres ?
Évidemment, il n'y a pas de contre exemple non plus. La pensée unique y veille ;-)
Reste qu'à force de tirer sur la corde, elle peut casser et alors ce peut être désagréable pour tout le monde...
a écrit le 02/03/2016 à 9:09 :
DEFAITE ?
defaite pour l'Europe et l'austérité ? mais vous revez , encore une fois mr Godin
desaroi ( des electeurs ) , oui mais defaite non car si electoralement c'est difficile pour les reformateurs , c'est que les dites reformes ont portées leurs fruits
defaite pour l'Europe ? ou defaite pour les opposants à la politique de rigueur ?
regardez donc vos copains en Grece : qu'ont ils fait ???
a écrit le 01/03/2016 à 17:00 :
Cette chronique est,en réalité, une tribune politique et devrait être présentée comme telle. JGG
a écrit le 01/03/2016 à 15:27 :
article très intéressant qui met bien en évidence les effets destructeurs de la politique prônée par l'UE et soutenue par le FMI, imposée de fait aux états européens, qui ont été mis en difficulté, suite à la crise économique mondiale. Les politiques d'austérité ont conduit non seulement à une paupérisation des couches sociales les plus fragiles, mais également à un déclassement des couches sociales intermédiaires. Cette destructuration de la société a eu pour conséquence la montée des extrêmes, et par corrélation l'affaiblissement des partis traditionnels,qui ont fait le jeu de l'UE et du FMI. Les inégalités se sont accrues et les fractures sociales se traduisent inévitablement par des votes de rejet à chaque élection. Les états européens qui ont connu des années difficiles (Espagne, Grèce, Portugal..) en sont un parfait témoignage.
Réponse de le 02/03/2016 à 9:17 :
je mettrais un bémol à vos propos :
le Portugal & l'Espagne se redressent ...
la Grece prend des mesures qui vont montrer des résultats ...
alors , qu'il y ait un impact electoral , c'est logique avec la rigueur , mais par contre que la politique de l'Europe soit un echec : manifestement non .
vous pouvez remarquer aussi que , les BONS elèves ( Allemagne / Gr Bretagne ) n'ont pas eu besoin d'etre pressés par l'Europe pour prendre d'eux meme des mesures et palier à la crise .
a écrit le 01/03/2016 à 14:47 :
En Irlande le gouvernement serait sanctionné, est-ce à cause de la faiblesse de la croissance en Europe par rapport aux USA, ou bien est-ce à cause de la baisse du PIB par habitant dans de nombreux pays d’Europe et pas ailleurs dans le monde, l’Europe est-elle méchante et le monde gentil, joue-t-on au Pays de Candie ou des ravis de village, par exemple dans la publication des suicides de citoyens concernant la sécurisation des parcours, dans les 50 premiers Etats, la France est 17ème pour un total de 29 sur le continent. La croissance Irlandaise est depuis 80 assez élevée, à 5,21 de moyenne. On compte cependant 6 ans de croissance faible après 2008 et en 2014 à nouveau 4,8 un chiffre au niveau de la période précédente, on n’aurait pas de croissance spécifiquement faible mais une crise qui n’est pas réglée en deux ans. Depuis 1980, les Irlandais ont fait une croissance nulle en 1983, 1986, puis 2008, 2009, 2010, 2012 et à 0,2 en 2013. La fameuse crise de 2008 n’a-t-elle pas durée plus que les cas précédents de croissance faible et l’Europe ne devrait-elle examiner les raisons de la lenteur à la sortie de crise et améliorer sa performance économique, les américains auraient une croissance plus proche de la période précédente de manière à améliorer le fonctionnement des institutions ?
a écrit le 01/03/2016 à 8:47 :
Comme d'habitude, excellente analyse de Romaric Godin.
"Les « réformes » promues par tous les grands partis sont des machines à détruire les systèmes politiques. Ce sont des machines à créer de l'instabilité politique et à porter des partis radicaux au pouvoir"
Au-delà des aspects économiques, c'est le plus grand danger que font courir ces "réformes". La montée des partis radicaux, plus puissants à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche. A l'image de ce qui se passe en France, si les partis de gauche se divisent, les droites extrêmes, traditionnelles et nationalistes convergent...Et le nationalisme: C'est la guerre.
a écrit le 01/03/2016 à 4:07 :
le vrai diktat est celui des menteurs !!!! des menteurs qui disent que le PIB est fait des dépenses du consommateur ce qui est d'une belle stupidité !!! des menteurs qui ont mis n'importe quoi dans ces statistiques de nuls !!!!! le PIB doit être le produit des marges des entreprises !!!!! et comme il y a de moins en moins d'entreprises il n'y a plus de marges !!!!!! si je suis fermement opposé à la politique de migrants de Merkel, il est raisonnable d'être favorable au système allemand : allez en Allemagne et regardez l'économie : elle y est florissante voire même très florissante : ne vous fiez pas aux taux de croissance qui sont des mensonges éhontés !!!! l'Allemagne marche très bien !!!!! cela permet d'avoir un ascenseur social qui fonctionne !!! que l'Europe soit nulle, c'est possible, mais elle n'est pas assez libérale alors que l'Allemagne l'est !!! il faut pouvoir travailler de mieux en mieux et c'est ce qui se passe en Allemagne !!!
Réponse de le 01/03/2016 à 8:32 :
Vous ne deve pas bien connaître l'Allemagne car il y a nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté comme en France. Ils exploitent les peuples de l'Est et ont créé un travail précaire supérieur a la France. Vous n'êtes peut être pas concerné par ce type d'emploi alirs vous n'en mesurez pas les conséquences! Personnellement je n'en ai rien à faire du PIB ou autre sigle de mesure, ce qui m'intéresse c'est de voir ma vie changer en mieux, pouvoir dépenser et acheter sans trop me poser de questions etc... Or depuis l'Europe ce n'est plus le cas, tout est tiré vers le bas a commencer par l'alimentation, les salaires, la médecins et les soins etc... sauf pour une petite partie de la population qui elle s'enrichit a l'excès.. Une Europe libérale veut dire une Europe sans contrôle et on sait ce qu'il advient quand on ne contrôle plus rien et qu'on ne régule pas !!!!
Réponse de le 01/03/2016 à 15:39 :
@bertrand : tu as déjà travaillé en Allemagne?
moi oui.
Et je peux te dire que les syndicats étaient très présents, les horaires de travail très encadrés ( pointeuse). Alors , l'image libérale , bof!
a écrit le 29/02/2016 à 23:22 :
Sans la France, l Europe se disloque. Utilisons ce moyen de pression pour restituer la démocratie en Europe . Même Merkel ne prendrait pas le risque d'un Fréxit. Pour jouer cette partie de poker il faut des politiciens plus audacieux que les médiocres que les classes influentes ont choisis. Quant à l' argument selon lequel il faut soulager les classes privilégiées il finira bien par s'emousser un jour .
a écrit le 29/02/2016 à 16:37 :
Et un de plus !! Après la Grece, le Portugal, l'Espagne voilà l'Irlande qui confirme l'échec de la BCE, de Bruxelles et du diktat IMPOSE par l'Allemagne aux autres pays européens. Nous n'avons plus la possibilité de choisir en Europe la politique que nous souhaitons ! La France l'a vécu avec le recul de Hollande sur ses promesses électorales. Alors quelle est la solution ? Il n'y en a pas 36 : soit les Français en 2017 votent FN, soir ils votent "extrême" gauche avec Mélenchon ou un autre (plutôt un ou une autre). Nous n'avons plus le choix ! C'est la seule manière d'infléchir cette Europe qui enrichit les cupides et appauvrit le peuple sinon ce sera la guerre ! Et malheureusement, je ne vos pas d'autre issue pour répondre a l'autisme et l'aveuglement de nos "chers" politiques.
Réponse de le 29/02/2016 à 18:20 :
"soit les Français en 2017 votent FN, soir ils votent "extrême" gauche avec Mélenchon"

Le FN et Mélenchon ne sont plus trop sûrs de vouloir quitter l'europe, plutôt que d'écouter en permanence les médias de masse qui badent sans arrêt les politiciens les plus à droite vous devriez écouter ce qu'il se dit dans leurs réunions et autres colloques.

Par ailleurs si vous votez pour le pen vous votez pour exactement le même type de politique économique à savoir du néolibéralisme auquel ils ajouteront un clientélisme exacerbé.

En ce qui concerne mélenchon il n'est pas d'extrême gauche mais de gauche, l'extrême gauche c'est le NPA, le seul à proposer ouvertement de quitter le mal qui nous gouverne puisque anticapitaliste.

Bref avec le pen et mélenchon vous ne faites que voter pour la continuité de ce cauchemar néolibéral que nous vivons.
Réponse de le 01/03/2016 à 9:54 :
à bernard zorro : ce n'est pas un cauchemar néo libéral : c'est un cauchemar dicté par la stupidité : dès 68 il fallait bien vivre et on voit où cela nous mène. Aujourd'hui nous sommes soumis au fait que le travail est un emmerdement : résultat, au lieu de considérer le travail comme devant être rémunérateur et créateur de richesse, on a considéré le travail comme un pis aller. Le diplôme est passé par là car n'apportant rien il n'aide pas le salarié à apporter de la richesse dans son travail et donc à l'entreprise ce qui amène l'entreprise à ne voir que les prix et non un apport au client d'où la descente aux enfers que nous connaissons !!!
Réponse de le 01/03/2016 à 11:04 :
"ce n'est pas un cauchemar néo libéral : c'est un cauchemar dicté par la stupidité"

Parce que notre néolibéralisme n'est pas dicté par la stupidité peut-être ?

Vous croyez que de concentrer uniquement les richesses de ce monde dans les mains de quelques uns ne fini pas par en priver le plus grand nombre ?

Un milliardaire va t'il regarder la télé sur plusieurs millions de postes télés à la fois, va t'il prendre plusieurs dizaines de millions de repas par jour ?

Non il va défiscaliser son immense fortune afin de l'entasser sur des comptes en banques dans des paradis fiscaux asséchant d'autant plus les finances publiques dorénavant incapables de relancer la consommation des ménages et la croissance économique du coup.

Vous pensez que les diplômes sont inutiles donc ? Vous voulez un retour de l'humanité au moyen age ?

Vous parlez beaucoup sans argumenter quoi que ce soit mais rhétoriquement pouvez vous m'expliquer en quoi mettre l'humanité au service de l'économie apporte à cette première je vous prie ?
a écrit le 29/02/2016 à 15:49 :
Bravo et merci de nous avoir informé si précisément sur ces élections en Irlande.

Les partis politiques soumis aux décideurs économiques commencent à se voir comme le nez en plein milieu de la figure et votre analyse nous incite à se demander quelle est la légitimité de ces élections au final se reposant toutes sur des parti politiques dont l'intérêt est différent de celui des peuples.

Partis politiques appliquant tous le même dogme économique nous faisant croire que tout est dans la nuance laissant ainsi les plus importantes décisions au secteur financier.

Il existe une vieille vidéo américaine s'intitulant: "Les souris votent pour les chats". Outre le fait que la démonstration qui y est faite est implacable et particulièrement dans l'air du temps ce titre est parfaitement choisi représentant à merveille notre système législatif actuel.

Mais sachant que les profiteurs de cet état de fait en sont également les détenteurs, à moins que brusquement un vent d'humanisme et donc d'intelligence n'atteigne ces gens-là, jamais rien ne se produira tant que les peuples ne feront pas entendre leurs légitimes revendications.
a écrit le 29/02/2016 à 14:51 :
A l'Attention de M. GODIN.

Il faut savoir, à l'appui de votre article, que le PIB et le PNB irlandais sont très différents. Je crois que le PNB (produit national Brut) est inférieur de 10 % au PIB (Produit Intérieur Brut) ce qui n'existe dans aucun autre pays européen.

En fait, le vrai indicateur de la richesse d'un pays est le PNB, et non le PIB. D'ailleurs, les subventions européennes sont calculées à partir du PNB et non du PIB.
Ceci s'explique facilement pour l'Irlande, qui détourne les bénéfices des entreprises en facturant des soi-disant services (marketing-communication etc.). Ces flux entrants sont donc facturés en service, alors qu'en fait c'est faux.
Ils entrent en positif dans le calcul du PIB et du PNB, car il s'agit de soi-disant services effectuées en Irlande.

Ces entreprises reversent ensuite sous forme de dividendes les bénéfices qui ont été transférés sur le territoire irlandais. Il s'agit de flux sortants qui sont comptabilisés en dividendes et non pas en services.Ils sont alors déduits du PNB, mais pas du PIB.

En fait, la soi-disant croissance du PIB est juste le résultat du transfert illégitime de bénéfices qui sont issus du travail des pays voisins, et non pas du travail des Irlandais.

Dans la nature, ceci porte un nom : parasitage.
a écrit le 29/02/2016 à 14:35 :
Un impôt qui coûte plus cher à récolté que ce Qu il rapporte est déjà en soit stupide ! Par ailleurs nos dogmatiques dirigeants disent tous que C est un impôts stupide qui a délocalisé un grands nombres de gens mais par démagogie ils n ont jamais eu le courage de le supprimer !
C est en créant de la richesse que L on peu faire du social et non L inverse !
a écrit le 29/02/2016 à 13:00 :
Leçon de raccourcis ! Un peu rapide !
L attractivité de L Irlande S est faite par le taux d imposition qui a drainé des grands groupes et .... Des emplois
Ce qu attendent les français en regardant les hausses d impôts la hausse du chômage et le maintient de L impôt le plus stupide et contre productif Qu est L ISF ! 💣
Réponse de le 29/02/2016 à 13:56 :
Stupide l'ISF ? En quoi est-il stupide ?
C'est sûr que certains préfèrent imposer la consommation des pâtes et du chauffage que de taxer les patrimoines des plus fortunés. Je me demande bien ce qui est le plus stupide...
Réponse de le 29/02/2016 à 14:37 :
Arrete de dire n importe quoi alou l isf est une abberation les riches payent déjà plus vu qu ils sont imposés à plus fort pourcentage alors si en plus tu taxe sur la fortune c'est quoi le message dégager de la France ?moi si j deviens riche j paierais pas cet isf pas étonnant que le pays soit en train de couler avec tout un tas de feineants dans votre genre
Réponse de le 29/02/2016 à 14:39 :
Baissons le SMIC (5 %des coûts salariaux), ça ce n'est pas stupide. Taxons les pâtes, le pain, l'huile, le savon etc; Ca c'est intelligent....
Réponse de le 29/02/2016 à 14:47 :
ISF tellement stupide que personne l'a copié. Encore une exception française qui nous vaut encore cette exception française qu'est d'avoir cinq millions de chômeurs (je ne paye pas l'ISF).
Par contre le vrai scandale en Europe c'est d'avoir fait payer aux contribuables les erreurs des banques. Les profits aux actionnaires les pertes au contribuable. Quel cynisme !

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