En cas de Brexit, "les migrants ne seront plus à Calais", prévient Macron

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Le ministre a ajouté qu'en cas de Brexit, le Royaume-Uni n'aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait chercher à attirer les services financiers et les inciter à quitter Londres.
Le ministre a ajouté qu'en cas de Brexit, le Royaume-Uni n'aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait chercher à attirer les services financiers et les inciter à quitter Londres. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pourrait saborder un accord entre les deux pays qui permet à Londres de mener des contrôles du côté français de la frontière.

La France adresse un avertissement aux Britanniques. L'Hexagone cesserait de retenir les migrants à Calais et inciterait les banquiers à quitter le Royaume-Uni pour la France en cas de sortie de l'Union européenne, a prévenu le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, mercredi 3 mars dans le Financial Times.

"Le jour où cette relation sera rompue, les migrants ne seront plus à Calais", a indiqué Emmanuel Macron au quotidien financier britannique, précisant que le "Brexit" pourrait saborder un accord entre les deux pays qui permet à Londres de mener des contrôles du côté français de la frontière.

Le ministre a ajouté qu'en cas de Brexit, le Royaume-Uni n'aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait chercher à attirer les services financiers et les inciter à quitter Londres.

Le Brexit au cœur d'un sommet franco-britannique

Ces déclarations interviennent à la veille du sommet franco-britannique annuel réunissant le président français François Hollande et le Premier ministre britannique David Cameron, avec au menu le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Le sommet d'Amiens ouvre une séquence européenne consacrée à la question des migrants qui comprend une rencontre entre François Hollande et Angela Merkel vendredi matin à l'Élysée pour préparer le sommet entre l'Union européenne et la Turquie de lundi prochain à Bruxelles. Le président français assistera ensuite mardi, à Venise, à un sommet franco-italien aux côtés du président du Conseil Matteo Renzi.

     | Lire Migrants : Bruxelles propose une aide humanitaire de 700 millions d'euros

David Cameron avait prévenu le mois dernier que le Brexit pourrait signifier que les contrôles aux frontières seraient supprimés de Calais et qu'il "n'y aurait rien qui empêcherait des milliers de personnes de traverser la Manche du jour au lendemain".

Depuis le début de la semaine, les autorités françaises ont entrepris de détruire les cabanes de fortune des migrants installés dans la partie sud de la "jungle" de Calais, le plus grand bidonville de France -250.000 mètres carrés environ- qui abritent des milliers de personnes cherchant à rejoindre l'Angleterre. La France cherche à les reloger dans des centres d'accueil à Calais ou ailleurs sur le territoire français.

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/03/2016 à 12:19 :
Honte à vous Maqueron, utiliser les migrants comme les Turcs le font actuellement !!!
D'autant que ça fait des siècles que les rodomontades franchouillardes n'effraient pas les britanniques. Laissez les décider avec raison et préparez votre reconversion (car vous ne laisserez dans la mémoire des ministres des finances aucun souvenir, vous n'êtes ni Poincaré, ni Pinay, ni même Bérégovoy)
a écrit le 03/03/2016 à 22:08 :
Si la "jungle" de Calais disparaît en cas de Brexit, alors vivement le Brexit !
a écrit le 03/03/2016 à 22:07 :
Si la "jungle" de Calais disparaît en cas de Brexit, alors vivement le Brexit !
a écrit le 03/03/2016 à 19:16 :
Des paroles en l'air!!!!!! Il faut dénoncer les accords du Touquet tout de suite car la GB, en dehors de Schengen, s'attribue des prérogatives inadmissibles . Quant à attirer les banquiers à Paris? Cela fait belle lurette que cela aurait eu lieu si tel avait été la politique des français... La France est faible et nous nous en souviendrons en 2017. Hollande , OUT! Par contre que la GB se voit retirer ce droit de cuissage qui permet de choisir sur le sol français/ européen qui peut venir... YES, et tout de suite!
a écrit le 03/03/2016 à 18:27 :
On peut faire confiance à Mr. Jeremy Corbyn et aux "No-Border" Britanniques pour en
ramener déjà un bon nombre chez eux. Quand aux autres, pourquoi ne pas les renvoyer
en Grèce avec tous ceux qu'ils acceptent de Turquie.
a écrit le 03/03/2016 à 17:40 :
En attendant on accepte les pourboires de monsieur Cameron.
a écrit le 03/03/2016 à 16:27 :
En France, parler de « Frexit » est interdit dans tous les grands médias, l’UPR en sait quelque chose depuis 9 ans !

Comme d’habitude dans notre longue histoire, les dirigeants français refusent de réfléchir à ce qui leur déplaît. Tout comme dans les années 1930, aucun dirigeant français ne voulait écouter les appels pressants du colonel de Gaulle à réarmer la France avec des blindés, au motif allégué que les Allemands ne pourraient pas franchir la ligne Maginot, dans les années 2010, aucun dirigeant politique ne veut écouter les analyses et les propositions de « Frexit » formulées par l’UPR depuis 9 ans.

Tout au long des siècles, cette politique de l’autruche des dirigeants français a été à l’origine des plus grands désastres de notre pays.

Parmi tous les partis politiques se présentant à toutes les élections, l’UPR est seule à faire face avec lucidité et courage à l’effondrement qui arrive, en proposant aux Français le triple « Frexit », celui de l’UE, de l’euro et de l’O.T.A.N.

http://www.upr.fr/actualite/apres-le-brexit-le-czexit-a-quand-le-frexit
Réponse de le 03/03/2016 à 19:33 :
c'est trop tôt pour commence a faire campagne. Le temps qu'on arrive à la date fatidique vous avez tirez toutes les munitions. Si on peut appeler sa des munitions. Essaie le paint-ball peut être une couleur marchera pour vous, mais les arguments employez sont franchement sans couleur.
a écrit le 03/03/2016 à 14:56 :
Le fascisme on le sait est issu de la frustration socialiste qui promet mais ne tient pas. La colère qui suit donne le plus souvent un état de révolution orgiastique que l'on nomme habituellement fascisme. Bien entendu pour s'en défendre ils dénoncent les autres du même qualificatif dans un retourné si stupéfiant que l'on renonce par peur à le dénoncer. La tentation est toujours prégnante chez les socialistes de pousser à la moindre occasion forte dans ce sens qui a prouvé ses avantages ou, du moins s'en sente-t-ils comme autorisés par on ne sait quel pouvoir. Ainsi ils décident de ce qui est bon ou mauvais et de qui doit parler ou se taire. Ils prétendent régenter la société par le seul consensus qu'ils ont préétabli et qu'ils oeuvrent à sembler découvrir. Lorsqu'ils se sentent en difficulté, la menace n'est même plus voilée : appel à l'insurrection, l'insoumission, au sabotage, à quitter le pays, à frapper ou tuer des gens. On l'a vu aux dernières élections où ce type de réflexe est survenu si naturellement , l'Histoire pour sa part est pleine de témoignages que l'on s'empresse le plus souvent d'étouffer car le fascisme au départ c'est pour la bonne "cause" mais lorsque les choses tournent mal, toujours de la faute d'éléments "extérieurs". Ici la forme en apparence bénigne prend l'allure de menaces et de discriminations...par anticipation. Peu importe la démocratie ou le semblant que voudrait lui donner Cameron, peu importe les personnes concernées et leur vote. La personne qui se livre à ce type de pratique adopte bien la pratique marxiste à la façon socialiste avec les pires instincts au réel. On le voit le migrant est devenu une "matière" idéologique dont on joue sans vergogne. Il est d'urgence par sagesse de beaucoup se méfier.
a écrit le 03/03/2016 à 13:53 :
Napoléon et Hitler n'ont pas réussi à envahir l'Angleterre. Macron avec sa légion de migrants Syriens va t-il y arriver et impressionner la perfide Albion?
a écrit le 03/03/2016 à 13:42 :
Ce n'est pas son domaine, à moins qu'il se sente déjà premier ministre.
a écrit le 03/03/2016 à 13:42 :
Ce n'est pas son domaine, à moins qu'il se sente déjà premier ministre.
a écrit le 03/03/2016 à 9:02 :
Plutot que de blablater sur la Grande Bretagne et le brexit inévitable, Macron devrait se concentrer sur l'organisation ordonnée du Fraxit qui sera salvateur pour les Français ;
Réponse de le 03/03/2016 à 12:46 :
@Fraxit: explique-nous comment le Fraxit sera salvateur ? On est 3, ils sont 10 000, on fait quoi, on les encercle ? Si l'Europew ne se fait pas, tous les petits pays, dont la France, deviendront des marionettes :-)
Réponse de le 03/03/2016 à 13:46 :
En tous cas le brexit affole plus les français que les anglais. L'UE est une utopie sur le déclin, il faut tout casser et rebatir sur une autre base. Une langue commune, une fiscalité commune et une Défense commune.
Réponse de le 03/03/2016 à 19:37 :
d'accord avec vous Paul C.
Il y a qui sont inconscient, la force de l'Europe c'est la masse monétaire de l'Euro. Si on quitte sa nous quel que mille milliards d'Euros ou Francs ne représenterons plus rien.
a écrit le 03/03/2016 à 8:35 :
le brexit c'est tout benef pour la France et pour l'Europe (tant qu'elle existe encore) et pour les anglais ce n'est certainement pas la catastrophe annoncée, le seul perdant sera la finance qui s'en relevera rapidement et quelques élus et fonctionnaires européens
a écrit le 03/03/2016 à 8:17 :
Mais de quoi il se mêle ? Il n'est pas ministre de l'intérieur que je sache ? Il n'a rien à faire au ministère de l'économie ?N Il faut le faire de sortir ce genre de choses ... Mais la majorité des Anglais (pas du royaume Uni) et la majorité des Français sont pour le Brexit, alors qu'il se taise.
Réponse de le 03/03/2016 à 9:52 :
MMacron roule pour la finance internationale, tout simplement...un brexit ne faisant pas vraiment l affaire de ce milieu, son agressivité s' explique toute seule !!

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