Espagne : les dessous du "miracle" de l'emploi

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525.100 emplois ont été créés en Espagne en 2015. Un succès ?
525.100 emplois ont été créés en Espagne en 2015. Un succès ? (Crédits : © Andrea Comas / Reuters)
Les créations d'emplois en Espagne impressionnent et alimentent le discours du "succès des réformes". Mais qu'en est-il en réalité ?

Le modèle espagnol est dorénavant le modèle à la mode. La baisse du chômage au-delà des Pyrénées devient désormais un exemple de la capacité des « réformes structurelles » à porter leurs fruits et, partant, une « honte » de plus pour la France qui, faute de ces réformes, serait condamnée à faire face à un chômage de masse en constante hausse. Il est vrai que les chiffres peuvent impressionner : en 2015, l'économie espagnole a vu le nombre de chômeur reculer de 678.200 et a créé 525.100 emplois. Mais ce modèle en est-il vraiment un ? Quelles mécaniques sont à l'origine de ce « modèle espagnol de l'emploi » ?

Beaucoup d'emplois créés, après beaucoup d'emplois détruits

La première raison de ce dynamisme du marché du travail espagnol est d'abord, la conjoncture. La croissance espagnole a accéléré de 1,4 % en 2014 et de 3,5 % 2015. Le point bas de l'emploi a précisément été atteint en Espagne au premier trimestre 2014, au moment où la reprise s'amorçait. Depuis, 1,14 million d'emplois ont été créés en Espagne. Plus forte que le reste de la zone euro, la croissance espagnole a créé davantage d'emplois. Mais il convient de ne pas perdre de vue que la crise espagnole en avait également détruits beaucoup plus. Et que, comme l'a souligné un récent rapport de l'Organisation internationale du Travail (OIT), il s'agit d'abord d'un effet de « récupération », encore très partiel aujourd'hui.

Une correction à un rythme accéléré ?

Malgré ses deux années de croissance, l'Espagne affiche encore une contraction de son PIB de 4,1 % sur la période 2008-2015. Or, la crise a été particulièrement destructrice d'emplois en Espagne. Entre le point haut du quatrième trimestre 2007 et le début de 2014, pas moins de 3,77 millions d'emplois ont été détruits. En deux ans, environ 30 % de ces destructions ont donc été récupérés. Autrement dit, le rythme de création est cohérent avec le rythme de destruction. De ce point de vue, il n'y a pas de « miracle », mais un retour progressif à la normale, largement aidé, comme on le verra, par la modération salariale. C'est ce que prouve la forte croissance de l'emploi dans la construction (+12,3 % depuis début 2014) qui traduit la fin de la crise immobilière dans le pays. Mais le chemin est encore long et reste soumis aux fragiles conditions de la reprise espagnole : maintien de la demande externe pour ses produits, effet positif du prix du pétrole sur le pouvoir d'achat, persistance de la faiblesse relative du coût du travail espagnol, absence d'un nouveau resserrement budgétaire...

Le bilan du gouvernement de Mariano Rajoy reste donc peu convaincant. Si son parti, le Parti populaire (PP), s'est fendu vendredi 29 janvier d'un tweet vantant la baisse du chômage, il oublie de dire que le nombre d'emplois est inférieur de 58.800 au dernier trimestre 2015 par rapport au dernier trimestre 2011, moment où Mariano Rajoy a pris le pouvoir. Autrement dit, pendant ces quatre longues années, l'Espagne n'a pas créé d'emplois supplémentaires, ce qui ne saurait en faire un quelconque modèle.

Taux de chômage encore élevé

Certes, le taux de chômage, chiffre souvent utilisé comme un argument politique, a fortement chuté, passant de 26,94 % au premier trimestre 2013, son point haut, à 20,9 % au dernier trimestre 2015, du jamais vu depuis fin 2010. Une basse de 6 points qui fait évidemment rêver, mais, qui, là encore, ne doit pas faire oublier quelques faits. D'abord, mathématiquement, une baisse de 6 points est plus aisée à réaliser sur 26,94 % que sur 10 %. Ensuite, malgré cette baisse, le taux de chômage espagnol est le deuxième plus élevé de l'Union européenne et des pays développés, après la Grèce. Le pays compte encore 4,779 millions de chômeurs. Là encore, cette baisse n'est, du reste, qu'une correction qui n'efface pas la forte hausse du taux de chômage en Espagne durant la crise. Au deuxième trimestre 2007, le taux de chômage espagnol était de 7,6 %, son point bas. Entre 2005 et 2008, il a été inférieur à 10 %. Une époque qui semble bien révolue, car malgré la baisse récente, l'Espagne est ancrée dans le chômage de masse depuis plus de sept ans (les 15 % ont été dépassés fin 2008). La baisse est bienvenue, mais là encore, elle est loin d'être historiquement et socialement suffisante, comme on le verra.

Faiblesse de l'activité

Enfin, la baisse spectaculaire du taux de chômage n'a pas pour seule explication les créations d'emplois. Entre le premier trimestre de 2013 et le dernier de 2015, le nombre de chômeurs a ainsi reculé de 1,498 million. Mais parallèlement, le nombre d'emplois n'a augmenté que de 1,064 millions. Près de 434.000 chômeurs ont donc « disparu » des statistiques, soit près de 29 % de la baisse du nombre de chômeurs au cours de ces presque trois ans. Où sont-ils passés ? Beaucoup ont rejoint le nombre des inactifs, les jeunes ont poursuivi leurs études (les actifs de 20 à 29 ans sont 1,8 million de moins qu'il y a dix ans), d'autres ont quitté le pays, que ce soit des étrangers découragés par le manque d'emplois ou des Espagnols cherchant fortune ailleurs (en 2014, 41.000 Espagnols ont émigré en Allemagne). Car c'est un point essentiel du « miracle espagnol de l'emploi » : la baisse de la population active qui, mécaniquement, amplifie le mouvement de baisse du taux de chômage.
Au dernier trimestre 2015, la population active était à son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2008, soit près de sept ans, avec 22,87 millions d'actifs. Le taux d'activité espagnol est de 59,43, soit un des plus faibles de la zone euro et c'est presque dix points de moins que la France qui est un peu au-dessus de la moyenne de l'union monétaire. Sur la seule année 2015, la population active a reculé de 148.100 personnes, expliquant un cinquième de la baisse du nombre de chômeurs. Dans ces conditions - et sans nier les créations d'emplois - la baisse du chômage (et surtout du taux de chômage) est beaucoup plus aisée à réaliser que lorsque le taux d'occupation est élevé.

Le moteur de la précarité

De quelle nature sont les créations d'emplois en Espagne ? Sans surprise, il s'agit dans leur grande majorité d'emplois précaires. Sur les 525.100 emplois créés en 2015, seuls 170.600 sont des emplois à durée indéterminée classiques, soit 32,5 % du total. L'essentiel des créations d'emploi (335.100 soit 63,82 % du total) s'est effectué sur la base de contrats temporaires à temps plein, tandis que 24.800 créés (4,72 % du total) ont été des emplois à temps partiels. Cette différence souligne un fait inquiétant, qui est mis en avant par l'OIT : l'Espagne n'a pas réglé son problème essentiel, la dichotomie du marché du travail. Or, c'est précisément cette dichotomie qui a fait exploser en 2008-2009 le chômage outre-Pyrénées. Dans les années 2000-2007, les emplois créés étaient aussi précaires : le nombre d'emplois temporaires atteignait 4,9 millions au troisième trimestre de 2006. Lorsque la crise est arrivée, ces emplois ont été supprimés en priorité : 2,5 millions d'emplois temporaires ont ainsi été perdu jusqu'au début de 2013.

Pas de « réforme structurelle »

La reprise reproduit donc le même schéma qu'auparavant. La « réforme structurelle » du gouvernement Rajoy a abaissé le coût du licenciement des contrats classiques, mais n'a pas incité réellement à choisir ces derniers. Dès lors, le même problème structurel se reproduit depuis 2013 : les emplois précaires explosent et, en cas de retournement de conjoncture, menacent de faire repartir le chômage à la hausse. Bref, les réformes espagnoles n'ont nullement été « structurelles », elles n'ont, en réalité, qu'amplifier un problème déjà existant en tentant d'abaisser le coût du licenciement. Derrière le rideau de la réussite se cache donc une fragilité. En 2014, l'Espagne, malgré la reprise de l'emploi, était le deuxième pays de l'UE, derrière la Roumanie, et le premier de la zone euro, devant la Grèce, concernant la proportion de ménages soumis au risque de pauvreté, avec un taux de 22,2 % (13,1 % en France, 17,2 % dans l'UE).

L'écueil de la modération salariale

Une fragilité encore renforcée par la modération salariale, conséquence du chômage de masse, mais aussi moteur de la croissance. Car si les Espagnols retrouvent des emplois, ses emplois sont non seulement largement précaires, mais aussi plus faiblement rémunérés. Le coût salarial moyen par travailleur en Espagne était au troisième trimestre de 1897,40 euros. Ce niveau est encore inférieur à celui de début 2012. En 3 ans et demi, les rémunérations sont donc demeurées stables. C'est là un des moteurs. Une situation qui n'est tenable que par une inflation négative qui joue positivement sur le pouvoir d'achat. Mais, précisément, cette situation est fort dangereuse : c'est un des principaux problèmes de la BCE. Cette inflation faible va peser, notamment en cas de baisse de la demande extérieure (qui est fort probable), sur les perspectives de croissance et d'investissement des entreprises. Il faut donc la faire remonter, mais, dans ce cas, en Espagne, les ménages risquent de souffrir directement de la stagnation de leurs salaires. Or, la croissance espagnole est dopée à cette modération salariale... Le « miracle » espagnol pose donc de graves difficultés sociales et économiques.

Essoufflement ?

En réalité, le moment est peut-être mal choisi pour célébrer le succès espagnol sur le plan de l'emploi. On a vu que le pays était encore loin d'avoir effacé la crise. Or, les chiffres du quatrième trimestre sont assez inquiétants. Alors que la population active baisse encore de 26.000 personnes, les créations d'emplois ralentissent : 46.000 sur le dernier trimestre, contre 182,2 au troisième trimestre, 312.000 au deuxième. Fait singulier pour l'Espagne : le secteur public a créé 14.000 emplois, soit 30 % du total sur ce trimestre. Les chiffres trimestriels ne doivent pas être interprétés avec certitude, mais c'est peut-être le signe d'un essoufflement des créations d'emplois dans le secteur privé. L'OIT, lui, prévoit cet essoufflement : la croissance de l'emploi devrait passer de 1,8 % l'an dernier à 0,9 % en 2016 et 0 % en 2017. Du coup, le taux de chômage devrait demeurer au-dessus de 20 %, au sens de l'OIT, encore longtemps.

Cette tendance au ralentissement a été confirmée par les chiffres de janvier, paru le 2 février, qui montre une progression de 57.247 demandeurs d'emplois à 4,15 millions en données brutes. Cette hausse est cependant la plus faible pour un mois de janvier depuis 2007.

Aucun effet politique

Rien d'étonnant alors à ce que ce « miracle » de l'emploi espagnol ne provoque guère d'enthousiasme dans le pays. Mariano Rajoy, qui a fait campagne sur ce thème avant les élections du 20 décembre, a pu s'en rendre compte. Son parti, le PP, a perdu 15 points en quatre ans, passant de 44,6 % à 28,7 %. Et, dans les négociations actuelles pour la formation d'un gouvernement, nul ne semble vouloir s'allier avec lui, tant l'effet désastreux des « réformes » tant vantées ici est mal ressenti en Espagne. Même le parti de centre-droit, Ciudadanos, est fort critique vis-à-vis d'une politique qui, comme on l'a vu, n'a guère réglé les problèmes de fond du pays.

Le rapport trimestriel de l'INE (l'Insee espagnole) sur la population active est disponible ici (en espagnol).

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Commentaires
a écrit le 05/02/2016 à 4:38 :
Un sprinter blessé à la cheville en rééducation augmente sa vitesse de 120%, un second sprinter en pleine forme augmente (ou diminue ) sa vitesse de 1.5% .

Le 2e sprinter doit-il se blessé aussi, se soigné comme le premier, ou s' inspirer de son entrainement pour s' améliorer?.

(Ne me faite pas croire que vous n' avez pas un minimum de notion en macro économie pour considérer ne serait ce qu' une légère différence entre 10 & 20% de chômage.)
a écrit le 04/02/2016 à 11:18 :
As usual, que faire face aux postures inverses des commentaires de Jul 76 et de Valbel 89 ? How much ou toujours plus ne sont pas de respectables viatiques sur le chemin infernal que nous suivons. Sans sous-estimer les besoins minima d'existence quotidienne, l'on ne peut être autiste au point de ne pas voir les pertes de Valeurs non pas des enchères sur les marchés financiers mais sur les comportements des hommes, des plus jeunes si nombreux goutant à la drogue tant sans repaire autre que le cynisme jusqu'à l'attirance du terrorisme. Que devient le grand Moyen-Orient où autant de guerres de "démocratisation" ont semé le désastre ? Que devient cette aussi "vieille"Europe ?
Réponse de le 04/02/2016 à 16:13 :
@Yokikon
Vous pouvez préciser?
Cette "vieille" Europe détient le privilège de la vieillesse, l'expérience. Et les expériences, la "vieille" Europe depuis plus de 2000 ans les a accumulé.
L'Europe à une "vieille " histoire, comme la Chine, le Japon, la Russie, ce que n'ont pas les US et qui leur fait grandement défaut quant à leur jugement et la façon de se comporter avec les autres. Un chien sympathique, mais fou.
Je ne me fais pas d'illusions, l'Europe accumulera encore des expériences et saura tirer profit des plus malheureuses, comme elle a toujours su le faire par le passé.
La "vieille" Europe est à sa place, elle n'est pas délocalisable en Chine ni soluble "en" US. C'est d'abord de la géographie.
a écrit le 03/02/2016 à 21:36 :
Excellent article (comme d'habitude) bien documenté, analyse fine. Je ne doute pas que monsieur Godin sera une nouvelle fois taxé de gauchiste par ceux qui ne voient que par le petit bout de la lorgnette. Les populistes auront beau jeu de préciser qu'un boulot c'est toujours mieux, même si ça signifie être précaire, mal payé, sans couverture sociale.
Faire travailler des gens pour qu'ils survivent à peine, cela s'appelle de l'esclavage.
Je constate qu'il y a de plus en plus d'esclaves dans le Monde et pas que dans le Tiers ou le Quart Monde. Chez nous, en Europe. Le constat, c'est que le système économique dans lequel nous pataugeons est incapable de résoudre les problèmes du plus grand nombre, alors qu'il sait très bien comment faire pour favoriser les riches et les faire grossir toujours plus. Mon avis est que ça ne peut pas durer, qu'un changement sera nécessaire et qu'il passera inévitablement par la violence.
a écrit le 03/02/2016 à 10:08 :
Petit point anecdotique: pourquoi mettre des points à vos chiffres comme par exemple: "les 525.100 emplois créés en 2015"? Donnez leur de l'espace et non une valeur si définitive même si je suis sûre que toutes vos données ont été vérifiées et sont exactes.
a écrit le 03/02/2016 à 7:30 :
allez , ne soyez pas inquiet , mr Godin : vos petits copains de Podemos vont peut etre arriver au pouvoir ; et là on va voir le vrai miracle ( comme en Grece ).
a écrit le 02/02/2016 à 20:39 :
Romaric Godin, autant vos analyses peuvent être parfois très pertinentes, autant là vous vous laissez berner par votre idéologie de gauche bienpensante. Et c'est quoi la solution alors ? De se battre jusqu'au bout pour ne rien réformer, comme en France ? Ou d'essayer de trouver des solutions comme partout ailleurs ? On n'a jamais dit que tout était rose en Allemagne en Espagne au UK et ailleurs. Mais au moins les gens ont du boulot, au lieu d'avoir des formations bidons comme les aiment tellement nos incapables de politiques. Plus on refuse de changer, plus on se dirige vers le scénario où ce sera l'UE et le FMI qui s'en chargeront, c'est ça que vous voulez ? Continuer à passer du bon temps au détriment des générations futures qui elles paieront, comme en Grèce, le prix de votre volonté de ne rien changer à un système bancal ? Ce que veulent les gens c'est pouvoir bosser pour manger, le reste du monde n'est pas la France où on préfère glander luxueusement plutôt que de bosser, même si c'est précaire.
Réponse de le 03/02/2016 à 12:08 :
Avant de dire qu'une analyse n'est pas pertinente, il est utile de la lire. Vous dites qu'en Espagne les gens au moins ont du boulot. Avec 20% de chômeurs outre ceux qui ont renoncé à chercher du travail et ceux qui sont partis à étranger, on ne peut pas dire qu'il y ait de quoi pavoiser.
Réponse de le 03/02/2016 à 13:04 :
bravo les espagnols ont du boulot!
contrat de 20h /semaine travaille 40 payees au black
travail a l heure au black
bac +5 paye 800€
non declare mais si tu vx etre declare c est toi qui paye les charges
Aucun controle fiscal
aucun controle de la secu etc etc
bravo le PP
VS savez qu, il y a plus de controleur fiscal en suisse qu, en espagne
BYE A PLUS
a écrit le 02/02/2016 à 17:42 :
A tout cela on peut ajouter une vue statistique de la répartition des revenus, ou autrement dit des inégalités, et là on constate que l'Espagne est un des pays d'Europe où les inégalités ont le plus progressé, au point que la classe moyenne a fortement régressé pour basculer dans la pauvreté, alors que les revenus des 1% les plus riches a augmenté, encore plus vite que dans le reste de l'Europe? Voir les statistiques d'Eurostat.
a écrit le 02/02/2016 à 15:10 :
Vous devriez aller le dire aux salariés ce fameux "miracle" ! Au cas où vous ne le sauriez pas ; les salaires et aides en tout genre sont 2 fois moins élevés qu'en France et le niveau de vie est le même sauf pour les étrangers qui veulent s'y installer pour acheter un bien. Les charges sont 4 fois moins élevées qu'ici. Que se passerait-il en France si l'on décidait de se mettre au même niveau salarial ? Certes, le chômage diminuerait mais ce serait la pauvreté généralisée car il faudrait aussi que le reste suive (reste énuméré ci-dessus). Sommes-nous prêts à de tels sacrifices ; j'en doute.
a écrit le 02/02/2016 à 13:39 :
En 2007 le plein emploi était atteint , mais l'activité principale était l'immobilier spéculatif et les travaux publics inutiles . D'ou le crash , entièrement Sui Generis .Il serait interessant de connaitre l'évolution 2007/2015 des emplois marchands "hors construction".
Réponse de le 11/05/2016 à 2:41 :
Les travaux publics inutiles... Vous généralisez un peu non? Les travaux publics en France ne devraient-ils pas vous sembler aussi inutiles?
a écrit le 02/02/2016 à 12:30 :
Deux points "soiciaux" illustrent en complément la question de l'emploi dans chaque pays : le taux de natalité référent, il a été bas en Espagne, et la taux d'immigration, il a été élevé en Espagne. L'immigration folle mais défensive n'a pas "sauvé" le pays comme on le prétendait, pas plus ici qu'ailleurs. Si l'on ajoute ces deux éléments aux politiques européïstes, qui consistent à titriser la détresse liée à la mondialisation forcée à toute l'Europe, l'on obtient des pays résiliants et des pays stressés. Les résiliants sont ceux qui ne jouent pas le jeu de l'ouverture, leurs structures économiques sont verrouillées par des syndicats qui empêchent, un temps, le dumping social ou tarifaire, aidées par des régions restées toutes puissantes appuyées sur des banques régionales à statut particulier, assistées par de grands programmes économiques crées sur mesure grâce à leur influence dans les structures européïstes, etc. Cet amortisseur et des statuts spéciaux, ces mesures d'exception, voire parfois ces monnaies restées nationales lorsque d'autres sont punies par l'euro, leurs permettent d'enfoncer les pays qui jouent le jeu ou bien sont sans moyen pour en éviter l'aspect néfaste. Ceux-là sont don les pigeons de la farce, ils sont transformés en monnaie d'échange à leur corps défendant pour l'ouverture à la mondialisation de toute la zone tandis que les résiliants, grâce à cette diversion, en profitent. Or l'économie mondiale est à sa définition comme elle l'a été partiellement il y a deux siècles. Une rapacité ancienne a propulsé les pays qui l'ont mise en oeuvre au premier rang, ils s'y sont maintenus. Cette fois-ci, rien de partiel, tout est devenu global, ainsi ceux qui sont déjà avancés augmentent leur allure ou l'augmenteront s'ils ne l'ont pas déjà fait. Les autres sont jetés en pâture. Alors, il est possible de faire des analyses détaillées plus ou moins pertinentes, la réalité tient de la puissance des entreprises qui ont été mises en place, ce sont elles qui structurent les pays. Un pays qui n'a pas d'entreprises de haut niveau, classées dans le Fortune 500, dépérit forcément, celles d'autres pays prennent leurs places, comme un élément prédateur, sans avenir sérieux pour les populations. Nous avons assisté à une urbanisation forcée pour chaque nation, des régions entières sont devenues super pauvres, nous constatons un même phénomène mais cette fois trans-national-européen : les espagnols par exemple viennent vivre dans les villes françaises. Pour la zone européenne seuls 3 pays sont forts : France, UK et Allemagne; les autres sont faibles. Le véritable jeu mondial n'existe plus que pour les pays forts. L'Espagne dont nous parlons ici n'en a jamais fait partie dans le siècle précédent et n'en fera pas plus dans celui-ci. L'Espagne joue à peine en seconde division et se trouve en passe d'être reléguée.
Réponse de le 11/05/2016 à 2:52 :
Vous pouvez vous rassurer en pensant que la France joue en première division... Votre perspective de la résilience est intéressante mais très insuffisante. Vous oubliez que la résilience est bien plus proportionnelle à la taille du marché qu'au nombre de grandes entreprises. Regardez la croissance économique de l'Espagne depuis 2001 et comparez-la à celle de la France et vous en déduirez que leur économie a (beaucoup) plus progressé que la nôtre. Peut-être comprendrez-vous alors que les économies plus libérales, comme l'espagnole, correspondent à des cycles de décroissance-croissance plus vifs que les économies de pays plus rigides comme la France.
a écrit le 02/02/2016 à 11:23 :
Le revenu universel dés la naissance n'est pas une mauvaise solution. Chacun d'entre nous s'il veut gagner plus devra s'accommoder d'un job en sus suivant son instruction et
son dynamisme propre. Ca peut éviter une pauvreté trop criante et donner une dignité pour tous.
a écrit le 02/02/2016 à 9:14 :
Cet article est l'illustration du fait que dans tous les pays développés il y a un volant de 15 à 20 % de la population en situation précaire en France ils sont chômeurs au RSA ou en Auto entrepreneur en GB Chômeurs (moins qu'en France!) ou travailleurs 0 h en Allemagne comme aux USA comme en Espagne chômeurs + travailleurs pauvres mais la situation est globalement la même après tout ce n'est qu'une question d'idéologie chacun voulant faire croire qu'il est le meilleur (sur ce plan il est évident vu la prééminence des critères libéraux que la France est le pays le plus mal noté , mais c'est subjectif) La vraie question est qu'est-ce qui est le mieux?: d'avoir des personnes sans activité à la charge de la société comme en France ou des personnes qui ont un petit boulot où elles se font exploiter par des créateurs d'entreprise sans scrupules pour survivre. là encore c'est une question d'idéologie!
Réponse de le 02/02/2016 à 23:43 :
Je suis assez d'accord sauf sur un point. Dans la réalité, les artisans, commerçants et les exploitations agricoles sont les plus gros employeurs de "petits boulots".
a écrit le 02/02/2016 à 8:05 :
Si l’Espagne a retrouvé la croissance, ne devrait-on examiner le problème de la sortie de crise qui n’existe pas aux usa… Selon les données numériques de la Banque Mondiale, le rapport de la croissance 2010-2014 sur 2000-2008 sans l’année 2009 ni 2015 est, si la division est acquise, de : USA 94%, Canada 98%, Japon 119%, Australie 76%, Allemagne 126%, Suède 85%, Suisse (sans 2014) 81%, RU 64%, Norvège 65%, Belgique 53%, Pays-Bas 12%, puis en négatif on trouve l’Espagne de 3,48 à -0,5, la Grèce 3,59 à -4,8 en moyenne annuelle, Italie de 1,22 à -0,52, France 53%. Ne devrait-on examiner nos institutions sous le jour de l’efficacité, on n’aurait pas la culture du RESULTAT ? On parle d’un potentiel de croissance, on pourrait aussi dire que les chômeurs sont victimes du potentiel de croissance ? En quoi l’Europe est-ce un modèle mondial ? On nous sert une chienlie chômagiste à faible croissance…
O terre de détresse!
a écrit le 02/02/2016 à 7:57 :
L’Europe est-ce la promotion des valeurs de mort, on parle de suicides au travail ? Ne fait-on pas dans le chômage permanent sans plein-emploi après crise et une croissance faible ? Ne devrait-on faire un procès de Nuremberg en impéritie ? On nous publie que dans de nombreux pays d’Europe le pib de 2015 serait inférieur à celui de 2007… que fait-on au Parlement Européen ? L’Europe n’est-ce pas un furoncle à faible croissance en Europe, de nombreux pays ne sont-ils pas sous leur potentiel ? Le Parlement européen est-il Caïn qui détruit le pib et fait le maximum de chômage. Déclinera-t-on pendant des décennies ? Peut-on expliquer le pib qualifié d’improductif ? L’Europe n’est-ce pas une zone vicelarde en vieillissement et record de chômage ? Par exemple, en Espagne, nombre de jeunes devraient partir et la population est en baisse, on pourrait aussi proposer des pré-retraites ou une aide à la mobilité européenne serait un minimum…
a écrit le 02/02/2016 à 7:34 :
Encore une bonne analyse de Romaric Godin, bien argumentée, et basée sur des chiffres et des faits detaillés. Ça a bien plus de valeur ajoutée que les lieux communs qui sont colportés tels quels par ailleurs.
a écrit le 01/02/2016 à 23:28 :
Les éclairages de Romaric Godin sont souvent intéressants quand ils diffèrent un peu de ce qu'on lit ailleurs. Que penser du taux de croissance de 7% en Irlande, annoncé aujourd'hui sur certains medias ?
Réponse de le 02/02/2016 à 1:17 :
Il suffit de savoir qu'en 2009, la contraction du PIB Irlandais a été de prés de 10 %....
Réponse de le 02/02/2016 à 1:17 :
Il suffit de savoir qu'en 2009, la contraction du PIB Irlandais a été de prés de 10 %....
Réponse de le 02/02/2016 à 7:01 :
En faisant du déficit on peut s'acheter de la croissance a crédit,regardez bien l'évolution de la dette de l'Irlande ou de l'Espagne(ou meme des USA et de la GB)
a écrit le 01/02/2016 à 22:29 :
L'analyse me semble bien correcte, j'habite en Espagne... depuis plus de 15 ans...

depuis 2008, on a vu apparaître a la sortie de l’école, un a un les parents qui auparavant travaillaient.... Et la cantine se vider...
c'est assez impressionnant.
Depuis quelques temps, tout du moins dans ma région, on voit bien une certaine reprise, mais a des salaires au moins 30% plus faibles qu'en 2008.... c'est mieux que rien, mais cela reste précaire.
l'Espagne produit pour exporter, les espagnols ne pouvant que moderement participer a l’économie locale.
L'espagnol est un citoyen "non protégé" comparé a la France, quelque soit sont salaire, le maximum que l'on peut toucher au chomage est de l'ordre de 1100 euros, et ce n'est qu'un exemple....
Réponse de le 11/05/2016 à 2:58 :
Je vis entre l'Espagne et la France, et franchement je suis beaucoup mieux en Espagne! Une société très différente et qui a une meilleure qualité de vie... J'en ai marre de voir les gens faire la gueule ici.
a écrit le 01/02/2016 à 21:19 :
L'exemple espagnol montre quand même que la compression des salaires est un moyen efficace pour faire réapparaître de nombreux emplois y compris industriels, et pour relancer la croissance. Il faudra bien s'y décider en France et cesser de compter sur des mesurettes du type CICE et pacte de compétitivité. C'est d'autant plus urgent que sur nombre de gammes de produits c'est avec l'Espagne et non l'Allemagne que la France est en concurrence directe. Ainsi par exemple, la France est passée derrière l'Espagne et le Royaume-Uni pour la production de voitures... seule pour les grandes économies européennes l'Italie, dont la production automobile a quasiment disparu, parvient à faire encore pire.
Réponse de le 02/02/2016 à 9:00 :
Bien sur ! Moi aussi, si je peux ne pas payer mes employés de maison, je vais en prendre 3 ou 4 pour s'occuper de mon domicile et de mes travaux. Comme ça, je participerai à la baisse du chômage (mais pas de la pauvreté ...) et ça sera un grand progrès.
Réponse de le 02/02/2016 à 11:46 :
"L'exemple espagnol montre quand même que la compression des salaires est un moyen efficace pour faire réapparaître de nombreux emplois ".

J'espere donc que tu as montré l'exemple concernant ton salaire.
Réponse de le 02/02/2016 à 13:48 :
Il faut simplement donner aux gens qui travaillent avec ce faible salaire le complément de revenu correspondant à ce qu'on donne à quelqu'un qui ne travaille pas et ça marchera en effet. L'impôt sur les personnes physiques est là pour ça et au cas particulier il n'aura pas besoin d'être progressif...
Réponse de le 02/02/2016 à 15:58 :
Certes, la structure de vie dépassée des trente glorieuse nous est insupportable : l'indépendances des femmes, de longues études presque gratuite, la santé gratuite etc
L'avenir c'est quoi des robots intelligents pour l'industrie, puis la burautique suivra et tuera les bac +1&2, et des transports sans chauffeurs et oui.
l'avenir reviendra t-il comme au 19 eme siècle; Mon fils est revenu habiter dans la grande maison . j'aime voir mes petits enfants.
- Un valet, jardinier nourri, loger, chauffer , des gages et une retraite...
Réponse de le 03/02/2016 à 1:02 :
Oui Lili, ce serait un progrès! La domesticité, c'est un vrai travail et on est plus heureux quand on rentre dans un logement propre. Une de mes grands mères a été bonne à tout faire, l'autre femme de ménage, pour ma part, je vis en Amérique du Sud et en Afrique depuis 8 ans où ce genre de services sont encore courants. Il vaut mieux à mon sens travailler que regarder 15 heures par jour la télévision française avant d'aller pousser un chariot chez Leclerc. La pauvreté n'est pas forcément où l'on croit et votre mépris implicite ne vous fait pas honneur.
a écrit le 01/02/2016 à 20:40 :
Le gauchiste de service Romaric Godin nous decrit "l'enfer" espagnol. Il oublie de nous decrire le paradis socialiste francais...
Réponse de le 01/02/2016 à 21:44 :
Vous êtes probablement trop occupé à dénoncer l'enfer socialiste pour aller faire un tour en Espagne...parce que si tel était le cas, vous sauriez que OUI la situation française est quasiment paradisiaque vue d'Espagne. Le chômage y est plus de deux fois moindre et les salaires proches du double. Mais allez-y, installez vous et trouvez du boulot...vous allez revenir en adorateur convaincu du gouvernement français en place ! Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les Espagnols qui viennent chercher du boulot en France, pas le contraire.
Réponse de le 01/02/2016 à 22:06 :
@Louis a donc du mal à regarder la réalité en face ? Que n’attendez-vous pour émigrer en Espagne et profiter de ses salaires minables et contrat précaires ? Vous feriez un bon esclave.

Rassurez-vous, en France, c’est juste moins pire. Mais la même politique esclavagiste néo-libérale est appliquée et produit les mêmes effets délétères. C’est juste que nous partons de plus loin.

Rassurez-vous également. Même dans cet enfer socialiste de gauchiste qu’est la France, les grosses fortunes pullulent et les inégalités se renforcent grandement.
a écrit le 01/02/2016 à 20:13 :
Pourquoi ne faites vous pas les critiques que vous faites sur les espagnols, sur notre gouvernement français qui essaie de dissimuler le chômage par de la formation etc ... Soyez honnêtes ! Oups !
Réponse de le 01/02/2016 à 21:10 :
D'autant plus que notre chômage est en partie masqué par d'innombrables dispositifs d'emplois aidés type emplois d'avenir et une fonction publique pléthorique.
Réponse de le 02/02/2016 à 9:03 :
Oui, ! D'ailleurs il va falloir envisager de compter tous les étudiants dès l'age de 18 ans dans les chiffres du chômage. Ca fera progresser le débat !
Réponse de le 02/02/2016 à 22:17 :
@Lili : ce nest pas faux, nombre de formations des universités sont avant tout destinées à y retenir les jeunes aussi longtemps que possible même si elles ne mènent pas à grand chose (exemple : psycho, socio, STAPS, histoire...).
Réponse de le 03/02/2016 à 1:08 :
On peut ajouter aussi en France et dans d'autres pays l'utilisation de l'invalidité pour diminuer la population active et faire financer des pré-retraites par la Sécu. En général, en Europe, l'une des premières mesures de réforme du marché du travail a été le ré-examen des situations d'invalidité (Grande Bretagne, Pays Bas, Italie, Allemagne etc.).
a écrit le 01/02/2016 à 20:12 :
20% chomage, c'est bien ça? le double du chomage catastrophique de la france
c'est comme quand vous tombez et puis que vous avez toujours un genou à terre : vous n'etes surement pas debout sur vos deux pieds!!
Réponse de le 01/02/2016 à 21:08 :
Comparons ce qui est comparable, tout au long des années 80 (années Gonzalez), et grosso modo jusqu'à ce que la politique d'Aznar ait porté ses fruits l'Espagne a connu un chômage à 20%. L'Espagne est coutumière de cette situation.
Réponse de le 01/02/2016 à 23:28 :
Coutumière ou pas !, il est extrêmement plus facile d' avoir de la croissance et une baisse de chômage avec 29 26 voir 20% de chômeur DONC oui comparons ce qui est comparable.
en plus l' article omet un point essentiel de l' Espagne, son TRAVAILLE AU NOIR! qui est un sport national.
Réponse de le 02/02/2016 à 20:44 :
@plop vous croyez sincèrement qu'on en est qu'à 10% en France ? Vous rêvez j'espère ? Allez faire un tour chez eurostat, attention au vertige ! Il est estimé à au moins 20%, quand ce n'est pas 30 ! Mais bon, je vous laisse rêver avec nos politiques, qui sont enfumeurs professionnels, tantôt avec leurs formations bidons ou leurs "emplois d'avenir".
Réponse de le 02/02/2016 à 22:35 :
@plop : soyons -un peu-sérieux, depuis les années 80 la France est championne toutes catégories de la dissimulation du niveau réel de son chômage sous ce que l'on appelle pudiquement le traitement social de celui-ci. De TUC en CES en passant par les emplois-jeunes et autres emplois d'avenir.
a écrit le 01/02/2016 à 19:49 :
Il suffit de regarder le résultat des élections espagnoles (les gens du pays connaissent mieux leur situation que nos donneurs de leçons) pour voir que Mr Godin fait une bonne description du problème. Si tout marchait bien, ils n'auraient pas quasiment viré Mr Rajoy.
Réponse de le 02/02/2016 à 7:58 :
Il n'ont pas pour autant quasi adoubé le PSOE ni Podemos. Même si à l'arrache ces deux partis arrivaient à constituer un attelage brinquebalant en allant chercher quelques soutiens chez les divers autonomistes, comme ils ne sont d'accord sur rien la preuve serait vite faite que cette majorité n'en est pas une. La solution est évidemment un éclatement du PSOE dont une partie viendrait renforcer une coalition centriste libérale et anti-indépendance catalane avec PP et Ciudadanos dirigée, pourquoi pas, par ceux-ci.
Réponse de le 03/02/2016 à 7:43 :
les espagnols ils ont viré le PP , mais ils ont encore plus sanctionné le PSOE alors que les socialistes n'etaient eux pas au pouvoir...;
ils ont ecouté chanter les sirènes de Podemos ...mais regardez bien maintenant ,Pablo Iglesias n'est finalement pas très chaud pour acceder au pouvoir ...eh oui ...les promesses electorales c'est une chose ...la suite c'est une autre musique .
a écrit le 01/02/2016 à 18:57 :
Tous les chiffres dont on nous abreuve sur le chômage ne comportent aucune information sur la qualité des emplois perdu et gagnés. Ma société a délocalisé, juste avant la crise de 2008, une partie de ses bureaux d'études dans un pays en voie de développement. Les salaires des ingénieurs off-shore étaient ridicules. Les innovations continues des ingénieurs français ont permis à la société de très bien résister à la crise. Mais notre bureau d'étude délocalisé a perdu énormément d'argent et est en cours de démantèlement. Il est en effet impossible de relocaliser l'activité en France car la concurrence à profité du temps perdu par la délocalisation pour nous dépasser. Si les réformes du marché du travail consistent à traiter les salariés français comme des éléments interchangeables avec la main d'oeuvre étrangère, ils auront la qualité du travail qui va avec, et prennent le risque de perdre des parts de marché...
Réponse de le 02/02/2016 à 9:07 :
Les actionnaires de votre société ont profité d'une baisse des coûts salariaux et d'une hausse des dividendes. Puis ils se sont enfuis avec leur capital pour aller faire des dégâts ailleurs... Les actionnaires se désintéressent de l'avenir des entreprises...
a écrit le 01/02/2016 à 18:15 :
"Or, c'est précisément cette dichotomie qui a fait exploser en 2008-2009 le chômage outre-Pyrénées."

Sans doute pas la crise économique mondiale et l'éclatement de la bulle immobilière espagnole ...

Comment ce médiocre M. Godin peut-il encore la ramener après nous abreuvé de ses âneries selon lequel Tsipras aurait retourné la situation, qu'il maîtrisait Merkel ... alors qu'il s'est couché dès qu'on lui a mis un petit coup de pression.

France : seul pays européen où le chômage ne baisse pas ... pourquoi ? Demandez à ceux qui font l'économie (entrepreneurs) pas ceux qui la commentent jalousement (économistes ou journalistes de gauche).


L'économie, ce n'est pas fait pour vous cher monsieur.
Réponse de le 01/02/2016 à 23:17 :
Un petit coup de pression ? Six mois de négociation, la BCE qui coupe le robinet des liquidités... C'est ce que vous appelez un "petit coup de pression" ?
Si on avait coupé les liquidités à la France, cela aurait été considéré comme un acte de guerre...
Réponse de le 02/02/2016 à 7:59 :
@Alou : ça finira par arriver...
Réponse de le 02/02/2016 à 9:13 :
"ceux qui font l'économie (entrepreneurs)" : simpliste !!! Le salarié, manager dans une grande entreprise internationale ferai mois l'économie que le plombier qui s'est installé à son compte (tout à son honneur !). Il faut avoir un peu de hauteur de vue, "nolife" ! Et je ne parle pas du mépris que vous avez pour l'economiste qui va participer à de grandes décisions économiques au niveau entreprises, bancaires, institutions.
a écrit le 01/02/2016 à 18:06 :
Merci beaucoup pour ces informations majeurs. On peut donc sans trop se tromper affirmer qu'il s'agit d'un miracle artificiel, non ? Le gouvernement espagnol et l'union européenne ayant très peur de l’avènement de podemos, ceci pourrait expliquer cela...
Réponse de le 03/02/2016 à 7:49 :
? majeurs ? ...vous devriez diversifier vos sources ...
Réponse de le 03/02/2016 à 9:14 :
gegemagaga, pour moi c'est une information majeur parce que j'aime la véritable information et en plus je suis passionné d'économie.

Les goûts et les couleurs comme on dit hein, merci d'intervenir quand il y a à répondre.
a écrit le 01/02/2016 à 18:05 :
Si vous voulez connaître la réalité sur la chomage en Europe, allez voir l'étude de Eurostat. Vous serez étonnés des vrais chiffres, y compris pour UK et pour l'Allemagne, ( chiffre réel 11,9% !!! ) ce n'est pas du tout ce que l'on lit.... Mais voilà, pour les Medias Francais, il faudrait un peu mieux informer vos lecteurs en travaillant un peu... De plus, c'est facile ; tout est accessible sur internet, site Eurostat....
Réponse de le 02/02/2016 à 9:17 :
Bien entendu ! Mais suivant le discours politique que l'on veut avoir, on va choisir les sources qui nous arrangent ... On peut dire qu'il y a peu de chiffres internationaux comparables en ce qui concerne les taux de chômage, les taux d'imposition, les salaires, l'immigration, l’éducation. On peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres... et nos hommes politiques s'en servent à fond en évitant toute analyse détaillée.
a écrit le 01/02/2016 à 17:33 :
De façon anecdotique, vous pourriez aussi signaler la très forte progression de la prostitution, et même de l'exil de jeunes femmes espagnoles venant se prostituer en France comme en témoigne des recherches rapides sur des sites internet d'escorting...
Réponse de le 01/02/2016 à 18:18 :
C'est drôle, il y a le même phénomène en Suisse avec les françaises qui viennent en masse depuis que les "hors" Schengen ne peuvent plus "travailler" en Suisse.

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