Espagne : Rajoy appelle à nouveau à constituer une coalition

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S'exprimant samedi devant ses partisans, Mariano Rajoy a critiqué Pedro Sanchez pour avoir fait perdre du temps au pays en tentant de constituer une coalition dont il savait qu'elle ne pourrait jamais disposer de la majorité.
S'exprimant samedi devant ses partisans, Mariano Rajoy a critiqué Pedro Sanchez pour avoir fait perdre du temps au pays en tentant de constituer une coalition dont il savait qu'elle ne pourrait jamais disposer de la majorité. (Crédits : JUAN MEDINA)
Le conservateur Mariano Rajoy a appelé les socialistes à soit rejoindre une entente avec les conservateurs, vainqueurs des législatives, soit à s'abstenir afin de ne pas entraver le processus de constitution d'un gouvernement.

Le conservateur Mariano Rajoy a appelé samedi les socialistes à participer à une coalition de gouvernement, afin de mettre fin à l'impasse politique dans laquelle se trouve l'Espagne depuis les élections législatives du 20 décembre. Président du gouvernement sortant, Rajoy a repris l'initiative après l'échec de Pedro Sanchez, leader du Parti socialiste (Psoe), dans sa tentative de rassembler une majorité parlementaire avec l'appoint des centristes de Ciudadanos cette semaine. Les élections de décembre ont privé le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy de la majorité absolue dont il disposait au parlement et ont débouché sur une fragmentation de la représentation politique.

Les Espagnols, lassés par les mesures d'austérité et les affaires de corruption, ont déserté les partis traditionnels pour soutenir deux nouvelles formations, le parti anti-austérité Podemos et les centristes de Ciudadanos. Podemos s'oppose à toute coalition incluant le PP et les socialistes de Sanchez ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils ne voulaient pas d'un retour de Rajoy à la tête du gouvernement.

S'exprimant samedi devant ses partisans, Mariano Rajoy a critiqué Pedro Sanchez pour avoir fait perdre du temps au pays en tentant de constituer une coalition dont il savait qu'elle ne pourrait jamais disposer de la majorité. Il a appelé les socialistes à soit rejoindre une entente avec les conservateurs, vainqueurs des législatives, soit à s'abstenir afin de ne pas entraver le processus de constitution d'un gouvernement. "Notre proposition est toujours valable", a lancé Rajoy à l'adresse du Psoe. "Si elle ne vous convient pas, laissez gouverner le parti qui a gagné", a-t-il ajouté.

Le PP est arrivé en tête des élections, suivi dans l'ordre par les socialistes, Podemos et Ciudadanos. La constitution espagnole prévoit que le gouvernement doit obtenir l'approbation du parlement pour entrer fonction. Le blocage tient au fait qu'aucun parti ou alliance de partis ne dispose de la majorité, même relative, face au refus des autres formations. Les différents partis ont désormais jusqu'au 2 mai pour trouver un terrain d'entente et mettre fin à la crise. A défaut, le parlement sera dissous et de nouvelles élections auront lieu, probablement le 26 juin (Reuters).

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Commentaires
a écrit le 06/03/2016 à 9:11 :
Voila ce qui arrive quand on veut imposer a son pays un modèle dont les citoyens ne veulent plus ! C'est vrai pour l'Espagne, mais aussi la Grece, le Portugal, l'Italie etc...et bientôt la France ! N'oublions pas les Anglais mais pour d'autres raisons.... et l'Islande qui a quitté sans bruit cette UE antidémocratique qui affaiblit les petites gens pour enrichir une petite minorité qui planque les bénefices dans les paradis fiscaux. Merci Mr Junker ! Un élan est donné dans toute l'Europe qui ne s'arrêtera pas de sitôt !
a écrit le 06/03/2016 à 9:03 :
La seule difficulté est Podemos, dont les exigences sont trop extrémistes pour rejoindre une coalition quelconque.
a écrit le 05/03/2016 à 18:20 :
Situation typique de notre 4ème République au cours de laquelle une trentaine de gouvernements se sont succèdes en 14 ans (il y a eu des périodes sans gouvernement) et durant laquelle les petits partis faisaient la pluie et le beau temps. Même chose pendant la 3ème.
En ce moment, il y en a qui rêve de revenir à ce système (6ème République).
Cordialement

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