Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers

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Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ?
Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ? (Crédits : © Michalis Karagiannis / Reuter)
Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d'accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

Alexis Tsipras est pressé d'en finir avec la deuxième revue du programme prévu par le troisième mémorandum. C'est en effet à l'issue de cette deuxième revue que les négociations sur la dette publique grecque pourront réellement débuter. Avant la réunion de l'Eurogroupe des 19 ministres des Finances de la zone euro ce lundi 7 novembre, le chef du gouvernement grec a donc envoyé un message fort : il a remanié son gouvernement ce samedi dans un sens très favorable à la politique de « réformes » voulue par les créanciers.

Un remaniement pour plaire aux créanciers

Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée... tout en la signant. Mais c'est surtout le transfert au ministère de l'Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu'ici ministre de l'Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d'énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu'ici ministre de l'Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C'est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d'Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

Alexis Tsipras a clairement voulu envoyer un message aux créanciers : les privatisations ne seront pas remis en cause, ni freinées, et la « volonté de réformes » du gouvernement est complète. Il n'y aura plus aucune tentative de retarder l'application des demandes de l'Eurogroupe. Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu'ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d'excellentes relations avec les autorités européennes. C'est un élément clé alors que la grande affaire du prochain mois devrait être la réforme du droit du travail réclamée par les créanciers.

Un objectif : conclure vite la deuxième revue

L'objectif de ce nouvel exécutif a été rapidement fixé par Alexis Tsipras lors de la première réunion de ce nouveau cabinet. Il s'agit d'achever avant le 5 décembre, date de la dernière réunion prévue en 2016 de l'Eurogroupe, les 93 « actions préliminaires » demandées par les créanciers avant de conclure la deuxième revue et de pouvoir entamer les discussions sur la dette, mais aussi de voir le pays intégré dans le programme de rachats d'actifs de la BCE ("QE") dont il est toujours exclu.

On risque donc d'avoir un déluge législatif en Grèce en novembre. Le gouvernement devrait aussi se passer de toute forme de négociation sur des sujets assez sensibles comme la réforme du code du travail, les privatisations, le recouvrement des créances douteuses détenues par les banques et le budget 2017 que les créanciers veulent expurger des quelques éléments sociaux proposés par le gouvernement. Avec ce changement de gouvernement, Alexis Tsipras change de stratégie.

L'échec de la stratégie d'Alexis Tsipras

A la suite des élections du 20 septembre 2015, qui lui avaient redonné une majorité avec ses alliés de droite des Grecs Indépendants, Alexis Tsipras avait cherché à accompagner l'acceptation du mémorandum par une certaine résistance démonstrative face aux créanciers, engageant de longues discussions sur les expulsions des résidences principales, sur les privatisations, sur la réforme des retraites.

A chaque fois, le gouvernement avait cependant dû accepter des potions amères, et l'Eurogroupe lui avait fait payer cher sa résistance par de nouvelles exigences. Ainsi, l'approbation de la réforme des retraites avait, en juin dernier, eu pour prix l'acceptation de sévères mesures de réductions des dépenses et même la mise en place d'une baisse « automatique » de ces dépenses si l'objectif de 3,5 % du PIB de déficit primaire (hors service de la dette) de 2018 était en danger.

Par sa politique d'acceptation « à contrecœur » de la politique des créanciers, le gouvernement grec a perdu sur tous les terrains. Ne disposant d'aucun vrai moyen de pression sur les créanciers, Athènes devait toujours accepter les mesures exigées et devait souvent même accepter encore davantage.

L'Eurogroupe pouvait se plaire à humilier le gouvernement en lui faisant sentir l'absence de confiance entre lui et Athènes, comme lorsque, encore récemment, il n'a pas versé l'intégralité des fonds promis à la Grèce, la faisant patienter deux semaines de plus. Au final, le bilan du gouvernement grec est assez négatif : le mémorandum d'août 2015 a été singulièrement durci, les discussions sur la dette, prévues en décembre 2015, n'ont pas commencé et la Grèce n'est toujours pas incluse dans le programme d'assouplissement quantitatif de la BCE. Beaucoup de Grecs préfèrent désormais se tourner vers le vieux parti conservateur Nouvelle Démocratie, qui est perçu comme le parti « ami des créanciers » et qui peut, du coup, susciter l'espoir d'un meilleur traitement. Ce parti caracole en tête des sondages : le dernier, réalisé par Public Issue, lui attribue 42 % des intentions de vote contre 18 % à Syriza, le parti d'Alexis Tsipras.

Changement de stratégie

Ce dernier a donc décidé de changer de stratégie et de ne plus insister que sur l'obéissance aux créanciers pour espérer une plus grande magnanimité de leur part. Plus que jamais, pour redresser une popularité en berne qui a encore été entamée récemment par l'annulation par le Conseil d'Etat de la procédure d'attribution des licences de télévision, Alexis Tsipras a besoin d'un « succès » sur le front de la restructuration de la dette. Pour cela, il ne ménage rien. Pas davantage les messages aux créanciers que les objectifs de cette restructuration. Car, la semaine passée, le gouvernement a revu très nettement à la baisse son objectif dans ce domaine.

Réviser l'objectif sur la dette à la baisse

Jusqu'ici, Athènes voulait une réduction du stock de dettes, actuellement à 177 % du PIB. Désormais, il accepte la vieille idée de la Commission européenne de limiter les « besoins nets de financement » de l'Etat grec, qui regroupent les remboursements des dettes arrivées à maturité et des déficits budgétaires, à 15 % du PIB par an. Selon le vice-ministre des Finances Giorgos Houliarakis, Athènes accepterait une telle limite jusqu'en 2030. Ensuite, elle pourrait être relevée à 20 % du PIB. Là encore, c'est une concession considérable : Athènes renonce à une vraie restructuration de la dette - qui était la raison de l'acceptation du 3e mémorandum - pour se contenter d'un aménagement des intérêts et des maturités. La Grèce accepte donc ce qui a été convenu sans elle entre l'Eurogroupe et le FMI en mai dernier. Les objectifs d'Athènes sont donc désormais des plus modestes : éviter de maintenir un objectif « officiel » de déficit primaire de 3,5 % du PIB après 2018, disposer de quelques aménagements et obtenir rapidement un accord sur ces deux points.

L'Allemagne ne veut pas d'accord dans l'immédiat

Même ramenés à si peu, ces objectifs pourraient être difficilement atteignables. L'Allemagne refuse tout accord sur la dette à moyen et long terme avant la fin du programme en 2018. Wolfgang Schäuble l'a répété ce lundi. Ceci permettrait de maintenir la pression sur le gouvernement d'Alexis Tsipras en ajoutant si besoin de nouvelles mesures. C'est ce qui, du reste, a été prévu lors de l'Eurogroupe du 24 mai.

Le vrai débat n'est cependant pas entre Berlin et Athènes, mais entre Berlin et le FMI qui juge non sans raison la dette grecque insoutenable. Le seul enjeu des discussions de cette fin d'année sera de maintenir au moins de façon fictionnelle le FMI dans le programme pour complaire aux exigences du Bundestag. A Berlin, on voit mal la CDU accepter une grâce pour la Grèce à moins d'un an d'élections fédérales difficiles. De fait, la Grèce est depuis longtemps exclue de ce débat et n'avait aucune chance d'imposer une réduction du stock de dettes. L'aggiornamento d'Alexis Tsipras sur ce dossier est donc un faux-semblant pour lui permettre d'afficher un éventuel succès politique qui, en réalité, ne lui devra rien. Le gouvernement de la Grèce ne participe pas à l'établissement des politiques qui déterminent son avenir.

Une solution inadaptée pour la Grèce

Du reste, l'objectif désormais accepté par le gouvernement grec ne saurait résoudre le problème du pays. Avec un besoin de financement net de 15 % du PIB par an, rien ne sera réglé. Certes, allonger la maturité et baisser les intérêts demandés par les créanciers actuels reviendra à réduire la valeur nette actualisée de la dette. Mais tant que le pays n'a pas accès aux marchés financiers pour se refinancer, il lui faudra dégager des excédents primaires considérables pour faire face aux remboursements.

Ces excédents vont peser sur l'activité en exerçant une ponction constante sur une économie à demi détruite en faveur des créanciers. La Banque de Grèce estime que cet excédent devrait être en moyenne de 2 % du PIB en cas de report de 20 ans des intérêts et des maturités. Et si la Grèce revient sur les marchés, les intérêts demandés seront si élevés que les excédents primaires devront être maintenus. Ce ne sera, du reste, qu'à ce prix que les investisseurs accepteront de prêter de l'argent à Athènes. Bref, dans tous les cas, sans baisse du stock de dettes, l'impact sur l'économie restera négatif. Et face à de telles perspectives, on voit comment des investisseurs à long terme pourrait venir s'intéresser à la Grèce, sauf dans le cas de privatisations de sociétés encore solides souvent bradées à vil prix.

Néanmoins, pour Alexis Tsipras, la situation est sans issue. Spectateur impuissant d'un débat où le sort de la Grèce est en jeu, il en est réduit à insister sur son obéissance pour obtenir une grâce qui dépend davantage du jeu politique interne allemand. Sur le QE de la BCE, il peut espérer qu'une soumission plus marquée permette un geste de la BCE, mais cette dernière est restée très attentiste jusqu'ici, sans doute à la demande de la Bundesbank. Là encore, Alexis Tsipras a bien peu de prise. Bien plus que l'avenir de l'économie grecque, c'est désormais son avenir politique qui est la priorité de sa politique. Il n'est cependant pas certain que les Grecs se montrent dupes.

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Commentaires
a écrit le 05/01/2017 à 12:14 :
La gauche et droite soumises et prisonnières de l'UE ! ... Heureusement qu'en France on fait FRONT !
a écrit le 08/11/2016 à 21:55 :
Romaric Godin, qui assurait en 2015 "pourquoi Tsipras est déjà en position de force", exprime, à l'époque comme aujourd'hui, un point de vue émotionnel. Cherchons de mettre les choses à distance. Tsipras n'était pas un héro mondial en 2015 et il n'est pas un 'social- traître' aujourd'hui. Il est un homme politique qui a du -avec courage et conscience des risques- se confronter aux rapports de force entre capital et travail, en mettant en compte la complexité et la difficulté des conditions données. Lui reprocher de la soumission à la troika c'est comme reprocher au moineau de ne pas écraser l'ours.
Quant au mérite des points abordés par Godin:
- Il n'a pas évidemment suivi la conférence de presse avec le passage de consignes entre Stathakis et Skourletis; il faut savoir que les media conservateur ont agité la rumeur d'une sortie pure et simple de Skourletis du gouvernement, alors qu'il récupère le portefeuille numéro 2 du gouvernement.
- Le redimensionnement de Katroungalos (indiscutable) frappe plutôt un ministre qui est placé à la droite de l’échiquier de Syriza, et qui est plutôt impopulaire EN RAISON de la réforme des retraites, qui beaucoup en Grèce jugent trop consentante aux desiderata des créditeurs ; quant à sa remplaçante, elle est l’ancienne directrice du ministère de Katroungalos , donc le remplacement est plutôt dans la continuité de la ligne politique (l’argument de Godin est donc contradictoire) ;
-Le nouvel ministre de l’économie, le professeur Démétrios Papadimitriou, est certainement un académicien de prestige (professeur au Bard College de New York), ce qui pourra renforcer les relais du gouvernement aux USA ; mais Godin passe sous silence qu’il est aussi président du Levy Economics Institute, l’un de chateaux-fort de la pensée kéynesienne et post-kéynesienne (c'est-à-dire le courant le plus ‘à gauche’ des écoles kéynesiennes). Il a notamment, dans le passé, soutenu l’opportunité de considérer une double circulation monétaire en Grèce, il est un pourfendeur des politiques d’austérité, et il y a juste 2 semaines a publié un article (avec l’italien G. Zezza) dans lequel considère que le programme économique jusqu’ici appliqué en Grèce est de nature récessive, et qu’il faut passer à une politique ‘demand side’ au plus vite. Bref, sa nomination n’est pas ce qu’on définirait précisement un « virage à droite » . Mais comme tout cela n’accomode pas la thèse de départ de Godin, on en parle pas.
-La politique mené par Tsipras peut être jugée sur la base de ses propres appréciations. Des faits par contre, pour apprécier globalement les choses: le gouvernement grec a maintenu l’inviolabilité de la résidence principale pour les saisies immobilières ; il a maintenu un seuil d’exemption fiscale totale à 9050€ pour le foyer fiscal typique (2 parents, 1 enfant), parmi les plus elevés d’Europe (et alors que le revenu médian par personne et par an en Grèce est de 7890€) ; il a introduit l’assistance médicale gratuite pour les chômeurs -abolie par la droite- qui béneficie à 2 millions environ de citoyens ; il a repoussé la privatisation de l’ΑΔΗΜΕ (l’ERDF grec) ; il a repoussé l’introduction de mesures d’austérité supplémentaires ‘ex ante’, comme celles demandées par l’FMI. La clause ‘zéro déficit’, qui fût un moment proposée par Varoufakis quand il était encore ministre (et à laquelle, même si avec quelques opacité, fait allusion Godin) n’a pas été appliquée car le niveau des recettes a été largement supérieur au prévu en 2016, et en rende caduque l’application ( c’était le pari que Tsakalotos et Tsipras avaient fait au printemps dernier). Le chômage a même baissé, sous le mandat de Tsipras de 4% (restant certes très elevé, au 23,2%), grâce entre autres aux embauches dans le secteur public (notamment la santé).
-Quant à la dette publique grecque, la position actuellement portée par l’FMI est celle d’une moratoire totale des remboursements du capital jusqu’à 2040 et la rallonge des maturités jusqu’à 2080. Certes ce n’est pas une réduction nominale, mais concrètement elle y va pas très loin.
Je rappelle que les éxcedents primaires acceptés par les ‘amis de la troika’-ceux qui selon Godin devraient accorder un traitement plus souple à la Grece- (M . Mitsotakis et Nouvelle Democratie) étaient de 3,5% pour 2015, puis de 4,5% pour 2016 et les années suivantes.
Tsipras a réussi à obtenir une réduction à 0,75% pour 2015, 1,75% pour 2016, 1,75% pour 2017.
On parle de contraintes sevères, dont le principe même est contestable. Parler de soumission (comme si le problème était la disposition psychologique personnelle de Tsipras) est une déformation de la réalité.
La situation reste certes très difficile pour Tsipras, l’accord de juillet 2016 est très très dur (nombreuses mesures procycliques), le prix politique très douloureux pour la gauche grecque (et ce qui compte davantage , pour le peuple grec).
La situation est pourtant plus complexe que le monde manichéen décrit par M. Godin, et demande d’agir dans toute sa terrible complexité, pour déplacer, ne serait-ce de quelque mètre, la ligne du front entre conservatisme social et émancipation humaine.
Réponse de le 09/11/2016 à 0:27 :
" il a maintenu un seuil d’exemption fiscale totale à 9050€ pour le foyer fiscal typique" : faux.Tout à fait faux. Pour pouvoir en bénéficier, il faut être salarié. et cela dans un pays avec un taux très élevé de patrons de très très petites PME, de commercants, de professions libérales, de travailleutrs indépendants, d'agriculteurs. Il ne faut pas non plus oublier qu'une très grande partie des professions libérales et des travailleurs indépendants sont en réalité des salariés "maquillés" qui coûtent bien mopins cher à leur employeur et qui peuvent être licenciés à tout moment...
a écrit le 08/11/2016 à 19:06 :
inenarrable mr Godin ... : Tsipras roulé dans la farine , mais ne l'oublions pas , après avoir , lui , roulé ses electeuurs ...dans la farine ; et ce cher mr Godin , qui a t il lui roulé dans la farine ? je vous laisse deviner , et si vous ne trouvez pas , relisez donc ses propos lors de l'arrivé de ( son copain ) Tsipras au pouvoir !
a écrit le 08/11/2016 à 14:17 :
je vois le titre, sans voir la photo ni le nom, je sais que c'est de notre ami ROMARIC !
Réponse de le 08/11/2016 à 19:08 :
je vous assure , la photo c'est bien Tsipras ...; ne confondez pas avec romaric Godin qui n'est que ...son attaché de presse .
a écrit le 08/11/2016 à 10:58 :
La Grèce a fini d'intéresser qui que ce soit (de sensé) et son sort, dans un environnement post Brexit, repose sur les seuls grecs. M.Tsipras, a mis bien du temps à le comprendre, et de l'épisode Varouflakis à aujourd'hui, bien de l'eau sous les ponts a coulé, et bien du temps a été perdu pour revenir dans les clous d'une gestion plus rigoureuse. Qu'a gagné M.Tsipras par rapport au précédent gouvernement: rien pour son pays dont les finances sont plus que jamais difficiles à gérer, et pour lui un peu plus de boue sur les bottes (la réalité de l'homme de terrain)...
a écrit le 08/11/2016 à 10:41 :
Q'est-ce qu'une "maturité" ?
Réponse de le 08/11/2016 à 12:46 :
@ignare: de l'anglais "maturity" qui veut dire "échéance". J'évoquais récemment les "agences de traduction" qui n'ont d'agence que le nom, car elles prospectent des clients (facturés au maximum) d'un côté et des pigistes (payés au minimum) de l'autre, et le résultat, c'est ce genre de traduction :-)
a écrit le 08/11/2016 à 7:21 :
Un impératif plus efficace que de descendre dans la rue : sortir de l'UE via l'article 50 du traité
Un seul parti politique le propose C'est celui de François Asselineau
UPR
Découvrez ses excellentes analyses sur son site internet
Réponse de le 08/11/2016 à 13:42 :
@Sophie: la Grèce ne sortira jamais d'elle-même de l'UE, car elle se couperait alors des fonds versés par l'Europe :-)
Réponse de le 08/11/2016 à 14:24 :
votre disque est il rayé ?
a écrit le 07/11/2016 à 17:50 :
Monsieur Tsypras accepte tout des créanciers, mais seulement pour pouvoir encaisser de nouvelles sommes ou avoir accès à de nouveaux avantages: la dette grecque achetée par la BCE, c'est à dire par nous. Vous en achèteriez, vous, de la dette grecque? Elle n'a pas remboursé un euro sur ses deniers, mais sur les fonds nouveaux fournis par l'Europe, c'est l'auteur lui-même qui le dit je crois dans un autre article.Le bon sens s'éloigne de plus en plus de nos jours, il est même devenu quelque chose de suspect.
Réponse de le 08/11/2016 à 9:49 :
@pelago: je pense aussi que sa manoeuvre ne vise qu'à obtenir de nouveaux fonds. Si en Grèce, il frappait d'amendes, disons de 100 euros, chaque incivilité (les rues et les routes sont de véritables poubelles à ciel ouvert) et d'amendes variables selon l'infraction les automobilistes, il serait milliardaire en 1 ou 2 mois :-)
Réponse de le 08/11/2016 à 19:11 :
..." pour pouvoir encaisser de nouvelles sommes " ...tout à fait d'accord avec vous ; mais aussi , ne le perdez pas de vue , engranger egalement qq salaires de plus ... .
a écrit le 07/11/2016 à 17:22 :
il dit oui en pensant ' je ferai ce que je veux'
bon, ben il recolte ce qu'il seme......
a écrit le 07/11/2016 à 17:12 :
Voilà la "gauche" gouvernementale, elle aboie comme un roquet et ensuite elle se soumet.

Maintenant cela ne fait que confirmer qu'il n'y a pas de sauveur, si les peuples ne se soulèvent, pas, si les gens ne descendent pas dans la rue il y aura toujours des imposteurs pour se mettre entre eux et le pouvoir.

Et entre les charlatans de droite et les imposteurs de gauche ça en fait un paquet d'opportunistes patentés.

Ce casTsypras c'est le dernier argument en faveur des politiciens professionnels qui saute. Après avoir vu sa déroute flagrante il ne reste plus qu'à prendre notre avenir en mains, personne ne viendra nous sauver c'est certain.
Réponse de le 07/11/2016 à 17:40 :
Toi non.
A moins que tu acceptes qu'on te paye un voyage en corée du nord...
Soyons certain que tu trouveras un financement participatif pour y aller, en VIP.
Pas de billet retour par contre (pas besoin).
Réponse de le 07/11/2016 à 18:36 :
Votre non envie de débattre est éloquente, seulement de l'invective et du ressentiment à mon égard, bref je viens de signaler votre trollage.
Réponse de le 09/11/2016 à 0:14 :
Ce n'est pas tellement la "gauche gouvernementale", c'est plutôt la gauche qui n'a pas eu le courage nécessaire (et il en fallait beaucoup) et qui s'est empressée à capituler

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