Grèce : comment Tsipras a renversé la situation

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Alexis Tsipras s'avère un redoutable adversaire pour Angela Merkel
Alexis Tsipras s'avère un redoutable adversaire pour Angela Merkel (Crédits : REUTERS/Hannibal Hanschke)
En agissant avec prudence et détermination, Alexis Tsipras a su contourner la stratégie du "noeud coulant" des Européens. Désormais, la pression est de nouveau sur Angela Merkel.

Et si, désormais, la pression dans l'affaire grecque s'exerçait surtout sur les... Européens ? A mesure que l'on se rapproche de la date cruciale du 9 avril, où l'Etat grec devra débourser 458 millions d'euros au FMI, on assiste en effet à un remarquable retournement. Progressivement, le gouvernement grec, en ayant su ne pas céder sous la pression de ses créanciers, retrouve une position de force qui est celle, naturelle dans les négociations de ce type, du débiteur face à son créancier et où ce dernier doit accepter les conditions du premier ou risquer de tout perdre.

La stratégie européenne

Pourtant, voici encore dix jours, lorsqu'Alexis Tsipras se rend à Berlin pour rencontrer la chancelière, la situation d'Athènes semble désespérée. Et chacun pense que le nouveau premier ministre va céder. Les Européens continuent alors à appliquer leur stratégie du « nœud coulant. » L'idée est simple : le temps joue alors, croit-on à Bruxelles, pour les créanciers. Les dépôts des banques grecques se vident, la situation économique se dégrade, la BCE peut, à tout moment, faire imploser le système bancaire grec en coupant l'accès à la liquidité d'urgence. La pression va être telle sur Alexis Tsipras que ce dernier va être contraint d'accepter les conditions de ses créanciers. Ces conditions, on en a eu confirmation mercredi dernier, sont politiques : c'est l'acceptation de « réformes » du marché du travail et des pensions qui ne sont pas urgentes sur le plan économique, mais qui permettent « d'annuler » politiquement l'essentiel du programme et du message de Syriza. C'était là l'essentiel. Tout à cette stratégie, l'Eurogroupe n'a cessé de rejeter les propositions de réformes présentées par la Grèce, quatre à ce jour. Elles n'étaient pas assez complètes, pas assez précises, pas convaincantes.

Cette stratégie européenne se fondait sur une certitude : que la Grèce refuserait de renverser la table en faisant défaut ou en envisageant la sortie de la zone euro. Certitude pas entièrement dénuée de sens puisque, avant l'accord du 20 février, le gouvernement hellénique avait fait de sérieuses concessions pour éviter la « rupture. » Mais en réalité, c'était le point faible du dispositif européen. En face, Alexis Tsipras a donc développé sa propre stratégie qui, semble-t-il aujourd'hui, porte ses fruits.

Temporiser pour renforcer sa position

La première partie de cette stratégie est la « temporisation. » Athènes a joué le jeu que les Européens voulaient lui faire jouer. Faire un peu plus de concessions chaque semaine. En février, il a abandonné son idée d'annulation d'une partie de la dette publique. Un peu plus tard, il a refusé de prendre des « mesures unilatérales », puis il a accepté à chaque refus, de venir présenter de nouvelles listes de réformes et même de mettre en place certaines privatisations. Les Européens ont compris ces mouvements comme des reculs et s'en sont félicités. Mais en réalité, ces concessions ne leur étaient pas destinées. Il s'agissait de montrer au peuple grec la volonté de son gouvernement de négocier avec l'Europe, donc son engagement sincère à demeurer dans la zone euro. Tout en ne cédant pas sur l'essentiel, autrement dit, sur ce pourquoi les Grecs (au-delà du seul vote Syriza) avaient voté : la fin de l'austérité et de « l'humiliation » du peuple grec.

Avec cette stratégie de temporisation, Alexis Tsipras donnait l'impression aux Européens qu'ils se renforçaient, alors qu'en réalité, ils s'affaiblissaient. Plus le temps passait, plus les Grecs s'exaspéraient de l'attitude européenne, et plus Alexis Tsipras devenait populaire par sa capacité à ne pas céder. Les exigences de la nouvelle troïka ressemblaient de plus en plus à celle de l'ancienne. De plus en plus, les négociations ressemblaient à une nouvelle façon de vouloir « humilier » les Grecs. Et progressivement, le mot « rupture » (rixi, ρήξη) est devenu de plus en plus dans l'air du temps en Grèce.  Le 25 mars, jour de la fête nationale, il a été prononcé par le ministre des Finances Yanis Varoufakis, en réponse à un message de soutien envoyé de la foule : « il faudra nous soutenir après la rupture », a-t-il répondu.

L'offensive feutrée

Désormais assuré de ses arrières, Alexis Tsipras a pu passer à l'offensive pour placer les Européens en difficulté. Offensive feutrée : le premier ministre sait qu'il a tout à perdre d'une confrontation frontale, où la petite Grèce serait isolée face à ses 27 « partenaires » unis dans la volonté de faire céder le gouvernement. Son but est sans doute toujours de parvenir à un accord sans rupture, aussi dément-il toutes les « fuites » et continue-t-il officiellement de croire à une entente. Il a même continué à faire preuve de bonne volonté, avec la présentation de la nouvelle liste de réformes en 26 points présentée le 1er avril. Mais il sait que pour parvenir à ses fins, il devait rééquilibrer le rapport de force entre la Grèce et ses créanciers. Et pour cela, il a envoyé des messages clairs que, désormais, la rupture devenait possible.

Le rapprochement avec Moscou

Ces messages sont de deux types. Le premier, c'est le renforcement des liens avec la Russie. Alexis Tsipras, le 31 mars, a donné le ton de sa très attendue visite à Moscou le 8 avril en affirmant que les « sanctions contre la Russie ne mènent nulle part. » C'était un désaveu de la politique orientale de Bruxelles qui avait de quoi inquiéter à la Commission. Le menace à peine dissimulée était qu'Athènes pourrait bien défendre les intérêts russes dans l'UE, particulièrement si l'UE se montrait sévère avec la Grèce... Or, un refus d'aller plus avant dans la confrontation avec la Russie de la Grèce pourrait faire sortir du bois d'autres pays peu enthousiastes à cette idée : Chypre ou la Hongrie, par exemple.

Le risque du 9 avril

Le deuxième message est plus direct : c'est celui que la Grèce préparerait désormais la rupture. Jeudi 2 avril, Reuters a publié une information officiellement démentie (évidemment) par Athènes comme quoi, lors de la réunion de travail de l'Eurogroupe (Euro working group) du 1er avril, le représentant grec aurait informé ses « partenaires » que, faute d'un accord, la Grèce ne paierait pas le FMI le 9 avril. Ce vendredi 3 avril, un article du Daily Telegraph, signé Ambrose Evans-Pritchard, généralement bien informé, affirme, de sources grecques, que le gouvernement hellénique prépare concrètement la rupture, en envisageant de prendre le contrôle des banques et d'émettre des « lettres de créances » gouvernementales ayant valeur monétaire. Ce serait évidemment une première étape vers une sortie de la zone euro.

Le temps ne joue plus pour les Européens

Dès lors, la pression s'exerce aussi sur les Européens. S'ils poursuivent leur stratégie de « nœud coulant », ils risquent gros. Certes, si la Grèce ne paie pas le FMI le 9 avril, elle ne sera pas immédiatement considérée par l'institution de Washington en défaut. Il faut un mois pour que le FMI reconnaisse qu'une « obligation est manquée. » Or, cette déclaration peut provoquer un séisme, car alors le Fonds européen de stabilité financière (FESF) devra légalement réclamer le remboursement des sommes versées à la Grèce. Ce qu'Athènes ne saurait réaliser. Le défaut grec envers ses créanciers européens sera alors effectif. La Grèce n'aura alors sans doute plus accès à la liquidité de la BCE, mais les pays de la zone euro devront accepter des pertes considérables sur les garanties accordées au FESF. Sans compter évidemment que la BCE devra également tirer un trait sur les 6,7 milliards d'euros que la Grèce doit lui rembourser cet été.

Subitement donc, la situation des Européens est moins magnifique. Et le temps ne joue plus en leur faveur. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem ne peut plus guère dire, comme début mars, que la pression financière sur la Grèce est une bonne chose, car elle favorise les réformes. Désormais, elle pourrait bien mettre en danger les gouvernements de la zone euro. C'est précisément le but que visait Alexis Tsipras qui, sans doute, ne cherche pas réellement la rupture, mais bien plutôt un accord où il puisse imposer « ses » réformes sans passer sous les fourches caudines de la logique de l'ancienne troïka. Un prochain Euro working group est prévu pour le 8 avril, le jour de la visite d'Alexis Tsipras à Moscou et la veille de l'échéance du FMI. Les Européens devront alors désormais soigneusement peser les risques qu'ils acceptent de prendre.

La pression revient sur Angela Merkel

Comme à la veille du 20 février, Alexis Tsipras renvoie Angela Merkel à ses responsabilités. Il sait que la chancelière n'est pas prête à prendre le risque d'une sortie de la Grèce et de la zone euro et d'un défaut de ce pays sur ses engagements vis-à-vis du contribuable allemand. Ce serait politiquement très risqué. Elle a, le 20 février, désavoué clairement la stratégie de Wolfgang Schäuble qui minimisait les risques d'un Grexit et exagérait ses avantages. Peut-elle revenir en arrière alors que, dans son camp politique, la grogne contre une nouvelle aide à la Grèce prend de l'ampleur ? Toute la question est là. Alexis Tsipras a, en tout cas, placé la chancelière dans une situation difficile : ou prendre le risque politique d'un défaut grec ou prendre le risque politique d'une aide « sans réformes » à la Grèce. Choix cornélien qui va sans doute occuper la chancelière tout ce week-end de Pâques.

Tsipras Cunctator

Reste qu'Alexis Tsipras, longtemps sous-estimé par la presse étrangère, a fait preuve d'une intelligence stratégique de premier plan dans cette affaire et qui n'est pas sans rappeler celle de Fabius Cunctator, le général romain qui usa les Carthaginois victorieux d'Hannibal durant la deuxième guerre punique. Le premier ministre grec n'est certes pas assuré de remporter la victoire, mais il a prouvé qu'il était un des rares dirigeants européens à pouvoir tenir tête, sur le plan tactique, à Angela Merkel.

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a écrit le 07/04/2015 à 17:49 :
c'est aussi la mise en évidence que l'argent avancé à la Grèce sert avant tout à payer les intérêts de sa dette au créancier, pendant ce temps l'austérité et son cortège de malheurs perdure.
Seul reproche à faire à Syriza : il serait temps de mettre fin aux privilèges de l'église Orthodoxe qui pèse encore de tout son poids dans la vie quotidienne des grecs, pas une fête ou une manifestation civile où l'on ne voit pas un membre du clergé le goupillon à la main....
il serait temps que les grecs s'émancipent de cette tutelle religieuse trop présente.
les anciens grecs avez tout compris en inventant des dieux à leur convenance .
a écrit le 07/04/2015 à 13:00 :
Merci de vos articles toujours très pertinents et parfaitement documentés.
Vu d'Athènes, vous êtes un des rares échos francophones fiables sur la Grèce.
Réponse de le 07/04/2015 à 17:53 :
Vous avez raison, heureusement qu'il y a encore quelques rares journalistes qui ne bêlent pas stupidement la messe de Bruxelles, et qui écrivent "à tort et à travers", sans connaitre la Grèce et les grecs.
Réponse de le 08/04/2015 à 8:09 :
Je confirme !
a écrit le 07/04/2015 à 8:02 :
La Grece est toute proche de la banqueroute. La Grece ne controle plus rien et cette situation ne va pas changer. Dans peu de temps, les européens diront : "Grexit" !
a écrit le 06/04/2015 à 22:16 :
Une partie d’échecs …
La stratégie européenne d’étranglement de la Grèce a échoué …
Tsipras a su temporiser pour renforcer sa position intérieure auprès de son peuple, en montrant qu’il était très habille négociateur …
L'offensive feutrée du nouveau dirigeant Grec a berné totalement la troïka banquière européenne …
Le rapprochement avec Moscou et la critique de l’isolement de la Russie, a montré chez Tsipras ses talents dans ce jeu d’échec monétaire …
Le risque du 9 avril, et que la Grèce ne payent plus sa dette, tout en sortant de la zone Euro a mis en péril toute la stratégie des grands banques européennes …
Le temps ne joue plus pour les Européens, et la pression revient sur Angela Merkel …
Tsipras Cunctator, a mis en échec la politique d’austérité européenne …
A quand un Tsipras en France …
a écrit le 06/04/2015 à 18:35 :
Article obsolète, la Grèce accepte de payer le 9 avril.
a écrit le 06/04/2015 à 17:11 :
Romaric Godin ressemble de plus en plus à Mohamed Saïd al-Sahhaf, surnommé "Ali le Comique", le fameux ministre d'information irakien qui annonçait que les soldates américains se suicidaient par centaines tandis qu'ils étaient en train de prendre la ville en 2003. Après Ali le Comique, Romaric le Comique ?
a écrit le 06/04/2015 à 10:53 :
Source La Tribune du 6 avril: "Le ministre des finances grec Yanis Varoufakis a déclaré dimanche que le pays "avait l'intention d'honorer tous ses obligations vis à vis de ses créancier et ce "ad infinitum"." S'il y a un "renversement de situation", c'est que les Grecs acceptent maintenant les conditions de leurs créanciers, et pas l'inverse.
Réponse de le 06/04/2015 à 23:16 :
Les Grecs sont en train de mener un audit de leur dette et des 2 moratoires (c'est ce qu'a annoncé , il ya peu, la Présidente de l'assemblée nationale de Grèce, Mme Zoe Konstantopoulou . A l'instar du résultat d'un certain nombre d'audits qui ont déjà été menés dans dIfférents pays du monde comme la France, l'Islande ou encore l'Equateur, il est possible qu'une partie de la dette (et des moratoires) soient déclarée illégitimes. Les créanciers devront faire avec ! On ne peut pas continuer à pressurer les peuples pour alimenter les profits de quelques uns. Il faut bien que cela s'arrête un jour. Et en GRÉCE , je crois que la coupe a débordé depuis longtemps!
a écrit le 06/04/2015 à 9:41 :
Qu´il est triste de voir que le seul monde dans lequel on vit est celui du "toujours plus d´argent" et non celui du bonheur et de la responsabilité pour les generations futures. Nous sommes tous victimes de la société de consomation et refusons un retour à la raison. Le monde ne peux plus continuer a vivre de la sorte, mais nous, humains, refusons de changer notre vie pour que nos enfants puissent vivre. Vos debats sur les dettes, les banques, les gouvernements, la croissance me fatiguent. Tous ceci ne peut que mener l´humanité a sa perte. Il n´y aura pas de gagnant. Ni Allemands, ni Chinois, ni gringos ni Français, ni Grecs ni Russes. Il n´y aura que des perdants: nos enfants. "Lorsqu´il n´y aura plus d´arbres ni de plantes ni d´eau, l´homme se rendra compte que l´argent ne se mange pas ni ne se boit pas."
a écrit le 06/04/2015 à 8:17 :
"Mais il a prouvé qu'il était un des rares dirigeants européens à pouvoir tenir tête, sur le plan tactique, à Angela Merkel." Quand on lit cet article, on imagine ce qu'il aurait été possible d'infléchir de la politique d'austérité qui fait tant de désastres, de malheurs, si Hollande avait fait preuve du courage de Tsipras! La France avec sa position de leader de l'Europe conjuguée à une volonté de changer de politique Européenne, cela offrait des opportunités extraordinaires que n'a pas su (ou plutôt) voulu saisir Hollande ! Mais au regard de l'histoire, toutes réflexions faites, que pouvait-on attendre d'un dirigeant français qui a été élu par ce que l'on ne voulait plus d'un autre ? Au-delà de cet aspect des plus affligeants des dirigeants français "que nous nous sommes donnés, "la stratégie de SYRIZA ,on est bien d'accord, était le seul tenable compte tenu de la croyance du peuple GREC (et de beaucoup d'autres sans doute) en "notre bonne mère l'Europe" (celle de MAASTRICHT). La seule stratégie trés difficile est d'amener le peuple GREC à comprendre quel est le fond de cette Europe qui n'est pas celle des peuples mais celle du fric ! Reste a savoir si, une fois le peuple affranchi, il ne faudra pas quand même se résoudre à renverser la table ainsi que le dit l'économiste de la Finance Frederic LORDON ?http://blog.mondediplo.net/2015-01-19-L-alternative-de-Syriza-passer-sous-la-table-ou
a écrit le 05/04/2015 à 22:31 :
Si R.GODIN le dit... La partie qui ce joue devient intéressante... Cela dit ça correspond à ce que j'avais écrit le 8 mai 2014. A suivre !
https://pierrebray.wordpress.com/2014/05/08/euro-traites-europeens-quelle-solution/
a écrit le 05/04/2015 à 13:01 :
Article très intéressant et très bien étayé
a écrit le 05/04/2015 à 11:26 :
Comme l'a récemment dit Charles Gave, le plus grand risque dans cette histoire c'est que la Grèce sorte de l'euro, et que son économie s'améliore par la suite.

Ça donnerait de "mauvaises" idées a un paquet de citoyens européens qui se poseraient alors la question: "mais qu'est-ce qu'on fait encore dans ce carcan ?"
Réponse de le 05/04/2015 à 23:37 :
Effectivement ce carcan étouffe l'Europe et appauvrit surtout ...les pauvres mais aussi, chose remarquable, les classes moyennes qui versent à l'extrême droite comme les classes moyennes allemande précipitant l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933. L'Europe favorise l'extrême droite, les fondateurs de l'Europe doivent se retourner dans leurs tombes...
a écrit le 05/04/2015 à 8:27 :
Quels sont les raisons profondes de l antgermanisme de ce journaliste? C est pathétique ce souhait de voir l Allemagne vaincue, à terre, sans habitants , humilie, contredite, défiée. Vraiment, heureusement que les allemands ont inventé la psychanalyse pour des cas comme ca!
Réponse de le 05/04/2015 à 10:33 :
Technique bien connue sous Brejnev : mettre en cause la santé mentale de votre contradicteur en cas d'absence d'arguments à opposer.
Réponse de le 05/04/2015 à 11:22 :
Pour l'instant, c'est la Grèce qui est vaincue, humilié, a terre, sans habitants (tous les jeunes fuient le pays)...et en l'occurrence par l'allemagne.

J'espère que dans ce sens vous trouvez ça aussi pathétique.
Réponse de le 05/04/2015 à 11:34 :
Markus, il faudrait voir à ne pas inverser les rôles. L'arrogance, le mépris, la volonté d'humilier est du coté germanique. Mais c'est vrai, le propre des barbares (qui a été un peuple qui a existé et qui a dominé il y a de cela plusieurs siècles) a toujours été de croire qu'ils sont les plus forts même après leurs défaites. Quand on leur dit que leur adversaire est intelligent, ils se sentent fatalement humiliés. Vous parlez de psychanalyse ? Relisez Freud alors et demandez-vous pourquoi vous retournez un compliment à l'égard d'un tiers (qui apparemment vous irrite) en une agression à l'égard de son adversaire (qu'apparemment vous adulez). Allez, acceptez que la voix du peuple Grec qui a élu Tsipras est supérieure à l'autorité de la Commission Européenne, à celle de la BCE et du FMI qui sont des instances non élues. Le choix de l'Allemagne et de la France de s'y soumettre à l'encontre de la démocratie n'a pas force de loi. Libre à la France et à l'Allemagne d'aller dans le mur, ces deux nation n'ont pas à imposer leur inconséquence aux autres. Inconséquence qui a des conséquence dansd les urnes. Quand 50% d'une population ne vote plus c'est qu'il y a un sérieux problème de démocratie. Et la psychanalyse qu'elle soit allemande ou non n'y peut rien d'autant qu'il est même dangereux de confier son esprit à des imposteurs.
Réponse de le 05/04/2015 à 11:37 :
Non monsieur, tout simplement désespère de voir a chaque fois une volonté de voir mon pays qui a certainement beaucoup de défauts traine dans la boue! Imaginez lire dans un journal allemand que des articles négatifs sur la France ! C est insultant et méprisant quand toute action est toujours soupçonné d étre motivées par de très mauvaises intentions.
Réponse de le 05/04/2015 à 11:37 :
Non monsieur, tout simplement désespère de voir a chaque fois une volonté de voir mon pays qui a certainement beaucoup de défauts traine dans la boue! Imaginez lire dans un journal allemand que des articles négatifs sur la France ! C est insultant et méprisant quand toute action est toujours soupçonné d étre motivées par de très mauvaises intentions.
Réponse de le 05/04/2015 à 13:07 :
C'est justement que l'on a fourni pas mal -énormément- de raisons pour que l'on vous soupconne.
Et, à propos de psychiatrie et de psychanalyse, les Allemands devraient quand même traiter leurs bolocages sur la monnaie et sur la morale protestante de la rédemption
Réponse de le 05/04/2015 à 14:44 :
Si votre pays se résume à Merkel, la CDU et la commission, alors oui, j'ai peur qu'au mieux une grande partie de l'Europe ressente de la défiance envers lui.

Pourtant l'Allemagne est bien plus que cela!
Réponse de le 05/04/2015 à 18:14 :
Alors pour vous le fait que Tsipras soit en position de force est de l'antigermanisme ? Mais pourquoi donc ? L'allemagne serait elle seul maitre a bord du vaisseau europe ?
Réponse de le 05/04/2015 à 18:39 :
Merci pour cette nuance que j apprécie même si je ne partage pas votre opinion politique et économique.
Réponse de le 05/04/2015 à 18:56 :
Godin, il est c'est lourder par une teut*
il a un gros probleme
Réponse de le 05/04/2015 à 19:21 :
@Markus
Où vous voyez que l’article de Romaric Godin est négatif sur l’Allemagne? Votre phraséologie pour le journaliste est inacceptable. Peut être pour cette raison Ernest Renan a écrit dans la «Prière sur l’Acropole» que les Germains étaient «péniblement civilisés».
Socrate
Réponse de le 05/04/2015 à 20:48 :
@Markus
Freud état autrichien. Rien que l’ignorance de ce détail prouve votre cécité...
Réponse de le 05/04/2015 à 22:42 :
L Allemagne comme d autres grandes puissances suscite la jalousie et le défi, et je pense que nous, les allemands doivent apprendre à vivre avec cela et assumer le leadership malgré nous!
Réponse de le 06/04/2015 à 11:23 :
@Markus. Vous dites:
"a chaque fois une volonté de voir mon pays qui a certainement beaucoup de défauts traine dans la boue! Imaginez lire dans un journal allemand que des articles négatifs sur la France !"

Hé bien figurez-vous que la presse allemande (qu'elle soit de caniveau ou "sérieuse") traine dans la boue la Grèce depuis bientot 5 ans avec une volonté tout naturelle et délibérée. Mais ça, cela n'a pas l'air de vous émouvoir... vous applaudissez des deux mains.

Votre pleurnichage n'émeut personne...Et quand au leadership allemand sur l'europe, on sait comment cela se termine. L'histoire ne se répète pas... mais elle béguaye tout le temps.
Réponse de le 06/04/2015 à 16:35 :
"assumer le leadership malgré nous!"

Se servir du taux d'intérêt servi par les marchés financiers grâce à la démographie Est-Allemande à genoux, ce n'est pas du "leadership" allemand, c'est de la rente.
a écrit le 04/04/2015 à 21:38 :
Est ce que tout le monde est conscient que d'une manière ou d'une autre , c'est nous contribuables français (entre autres..) qui devrons assumer l'ardoise grecque ?( 40 miliards.. 800e par français..)
Dette générée, rappelons le, par le fait de leur allergie aux impôts , leur propension à la fraude et à tous les subterfuges pour grappiller ce qui est possible de l'être (exemple : ne pas déclarer ses défunts pour continuer à percevoir leurs pensions , déclarer de faux handicaps pour toucher des allocations , ne pas finir leurs constructions pour ne pas avoir à payer de taxes , mais ne surtout pas solliciter leur très riche église orthodoxe ....)
+ Un 'armement totalement démesuré (vendu en partie par la France certes) mais sans leur mettre de couteau sous la gorge non plus ..
Personnellement je suis plutôt fourmi , et je serais vraiment écœurée de devoir faire des efforts pour contribuer au règlement de la dette d’égoïstes irresponsables ...
Maintenant si quelqu'un arrive à éveiller ma compassion pour ce peuple tant mieux , mais je crois que ce sera laborieux au vu de l'absence totale d’éléments à leur décharge à ma connaissance ...
Bref , je pense que de les laisser quitter le navire européen, serait nous débarrasser d'un fardeau au vu du chantage dont ils n'hésitent pas à user. Et tant pis s'il s'agit du berceau de la démocratie . Arrêtons là les dégâts , de toute façon , ont ils réellement l'intention de rembourser leurs créanciers ? Et comment ? Leur économie et leurs industries sont inexistantes... Avez vous déjà acheté un seul produit "made in Grèce ?" Moi jamais ...
Réponse de le 04/04/2015 à 22:25 :
Vous vous êtes fait embobiner par les discours des politiques. Les grecs n'ont pas touché 1 € de cet argent. Je vous conseille de regarder les très bonnes émissions d'Arte sur la Troïka et sur la crise grecque, et vous constaterez qu'il s'agit là d'une énorme manipulation de Goldman Sachs et consorts pour piller un pays ! Et je doute que vous n'ayez jamais acheté d'huile d'olive, feta ou fruits made in Grèce. On est en train d'affamer un peuple pour enrichir des spéculateurs. Et je vous rappelle que les grecs sont les plus gros travailleurs de l'Europe, ils bossent en moyenne 43h/semaine pour des salaires de misères. La Troïka a imposé un smig de 580 €/mois mais le prix d'un café est le même à Athènes, Paris ou Bruxelles...alors dites-moi où est l'égoïste irresponsable ?
Réponse de le 05/04/2015 à 12:26 :
Bonjour LNA, J'ai vu le reportage dont vous parlez sur "ARTE " . Nous n'avons pas compris la même chose visiblement... Jeter la pierre aux banques équivaut à cracher dans la soupe pour les grecs... Ce serait comme critiquer le médecin qui ne vous a pas correctement soigné après que vous ayez eu un grave accident avec un taux d’alcoolémie prohibé ...Leur situation est une conséquence (logique) de leur choix de vie de cigales...Cela ne veut pas dire qu'il faille les laisser couler, mais il va falloir qu'ils arrêtent d'accuser les autres d'être responsables de leur situation , et qu'ils fassent leur méa culpa et aient l'humilité de nous dire "merci" (si , si) au lieu de nous accabler sans cesse d'être de "gros méchants" qui profitent de leur misère.
Et qu'ils fassent preuve d'imagination pour vivre d'autre chose que de tourisme et d'huile d'olives .. Ceci étant dit , est ce que vous avez vu cet article qui indique que les retraités moyens grecs , touchent globalement autant , voire plus que les retraités allemands ? Allemands qui sont devenus leurs boucs émissaires .. Etes vous au courant que certains allemands n'ont pas davantage de salaire non plus ? Pourtant ils ne vont quémander de l'aide nulle part. Ils se débrouillent et "jouent" le jeu même si ils trouvent cela dur et révoltant pour certains... Leur demander réparations comme le font les grecs pour une occupation datant d'il y a près de 3 générations , est tout simplement indécent de mon point de vue ! Tous les peuples sont certainement redevables de par les (mauvaises) actions de leurs ancêtres ... A ce petit jeu là , on peut remonter à l'ère préhistorique aussi ..et on aurait sûrement des surprises d'arroseurs arrosés ! Vous savez sûrement également que les grecs ont préféré s’accorder un train de vie de quasi "nouveaux riches" et profiter un maximum de la vie lorsqu'on leur a versé des subventions lorsqu'ils ont intégré l'UE il y a quelques années. Leurs salaires ont flambé au détriment des biens collectifs , délabrés eux à présent (hormis l'investissement fait pour les derniers jeux olympiques , et qui ont été un gouffre financier eux aussi et une ruine de plus dans leur paysage .. ) ...
Je reste donc toujours en attente de toute information susceptible d'éveiller ma compassion pour les grecs..
Réponse de le 05/04/2015 à 13:52 :
Lna 61, merci de votre éclairage, je pensais que c'étaient les Chinois qui rachetaient tout en Grèce mais j'ai du être mal informé.^^,,, Et pourtant un article de la Tribune de 2012 parle du sujet et des pressions sur ceux qui veulent se syndiquer face aux employeurs chinois des dockers.
Réponse de le 06/04/2015 à 11:29 :
@ conscience12:
"Est ce que tout le monde est conscient que d'une manière ou d'une autre , c'est nous contribuables français (entre autres..) qui devrons assumer l'ardoise grecque ?( 40 miliards.. 800e par français..)"

Est-ce que vous êtes conscient que vous assumez non pas l'ardoise grecque , mais bien l'ardoise BNP-Credit agricole- Société Générale? Est-ce que vous êtes conscient que ce sont ces banques qu'on sauvent et pas l'état grec?
Réponse de le 06/04/2015 à 15:58 :
Simon , l'argent placé dans les banques , pensez vous réellement qu'il appartient au seul "vilain" banquier ? N'est ce pas le mien , le vôtre , le nôtre à tous (sauf à le cacher sous votre matelas, comme cela se voit encore de temps à autre )...
Et ces "vilains" banquiers (bouc émissaire idéal en temps de crise , car il en faut bien un..) , pourquoi ont il prêté autant d'argent si ce n'est parce qu'ils y ont été sollicités ? Tout comme les ménages , un pays doit gérer ses finances et éviter d'emprunter au delà d'un point de non retour ... Quel serait l'intérêt pour une banque de prêter de l'argent à quelqu'un d'insolvable expliquez moi ? La vision manichéenne du seul et unique responsable est naïve... rien n'est tout noir ou tout blanc... En tout cas si les grecs n'avaient pas dissimulé leur situation financière (catastrophique) réelle, nous n'en serions pas là.... et si on sauve les banques , c'est VOTRE argent , vos économies (durement épargnées peut être ..) qu'on va sauver ....
Réponse de le 06/04/2015 à 22:57 :
Conscience 12 n'a pas conscience que nous roulons tous pour les banques. L'histoire des cigales ou de la fainéantise des Grecs, c'est un mythe. En Allemagne, il parait (d'après Godin du journal la Tribune que l'on voit de temps en temps à 28 minutes sur Arte) que c'est un vrai déferlement de xénophobie qui est déversé sur les Grecs et que même des journaux convenables participent à la curée ! Mais soyons sérieux ! Tant que nous, gens de la base, nous nous mangerons le foi entre nous tout ira pour le mieux pour ceux qui tirent les ficèlles ! Les Grecs sont aux avant-postes, mais tous les peuples sont dans la même galère. (après, c'est juste une histoire d'état de la coque du bateau, mais c'est bien une galère !) Je lui conseille de lire au moins deux textes pour l'éclairer :"Le grand bon en arrière "de Serge Halimi du Monde Diplomatique et le livre de Susan Georges "leur crise nos solutions "histoire de voir l'envers du décors que les grands médias ne cherchent pas à nous dévoiler. Après, il il ya des écrits plus précis plus récents (pas toujours aisés à suivre mais trés enrichissants comme celui de Frédéric LORDON spécialiste de la finance au CNRS.: "Syriza : passer sous la table ou la renverser "! Certes, il y a des fainéants et des profiteurs, mais le tout, c'est de savoir où ils sont et surtout qu'elles places, ils occupent dans la société !
Réponse de le 07/04/2015 à 22:12 :
Mais pourquoi donc nous, européens, prêterions nous 7 milliards d'euros aux grecs, sachant qu'ils ne nous rembourseront jamais et ne réaliserons aucune des réformes qu'ils nous promessent de réaliser. On ne parle déjà même plus des deux milliards d'aides que nous leur avons accordé il y a quinze jours. La Grèce est un puit sans fond.
Réponse de le 07/04/2015 à 22:13 :
Mais pourquoi donc nous, européens, prêterions nous 7 milliards d'euros aux grecs, sachant qu'ils ne nous rembourseront jamais et ne réaliserons aucune des réformes qu'ils nous promessent de réaliser. On ne parle déjà même plus des deux milliards d'aides que nous leur avons accordé il y a quinze jours. La Grèce est un puit sans fond.
Réponse de le 07/04/2015 à 22:14 :
Mais pourquoi donc nous, européens, prêterions nous 7 milliards d'euros aux grecs, sachant qu'ils ne nous rembourseront jamais et ne réaliserons aucune des réformes qu'ils nous promessent de réaliser. On ne parle déjà même plus des deux milliards d'aides que nous leur avons accordé il y a quinze jours. La Grèce est un puit sans fond.
a écrit le 04/04/2015 à 17:41 :
Quelle serait la vraie consequence pour l'UE de laisser tomber les Grecs, voire de leur proposer de quitter l'Euro?
Réponse de le 04/04/2015 à 19:09 :
Quelques milliards de perdus pour les banques privés françaises et cela ne doit donc pas concerner les contribuables français (ceux qui payent des impôts pas ceux qui sont et travaillent avec l'état = gouvernement qui font parti de la classe des privilégiés et qui ne payent RIEN !))
Réponse de le 05/04/2015 à 18:26 :
Personne ne le sait vraiment, puisque la joie des CDS c'est qu'ils sont aussi opaques qu'un compte en suisse. On sait juste que c'est la Deutsch bank qui a le plus a perdre en cas de sortie de la grece de l'euro. On ne sait pas combien, gageons plusieurs centaines de milliards !
Réponse de le 06/04/2015 à 11:07 :
FX;: d'après Reuters France, Deutsche Bank est exposée à hauteur de 298 millions d'euro alors que Commerzbank l'est pour 400 millions et KfW pour 15 milliards...BNP 700 millions fin 2013 mais n'a plus fait de commentaires depuis.
a écrit le 04/04/2015 à 12:43 :
Les grecs auront le dernier mot et très rapidement l'euro enfoncera son plancher historique contre le dollar.
Réponse de le 04/04/2015 à 19:12 :
L'euro va décrocher par rapport au dollar, du coup les USAs vont augmenter leur taux, la France va être obligé de faire pareil sinon il n'y aura plus d'argent en France et c'est la que notre dette de 100% du PIB va EXPLOSER. La France = Grèce !
Réponse de le 05/04/2015 à 14:51 :
Vous pensez que les USA vont augmenter leurs taux si le dollar flambe?

C'est peu crédible, et ils sont déjà bien embêtés car ils avaient prévu de le faire mais le QE et la baisse de l'euro les en empêche.

Quant à la France et l'Europe ils ont très bien vécu avec une euro à 0.8 dollar, il reste de la marge à la baisse.

Le reste de votre commentaire en devient presque amusant.
a écrit le 04/04/2015 à 12:06 :
"Parait-il" c'est exactement cela, une propagande gouvernementale basée sur un bidouillage de chiffres...
Et même si le dieu "PIB" se remettait un peu à frétiller, cela serait une reprise avec toujours plus de chômage et toujours plus d'inégalités entre des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres.
Si la situation de la Grèce vous lasse cela n'engage que vous, merci de ne pas inclure "tout le monde" dans cet égoïsme.
Réponse de le 04/04/2015 à 19:02 :
Et que propose vraiment votre héros Tsirpras à part vivre sur le dos du reste de l'europe?
Réponse de le 05/04/2015 à 11:51 :
Vous pouvez développer Pedro ? Vivre sur le dos du reste de l'Europe ? C'est à dire ? Eclairez ma lanterne mais ne me sortez pas toute la propagande médiatique habituelle anti-Tsipras car celle-ci bien trop au raz des pâquerettes je la connais et ne m'a jamais convaincu.
Réponse de le 05/04/2015 à 18:32 :
Vivre sur le dos du reste de l'Europe ? Alors que justement ce pauvre Tsipras ne demande qu'un peu d'air pour appliquer sa propre politique, et plus celle de l'Europe dont on a vu les consequence durant les 5 années passées ?
Réponse de le 07/04/2015 à 22:22 :
Mais puisque l'Europe est si néfaste, pourquoi n'en sort il pas ? Et pourquoi venir encore lui demander 7 milliards tout en l'accusant de tous les maux ? Vous prêteriez de l'argent vous, à quelqu'un qui viendrait vous abreuver d'injures ?
a écrit le 04/04/2015 à 11:47 :
Hé bien Romaric, vous êtes d'une constance intéressante dans la défense des intérêts grecs. Cela étant, je ne partage pas du tout votre vision de la situation. Mais nous en saurons plus dans 6 jours.
a écrit le 04/04/2015 à 10:08 :
Attendez la semaine prochaine. On verra bien ce qui restera de ce "renversement de situation".
Qui va encore croire que Alexis le Grand pourra signer un cheque (couvert) de 0,5 milliard pour ke FMI. Même pas M Godin !!
Réponse de le 04/04/2015 à 16:10 :
Pour quelle raison devrait-il "signer un chèque" ? Il peut très bien décider que non. Et le FMI ne pourra rien y faire :D
Réponse de le 04/04/2015 à 17:26 :
S'il ne paie pas, d’après vous, qui lui prêtera dans les semaines, mois et années a venir ?
Les grecs y sont jusqu'au cou.
Réponse de le 04/04/2015 à 23:02 :
Personne, pour quoi faire ?
Réponse de le 05/04/2015 à 8:43 :
@Pat178,

La question serait plutôt qui souffrirait le plus des Grecs ou des créanciers (=nous) ? Les Grecs sont déjà dans une situation de misère terrifiante grâce aux réformes structurelles imposées par l'Europe depuis 2010 alors ils n'ont plus grand chose à perdre.

C'est une autre histoire pour les créanciers (=nous). Ils auraient non seulement à supporter une perte du montant de la dette grecque mais surtout à encaisser l'effet boule de neige sur le système financier déjà mal en point. Même en ayant refilé la dette à la BCE et aux contribuables, cela ferait à mal beaucoup de pays et donc par ricochet aux banques et institutions financières.

Par ailleurs, il y a des rumeurs insistantes de propositions d'aides russes et chinoises pour pallier l’arrêt des prêts occidentaux (historie de rendre la monnaie de la pièce pour l'Ukraine). Zbigniew Brzezinski, l'une des voix influentes de la politique étrangère américaine a déjà fait part de ses préoccupations sur le sujet : «La Grèce, amie de la Russie, pourrait retarder voire “paralyser” par son veto la réponse de l'Otan à une violation de sa défense collective».

Bref, un nouveau défaut de paiement grec pourrait faire très mal non seulement à l'Europe mais à l'ensemble des pays de l'OTAN. Vraiment une superbe réussite la gestion de ce dossier par l'UE.
Réponse de le 05/04/2015 à 12:07 :
Laurent K, votre perspective m'amuse (un brin seulement car je suis aussi dans le bateau). Pourrait-elle être de nature à imposer un changement de cap radical ? Si oui alors allons jusque là.
Réponse de le 05/04/2015 à 18:33 :
Justement si vous avez compris, Tsipras fait tout pour ne pas le signer ce cheque. Entre les grecs et les banques, il semble qu'il ait choisi une voie differente de notre ennemi de la finance national !
a écrit le 04/04/2015 à 10:06 :
il va à Moscou et va revenir avec un chargement de billets nouvellement imprimés. enfin le premier pays qui a un nouvelle objectif: essayer une autre voie que celle de l'esclavage de l euro.
a écrit le 04/04/2015 à 9:40 :
On ne peut pas nier que M Godin reste fidèle à ses convictions! Certains se rappellent peut être l'article affirmant que la Grèce était en position de force au début de la crise... Mais croire n'est pas savoir... Loin de là. Tout le monde est lassé de la Grèce. La reprise s'annonce, paraît-il. Les européens vont passer à autre chose quitte a prendre leurs pertes.
a écrit le 04/04/2015 à 9:40 :
Les grecs nous montre le chemin face aux intransigeances europeennes.
Bravo à Romaric Godin pour ses décrytages pointus de la situation grèce et de l'intelligence politique de ses dirageants.
a écrit le 04/04/2015 à 8:49 :
Le fait qu'un homme politique agisse ((pour une fois !!!!! )) dans l'intérêt du peuple !
CELA ME SEMBLE GRANDIOSE !!!!!!!
Pourrait-on envisager cette "hypothèse" demain en FRANCE ????????
Les miracles sont bien à LOURDES !
signé : un français moyen qui commence à aimer les Grecs d'aujourd'hui
après avoir admiré les ANCIENS : Socrate ,Euclide,Périclès,HIPPOCRATE et Tant d'Autres (après avoir "détesté"-!- les modernes du PASOK et autres politicards véreux ) !!!
Réponse de le 04/04/2015 à 9:32 :
Vous êtes sûr de savoir ce qu'est l'intérêt du peuple?
Réponse de le 04/04/2015 à 11:52 :
Je ne prétend pas savoir ce qu'il est mais ... ce qu'il n'est ""sûrement"" PAS !!! OUI ! Et je pense que l'intérêt de TOUS les peuples d' EUROPE est d'être SOLIDAIRES et d'être ""SOUVERAINS"" et libérés de la domination des USA ...Goldman et Tous les Autres qui nous exploitent ....ne serait-ce que par l'abus qu'il font de l'emprise de leur "dollar" dont NOUS sommes captifs ...etc...etc...
Mais ,la roue TOURNE ...JE CROIS QUE NOUS LE VERRONS BIENTOT..........
Réponse de le 04/04/2015 à 16:13 :
Parce que vous, vous croyez savoir ce qui est le mieux pour le peuple grec :) ?
Réponse de le 04/04/2015 à 16:13 :
Parce que vous, vous croyez savoir ce qui est le mieux pour le peuple grec :) ?
Réponse de le 04/04/2015 à 19:11 :
Souverains les grecs et Tsipras? entre faire la manche à Bruxelles et faire les beaux yeux à Moscou elle est où la souverainté greque?
Réponse de le 05/04/2015 à 13:14 :
PEDRO : "Vous êtes sûr de savoir ce qu'est l'intérêt du peuple?|"

Si je ne suis pas en mesure de le définir avec moultes précision, je peux vous affirmer qu'il se trouve exactement à l'opposé des dictats néolibéraux de cette "Union" Européenne si dévoyée de ses objectifs initiaux et des aspirations des visionnaires qui l'ont promue
Réponse de le 05/04/2015 à 18:36 :
Ca c'est votre interpretation, forcement biasée vu la pietre qualité de la couverture médiatique concernant la Grece. Tsipras demande juste du temps, il a exclu de nouveaux financement européens, et exclu aussi de demander une aide financière a la Russie. Il veut juste un peu de repit pour appliquer son programme : c'est ça faire la manche ?
Réponse de le 06/04/2015 à 11:37 :
@ Pedro
"Vous êtes sûr de savoir ce qu'est l'intérêt du peuple?"

C'est pas sorcier dans ce cas de figure.... l'intérêt du peuple se trouve à l'opposé de ce que disent les technocrates Européens et les hommes politiques véreux qui ont appliqués le EFSF (Fond Européen de stabilité financière).
a écrit le 04/04/2015 à 7:27 :
La Gréce a beaucoup plus à perdre en jouant le défaut.En tennis on appelle ca monter au filet en chaussettes.Ils se rayent de facto des emprunts pour un bon bout de temps.Comme si l'exemple Argentin n'était pas suffisant.
Réponse de le 04/04/2015 à 9:47 :
L' Argentine est au contraire un exemple à suivre avec un fort taux de croissance pendant 8 ans après avoir tourné le dos à la politique de taux de change fixe avec le dollar. L' équivalent de l' euro-drachme actuel :
http://data.lesechos.fr/pays-indicateur/argentine/croissance-du-pib.html
Réponse de le 04/04/2015 à 14:30 :
L'Argentine est en effet un cas très intéressant : croissance essentiellement due à la hausse des matières premières, dès que la fête est finie (comme maintenant), tous les problèmes enfouis sous le tapis resurgissent : inflation, problèmes de balance des paiements...
a écrit le 04/04/2015 à 4:42 :
Ce que je observe maintenant c'est que le pouvoir réelle est bien dans les main des bureaucrates de tout pays confondu qui est une classe d’élite qui c'est renforcer avec celle qui dirige l'Europe, cette classe maintenant a pris le pouvoir directe, les politiques ne sont que des comédiens.
Pour éliminer le pouvoir des bureaucrates il ne reste que de sortir de l'Europe, l'espoir est maintenant dans la Grèce.
Réponse de le 05/04/2015 à 13:22 :
En ce moment, les Grecs ne se battent pas seulement pour leur survie dans la dignité (et c'est la seule survie qui vaut la peine).
Leur lutte aura des repercussions sur le destin de tous les autres peuples européens, car la Grèce fut le cobaye de la grande expérimentation du démantèlement complet de l'Etat-providence et d'une société thatcherienne "de deux tiers" inversée (deux tiers de la population pauperisées, un tiers classe moyenne).
Si les Grecs perdent, ce sera le tour de tous les autres
a écrit le 04/04/2015 à 1:16 :
c'est toujours un régal de lire dans La Tribune la rubrique de Romaric Godin "bouzouki & sirtaki, sont les deux mamelles grecques"...
Pour ceux qui veulent un autre point de vue (tout en restant de gauche) voyez l'article d'hier dans le Guardian par Natalie Nougayrède intitulé "Alexis Tsipras looks to Moscow but risks becoming Putin’s useful idiot" (AT se tourne vers Moscou mais risque de devenir l'idiot utile de Poutine) Sans commentaires...
Merci M. Godin, continuez de nous faire rire...
Réponse de le 04/04/2015 à 16:11 :
Bonjour euh, j'ai lu hier l'article du Guardian qui présente, en effet, pas mal d'arguments très pertinents.^^,,
Réponse de le 07/04/2015 à 2:11 :
"AT se tourne vers Moscou mais risque de devenir l'idiot utile de Poutine" "Sans commentaires..." Si, un seul: vous pensez certainement que AT est suffisamment stupide, comme sans doute tous les Grecs selon vous, pour ne pas percevoir ce genre de détail....Il vaut peut être mieux devenir un idiot (à vos yeux) en position de force qu'un génie opprimé....
a écrit le 04/04/2015 à 0:35 :
La Grece choisit son camp, selon son naturel de pays rongé par l'utopie communiste post 70, normal qu'elle ait la nostalgie des uniformes de l'armée rouge: allez vite qu'elle file à l'Est et passe au rouble ciao ciao !
Réponse de le 05/04/2015 à 18:37 :
Y'a jamais eu d'utopie communiste en Grece, qui est au contraire un peuple plutôt entrepreneur et libéral. Mais bon, quand on ne sait pas, j'imagine qu'on se sent obligé de raconter n'importe quoi ...
Réponse de le 06/04/2015 à 1:20 :
Frank , parce que la Russie de Poutine vous semble encore communiste et en uniforme de l 'armée rouge ?? Ah,ah faudrait voir à sortir des clichés poussiéreux de vos james Bond ! c est plutôt un pays dirigé par des mafias et abandonnée au libéralisme féroce ! lisez les journaux d ' aujourd'hui ! et concernant la grèce , si une gauche radicale est élue aujourd'hui , c 'est que ce peuple est en train de souffrir , jeunes , vieux , actifs crèvent la dalle ( au sens propre du terme ) , la seule alternative électorale avec le facisme d 'extrême -droite . l histoire de la Grèce est bien plus complexe que le raccourci mesquin que vous en faites . Quand à tous ceux qui voudraient culpabiliser le peuple grec de sa situation actuelle , je leur rappellerais juste que : 1° les décisions d 'emprunts et falsifications des comptes par Goldman Sachs reviennent aux représentants politiques grecs.. et qui même élus par un peuple , ont fait leur sauce pour les intérets de quelques uns 2° la plus grande responsabilité revient aux dirigeants politiques européens qui ont accepté l' adhésion de la Grèce dans la zone Euro ... sans aucune harmonisation fiscale , législative avec les états membres ... pourquoi ?? les investiseurs et autres industriels savent à quel point ça leur a été fructueux .. alors plûtot que de salir un peuple , prenez -vous en aux vrais responsables l 'Europe des technocrates vendus aux financiers et gardez que ces vieux relents nationalistes pour votre salon , lisez , cultivez vous !! montrez vous digne d être un être humain doté d 'un cerveau .
Réponse de le 09/04/2015 à 19:29 :
Il y a grand nombre de representations justes dans ce comentaire. Je voudrai pourtant preciser que les systemes fiscaux dans les pays de UE et de la zone euro gardent encore leur caractere national. Cad il n'y a pas de systeme uniforme europeen y compris dans la zone euro. Meme la question de la libre circulation des capitaux n'a pas ete respectee dans le cas de CHYPRE il y a 2 ans. N'en parlons pas de la question de la libre circulation des citoyens. Le 1/3 des gens des pays du Sud de l'Europe a le droit de ne pas pouvoir voyager manque d'argent! sic
a écrit le 04/04/2015 à 0:33 :
La Grèce, too big to fail ?
a écrit le 03/04/2015 à 23:37 :
Il s'agit la de calculs de boutiquiers ...
L"Europe est un reve d'unite, mais aussi de responsabilite ...
La Grece actuelle fait honte a ses ancetres !
Certes la misere y est presente, mais elle est partout dans le monde, qui n'ont eux seulement pas la possibilite ou la volonte de faire chanter les autres....
Le veritable visage de la Grece apparait au Monde : C'est bien triste.
J'espere que le jeune Grec ne se satisfait pas de cela : Qu'il conserve sa fierete et decouvre l'honnete qui manque a ses aines !
Réponse de le 05/04/2015 à 18:39 :
Bien au contraire, enfin la Grece se relève, enfin de la dignité dans un gouvernement qui choisi et decide en fonction de l'intérêt de son pays, pas comme les marionnettes des gouvernements précédents qui ont acceptés toutes les humiliations. Enfin un gouvernement qui tient ses engagements et qui place son peuple avant les banques, a l'opposé totale de notre ennemi de la finance national !
Et c'est eux que vous traites de malhonnêtes ?
a écrit le 03/04/2015 à 22:23 :
L’article d’Ambrose Evans-Pritchard signalé par Romaric Godin indique que la Grèce n’a pas assez d’argent pour payer à la fois le FMI (458 millions d’euros le 9 Avril) et les salaires et la sécurité sociale le 14 Avril. Le gouvernement grec ayant indiqué encore aujourd’hui qu’il paierait effectivement le FMI le 9 avril, a-t-il assez d’argent pour l’échéance du 14 avril et comment va-t-il se débrouiller si ce n’est pas le cas et si les créanciers européens continuent à ne pas débloquer d’aide supplémentaire ? On peut, dans ce cas, imaginer une avance remboursable, en urgence, de la banque centrale grecque à l’État grec (comme jadis pratiquée en France par la banque de France sous la monnaie nationale, le Franc) mais qui est interdite par le cadre institutionnel de l’euro et de la BCE. Supposons néanmoins que la Grèce ait assez d’argent pour passer à la fois les échéances des 9 et 14 avril sans argent supplémentaire prêté par les créanciers, l’article d’Ambrose Evans-Pritchard précise que la Grèce devra, à nouveau payer le FMI pour 200 millions d’euros le 1er mai et pour 763 millions d’euros le 12 mai. En outre le premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé la suppression du forfait hospitalier de 5 euros et l'embauche de 4500 employés dans le secteur de la santé. Ces deux mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts entrepris par son gouvernement pour lutter contre ce qu'il qualifie de crise humanitaire en Grèce provoquée par les politiques d'austérité mises en œuvre en échange de l'aide financière internationale. Ce qui signifie que l’État grec diminue ses recettes, accroit ses dépenses et donc ses besoins de financement.
Réponse de le 05/04/2015 à 18:42 :
L'état accroit effectivement les depenses, mais tout reste a priori couvert par les recettes, qui ont d'ailleurs progressé de 13% en mars, avec un budget primaire toujours dans le vert !
A votre avis, le plus efficace pour sortir un pays de la crise, c'est déverser toujours plus d'argent dans le système bancaire, ou bien investir dans l'économie reelle ?
a écrit le 03/04/2015 à 19:36 :
On apprécié ou pas Tsipras, c'est le seul qui tient tête à Angela Merkel et j'espère sincèrement que les grecs qui ont beaucoup souffert puissent enfin respirer. ZITO ELLADA
Réponse de le 03/04/2015 à 21:46 :
La Grèce prépare un plan de retour à la drachme, se prépare à manquer un remboursement au FMI. À quand la France en fera de même ?
a écrit le 03/04/2015 à 19:23 :
Et le feuilleton continue, continue continue.............!!!!!!!!!!!!!!!! La mèche est allumée, aux abris, trop tard, boum !!!!!!!!!!
a écrit le 03/04/2015 à 18:23 :
une question essentielle qui organise le deficite d un pays ; les banques ! en les poussant a organiser les grandes manifestations notamment sportives (jeux olympiques pour l espagne et la grece le championat d europe en foot) ou encore vendre de l armement ( comme la france qui vend des avions a l egypte qui doit s endetter pour les payer) ces vendeurs que le pape francois nomment les :entrepreneurs de morts :qui vendent pour que les guerres puissent continuer et j atouterai ils les provoquent et ce serait pas nouveau
a écrit le 03/04/2015 à 18:00 :
Cette histoire Grecque... peut-être une victoire de la démocratie.
a écrit le 03/04/2015 à 16:51 :
Quand on voit l'évolution actuelle de l'euro, le monde financier n'a guère l'air ému. Tsipras stratège ou bouchon sur la mer? le peuple aime les combats mais une fois le jeu passé, il pense à son pain et si l'Etat grec ne peut plus payer ses fonctionnaires et pensionnés...
Réponse de le 05/04/2015 à 18:43 :
Justement, avec un budget largement positif en excluant le service de la dette, l'etat grec a tout intérêt a sortir du carcan contraignant et mortifère de l'Europe !
a écrit le 03/04/2015 à 15:54 :
Tsipras redonne de l'espoir aux européens, citoyens j'entend.
Bravo aux grecs qui ne courbent pas l'échine et ont prit au propre piège les autocrates qui sévissent à Bruxelles
Réponse de le 03/04/2015 à 16:38 :
tout à fait en phase avec vous il faut arrêter d'être à la botte de ces fonctionnaires de Bruxelles.
a écrit le 03/04/2015 à 15:28 :
Demain on vous propose d'hériter de la situation économique de l'Allemagne ou de celle de la Grèce, laquelle choisissez-vous ? Lorsque Varoufakis est arrivé, certains commentateurs économiques ont fait l'éloge de sa vision tactique tirée de la théorie des jeux....Avant qu'il ne les contredise lui-même jugeant que la situation était trop sérieuse pour agir ainsi. Je pense qu'il en va encore de même aujourd'hui : Tsipras n'a aucune tactique, il gère simplement le plus longtemps possible la contradiction dans la volonté du peuple grec : rester dans l'Europe mais ne pas en respecter les règles communes.
Il est impressionnant de voir l'entêtement de certains journalistes français contre l'Allemagne. Quoi qu'on en dise, c'est la position responsable de l'Allemagne qui ne veut pas laisser tomber la Grèce qui fait que les négociations durent encore....
Réponse de le 03/04/2015 à 17:33 :
L'Allemagne ne veut surtout pas laisser tomber ses banques, endettées jusqu'au cou en Grece, ni ses marchands d'armes. La grece est un des premiers marchés pour l'allemagne pour tout un tas de produit, une sortie de la Grece de l'euro donnerait un coup de frein a toute l'economie de l'Europe !
Réponse de le 03/04/2015 à 17:57 :
Et vous pensez que les 1200 milliards d euros injectés dans le système bancaire européen à quelques semaines de l élection de syriza sont une coïncidence ? Tout est déjà en place pour parer à l éventualité d une sortie de la Grèce. Quant aux marchands d armes, pour exemple l Allemagne a donné un fin de non recevoir à des commandes pour plus de 300 millions de l Arabie Saoudite pour éviter d envenimer le conflit chiite - sunnite. Loin des débats sans fin et sans fond des latins, l Allemagne se donne les moyens de son indépendance ... En silence.
Réponse de le 04/04/2015 à 9:52 :
La démarche de l'allemagne relève de la malhonneté intellectuelle au sein de l'euro: baisse des salaires,tarif horaire de travail , fabrique des véhicules ds des pays à low cost.Son excédent extérieur a été fait sur le dos des salariés allemands ( 8 millions de pauvres) et de salariés tout aussi pauvres extérieurs. La remise de sa dette en 53 .... perte de mémoire. Rien à espérer sauf pour les banques de jouer "les suceurs de roue" de Merckel.
Réponse de le 04/04/2015 à 12:14 :
FAUX En Allemagne les salaires augmentent plus vite qu'ailleurs en Europe. Vérifiez vos informations
Réponse de le 04/04/2015 à 22:48 :
Ah oui ! surtout les salariés payés à 400 € et le tarif horaire 1 € ! vérifiez aussi !
a écrit le 03/04/2015 à 14:42 :
Le journaliste ne fait que citer ou décrire une situation, l'Europe se prépare à lâcher la Grèce, car la décision d'avoir fait entrer la Grèce a été prise sur une base politique et non pas économique sur des symboles on en voit le résultat. Deuxième élément la Grèce a besoin de l'Europe, elle n'a pas besoin de la Grèce on peut dire que l'Espagne et le Portugal qui ont fait les réformes vont laisser tomber la Grèce qui n'a fait aucune réforme et attende des autres, le journaliste ne voit pas que l'Europe prépare le grexit, il arrive.
a écrit le 03/04/2015 à 14:27 :
L’Europe se voulait l’égal des États-Unis. Les États-Unis d’Europe devaient même devenir la première puissance du monde. Mais, imbibés de mimétisme, nous vivons une époque bipolaire, et aux moments d’exaltation succèdent les moments de déprime. L’Europe se révélait surtout une vaste machine technocratique soumise à l’influence de lobbys tout puissants. Puis il y a eu la réunification de l’Allemagne et, au nom d’une exaltante mais fantasmée “réunification européenne”, l’Europe s’est agrandie de douze nouveaux membres. Mais il a fallu bien constater que le revers de cette si glorifiée réunification était l’impossibilité désormais reconnue, à 28, et aussi disparates. de créer un véritable état fédéral européen. Toujours cette même alternance exaltation-dépression. La bipolarité est un mal tenace.

Entretemps il y avait eu l’euro, et ses pères s’étaient à nouveau exaltés, se voyant une fois encore en "géants de l’histoire". Mais, nouvelle déprime car, en 2007-2008, l’euro ne protège pas la zone euro. Bien au contraire, il l’enfonce dans les déficits, les dettes, et surtout accentue dramatiquement les déséquilibres entre riches et pauvres. Qu’à cela ne tienne ! “Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour défendre l’euro” affirme le président de la BCE, “quoi qu’il en coûte”. Il arrive ainsi, aux gens bipolaires, s’il ne peuvent atteindre le meilleur, de viser le pire.

Nous sommes désormais dans un avion dont le pilote, l’oligarchie bruxelloise, enfermé seul dans le cockpit, dirige l’avion vers la montagne. Le verrou et le blindage de la porte sont solides : aux peuple qui sonnent pour entrer et reprendre les commandes, il est répondu d’une formule définitive qu'”il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens”. Les succès des partis Mouvement cinq étoiles, Syriza, Podemos, FN, Ukip… sont autant de coups de pioche contre la porte blindée du poste de pilotage, les cris des passagers se font de plus en plus forts, mais arcbouté sur ses commandes, le pilote ne peut plus reculer, il n’ose pas. Et puis, ne pouvant atteindre son rêve, il aura au moins provoqué une catastrophe qui restera dans l’histoire…
a écrit le 03/04/2015 à 14:06 :
le petit perd toujours !
a écrit le 03/04/2015 à 13:28 :
Je regrette que ce monsieur amalgame l'union européenne avec l'Europe et les européens!
Réponse de le 03/04/2015 à 16:50 :
vous voyez moi je les les place dans le même sac lesté de béton.
Réponse de le 03/04/2015 à 22:34 :
Vous ignorez que la zone euro n’a pas été décidée ni par Kohl ni par Mitterrand, mais lors qu’une réunion à Washington en juin 1965 avec Robert Marjolin, le représentant de la CEE. Nous n'avons plus de mémoire en Europe, merci aux médias et à nos enseignants.
a écrit le 03/04/2015 à 13:26 :
Tsipras grand stratège ? Vous le dites vous-même : le débiteur insolvable est toujours en position de force. Soit les créanciers font des concessions, soit la Grèce fait défaut mais dans chaque scénario les créanciers mettent la main à la poche. J'ai toujours pensé qu'il fallait éviter le Grexit mais pas à n'importe quel prix. Si Tsipras est prêt à faire défaut et sortir de l'euro, qu'il le fasse et qu'il se dém*rde avec la fuite des capitaux, la drachme dévaluée, la fin des liquidités de la BCE,...
Que les européens actent leurs pertes et qu'on en finisse
Réponse de le 04/04/2015 à 15:17 :
Une autre solution consisterait en un étalement de la dette et une baisse des taux d'intérêts. Ainsi personne ne serait perdant. mais il semble que cela ne soit pas le sujet des forces réactionnaires qui dirigent la CE. Pour eux la question grecque est purement idéologique et politique. Iront-ils jusqu'à la rupture avec ses conséquences pour sauvegarder le leadership de la droite en Europe ? That the question.
a écrit le 03/04/2015 à 13:18 :
"L’orthodoxie" fait parti de la "règle des jeux" qui consiste a ne pas jouer ou, si l'obligation se fait sentir, a suivre des règles immuables et avoir la foi!
a écrit le 03/04/2015 à 13:11 :
"Alexis Tsipras a, en tout cas, placé la chancelière dans une situation difficile : ou prendre le risque politique d'un défaut grec ou prendre le risque politique d'une aide « sans réformes » à la Grèce. "

Sans réforme, vraiment ? Sans compter les réformes mises en place avant ce gouvernement, Tsipras a déjà capitulé sur l'essentiel. Son pays est condamné dans l'euro et tout le monde le sait mais il y a une volonté de le maintenir pour une question politique (on a peur qu'un grexit ouvre la voie à d'autres pays et que l'UE n'y survive pas, voilà tout).
Réponse de le 03/04/2015 à 13:32 :
Capitulé sur l'essentiel ? Vraiment ?
Allez, expliquez nous qu'on rigole !
Réponse de le 03/04/2015 à 22:09 :
L'essentiel oui, comme la hausse du salaire minimum, la fin des privatisations, la restructuration de la dette, un délai de paiement de celle-ci, la création de 300000 postes de fonctionnaires et bien d'autres choses encore... Je vous laisse voir ça, Google est votre ami ;-)
Réponse de le 04/04/2015 à 16:29 :
Faut prendre conscience que ces soit-disantes "capitulations" sont suspendues aux négociations actuellement menées ?

Rien n'obligera Tsipras à les mener si, comme il est indiqué dans l'article, les deux parties ne trouvent pas d'accord réel.

L'important est que Tsipras négocie, et prenne des décisions en conséquence. Si Tsipras décide finalement de sortir de l'UE, il pourra mettre en place ses réformes et là, créanciers ou pas créanciers, UE ou pas UE, il pourra tranquillement appliqué son programme.

Il est gagnant sur toute la ligne, pendant que les frileux continueront à faire leur petit numéro du "il n'y a pas de changement possible", la Grèce reconstruira une société se préoccupant de la vie de ses citoyens. Et ça, ça n'a pas de prix.
Réponse de le 05/04/2015 à 18:47 :
Il n;y a aucune capitulation, au contraire de ce que vous pouvez lire dans la presse européenne bien mal informée, ou desinformante.
Tsipras a pour l'instant appliqué son programme a la lettre, ce qui lui vaut une popularité exceptionnelle (+ de 80%). La première partie de la hausse du salaire minimum a deja été actée, la restructuration et l'audit de la dette est en pleine discussion au parlement, les privatisation a venir sont toutes stopées (seules les privatisation actées ou en cours ne seront pas revisées), et un plan d'embauche de 4500 personnes dans les hopitaux vient d'être soumis a discussion. Non vraiment, dites moi ou vous voyez des promesses non tenues ? Ou alors vous confondez avec la France ?
a écrit le 03/04/2015 à 13:07 :
Tout ce que je constate, c'est qu'à l'heure où j'écris, le taux grec à 10 ans est à 11.86 %.... alors que l'OAT 10ans est à 0.48% et le Bund 10 ans à 0.2%
Réponse de le 03/04/2015 à 14:27 :
Et l'orchestre du Titanic jouait 3/4h avant qu'il ne sombre définitivement... Les fonds de Bernard L. Madoff Investment Securities LLC étaient cotées AAA (triple A) selon S&P le jour de la faillite de la société. Les exemples sont légion!
a écrit le 03/04/2015 à 13:04 :
Etonnante analyse psychanalytique basée sur ... rien !
Il faut signer "point de vue personnel relevant de la fiction et n'engageant que son auteur".
Parce que, sinon, une telle analyse déconsidère le sérieux de La Tribune...
Réponse de le 03/04/2015 à 13:33 :
Pourtant tout est bien expliqué dans ce long article ?
Dites nous ce que vous ne comprenez pas ?
Réponse de le 03/04/2015 à 14:09 :
Tout a fait d'accord , cela fait quelques mois que Mr Godin a pris fait et cause pour Tsipras et que son point de vue est partisan. C'est son droit mais comme vous le signalez ce n'est plus du journalisme et cela devrait etre une tribune personnelle
Réponse de le 03/04/2015 à 16:43 :
On peut comprendre votre avis si votre point de vue se limite à vous courber en permanence devant les fonctionnaires de Bruxelles,c'est peut être votre job et vous tenez à votre place.
a écrit le 03/04/2015 à 12:45 :
Charles Gave sur l'euro :

"Le risque c'est que la Grèce sorte et que ça marche."
https://www.youtube.com/watch?v=uCtfswOc1-8
Réponse de le 03/04/2015 à 13:28 :
Mais cela marchera, en tout cas mieux qu'avec l'Euro et la Françe serait bien inspirée de suivre le mouvement.
Leur doctrine et leur formatage de l'Europe et de l'Euro est pour moi plus que suspect surtout venant de soi-disants élites, voyez dans qu'elle panade ils nous ont mis. Lamentable.....
a écrit le 03/04/2015 à 12:33 :
Godin qui se fait des films comme un gosse de 12 ans. C'est pathétique...
Réponse de le 03/04/2015 à 16:45 :
bien sûr vous vous êtes resté aux bisounours.
a écrit le 03/04/2015 à 12:24 :
S'il n'y avait que la Grèce l'Allemagne céderait. Mais l'Allemagne est obligée de prendre en compte que si elle cède sur la Grèce, il lui faudra céder tôt ou tard sur d'autres pays en difficulté de la zone euro (Espagne, Portugal, Italie, Chypre, la France pourquoi pas) et l’État allemand craint d'avoir à tenir le rôle du prêteur en dernier ressort des pays en difficulté de la zone euro (ou d'une mutualisation via la BCE qui reviendrait au même), compte tenu des risques financiers que cela représente.
a écrit le 03/04/2015 à 12:22 :
Merci encore à Romaric Godin pour la pertinence de ses analyses .La voie suivie par Syriza montre qu'il existe un préalable à respecter avant toute tentative de desserrement du carcan européiste, c'est l'union nationale.Exemple à méditer pour tout mouvement, qui ailleurs en Europe, serait tenté de suivre son exemple.Ce mince espoir, si ténu soit-il, est toujours bon à entretenir.
a écrit le 03/04/2015 à 12:20 :
Excellente analyse qui décrit avec réalisme les rapports de force politiques. Rien n'est effectivement gagné d'un côté ou de l'autre.
Et qui éclaire a posteriori les tristes rodomontades de François Hollande au Bourget lorsqu'il voulait faire plier la finance.
François Hollande qui ne fait que répéter : "on a perdu trop de temps."
a écrit le 03/04/2015 à 12:01 :
Mr Godin est une excellente boussole. Il suffit juste de savoir que quand il indique le Nord il s'agit du Sud.
Réponse de le 03/04/2015 à 12:47 :
Mr Godin parle de Tsipras, en designant bien sur ... Tsipras. Si vous ne comprenez pas, relisez l'article a tete reposée, tout est expliqué dedans !
Réponse de le 03/04/2015 à 16:46 :
vous c'est l'Est et l'Ouest.
a écrit le 03/04/2015 à 11:55 :
Si il veux respecter ses engagement de campagne, il ne peux que préparer sa sortie de l'euro. Il n'y aura pas de victoire, mais deux défaites. Une pour le peuple grecque qui seras à rude épreuve et une pour l'Europe d'Angela Merkel.
a écrit le 03/04/2015 à 11:49 :
Je vais vous raconter une petite histoire ça se passe à Marseille dans petite ruelle la famille A a prêté une grosse somme d'argent a la famille B qui habite juste en face la famille A un peut inquiète du jour J ( le remboursement ) arrive encore à trouver le sommeil la famille B qui sait qu'elle ne pourra pas rembourser ne dort plus alors la famille B cris très fort par la fenêtre pour informé de ce défaut de payement a la famille A et à présent c'est bien la famille B qui trouve le sommeil et la famille A qui ne dort plus. Fallait pas faire rentré la Grèce dans l'Europe. WG
Réponse de le 03/04/2015 à 12:21 :
A Massilia vous voulez dire ?
a écrit le 03/04/2015 à 11:44 :
M. Godin vous prenez toujours vos desirs pour la realite... Vous faites semblant d´oublier que les principaux gouvernements europeens ont deja un plan d´action au cas ou le Grexit se presentait. Vous semblez meconnaitre le fait que tout le business europeen attend avec impatience ce Grexit. Les bourses l´enticipent meme et vont carrement de l´avant sans un vrai motis economique autre que le Grexit... Car le bienfait du Grexit serait enorme: fini la tergiversation autour de la voie a suivre par l´Europe. La remise en etat des finances publique deviendrait prioritaire, la marche du travail plus souple, la papracerie moins envahissante, etc... Et votre histoire concernant la peur des creanciers de ne pas voir leurs creances remboursees et vraiment une histoire a dormir debout.... Ils ont compris depuis un certain termps deja que la Grece ferait defaut ou restructuration de sa dette, alors maintenant ou dans 1 an, qu´est-ce que cela changerait?... Je pense meme que Merkel aurait interet a se montrer intransigeante maintenant si elle ne veut pas une defaite electorale lors des elections du mois de mai, qui sinon risquent de faire apparaitre la defaite de Hanovre comme un petit bisquit d´apperitif... Il n´y a que la Commission et son administration qui ne souhaite pas le Grexit, car ce serait pour eux un echec politique. Mais les peuples europeens s´en foutent...
Réponse de le 03/04/2015 à 12:33 :
J'allez exactement dire la même chose...
Réponse de le 03/04/2015 à 12:46 :
Je ne comprend pas bien ce que vous reprochez a Mr Godin ? Il a bien raison, c'est Tsipras qui est en position de force, politiquement si il sort de l'euro c'est un coup dur pour l'Europe, et si il reste c'est qu'il aura reçu les gages qu'il désirait.
Economiquement, si il sort il aura la main libre pour appliquer son programme, en lui souhaitant bien sur de réussir, et si il reste c'est que la encore il aura obtenu les contreparties qu'il souhaitait. C'est donc une negociation tres bien menée !
Réponse de le 03/04/2015 à 13:02 :
"La remise en etat des finances publique deviendrait prioritaire, la marche du travail plus souple, la papracerie moins envahissante, etc..."

De toute évidence, vous prenez vous aussi vos rêves pour la réalité...
a écrit le 03/04/2015 à 11:34 :
Un autre excellent article de Romaric Godin! Si je dois resumer cet article, Monsieur Tsipras fait le travail qu'aurait dû faire ses predecesseurs! Cela a un coût pour l'economie grec, mais la recompense est au bout du chemin!
a écrit le 03/04/2015 à 11:30 :
juste au passage
les europeens ont deja fait une croix sur les 320 milliards de dettes que les grecs ne rembourseront jamais ( conformement a ce que tsipras a annonce)
vous avez tres bien vu que quand la grece sera en faillite, les pertes vont se materialiser ...ce que vous n'avez pas bien vu c'est qu'il faut arreter l'hemorragie de 110 milliards tous les 2 ans!
a ce titre ca sera un excellent placement, vu que 12 ans c'est le 'time to return'... quant aux pays europeens, ils ne sont pas si perdants que ca! grace a la menace que la grece faisait peser la charge de la dette de la france passe de plus de 40 milliards/ an a bientot 0, quand les oat auront ete renouvelees !
en clair ' en rythme annuel', ' dans 10 ans et sur 10 ans, avec un oat 10 ans a 0.45%, la france aura economise 10*40 milliards soit 400 milliards', pour une perte de 40, fesf compris!
Réponse de le 03/04/2015 à 13:55 :
Vous en souffrez vraiment? Vous êtes imposé a l'ISF? Vous êtes SDF? Désolé... mais revenez sur terre!
Mais.. je ne vous empêche de lire tout ce qui se présente sous vos yeux!
Réponse de le 03/04/2015 à 16:32 :
Perso, churchill, je ne crois pas que vous êtes SDF autrement comment pourriez vous utiliser l'internet ? je vous crois souffrant mais la souffrance fait partie essentielle de la condition humaine, nous sommes tous des souffrants. Pensez-y.
Réponse de le 04/04/2015 à 16:54 :
Churchill, un pays ne peut pas être "en faillite"... Si il ne paie pas ses dettes, et bien... Il ne paie pas ses dettes, et le créancier fait avec. Remarque qui est aussi valable dans le cadre d'un prêt de personne à personne. Ils seront en "défaut", mais si Tsipras est malin (et il l'est), il pourra toujours trouver de quoi constituer la monnaie, quitte à la produire lui-même !

"vous avez tres bien vu que quand la grece sera en faillite, les pertes vont se materialiser"

Lesquelles de "pertes" ? Le seul risque, c'est que la banque détenant ces titres qui ne vaudront plus rien se plante. Là aussi, pas besoin de renflouer la banque: on garantit les dépôts et les prêts faits par la clientèle de cette banque avec une banque centrale nationale (tout en restructurant et nationalisant le circuit monétaire) et la dette fait pshhiiit (avec la banque au passage).

C'est aussi simple que ça, et oui.
a écrit le 03/04/2015 à 11:26 :
Analyse pertinente,solidement argumentée, voir séduisante sur un épi phénomène à l'échelle de l'importance de la Grèce dans l'UE. La Grèce, c'est un peu la peinture qui tient debout la maison UE et zone euro. Si la Grèce sortait, c'est le risque de voir d'autres pays tentés par cette idée car la Grèce, contrairement à ses créanciers, se remettrait rapidement de cette situation en retrouvant une souveraineté monétaire. Ce sont les grecs qui iraient encore plus mal. Cela ferait éclater au grand jour la fracture Nord/Sud au sein de la zone euro qui est déjà une zone à 2 vitesses caractérisée par des indicateurs macro opposés (dette, inflation, chômage, croissance), avant sa dislocation. On voit bien que les traités ne sont plus respectés et que la construction européenne est non seulement en panne mais a reculé avec la fin de la mutualisation des risques sur les dettes souveraines. La BCE lorsque elle a engagé le QE ne supporte que 20% des risques liés aux dettes souveraines concernées par les rachats de titres, les 80% étant pour les banques centrales nationales. ON SAIT QUE LE RISQUE GREXIT EST BIEN PLUS POLITIQUE QU 'ECONOMIQUE SINON LA FETE SERAIT FINIE DEPUIS LONGTEMPS
Réponse de le 03/04/2015 à 12:55 :
et en français compréhensible pour tous les lecteurs de LT çà donne quoi exactement?
a écrit le 03/04/2015 à 11:22 :
vous etes un indecrottable integriste, mais c'est plutot marrant!
vous devriez aller lire l'article sur derspiegel ( journal notoirement de gauche et particulierement complaisant) concernant la ' faillite rempante' a laquelle la grece est deja en train de faire face!
le 9 avril la grece risque de rembourser le fmi avec l'argent des retraites et des entreprises publiques dont elle vide les caisses, esperant toucher dans la foulee le jackpot de 7 milliards ' sans contrepartie'
oui, mais... y a de nouveau 750 millions a sortir en mai, puis....etcetcetc....
les listes, tout le monde s'en fout, ce qui est important c'est les actes, et la, c'est le vide sideral
Réponse de le 03/04/2015 à 12:43 :
Je ne vois pas ce que vous ne comprenez pas ? Tout est écris dans l'article.
Si aucune solution solution n'est trouvé, Tsipras ne remboursera pas les dette, préférant faire passer son peuple avant les crediteurs, comme un certain ennemi de la finance l'avait promis jadis en France.
a écrit le 03/04/2015 à 11:09 :
Dans cette affaire il n'y a pas de victoire à remporter, il y a un accord à trouver. Il est clair que la dette actuelle n'est pas remboursable par la Grèce sans une "restructuration" comme c'est habituel dans pareil cac. Ce ne sera ni la première ni la dernière fois que ce sera fait. Mais les conditions de cette restructuration, d'une part, seront plus ou moins favorable à l'une ou l'autre des parties, il convient de trouver un oint d'équilibre, et d'autre part ne doivent pas être le prétexte pour les autres pays endettés de renégocier facilement une restructuration de leur dette. Chaque partie doit donc se mettre en position extrême de rupture.
Le point d'équilibre sera alors atteint.

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