Grèce : le FMI quitte la table des négociations

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Le FMI a rompu les négociations avec la Grèce
Le FMI a rompu les négociations avec la Grèce (Crédits : © Mike Theiler / Reuters)
Le FMI a annoncé que ses équipes avaient quitté Bruxelles. L'institution de Washington exige que la Grèce accepte les réformes exigées par ces créanciers.

Les négociations entre la Grèce et ses créditeurs sont à nouveau stoppées. Jeudi 11 juin vers 16h, le FMI a annoncé qu'il avait quitté la table des discussions. Les équipes de l'institution internationale ont quitté Bruxelles et sont retournées à Washington. Un signe de mauvaise humeur qui, selon le FMI, s'explique par le refus du gouvernement grec d'accepter le régime que demandent les créditeurs : coupes dans les retraites, réformes du marché du travail et objectif ambitieux d'excédents budgétaires primaires (hors services de la dette). « Il existe des différences majeures entre nous sur la plupart des sujets clé. Il n'y a eu aucun progrès pour réduire ces différences récemment », a souligné a indiqué Gerry Rice, le porte-parole du FMI. « La balle est à présent vraiment dans le camp de la Grèce », a-t-il conclu.

Ce durcissement du FMI vient stopper net les espoirs qui étaient nés dans la soirée du mercredi 10 juin. Alors que des informations de Bloomberg laissaient entendre que l'Allemagne était prête à accepter « une seule réforme », des contacts, rompus depuis près d'une semaine, avaient été repris. Alexis Tsipras avait rencontré Angela Merkel et François Hollande dans la nuit, et, par deux fois, Jean-Claude Juncker. Ces rencontres n'ont cependant rien donné. Selon Reuters, citant un « officiel européen », la rencontre de jeudi entre les deux hommes était « la dernière tentative » de parvenir à un accord. Ce dernier détail viendrait alors confirmer que le FMI n'est pas seul en cause dans la rupture des négociations. Les créanciers européens ont également rompu les ponts. Les marchés européens ont fortement réagi à cette nouvelle. Le DAX-30 de Francfort a perdu brutalement près d'un point de pourcentage de gains.

Négociations fermées ?

Tout espoir serait donc perdu ? Rien n'est sûr évidemment. Depuis plus de quatre mois, les négociations ont cessé, puis reprises. Mais, évidemment, plus on se rapproche de la fin du mois de juin et plus la situation devient critique. Sans accord, la Grèce devrait inévitablement ne pas payer les 1,6 milliard d'euros qu'elle doit rembourser au FMI avant la fin du mois. On entrera alors dans une autre phase de la crise, où la présence de la Grèce dans la zone euro ne tiendra plus qu'à un fil. Le FMI est-il prêt à prendre le risque de devoir faire face à un défaut grec ? Les Européens oseront-ils soutenir la Grèce sans l'institution de Washington ? Pour le moment, le mouvement du FMI est un énième moyen de faire pression sur Athènes pour lui faire accepter ce qui reste inacceptable pour le gouvernement grec.

Il n'est cependant pas à exclure que les discussions se poursuivent malgré tout. Comme l'a précisé Gerry Rice, « le FMI ne quitte jamais la table. » Et Christine Lagarde est attendue pour la réunion de l'Eurogroupe les 18 et 19 juin prochains. Les sujets qui empêchent toujours l'accord restent les mêmes : les retraites et les excédents primaires. A la mi-journée, jeudi, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, avait indiqué qu'il n'y avait pas d'accord sur l'objectif de 1 % du PIB pour l'excédent primaire de 2015. Cet objectif est lié pour les Grecs a un accord plus global, intégrant un prolongement du programme d'aide et un échange de dettes entre la BCE et le MES. Quant aux retraites, l'équation est rendu encore plus délicate par la décision du conseil d'Etat de rétablir certaines retraites à leur niveau de 2012.

Reste à savoir quelles seront les réactions à ce nouveau coup de théâtre côté grec. Il semble que le gouvernement hellénique soit allé jusqu'au bout de sa capacité de compromis. En allant plus loin, Alexis Tsipras mettrait en danger la cohérence de sa majorité et sa survie politique. Si les créanciers demeurent sur leur position consistant à réclamer une capitulation, les négociations ne reprendront plus.

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a écrit le 25/06/2015 à 13:25 :
Je ne dois décidement pas être dans la ligne éditoriale de la tribune...
bis repetitas :
La Grece a fait appelle a goldman-sax pour son entourloupe comptable qui lui a permis d'être dans les clous lors de son adhésion (avec la bénédiction de l'UE). GS comme à son habitude se fait rembourser à un taux largement usurier. Quelqu'un peut peut-être me dire si cette "dette" a déja été remboursée ? pour mémoire notre nouveau président de la bce n'est autre que mario dragui, ancien de la GS. La bonne idée serait quand même que l'UE file un coup de pouce à la Grece pour rembourser sa dette envers GS...avec nos impots.
a écrit le 22/06/2015 à 17:02 :
La Grece a fait appelle a goldman-sax pour son entourloupe comptable qui lui a permis d'être dans les clous lors de son adhésion (avec la bénédiction de l'UE). GS comme à son habitude se fait rembourser à un taux largement usurier. Quelqu'un peut peut-être me dire si cette "dette" a déja été remboursée ? pour mémoire notre président de la bce n'est autre que mario dragui, ancien de la GS. La bonne idée serait quand même que l'UE file un coup de pouce à la Grece pour rembourser sa dette envers GS... avec nos impots.
a écrit le 22/06/2015 à 10:38 :
L'ancienne grande nageuse Lagarde brille par son total détachement du drame humanitaire créé par son institution en Grèce !

Cette personne donne une image détestable, maintenant plus que jamais, au FMI.
a écrit le 21/06/2015 à 15:11 :
il paraît qu'elle veut se présenter à l'élection de miss monde.
a écrit le 21/06/2015 à 10:02 :
il lui manque la moustache.
a écrit le 19/06/2015 à 23:09 :
Le vrai FLOP c'est pas ça, c'est qu'aujourd'hui on sait que le FMI avait entraîné des journalistes grecs pour qu'ils défendent et fassent la promotion de la "troïka" auprès des médias grecs. Si c'est une guerre entre la Grèce et le FMI, apparemment ça ne tourne pas aussi favorablement pour le deuxième comment on pourrait le croire….
a écrit le 17/06/2015 à 11:44 :
La nageuse Lagarde devrait retourner à ses bassins !

Elle n'a pas du tout les qualités requises pour diriger cette institution !

DSK avait toutes les qualités nécessaires mais un complot a eu raison de son poste.

Il serait opportun que DSK - totalement innocenté - s'exprime maintenant et qu'il apporte sa désapprobation quant au traitement infligé à la Grèce !

L'intransigeance du FMI laisse peu de doute sur la façon dont l'institution est dirigée.

Cordialement,
Réponse de le 21/06/2015 à 11:15 :
Malheur à celui qui a des yeux pour voir et qui refuse de voir, malheur à celui qui a des oreilles pour entendre et qui refuse d'entendre...
Réponse de le 21/06/2015 à 15:10 :
on connaît maintenant vos goûts avec DSK on vivrait dans un monde plus libertin il en connaît un rayon et l'elysee serait une belle maison de joie, déjà qu'actuellement ça prend le chemin.
a écrit le 16/06/2015 à 20:11 :
"Coupes dans les retraites, réformes du marché du travail et objectif ambitieux d'excédents budgétaires primaires...". Les conseils depuis plus de vingt ans du FMI ont toujours conduit les pays étranglés à une plus grande catastrophe humaine. En Amérique latine, un jour, l'Argentine a dit non à ses recommandations et les a mis dehors... Elle ne s'en est que mieux porté et surtout sorti de ses difficultés. Ce sont surtout les créanciers qui veulent un remboursement de leur prêt (ce qui est normal) mais avec le sourire et la cerise par-dessus !
Si le FMI demandait la même chose à la France, nous dirions "stop" (enfin, pas les politiques professionnels qui seraient alors balayés aux élections mais le Peuple ! Et puis, le FMI ne s'est-il pas maintes fois excusé pour avoir étranglé certains gouvernements et avoir fait reculé le pays concerné de trente ans en arrière ?
Bien sûr, les Grecs ont leur part de responsabilité. Il vaudrait mieux les aider à réaliser les changements indispensables et arrêter de les accabler.
Pour terminer, en France, le gouvernement socialo-communiste fait la même chose avec les retraites : pas d'augmentation même de l'inflation et augmentation des retenues. C'est très hypocrite, voté en douce ; le résultat est le même : appauvrissement d'un peuple qui n'est pas riche. Bizarrement, ceux qui nous affaiblisse le (et non pas "leur" car nous ne leur appartenons pas) ne changent rien pour eux-mêmes....
a écrit le 14/06/2015 à 18:51 :
Le FMI a annoncé que ses équipes avaient quitté Bruxelles. L'institution de Washington exige que la Grèce accepte les réformes exigées par ces créanciers.

par ses créanciers
a écrit le 13/06/2015 à 11:09 :
Ils gagnent combien par mois ceux qui sont repartis à Washington ?
Réponse de le 13/06/2015 à 15:49 :
Malheureusement ceux qui auraient pu vous répondre se trouvent aujourd'hui aux Alpes autrichiennes dans une réunion du club Bildenberg….
a écrit le 13/06/2015 à 11:00 :
Devant l'irresponsabilité de l'actuel exécutif grec il n'y a plus de solution douce. Soit on débranche le pays en le chassant de la zone €, de l'UE, de Schengen et en rétablissant autour de lui des frontières étanches, soit on suspend sa souveraineté en le mettant sous tutelle directe par un mandat de l'UE qui le gérera.
Réponse de le 13/06/2015 à 13:31 :
@bruno_bd,
Certains avaient déjà théorisé à votre manière,il y a plus de soixante dix ans...
Ils disaient,entre autres,des choses comme "le travail rend libre"ou bien "got mit uns"....
Mon pauvre "bruno_bd",vous voici arrivé au début de la fin de votre 4ème reich,terminus,tout le monde descend....
Réponse de le 13/06/2015 à 19:40 :
jerry vous descendez aussi. Tout comme nous, tout comme moi. La Grèce doit entre autre 42,4 Milliards d'euros à la France. Qui va rembourser cette créance d'après vous ? Ni la Grèce, ni le Monde, ni un ultra milliardaire, ni un magicien, mais bien vous et moi, via les impôts et l'inflation, et ceci pendant une décennie, au moins ...
Réponse de le 14/06/2015 à 7:27 :
@Gaston : a qui croyez vous qu'un défaut de la Grèce fera du tort ? A ceux qui ont de l'argent, aux spéculateurs, aux financiers... Les non rentiers, qui travaillent, se foutent de l'inflation... Nous avons eu des périodes d'inflation il y a 20 ans : je ne me souviens pas que les français en ait trop souffert : ca a permis de réduire quelques fortunes et aux nouveau acheteurs d'immobilier de rembourser vite leur emprunt .. Et ca aidera la Grèce ....
Réponse de le 19/06/2015 à 10:51 :
@ Bruno vous avez la nostalgie des années 39/45 et on croit savoir dans quel camp vous aimeriez être. En plus si la Grèce remboursait vous croyez que votre niveau de vie serait meilleur, seuls les bisounours peuvent imaginer cette hypothèse, bien sûr les politiques en profiteraient un Max Hollande, Valls tous ces députés et sénateurs, vous au moins vous aurez besoin de mouchoirs pour essuyer vos larmes.
a écrit le 13/06/2015 à 9:47 :
loin d'avoir des compétences en économie , en politique je ne peux que constater et subir tout en m'interrogeant . Je me demande vraiment si l'ordre qui nous est imposé veut vraiment changer quelque chose au système de la dette des pays , s'il vous plait expliquez moi à qui profite ces dettes puisque elles sont si facilement attribuées et renouvelées?
Merci .
Réponse de le 21/06/2015 à 11:28 :
Je comprends qu on ne puisse rien comprendre puisque c'est un vrai mic mac et à la fin seul le peuple perd puisque c'est lui qui va payer : faisons un résumé : La banque prête aux états et quand les états ne peuvent ou ne veulent plus payer l'état renfloue les banques car la dette n'a pas été payée par l'état et comme l'état a renfloué les banques sans intérêt et sans remboursement l'état augmente les impôts pour se renflouer... Cela s'appelle l'économie à l'occidentale...
Réponse de le 26/06/2015 à 14:45 :
@Pass
Ben oui, C la bonne question. Vieux débat mais l'industrie bancaire travail un peu comme un dealer : une fois qu'on est accro au crédit on ne peut plus s'en passer et il n'y a pas plus mauvaise nouvelle pour un banquier qu'un débiteur qui du jour au lendemain veut rembourser d'un coup sa dette. Mais malheureusement beaucoup d'autre activité fonctionne sur le même principe : ex. l'industrie pharmaceutique, il n'y a pas pire catastrophe que de découvrire un remède définitif à une maladie chronique. Mais cela n'excuse en rien le "systeme" grec et cela n'excuse surtout pas certains responsables de Bruxelle qui connaissaient parfaitement la situation greque lors de son entré dans l'UE.
a écrit le 13/06/2015 à 7:10 :
Encore une fois on veut nous inquiéter, nous culpabiliser nous qui sommes les citoyens et les spectateurs , je ne suis pas vraiment convaincu que tous nos dirigeants de cette finance européenne soient capables de gérer cette situation qu'ils ont provoqué , une Europe à 29 en tout cas c'était mieux avant .On est dominé par la finance mondiale qui étouffe les peuples européens au sein de la mondialisation .
Il est peut -être temps de redistribuer les cartes ?
Réponse de le 13/06/2015 à 10:36 :
Oserais-je rappeler que la Grèce n'a pas adhéré à l'UE en 2004 ou 2007 (elle a même adhéré avant l'Espagne, le Portugal, les pays scandinaves et l'Autriche), et donc que sa situation ubuesque ne doit rien à l'élargissement à l'Europe de l'Est mais tout à la gestion lâche et déplorable de ses dirigeants sucessifs, Tsipras compris. A part peut être la Hongrie, les pays ayant adhéré depuis 2004 jouent bien le jeu européen et sont 100 fois mieux gérés que la Grèce. Même la Roumanie et la Bulgarie.
a écrit le 12/06/2015 à 23:41 :
Vous n'avez pas répondu : le 26 Juin prochain on passera des règles du "bail out" à celles du "bail in" en d'autres mots du renflouage par les contribuables à celui par les créanciers eux mêmes (merci aux chypriotes) et imaginez les conséquences pour les Banques européennes ?
a écrit le 12/06/2015 à 23:10 :
N'en déplaise mes amis de ce forum, tous grecophobes, la patrie d'Archimède est en position de force. La Maison-Blanche (comme de la neige de schiste) s'est offerte (en secret, comme pour le TIIT) d'assumer la dette grecque à condition que ce pays abandonne le projet de "hub" pour le gazoduc russe-turc "South Stream". À une différence près : pour la Grèce cela ne change rien ; pour l'Europe, ce sera le chaos.
Réponse de le 13/06/2015 à 10:40 :
Ouais... tout comme Poutine avait (en secret) offert à la Grèce de la renflouer. On a vu ce qu'il en était. Et si votre "hub" ne se fait pas en Grèce, il sera simple de le faire en Bulgarie. A vrai dire depuis la victoire de Syriza la Grèce me fait penser à un canard sans tête qui marche encore mais par uniquement activité réflexe...
Réponse de le 13/06/2015 à 18:16 :
@bruno_bd: le renflouement de Poutine, c'est ton interprétation. Poutine est beaucoup plus malin et je ne doute pas qu'il puisse investir quelques millions en Grèce, histoire de casser le blocus des sanctions. Mais renflouer la Grèce, c'est une utopie :-)
Réponse de le 15/06/2015 à 15:50 :
Archiméde n'était pas grec, mais Syracusain....

Les grecs sont des pauvres, donc pas du tout en poissions de force : on n'est pas dans un conte de fée !
a écrit le 12/06/2015 à 23:07 :
Le FMI ne cherche pas à l'emporter pour humilier la Grèce et Lagarde n'a aucune envie de "gagner" contre Syriza. C'est une organisation financière qui ne connaît pas les problèmes d'ego de Tsipras, mais qui regarde les chiffres. Le projet de remboursement du gouvernement Grec ne lui inspire pas confiance et il en demande un plus solide car il n'a pas envie de se retrouver devant la même situation dans quelques mois. C'est tout.
Réponse de le 13/06/2015 à 11:28 :
regardent ils les chiffres des politiques menées depuis 2008 ? Je soupçonne une myopie sur ceux ci...
Réponse de le 13/06/2015 à 12:19 :
Soyez sans crainte, les US vont payer la dette grecque, le FMI s'en charge pour la dette ukrainienne. Les américains veulent pousser l’UE à garder la Grèce dans l’UE avec les milliards des contribuables américains, vous laisse deviner pourquoi.
a écrit le 12/06/2015 à 20:34 :
Pour aider à comprendre les rôles que "jouent" les uns et les autres dans cette "négociation" qui n'en n'est pas une (ça je crois que c'est une réalité que peu de personnes contestent!) il faudrait faire un retour sur le bilan de l'action du FMI ( un des éléments de la Troïka) dans les différents pays d u monde . C'est pas une bonne idée ça ?
a écrit le 12/06/2015 à 20:24 :
les négociations ont cessé, puis repris**** !

Quant aux retraites, l'équation est renduE**** encore plus délicate !

Merci pour vos articles.
a écrit le 12/06/2015 à 16:51 :
Les démocraties ne sont plus libres, elles sont sous la menace permanente des créanciers.
Certes les grecques ont triché pour être dans l'euro, mais avec la complicité de GoldmanSachs ET de l'Europe! C'était géostratégique.
En demander plus aux grecques? La chute de leur PIB est équivalente à une guerre, les gens ne se soignent plus, la mortalité infantile augmente... Honte à l'Europe!
Et si les taux souverains continuent à augmenter la France sera la prochaine sur la liste des créanciers, et les allemands diront : "normal la Fr n'a fait aucune réforme!"
Réponse de le 13/06/2015 à 10:42 :
Quand on s'endette au delà de ses capacités, on abdique sa souveraineté. Qu'on soit un ménage ou un état.
a écrit le 12/06/2015 à 16:37 :
L'Europe vas imploser ;c'étais couru d'avance depuis l'agrandissement au delà des douze...
Réponse de le 12/06/2015 à 19:25 :
@Kraon29: on est en effet passé beaucoup trop vite à 27. On a sans doute cru que la réunification des deux Allemagnes ne s'étant pas trop mal passée, on pouvait faire la même chose avec l'Europe. De toute évidence, on s'est trompé :-) Une Europe capable de parler d'égal à égal avec les autres grandes puissances eut été une belle avancée, mais là aussi, on a préféré se vassaliser aux US et nous n'existons donc pas en tant que grande puissance !!!
Réponse de le 13/06/2015 à 10:51 :
Quelqu'un pourrait-il m'expliquer en quoi les élargissements de l'UE de 2004, 2007et 2013 est responsable de la gestion désastreuse de l'état grec, qui pour sa part est membre de l'UE depuis le début des années 80 et a été le 10è pays de l'UE, bien avant des pays comme la Suède ou l'Autriche. C'est bien involontairement que l'UE porte une part de responsabilité dans la situation grecque. De tous temps ce pays a accumulé, malgré les aides européennes, des déficits publics abyssaux, souvent de l'ordre de 10% à l'époque d'Andreas Papandreou dans les années 80. L'adhésion à l'€, obtenue, on le sait maintenant, sur la base de stats truquées, a permis à la Grèce de s'endetter à des taux 7 ou 8 fois plus faibles qu'avec la drachme, et a donc permis un temps le maintien de la mauvaise gestion, c'est ç ale problème grec. Et Tsipras a été élu sur la promesse implicite de renouer avec ces pratiques anciennes, ce qui est évidemment impossible.
a écrit le 12/06/2015 à 16:14 :
Et si ils ne paient pas, que va donc faire le FMI ?

Chasser les Grecs de l'OTAN ? Haha.
Sortir la Grèce de l'UE ? Haha, j'aimerais bien voir ça.

Deux choses qui ne pourront qu'être positif pour ce pays, c'est dire comme cette perspective est effrayante pour les "institutions" européennes et américaines. Ce n'est pas pour rien qu'elles reviennent systématiquement à la table des négociations, elles y sont bien obligées :)
Réponse de le 13/06/2015 à 10:54 :
Rien à condition que la Grèce puisse vivre au jour le jour sur ses propres ressources, payer ses dépenses courantes, retraites, salaires des fonctionnaires...car plus personne ne prêtera un radis à ce pays. Et il lui faudraenterrer toute perspective d'investissement public significatif.
Réponse de le 15/06/2015 à 15:52 :
"Et si ils ne paient pas, que va donc faire le FMI ?"

====>Argentine.


Ce simple mot faire peur.
a écrit le 12/06/2015 à 15:28 :
Que doit il se passer le 26 Juin prochain ?
a écrit le 12/06/2015 à 13:13 :
N'oublions pas que la Grèce n'est entrée dans la zone que par pure tricherie, et qu'un mois après que le pot aux roses fut découvert, le gouvernement grec a avoué avoir triché encore plus qu'il n'avait avoué une première fois. Et non seulement le gouvernement triche, mais toute la population triche. Ce pays n'est en aucun cas apte à participer à l'UE.
Réponse de le 12/06/2015 à 13:27 :
Et n'oublions pas que c'est Goldman Sachs qui a aide la grece a tricher, en qui a ensuite placé ses hommes a la tete de la grece, de l'italie et de laBCE, entre autre !
Réponse de le 12/06/2015 à 15:35 :
Dimitri, Ils ont payé Goldman Sachs pour faire ce travail ! Ce n'est pas la même chose...
Réponse de le 12/06/2015 à 15:37 :
Avis aux caisiers de Carrefour: attention, si vous changez d'employeur vous resterez pourtant a vie des hommes de Carrefour!

Goldman Sachs a bien des responsabilités, mais n'a rien commis d'illégal sur le sujet, ils n'ont fait que suivre les recommendations de leur client: une succession de gouvernements élus. En démocratiel les électeurs sont toujours responsables des gouvernements qu'ils mettent place. Ca vaut pour la Grece (premiere responsable du fait d'avoir mis en place un systeme etatique clienteliste corrompu et defaillant) comme pour les autres pays (comme la France et l'Allemagne qui n'ont pas compris la nature et l'ampleur de la crise grecque avant 2010...ce qui coutera plus cher a tout le monde comme consequence)
Réponse de le 12/06/2015 à 15:48 :
@Dimitri: je ne sais pas chez toi, mais en Amérique du Nord, c'est toi le responsable de ta déclaration. Si c'est quelqu'un d'autre qui l'a effectué, t'es sensé vérifier avant de signer et de soumettre aux autorités compétentes. Mais bon, c'est toujours la faute de l'autre, n'est-ce pas :-)
Réponse de le 12/06/2015 à 16:09 :
qu'est ce que cette bêtise ! " toute la population triche " une population bernée par les gouvernements précédents, incapables et prêts à favoriser la fuite fiscale des classes possédantes ? alors manao48 l'angleterre n'est pas non plus apte à participer à, l'UE ce pays qui contient le premier paradis fiscal nommé la CITY depuis 800 ans qui ne partage pas l'euro avec nous et qui est un des premiers espions au service des USA en europe puisque vous vous placez sur le terrain de la probité .
Réponse de le 12/06/2015 à 16:09 :
@Yves

Qui, "ils" ? Certainement pas le peuple grec, qui s'est bien fait avoir par le gouvernement de l'époque, qui ne s'est d'ailleurs jamais préoccupé de son avis.
Réponse de le 12/06/2015 à 16:19 :
N' oublions surtout pas que l'architecture de la zone euro était plus que bancale.
Alors, tricherie grecque ou pas, de grands problèmes allaient immanquablepent apparaître...
Réponse de le 12/06/2015 à 22:26 :
Ce doit être les personnes qui ne peuvent se soigner ou qui sont en souffrance qui doivent être responsable, s'il on en croit bon nombre de personnes. "La Grèce" a menti, qu'elle belle phrase. Non, une élite élue à mentis, mais il ne faut pas se leurrer, qu'elle soit de gauche ou de droite, elle aurait fait la même chose. Si par le peuple on entends la majorité de la population, alors non, elle n'y est pour rien. Quand bien même ce même peuple aurait par son avidité, manqué à ses devoir de paiement, ne faisons nous pas de même ? Pourtant aujourd'hui la dette française, je n'y ai pas contribué. J'ai payé mes impôts, j'ai fais le mouton consommateur comme tout le monde, comme un gentil citoyen. Cela fait de moi un mauvais payeur ? Oserait-on me traiter de tricheur ?
Il serait bon de mesurer ces propos. Qu'elle déchéance de voir, métaphoriquement, laisser l'école des relations humaines pour une organisation scientifique du travail.
Réponse de le 15/06/2015 à 15:55 :
Qui paye l'impôt en France, plus de 30.000 euros par ans, normalement ?

Pas grand monde, parce que "le peuple" se goinfre sur le dos des riches, et lorsqu'ils sont parti, on dilapide l'héritage, en s'endette, et pour quoi ?
Pour goinfrer le peuple. Donc, désolé, mais le peuple EST responsable.

Vous n'allez pas me faire croire que c'est pour de bons sentiments que vous préférez une assurance public type sécu sociale à une assurance privé : c'est parce que VOUS NE VOULEZ PAS PAYER. Idem, pour les hm, l'éducation, la retraite.... VOUS NE VOULEZ PAS PAYER.
a écrit le 12/06/2015 à 11:51 :
Pour ceux qui n'ont pour horizon que la défense de leur bout de gras à n'importe quel prix (démocratie par exemple), http://www.huffingtonpost.fr/denis-dupre/france-dette-grece_b_7533694.html?utm_hp_ref=france#
a écrit le 12/06/2015 à 10:43 :
Je me souviens d'un reportage TV, il y a 5 ans, d'une cliente d'un magasin, à Athènes, en train d'acheter un voyage à crédit, à qui on demandait comment elle paierait, et qui répondait : l’Europe paiera, il continueront à nous aider, pas de problème ...et les personnes autour d'elle approuvaient en riant.
Réponse de le 12/06/2015 à 11:16 :
Je me souviens d'un reportage TV, il y a quelques heures, d'un Espagnol nommé Manuel Valls ayant fait un voyage d'agrément, à qui on a demandé qui a payé, les contribuables Français, il continueront à payer, pas de problème ...et les socialistes autour de lui approuvaient en riant.
Réponse de le 12/06/2015 à 11:37 :
ça n'a aucun sens, il n'a jamais été question des dettes privées dans la crise grecque ou dans le rapport à l'Europe, mais de dette souveraine -_-
anecdote sans intérêt, on peut trouver des gens qui disent des idioties, et des personnes riant à ces dernières, partout
Réponse de le 12/06/2015 à 11:53 :
je me souviens d'un doigt qui montrait la lune…
a écrit le 12/06/2015 à 10:08 :
Le FMI est un gendarme aveugle et sourd à la détresse ! L'Europe a les moyens de relancer la Grèce ! Supprimer la dette et remettre en route une économie que M. Tsipras veut plus juste pour tous. Ce n'est pas en mettant un pays à genoux que nous règlerons les problèmes européens. L'Europe a accepté, à un moment donné, de s'élargir à des pays économiquement faibles. Il faut maintenant assumer ! C'est notre responsabilité !
Réponse de le 12/06/2015 à 12:03 :
Vous avez totalement raison. Le FMI est aveugle. C'est un choix politique. Comment Mme Lagarde peut-elle accepter qu'on ne baisse pas les retraites. Cela va à l'encontre des ses idées.
Je propose qu'on lui donne seulement le revenu d'un smicard français. On verra ce qu'elle en pense.
Lorsque l'Europe a accepté de s'élargir a des pays comme la Grèce ou des pays de l'ex URSS, elle était surtout intéressée, enfin ceux qui la dirigent et les lobbies qui dictent ce quelle doit faire, par l'opportunité de délocaliser des unités de productions avec des très faibles couts de MO. Mais si ces pays ne peuvent pas faire face à leurs obligations elle n'en veut plus. On veut profiter des avantages mais as assumer les inconvénients. De plus, cela permet d'imposer les memes règles à l'Ouest. Tout le monde au pain sec.
Bon, le cas de la Grèce est un peu différent. Peu d'industrie a part le transport maritime qui ne paie pas d'impots et dont les groupes occidentaux doivent bien profiter
Triste Europe, triste monde
Réponse de le 12/06/2015 à 12:27 :
La position du FMI est avant tout dictée par les pays émergents qui depuis le debut ont pour position que ce n'est pas au FMI de financer avec l'argent des pays emergents le sauvetage d'un pays développé. Les émergents ont tres mal pris de devoir financer un pays dont les habitatns sont plus riches que les leurs.
Réponse de le 12/06/2015 à 16:25 :
Mais non, FMI n'est pas du tout aveugle, il a une vue que même les aigles jalouseraient.
Tout simplement, il porte des oeillères et il ne voit qu'une chose, les intérêts du capital et des élites néolibérales. C'est pour cette raison qu'il n'hésite pas à ruines des pays depeuis quarante ans.
Tout simplement, la Grèce est le premier pays occidental à en être victime.
a écrit le 12/06/2015 à 9:47 :
Cinq ans que ça dure, réformes pour rendre une potentialité à la Asiatique : Zéro; réformes pour pouvoir imposer dentistes, médecins etc qui déclarent le Smig, :Zero ou presque. On prête, on prête c'est tout ce qu'on sait faire , nous et les responsables Grecs.
a écrit le 12/06/2015 à 8:17 :
La Grèce a le choix, soit de rester sous tutelle de l'UE et donc d'être juridiquement irresponsable, soit de reprendre sa souveraineté et ne point reconnaître les dettes faites sous la pression de son tuteur (qui a pour nom Union Européenne)!
Réponse de le 12/06/2015 à 9:35 :
Avoue que c'est pas un choix entre la peste et le choléra, mais ça ressemble plus entre l'enfer et le paradis!!
Enfin, 18 juin date buttoir. Pas d’accord, pas de payement ni au FMI, ni à la BCE. Cela vient d’être confirmé par le gouvernement grec.
Réponse de le 12/06/2015 à 12:13 :
Si pas d'accord, pas de paiement certes.... mais c'est surtout le retour à la case Pays en voie de développement pour la Grece (c'est ca ka consequence d'un grexit).

Qu'est ce qui est donc plus important: la survie politique de Tsipras? ou la survie economique de ses concitoyens?
Réponse de le 12/06/2015 à 13:52 :
Le retour a un "pays en voie de développement" nous le devons a la confiance que l'on a pu mettre dans l'UE! Quand on voit le retour en arrière dans l'évolution de la France, on ne doute pas!
a écrit le 12/06/2015 à 6:34 :
La conclusion proposée dans cet article fait etat d'un Tsipras au bout de sa capacité de compromis et qu'aller plus loin l'amènerait à franchir le Rubicon. Mais quel Rubicon ? Celui de sa survie politique nous dit l'article !
Mais il me semble que ce Rubicon la ne pèse rien face à l'effondrement qui menace la Grèce. Tsipras devrait être suffisamment charismatique et courageux pour expliquer qu'il soit alle au bout de la négociation et expliquer qu'aller plus loin c'est sortir de l'Europe. Est-ce que la Grèce est prête à franchir ce Rubicon la ? Ayez donc le courage d'un référendum M.Tsipras. Ce dont je suis certain, c'est qu'une Grèce en dehors de l'Europe , isolée, ne pourra pas s'offrir des retraites au niveau actuel. Alors pourquoi bloquer les négociations, pourquoi préférer le suicide plutôt que d'offrir un avenir à ce beau pays.
est-ce par ego? Par idéal politique ? Par aveuglement? C'est dans ces moments que les politiques ont prise sur les événements. Il faut pour cela qu'il restent clairvoyants et sachent raison garder.
Réponse de le 12/06/2015 à 8:34 :
Les grecs ont déjà eu l'effondrement depuis 5 ans. 5 ans qu'on leur explique qu'on va les guérir mais que le chômage monte, la dette empire et le peuple ne peut plus se soigner. Ils ont voté pour que ça cesse.
S'il est honnête, Tsipras ne peut accepter.
En France on est pas habitués aux politiciens honnêtes. Comme dirait Chirac les promesses engagent ceux qui les écoutent. Mais ça fait plaisir d'en voir qui ne changent pas d'avis en 4 mois lorsqu'on leur a confié un mandat.
Réponse de le 12/06/2015 à 9:20 :
Bravo !!!
Réponse de le 12/06/2015 à 9:32 :
@Cafeine, toujours à côté de la plaque! Sortir de l'€ et même s'il le faut de l'UE (et pas de l'Europe) n'est en rien un suicide pour les grecs qui retrouveront enfin le calme, leur indépendance et pourront repartir sur de bonnes bases. Néanmoins, comme ils sont, bon gré mal gré, dans cette UE et dans l'€, ils essayent avant tout de résoudre le problème au sein même de cette union ... mais pas à n'importe quel prix. Toutes ces histoires de grexit, de défaut, et autre isolement ne sont que des épouvantails censés faire peur aux grecs. Le hic, c'est que les grecs sont largement immunisés contre ces peurs ... on leur avait déjà fait peur lors des dernières élections, et puis ils se dissent que si le prix à payer d'une sortie de cette "union" est un effacement total de dette, c'est plutôt rentable!! J’espère que les créanciers se disent la même chose concernant la sortie de la Grèce !
D’ailleurs le gouvernement vient encore de le confirmer, il ne changera rien, il a déjà fait toutes les concessions possibles.
Réponse de le 12/06/2015 à 11:31 :
Les Grecs pourront payer les retraites avec une monnaie dévaluée de 40%. Nous avons l'exemple de la Russie qui a fait défaut et qui a connu une croissance de 7% dès la première année ainsi que l'Argentine qui s'est redressée en 3 ans grace à une dévaluation de sa monnaie. Le risque est que la Grèce pourrait donner des idées aux autres si elle réussissait. Avec des prix à -40% et un tourisme effrayé par les attentats qui recherche d'autres destinations, la Grèce se redressera seule si elle quitte la zone euro. Tourisme = agriculture = retraités Allemands ravis etc... etc... je suis TRES optimiste pour la Grèce.
Réponse de le 12/06/2015 à 11:36 :
Excusez-moi, mais je ne vois pas pourquoi la sortie de la Grèce effacera la dette ? Ils vont retrouver le Drachmes, leur pouvoir d'achat vis à vis des autres pays va être diviser par 3 et la dette sera toujours là, libellé en euros.
Réponse de le 12/06/2015 à 12:21 :
@V_v et @Rosetta:

Un grexit, concretement ca veut dire:
- Aucun acces au marché financier pour financer un deficit pendant plusieurs decennies (l'Argentine n'y a toujours pas acces 14 an apres son defaut)
- Donc Le recours permanent a la planche a billet pour financer un deficit avec l'hyper-inflation que ca implique, OU le deficit ZERO du jour au lendemain (donc une austerité bien plus dure).
- Aucun investissement étranger pendant un bon bout de temps
- Explosion de l'inflation: tous les produits importés doublent de prix: la Grece important TOUTE son energie ou presque et n'etant pas autosuffisante alimentairement, le pouvoir d'achat grec ACTUEL sera donc Massivement amputé
- La Grece n'ayant AUCUNE industrie d'importance (hormis le tourimsme qui tourne deja au maximum de ses possibilités - les habitants des iles ne voulant plus de complexe hotelier supplementaires), ca veut dire que la Grece ne profitera PAS de la dévaluation
- rajoutons a cela, le fait qu'il n'y a plus aucune raison de réformer l'Etat pour le faire fonctionner normalement, et c'est le retour a la case Pays en voie de développement pour la Grece.

Pour info: l'Aregntine abondemment cité subi depuis des années et des années une hyper-inflation (20/25% par AN!) du fait de son impossibilité de se financer sur les marchés et du recours permanent a la planche a billet que cela implique. Et encore, l'Argentine a eu la chance de beneficier du boom des prix des matieres premieres...ce dont la Grece ne beneficiera pas.
Réponse de le 12/06/2015 à 13:35 :
L'argentine est retournée sur les marchés tres rapidement ... en fait, ça lui a pris a peu pres 3 jours !
L'electricité est produite en Grece par des centrales au charbon ... grec, effectivement le pétrole sera plus difficile a payer, mais bon les voitures roulaient deja au pétrole avant l'euro, hein !
Pour le déficit 0, c'est soit ça, soit l'excédent primaire de 4,5% que réclame l'Europe, alors a choisir ....
Pour le tourisme au maximum de ses capacité, laissez moi rire, vous avez deja mis les pieds en Grece ? Ces dernières années ? Non parce que l'été dernier j'y étais, ça me paraissait loin d'être plein ... plutôt meme vide !
Réponse de le 12/06/2015 à 15:07 :
à la personne qui me répond sans pseudo:

- Votre commentaire sur l'Argentine est completement faux: l'Argentine ne peut toujours pas emprunter sur les marches internatonaux: A chaque tentative d'emmetre quoi que ce soit, une partie est saisie au benefice des creanciers avec lesquels l'argentine ne s'est PAS entendu lors de sa faillite précédente.
- Si le fait de payer votre petrole ET votre gaz ET votre électricité deux fois plus cher ne vous effraient pas, c'est donc que vous faites partie du segment tres riche de la population. bravo pour vous, mai ca n'est pas le quotidien de la majorité des grecs.
- sur le tourisme, vous n'avez donc probablement jamais mis les pieds en grece pendant la saison trouristique. Le taux de remplissage est a 100%.
Réponse de le 12/06/2015 à 15:47 :
Prendre l argentine comme exemple de reussite me semble peu pertinent.
C est un pays sous developpé toujours au bord de la faillite, totalement corrompu et sans aucune perspective. Amusez vous a comparer ses chiffres a ceux de la france. D un coup la situation francaise va vous paraitre meilleure.
Réponse de le 12/06/2015 à 16:08 :
@KidA

le prix de l'essence c'est essentiellement des taxes! Sortir de l'euro et se retrouver avec un franc dévalué n'agirait qu'à la marge...
Réponse de le 13/06/2015 à 14:10 :
@KidA, un discours conditionné à la seule économique que vous connaissez et que vous écrivez avec un grand E... celle du profit, de l'argent, de la compétition, du chacun pour soi .. bref celle dépassée mais dont on refuse de le croire!
La Grèce se dirige vers son économie, celle qui lui sera adaptée à sa nature, à ses propres besoins. C'est un mixte d'économie de marché, de solidarité, de volontariat où le profit à tout prix, la croissance à 2 chiffres n'est plus l'objectif primordial.
Réponse de le 15/06/2015 à 15:59 :
"celle du profit, de l'argent, de la compétition, du chacun pour soi"

Ah, et bien que la grâce arrête d'être égoïste, montre l'exemple et rembourse.
a écrit le 12/06/2015 à 3:12 :
Romaric Godin en perd son latin... Euh, son grec!
Réponse de le 12/06/2015 à 11:27 :
dieu sait si nous aimons ce Romaric, il est peu vindicatif ce matin, mais les dès ne sont pas encore jetés, il reste un coup. "Un coup de dès jamais n'abolit le sort".....
a écrit le 12/06/2015 à 0:58 :
Pauvres grecs qui génèrent un excédent primaire, au prix d'une destruction profonde de leur économie, mais qui ne peuvent juste pas payer les intérêts de la dette!

Le problème c'est qu'il faut engraisser les rentiers, et surtout préserver les banques, et qu'en plus ces personnes pensent avoir la morale pour eux!


On a été capable de demander au petit peuple français de verser son sang dans de nombreuses guerres soit disant pour préserver nos alliés et nos valeurs (pour protéger les rentiers en fait?), mais on est incapable de de renégocier une dette qui représente moins de 4% du PIB de l'UE.

Elle est belle l'Europe!
Réponse de le 12/06/2015 à 7:20 :
Je suis d'accord avec vous. Je demande l'effacement de la dette française. Comme cela plus de problèmes, trop facile. Si vous voulez effacer la dette Grecque, sortez votre portefeuille le mien est vide et je paye, je paye, je paye
Réponse de le 12/06/2015 à 12:24 :
Les grecs n'ont que tres temporairement eu un excedent primaire et tres leger en prime.

Pour info: il ya un moratoire jusqu'en 2023 sur les interets de la dette détenue par les européens.
Réponse de le 12/06/2015 à 13:37 :
Juste 1,5% d'excedent primaire, depuis plus d'un an. La france c'est -2%, et l'Allemagne +2% ... encore tout faux !
Réponse de le 12/06/2015 à 14:09 :
Vous parlez de l’excédent primaire annoncé en 2014 par Samaras pour annoncer sa "succes story"? Tout le monde (y compris les créanciers) sait maintenant qu'il ne s'agissait que d'une astuce comptable (report de créances). Excédent de 2 milliards ? Facile quand on en doit plus de 4 au secteur privé, que l'on a gelé tous les nouveaux droits a la retraite (36 mois d'attente pour obtenir le premier paiement ...) etc ...
a écrit le 11/06/2015 à 23:48 :
Enfin un geste courageux de la part des creanciers qui doivent en avoir assez des discours politiques de Tsypras. De la parlotte, oui, mais des actes, jamais.
Et pour une fois un Romaric plus objectif, qui ne nous sert pas la psychologie de trottoir du gouvernement athenien.

Ya de l'espoir! Continue sur cette voie Romaric!

PS Si la Grece quitte l'euro, elle ne quitte pas l'Europe, ou est le drame?/
Réponse de le 12/06/2015 à 14:45 :
C'est un drame antique dans le style tragédie grecque, dont Romaric est le conteur.
Effectivement, la Grèce retrouverait bon nombre d'autres pays qui ne veulent ou ne peuvent pas faire partie de l'Euro. Il faut corriger l'erreur originale de l'entrée de la Grèce dans la monnaie unique.
a écrit le 11/06/2015 à 21:15 :
Un Godin inhabituellement factuel et non psychologisant. Aurait-il enfin compris que ses histoires de noeuds coulants et de grecs en position de force vis-a-vis des creanciers n'existaient que dans sa tête ? On peut en douter mais ca fait du bien de lire un peu de réalisme.
Réponse de le 11/06/2015 à 22:39 :
Non, il dit toujours la même chose mais d'une manière qui choque moins vos œillères mon cher Viktor...
Réponse de le 12/06/2015 à 4:41 :
viktor vous dites du vrai a propos de r godin mais il faut lui reconnaitre du courage a sengager comme il le fait et du talent d ecriture. il me rappelle un peu eric le boucher ,celui la dans le bord oppose.... lui aussi , apres avoir verse beaucoup
d eau dans son vin, fera une belle carriere....
a écrit le 11/06/2015 à 20:38 :
que l'on rembourse aux Grecs les dettes de guerre .
Réponse de le 11/06/2015 à 21:06 :
La France leur doit combien ? Et la Pologne ? Vous mélangez tout pour défendre l'injustifiable !!!
Vous ne voulez pas demandez des dédommagements aux grecs pour leur présence à Marseille pendant l'antiquitité, pendant que vous y êtes ??!
Réponse de le 15/06/2015 à 7:28 :
Et l'Italie doit indemniser la France pour l'occupation romaine en Gaule.
a écrit le 11/06/2015 à 20:10 :
Une mise en scène soignée mais il y'aura un accord le 30/06 à 23h59.
Il y'a trop à perdre pour la zone euro et pour les créanciers.
Je problème est insoluble : Donner dans un puits sans fond ou Couper les vivres (cela occasionnerait un désordre sur les marchés et bien des incertitudes sur l'avenir de l'Euro). Après la Grèce, les marchés attaqueront qui ? L'Espagne ? L'Italie ? la France ?
Il suffit de voir la panique des derniers jours avec la hausse des taux d’intérêts ...
a écrit le 11/06/2015 à 19:44 :
Qu'il quitte définitivement et qu'il ne remet plus les pieds!! Un poids en moins pour la Grèce. La porte des BRICS est grande ouverte.
a écrit le 11/06/2015 à 19:33 :
Enfin une bonne décision: il faut que le Grèce sorte de l'Euro
Cela a assez duré en perte de temps, d'énergie et d'argent
a écrit le 11/06/2015 à 19:22 :
Génial, grexit qu'on ne finisse, je largue toutes mes actions, l'été sera chaud, le CAC va perdre 20 pc d'ici septembre entre défaut grec, remontée des taux OAT et surtout remontée des taux de la FED, là ça va être la catastrophe !
Réponse de le 12/06/2015 à 16:35 :
l'Europe vas imploser ,c'étais couru d'avance depuis sont agrandissement au delà des douze...
a écrit le 11/06/2015 à 18:45 :
selon la formule de Jospin : "il me souvient..." que DSK excellent directeur du FMI avait déclaré à propos de la Grèce que les banques devraient "prendre leurs pertes".

Nous y sommes, les voyous de la finance soutenus par Mme Lagarde vont devoir prendre leurs pertes,

et ça fait du bien.
Réponse de le 11/06/2015 à 20:22 :
Sauf que les principaux créanciers de la Grèce, ce ne sont pas les banques (qui ont déjà pris leurs pertes et sont parties), mais le FMI et les autres pays européens.
Réponse de le 11/06/2015 à 21:06 :
Si le FMI est créancier, c'est à cause des dirigeants du FMI qui ont racheté les créances des voyous de la finance cachés derrière les banquiers véreux

Si les autres pays européens sont créanciers, c'est aussi à cause du FMI qui a orchestré ces manoeuvres avec la Commission de Bruxelles, Baroso et compagnies ;
Réponse de le 12/06/2015 à 12:30 :
Les banques ont pris leur perte: quasiment 70% de perte sur la dette qu'ils détenaient.

L'essentiel de la dette est due au fait qu'il a fallu restructuré tout le secteur banciare grec...ce que la Grece n'avait pas les moyens de faire. Car qui dit restructuration de dette grec, dit faillite des banques grecques...
Réponse de le 12/06/2015 à 13:40 :
Banques grecques ... et donc francaises, impliquées jusqu'au cou en grece. Pourquoi une telle insistance de la france et de l'allemagne pour sauver des banques grecques sinon ? Et c'est pas moi qui le dit, c'est le FMI ...
Réponse de le 12/06/2015 à 15:17 :
@Dimitri:
- Vous comprenez mal l'insistance Francais et allemande de 2009 : l'effacement de dette des le depart aurait conduit plusieurs banques qui détenaient de la dette grecque a faire faillite, PAS du fait qu'elless possedaient des banques grecques, mais du fait qu'elles possedaient de la dette grecque. De telle faillites auraient probablement ete impossible a contenir par certains Etats mis a rude epreuve par la crise bancaire de 2008. Le risque etait substantiel de la fin de l'euro et donc d'un hiver economique tres dur.

- L'ampleur de la part de la dette grecque dans le bilan des banques grecques fait que si les banques grecques avaient fait faillite, de toute maniere l'Etat grec aurait du mettre la main a la patte de facon TREs importante pour les maintenir a flot....ce que le gouvernement grec ne pouvait pas faire, puisqu'il ne disposait pas des sommes necessaires. le gouvernement grec n'aurait pas eu les fonds non plus pour remonter completement les banques grecques si celui-ci avait decide de les laisser faire faillite.

la réalité , meme si vous ne l'aimez pas, est que les prets européens sont la seule chose qui permettent aujourd'hui au secteur banciare grec d'exister. sans ces prets, faillite des banques grecques, disparition de TOUTE l'epargne grecque et de toute possibilité de credit, et ca ne sont pas les maisons meres des banques des autres pays qui auraient payer l'essentiel de la note de toute maniere. Elles auarient essuyee des pertes certes, mais elles n'auraient PAS eu a reconstruire le secteur bancaire grec completement.
Réponse de le 12/06/2015 à 15:32 :
ça fait un moment qu'elles sont parties, les banques françaises... après avoir pris leur perte, comme le dit justement Paul..
Réponse de le 12/06/2015 à 17:36 :
@Kida: heureusement qu'il y a encore sur ce forum quelques interventions claires et de bon sens comme les vôtres. Sinon, ,c'est à pleurer!
a écrit le 11/06/2015 à 18:44 :
Il est plus temps que ces negotiations interminables prennent fin! Elles n'auront deboucher que sur une deterioration marquee de la situation economique grecque. Il serait temps que le gouvernement grec se preoccupe de trouver des marches d'exportation pour les produits grecs ou attirer des investisseurs. Or, un tel climat d'incertitude n'est pas propice.
Desormais, le defaut de paiement est le seul moyen pour dissiper toute incertitude. Il faut qu'il intervienne le plus rapidement possible. Esperons à la fin du mois.
A ce moment là, l'economie grec repartira avec une nouvelle monnaie devaluee et une absence de dette, je peux vous dire la Grèce va devenir le nouvel eldorado des investisseurs.
Réponse de le 12/06/2015 à 15:03 :
Tout à fait d'accord. Il faut arrêter la politique et laisser place à l'économie. Que cela plaise ou non, les lois naturelles du marché s'imposeront à Syriza et aux technocrates de Bruxelles.
Réponse de le 15/06/2015 à 16:02 :
" je peux vous dire la Grèce va devenir le nouvel eldorado des investisseurs."

Personne ne va aller investir dans un pays de voleurs, faudrait être débile.
a écrit le 11/06/2015 à 18:34 :
il est temps d acheter de l or ou mieux du franc suisse...!!
Réponse de le 12/06/2015 à 0:08 :
Le Franc suisse est à son plus haut actuellement, donc en acheter maintenant conduira inévitablement à perdre de l'argent puisqu'à long terme il ne pourra que baisser ! Acheter une monnaie inhabituellement et conjoncturellement surévaluée n'est pas une bonne idée...
Réponse de le 12/06/2015 à 8:19 :
de perdre un peu que beaucoup ? Cependant acheter du dollar américain semble plus judicieux.
a écrit le 11/06/2015 à 18:21 :
Ce qui est quand même curieux, c'est que les grecs aient pu imaginer faire fléchir le FMI, la BCE, et le reste de l'Europe pour la mise en place d'une politique de type keynésienne dont on a pu constater les dégâts dans le monde depuis 40 ans. (toujours plus de dépenses publiques, toujours plus de dettes)

politique
Réponse de le 12/06/2015 à 16:35 :
Dites donc, depuis 30-35 ans, c'est le néolibéralisme qui prédomine, presque partout.
Et les résultats sont bien connus...
Où est-ce que vous avez vu, vous, une politique de type keynésienne ?
Réponse de le 12/06/2015 à 17:29 :
Néolibéralisme n'est qu'un terme polémique.
La politique Keynésienne consiste à compenser les périodes de faible croissance par la relance des dépenses publiques. Le problème vient de ce que la croissance est tendanciellement en baisse depuis la fin des "trente glorieuses" et que les Etats ont appliqué cette politique de relance de manière quasi permanente, sans réduire les dépenses publiques lors des phases de reprise (ce que préconisait du reste Keynes, mais seule la partie relance a été retenue par les politiques). Cela n'a rien à voir avec le libéralisme.
Réponse de le 12/06/2015 à 17:33 :
Quand au "résultats bien connus" du "néolibéralisme" je vous propose à titre de comparaison la situation cubaine (le communisme) ou mieux encore car directement liée au chavisme, la situation au Venezuela, pays pourtant riche de ressources.
a écrit le 11/06/2015 à 18:07 :
Un jour ce sera le tour de la France

On est des papemdreou depuis 30 ans on vit au dessus de nos moyens et on ne veux rien réformer

Vivement que leur du bourreau arrive plus on attend plus la dette monte

Il n'y a que les neuneus qui croient qu'on peux faire défaut demander aux africains aux argentins etc ....
a écrit le 11/06/2015 à 18:03 :
Si madame C. Lagarde s'y met on n'est pas sorti de l'auberge. Bon, il faut espérer que c'est une sortie diplomatique.
Ecrire que "risquer le défaut Grec" est un peu erroné: la Grèce est déjà en défaut et l'objectif est de savoir comment on se sort de cette impasse.
Cordialement
a écrit le 11/06/2015 à 18:02 :
La Grèce doit sortir de la zone Euro, cela n'a que trop tardé. On prète et rien n'est vraiment réforme , et on a l'impression que les grecs se moquent de nous!
a écrit le 11/06/2015 à 18:00 :
Dès le mois de janvier le gouvernement grec aurait dû choisir entre la soumission à la troïka et la sortie car depuis 5 mois il y a eu un affaiblissement considérable financier et économique de la Grèce en raison du bras fer trop long que ce pays fait avec ses créanciers. Maintenant si la sortie de l'euro intervient elle va se faire dans les pires conditions possibles pour la Grèce et elle coutera encore plus cher aux autres pays de la zone euro du fait des crédits que la BCE a du dégager pour maintenir les banques grecques en vie depuis le mois de janvier 2015.
Réponse de le 11/06/2015 à 18:50 :
Vous avez entierement raison Ivre-Mort!

Cependant, le gouvernement grec avait besoin de prouver que la mauvaise volonte vient des creanciers et non de lui. Apres cinq mois de negotiations, demonstration ets faite par le gouvernment grec! On ne pourra pas lui reprocher un defaut de paiement et une sortie de la zone euro!
Réponse de le 11/06/2015 à 21:08 :
Rappelons que les Grecs souhaitent encore a une tres grande majorité rester a tout prix dans l'euro. Et Varouf et Tsipras n'ont aucun mandat pour faire sortir la Grèce de l'euro. Ils se feront lyncher si on en arrive là.
a écrit le 11/06/2015 à 17:52 :
On commence enfin à se rendre compte que les Grecs se moquent du monde !!!
a écrit le 11/06/2015 à 17:47 :
Au moins, les masques tombent.
Depuis le début, Tsipras a dit qu'il ne franchirait pas les lignes rouges correspondant au mandat donné par le peuple grec. La justice grec vient de lui donner raison.
Le FMI quitte donc la table parce qu'un gouvernement suit à la fois l'avis de son peuple et de la justice et non pas celui du FMI.
Cela montre à quel point l'objectif du FMI et des créanciers est loin de celui de la démocratie et de la justice !
Réponse de le 12/06/2015 à 7:22 :
Si la Démocratie c'est je fais n'importe quoi les autres payerons!!!!!!
a écrit le 11/06/2015 à 17:37 :
je ne comprends pas. n'est ce pas le FMI qui a dit il y a encore quelques mois qu'il s'était trompé sur l'austérité et les programmes d'ajustement en Grece ... et ce même FMI demande à la Grèce de continuer encore et encore. Mme Lagarde est elle devenue schyzophrène ?
a écrit le 11/06/2015 à 17:36 :
C'est parti !! Espérons qu'à Bruxelles, on mettra à profit un we avant le 30/06 pour organiser avec la Grèce la sortie de la ZE pour éviter une sortie sauvage.

Dommage pour les grecs ce seront les principales victimes, je ne saurai trop leur conseiller de sortir leurs euro hors de Grèce pour mieux les rentrer après le passage à la drachme et ainsi préserver leurs avoirs. Ils pourront même gagner du pouvoir d'achat au passage.
Réponse de le 11/06/2015 à 18:07 :
c'est deja ce qui est en train de se passer !! ;-)))))))) un economiste disait d'ailleurs que ceux qui ont de l'argent l'ont sorti et le rapatrieront progressivement en multipliant leur pouvoir d'achat tres fortement
tsipras ne voit meme pas la vague venir, et il voit encore moins qui va la ramasser dans les gencives ( en clair ' ceux qui ont vote pour lui')
cela dit , tsipras est un choix democratique des grecs, donc c'est leur choix, quelqu'en soient les consequences
Réponse de le 11/06/2015 à 18:07 :
320 milliards de pertes potentielles pour les créanciers, et un cataclysme sur les marchés financiers... les principales victimes ce sera tout le monde...à côté de la crise de 2008, la crise de la zone euro que ça va engendrer, avec une attaque massive des dettes périphériques (Portugal, Espagne, Italie,...) ce sera un trou noir pour l'économie européenne et mondiale... Tout ça à cause d'une bande de technocrates illuminés et illégitimes...
Réponse de le 11/06/2015 à 18:08 :
la Grèce est déjà prete a quitter UE l'euro pourquoi a t'elle vu poutine plusieurs fois pas pour rien pour eux c'était mourir avec UE ou vivre avec les russes dans un mois de belles bases russe en Grèce qui va rire la?
Réponse de le 11/06/2015 à 18:56 :
L’Europe ne sera pas gagnante à harceler la Grèce. Tsipras revient de rencontrer Poutine à Moscou et j’ai assisté à leur conférence de presse commune à l’issue de la rencontre et lu les commentaires officiels. En voici la teneur.

Poutine a commencé par dire adroitement que la Grèce ne lui a pas demandé d’aide financière. Gros soupirs de soulagement à l’Euro Groupe. Puis il a détaillé les projets communs qui vont se réaliser entre la Grèce et la Russie. Gros soupirs de l’Euro Groupe dans l’autre sens.

Voilà ce qui a été accordé des deux côtés. La Russie va recevoir des actifs de la Grèce sous forme de ventes de privatisation, aéroports, ports, structures touristiques, etc. Moscou paiera en espèces sonnantes et trébuchantes et, bien sûr, cela permet à Poutine de dire que ce n’est pas une aide, mais une opération commerciale. Pire pour l’Europe, le Turkish Stream, gazoduc / oléoduc passera en Grèce ce qui permettra à Athènes d’engranger beaucoup d’argent d’année en année.

Tsipras a ponctué en disant : « Nous allons mettre en œuvre des projets importants, ce qui génèrera des revenus importants qui vont nous permettre de financer les emprunts européens ». En 2015 le gouvernement grec va privatiser une toute première tranche d’actifs pour 1,5 Milliards d’Euro, c’est dire qu’il y a de quoi payer leurs dettes d’aujourd’hui et des prochains mois. Et d’autres actifs suivront.

Poutine, le maître es-échec et stratège d’envergure a conclu en disant : « Si l’économie de la Grèce croit grâce à la Russie et peut donc rembourser ses emprunts à l’Union Européenne et à ses créditeurs, cela aidera tout le monde » rajoutant subtilement que « la politique ne doit pas barrer le chemin de la renaissance économique de la Grèce ».

Pavé dans la mare avec un sourire d’usage, mais Poutine a marqué des points précieux et la Grèce gagne des mois pour se relever. Qu’a fait l’Europe pour la Grèce si ce n’est que lui enfoncer la tête dans l’eau ? Gageons que les trois mois d’angoisse que les Grecs ont vécu ne sortiront pas de leur mémoire.
Réponse de le 11/06/2015 à 19:43 :
1,5 milliards mon oeuil ! D'une la russie est en récession à cause de la chute du rouble et surtout du pétrole, les deux sont liées d'ailleurs.
De deux les grec ne privatiseront jamais pour autant, suffit de voir les anciennes privatisations qui non seulement ont trainé mais en plus non rien rapporté ou très peu.
L'alliance de deux faibles n'a jamais fait un fort, et en tout cas je suis très inquiet pour cet été, ça pue pour le mois de septembre, entre les impôts qui vont arriver et la bourse qui va se casser la gueule, on va droite vers un remake de la crise de la dette 2011 avec un cac qui va perdre 30 % surtout qu'il part de très haut, comme le dow jones d'ailleurs.
Réponse de le 11/06/2015 à 22:26 :
Rhaaaaaaaaa, le impôts !!!
Et surtout le cac qui va perde 30% ?! Horreur !!!
Que va devenir votre petit capital placé ???
Zut, va falloir bosser comme le petit peuple !!!!
Réponse de le 11/06/2015 à 22:53 :
Perdrons de l'argent ceux qui en ont...
Réponse de le 12/06/2015 à 10:49 :
@chris Il faut savoir que les réserves de change de la Russie correspondent aux réserves de change des 28 pays d'Europe réunis. Pas si mal. Quand au pétrole, il remonte et remontera certainement avec un peu de croissance dans certains pays (hors Europe).
Réponse de le 12/06/2015 à 12:32 :
La russie n'a PAS les moyens de financer la Grece. Ils n'avaient deja PAS les moyens de financer Chypre, alors la grece est impossible, surtout que toutess les reserves financieres russes sont mobilisées pour maintenir le rouble a flot et combler le deficit budgetaire important que la Russie va avoir en 2015 du fait de l'effondrement des prix du petrole et de la recession economique qu'elle subit.
Réponse de le 12/06/2015 à 15:20 :
Encore plus simple, il suffit qu'ils stockent (de préférence dans un coffre à la banque) des billets en €, $, CHF...
Réponse de le 12/06/2015 à 16:45 :
à Chris

"les anciennes privatisations n'ont rien rapporté ou très peu."

Naturellement. Les "investisseurs" n'achètent que quand on brade pour une bouchée de pain. Et quand on est récalcitrant, ils exercent des pressions

Ah, oui! Un des problèmes de cette longue "négociation" qui est resté plutôt à l'ombre, c'est que les Allemands insistent à ce que les aéroports des régions touristiques en Grèce soient privatisées et achetés -pour une somme modique- par une société étatique allemande.
Quels "amis" et "partenaires" désintéressés ces dirigeants Allemands! N'est-ce pas?
Réponse de le 15/06/2015 à 16:06 :
" Les "investisseurs" n'achètent que quand on brade pour une bouchée de pain. E"


La grâce à fait faillite, donc ça ne doit pas rapporter gros, donc ça ne coute pas cher à acheter, c'est évident.


Bonne nouvelle que grâce à Poutine les grâce puissent encore plus payer.
Cela dit, avoir les Russes chez soi, ça se termine en générale mal......

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