Grèce : le troisième mémorandum ne cesse de se durcir

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Le troisième mémorandum signé en août 2015, ressemble de plus en plus à une boîte de Pandore d'où surgissent chaque année de nouvelles mesures d'austérité pour la Grèce...
Le troisième mémorandum signé en août 2015, ressemble de plus en plus à une boîte de Pandore d'où surgissent chaque année de nouvelles mesures d'austérité pour la Grèce... (Crédits : REUTERS/Alkis Konstantinidis/File Photo)
Obsédé par son objectif de faire entrer le FMI dans le plan de soutien à Athènes, les créanciers européens ont encore une fois demandé des mesures dures à Athènes.

Dans son roman, Grandeur et Décadence de César Birotteau, Balzac trace le portrait du « petit père Molineux », un propriétaire dont le loisir préféré consiste à tourmenter ses locataires et créanciers. Lorsqu'il le rencontre au bal du parfumeur qui signera sa chute, l'ennemi de Birotteau, le banquier Le Tillet, se fait à lui-même cette réflexion : « Si le père Birotteau fait faillite (...), ce petit drôle sera certes un excellent syndic. (...) Il doit, comme Domitien, s'amuser à tuer les mouches quand il est seul chez lui. » Or, à mesure que la crise grecque s'éternise, l'Eurogroupe, la réunion des ministres des Finances des Etats de la zone euro, ressemble de plus à ce « petit père Molineux ». Il semble prendre plaisir à torturer « sa » mouche, la malheureuse Grèce.

Concessions de l'Eurogroupe

Certes, dans sa réunion du lundi 20 février, l'Eurogroupe a prétendu « lâcher du lest » au gouvernement grec : il a accepté de renvoyer ses inspecteurs à Athènes, ouvrant ainsi la possibilité à terme d'une conclusion de la seconde revue du programme qui, elle-même, ouvre la porte au versement des fonds nécessaires aux remboursements des échéances de juillet prochain qui sont d'environ 7 milliards d'euros, principalement auprès de la BCE. Bref, l'Eurogroupe fait la fleur à la Grèce de ne pas fermer la porte à une faillite dont ils seront, eux-mêmes, les principales victimes.

Plus intéressant, sans doute, est la concession faite à Athènes d'accorder des mesures de croissance, en cas de dépassement des objectifs, comme le gouvernement grec l'a fait en fin d'année 2016 avec la prime accordée aux retraités. Mais, en réalité, l'Eurogroupe semble se comporter avec la Grèce comme le cruel empereur Romain Domitien, cité par Du Tillet, avec ses victimes. « La veille du jour où il fit crucifier son trésorier, il le convoqua dans sa chambre (...), le laissa partir joyeux et rassuré et lui fit même l'honneur de partager son dîner », raconte l'historien Suétone qui résume : « Sa barbarie était non seulement immense, mais encore astucieuse et imprévue. » Ainsi en est-il de l'Eurogroupe qui va faire payer très cher ses bontés.

De nouvelles mesures exigées...

Le gouvernement grec s'est en effet engagé à réaliser une nouvelle réforme des retraites, effaçant ainsi celle qu'il avait lui-même établi l'an dernier et qu'il avait fait accepter aux créanciers au prix d'immenses concessions (notamment des baisses de dépenses automatiques en 2018 en cas de déviation de l'objectif d'excédent primaire de 3,5 % du PIB). Il devra aussi accepter une réforme du marché du travail et une nouvelle réforme fiscale, quelques mois à peine après avoir relevé la TVA d'un point et durci l'impôt sur le revenu. En tout, a indiqué sans badiner, le commissaire européen aux Affaires européennes Pierre Moscovici, la Grèce va devoir encore réaliser des « efforts » de 2 % du PIB.

La logique perdante se poursuit

Très clairement, donc, les créanciers entendent poursuivre la politique menée depuis 2010 en continuant à l'aggraver. Désormais, le troisième mémorandum signé en août 2015, ressemble de plus en plus à une boîte de Pandore d'où surgissent chaque année de nouvelles mesures d'austérité. Et il ne faut pas compter sur les effets « compensatoires » des mesures de « croissance » : ces dernières seront forcément limitées par la marge de manœuvre budgétaire (qui n'est pas certaine d'être chaque année aussi vaste que celle de l'an dernier) et, surtout, de la bonne volonté des créanciers. Il ne s'agira que de « propositions » helléniques qui devront être validées et acceptées par les créanciers. Pas question donc de refaire l'opération de la fin de l'année dernière avec la prime sur les retraites qui avait été une décision unilatérale.

Or, selon Le Monde qui cite des sources européennes, « pas question pour les Grecs d'avancer leurs propres réformes tant qu'ils n'auront pas donné toutes les assurances aux créanciers que l'excédent primaire sera d'au moins 3,5 % en 2018 et 2019 ». Et, depuis 2010, tout est dans cette question de « confiance » utilisée par l'Eurogroupe pour obtenir davantage d'Athènes. Autrement dit, Athènes devra attendre pour relancer l'activité, pas pour faire l'austérité. C'est dire si l'on peut douter des déclarations de Michel Sapin selon lesquelles la Grèce est sortie de la logique austéritaire.

Séduire le FMI

C'est qu'en réalité, dans l'esprit des créanciers, la Grèce ne compte pas. Ces mesures ne visent pas à restaurer la compétitivité de l'économie hellénique, pas davantage à rétablir la force de son Etat que l'on dit défaillant, moins encore à rendre soutenable sa dette. Le seul et unique but de ces mesures consiste à résoudre l'impossible équation dans laquelle se sont enfermés les créanciers de la Grèce : parvenir à faire entrer le FMI dans un programme que ce dernier sait intenable tout en ne cédant pas sur la nécessité reconnue par le FMI de réduire le stock de dettes grecques. En exigeant de nouvelles mesures d'économie, les créanciers tentent de faire entrer au chausse-pied la soutenabilité de la dette grecque dans les calculs du FMI. La preuve en est que, d'après le gouvernement grec, l'Allemagne réclame « 10 ans » d'excédents primaires élevés. Une mesure qui ne servirait qu'un objectif : accumuler les réserves pour rembourser la dette. C'est donc une fiction de plus permettant notamment aux Allemands de maintenir cette exigence qui avait présidé à la naissance de ce troisième plan : la participation, théoriquement impossible, du FMI.

Un FMI divisé

Le Fonds de Washington n'a pas encore donné de réponse. Christine Lagarde rencontrera le 22 février Angela Merkel. Sa position est très délicate. D'un côté, les Européens pèsent lourd mais exige une nouvelle fois que le FMI oublie ses règles élémentaires de conduite, comme en 2010. Les membres émergents du Fonds pourraient hésiter à se lancer dans une nouvelle et coûteuse erreur. D'autant que le principal contributeur au Fonds, les Etats-Unis, semblent désormais, peu soucieux de tenir compte des intérêts allemands. La directrice générale du FMI va donc devoir se montrer très convaincante pour faire avaler à la direction du FMI cette nouvelle aventure grecque...

Des Grecs sans marge de manœuvre

Côté grec, la victoire est donc particulièrement amère, même si le gouvernement affirme avoir tenu ses « lignes rouges ». Il jure aussi que, pour tout euro de mesures additionnelles, il y aura un euro de « mesures compensatoires » sous forme de baisse d'impôts sur la propriété foncière, sur les sociétés ou sur la valeur ajoutée. Une ligne de défense peu crédible en Grèce compte tenu des capitulations répétées du gouvernement Tsipras, mais aussi des conditions posées par les créanciers. Comment ces derniers accepteraient-ils des baisses d'impôts alors qu'ils exigent des hausses pour séduire le FMI ? Bref, tout ceci semble peu sérieux. Comme la mouche de Domitien, la Grèce semble encore condamnée à une torture sans fin où son intérêt n'est qu'un élément accessoire pour ceux qui décident de son sort.

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Commentaires
a écrit le 27/02/2017 à 19:13 :
Le problème c'est la dette premièrement de tous les pays de la planète envers la finance internationale et pour être plus précis envers le banque Rothschild et toutes ses filiales vous savez que la banque d' Angleterre a etait fondé par Rothschild qui la contrôle jusque aujourd'hui the Fédéral Réserve Banck c'est une banque privée contrôle par la famille Rothschild.
Vous savez que dans les années d' or de la bourse pour un euro gagné par la vraie économie qui produit qui donne tu travail la finance gagné huit a dix euro sans prendre aucun risque et la preuve la plus palpable c'est ce que l'on a tous vécu,
c'est les états donc mois vous que l'on dois payer pour les renflouer.
On dois remettre la finance a sa place lui coupe les ailes les banques c'est des entreprises comme toutes les autres .
Chacun peut résiste en gardant un peut de sa liberté individuelle on utilise le moins possible de l' argent plastique on économise pour consommer on évite les crédits on essaie de limite ses transactions au travers des banques et une chose très importante on compare les prix des services bancaires
En règle général on connaît nos dépenses une fois par semaine ou tout les quinze jours retiré de la banque l' argent dont vous avez besoin et payé en espèces.
Disposez de votre avoir c'est un des piliers de la liberté individuelle et de la République.
a écrit le 23/02/2017 à 10:18 :
L'austérité instituée comme mode de gestion ordinaire des intérêts des créanciers de la Grèce est la conséquence directe de la monnaie unique. Absence de marge monétaire, absence de marge budgétaire, récession, austérité qui renforce la récession (cf l'évolution de la dette grecques depuis le 1er mémorandum), maintenant, début de conflit entre créanciers et FMI, cela n'en finira jamais. L'eurogroupe maintient son déni de l'insoutenabilité de la dette grecque et tente de résoudre la quadrature du cercle. Si l'austérité permettait au moins d'apercevoir une amélioration : mais rien de tout cela ; par conséquent les nouvelles mesures proposées sont uniquement destinées à justifier, aux yeux de la morale ordo-libérale allemande - car, dans cette affaire, ne nous situons pas sur le plan de la rationalité économique mais bien sur celui de la morale - un nouveau plan d'accompagnement destiné à sauver les meubles des créanciers. Par conséquent, seul un soulèvement du peuple grec, avec l'instauration d'un rapport de force qui lui sera favorable, est susceptible de mettre fin à cette machine infernale.
Réponse de le 23/02/2017 à 21:31 :
La désobéissance aux créanciers rendra la liberté au peuple grec. De plus, la Grèce pourrait facilement prouver que sa dette est illégale, illégitime, insoutenable et odieuse et ainsi la restructurer unilatéralement dans sa quasi totalité.
a écrit le 23/02/2017 à 9:46 :
Ce n'est pas nouveau mais il est parfois salutaire d'éclairer la lanterne de certains commentateurs, ou tout au moins de leur rafraichir la mémoire:
http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150126.OBS0832/quand-les-creanciers-de-l-allemagne-fermaient-les-yeux-sur-sa-dette.html
Peut être après lecture modéreront-ils leur propos qui pour certains sont parfois limite diffamatoires. ( inutile de les nommer: vous les avez reconnus!)
d'autre part je suggère aux États qui se sont substitués aux banques pour les sauver de la faillite de leur faire payer les intérêts, c'est la moindre des choses quand on voit les bénéfices arrogants affichés par ces dernières alors qu'elles étaient au bord de l'agonie il y a quelques années.
l'absence de volonté des États Créanciers de la Grèce à mettre au pas le monde de la finance, voir sa complaisance coupable, n'a d'égal que son intransigeance vis à vis de cette dernière: "fort avec les faibles, faible avec les forts"...
Peu importe les torts de l’État grec, un jour ses fossoyeurs devront rendre des comptes... Et cela commencera par l'explosion de cette Europe qui d'un beau rêve est entrain de tourner au cauchemar. Et contrairement à la la légende de la boîte de Pandore il ne restera même pas l'espoir...
a écrit le 23/02/2017 à 9:30 :
Cette manière de décrire est l'exact inverse de la réalité : la victime dans l'affaire grecque c'est nous, c'est toi qui ecrit, ce sont nous tous les prêteurs littéralement volés par un emprunteur qui n'a jamais montré la moindre intension de rembourser un centime de ce qu'il nous doit, peu importe les references littéraires, ce qui fait le plus pitié est qu'on laisse aux grecs un espace de liberté pour continuer à boire notre vin en trinquant a notre santé
Réponse de le 23/02/2017 à 12:05 :
Bienheureux soient les ignorants ......
Réponse de le 23/02/2017 à 21:35 :
JP tu prétend que la Grèce n'a rien remboursé? Pourtant c'est des milliards d'euros qui ont été remboursés ... parfois l'ignorance de certains est quand même impressionnante, on vit pas dans le même monde... certains au pays imaginaire certains au pays des Bisounours bref ...
a écrit le 23/02/2017 à 7:30 :
Si vous pouviez lire la presse grecque du Dimanche et les articles des prof Grecs d'Economie qui enseignent à plein temps à la LSE, Harvard, Yale, Princeton, etc, vous seriez informer que la Grèce ne fait que payer depuis 2010, la dilapidation des aides de l'UE et celle des finances publiques par les premiers ministres socialistes depuis 1981. Cela s'est traduit par des embauches inutiles mais clientélistes, une absence de moralité dans l'administration, des investissements en bâtiments publics inutiles, la généralisation des dessous de table, de la fraude fiscale, de la fraude en matière de S.S.. Une Professeure Grecque aux E.U. et ex membre de la FED, a estimé que si les avocats, ingénieurs, médecins et comptables n'avait pas adopté comme technique : la fraude fiscale , la Grèce n'aurait pas eu besoin de mémorandum.
Réponse de le 23/02/2017 à 21:37 :
Le clientélisme et la fraude fiscale existe partout, également les emplois fictifs mais c'est quand même la spécialité de la France ... ha bon entendeur...
a écrit le 22/02/2017 à 18:50 :
Et voilà notre inenarrable Romaric Godin de retour ...pour nous parler , tenez vous bien , de la Grece , de sa dette , et des mechants financiers ...; Mais , pas de chance , on aurait pu penser par son silence qu'il était ...en formation , financière peut etre , à moins qu'il n'ait pu sagir d'un seminaire d'objectivité ...; Raté : le sujet etait l'histoire , Balzac, Domicien...et pas seulement l'histoire ancienne , mais aussi la contemporaine , avec Moscovici et , Sapin et ses l'ineffable previsions ; Mr Godin , la situation de la Grece ne s'est pas ameliorée avec Tsipras , et elle ne vas pas s"ameliorer sans mesures réelles ;Tsipras et son chantage , c'est fini ( entre temps le Brexit tant redouté à eu lieu ) et la seule chose qu'il pourrait faire c'est arreter de faire la quète en pleurant , et sortir de l'euro .
Réponse de le 23/02/2017 à 13:59 :
Vous devriez vous faire embaucher comme pigiste ici! En plus vous avez des lettres! Ça va éblouir qui?
Au fait savez vous que l' on ne trouve pas seulement des "truffes " au Périgord ou au Piemont?
a écrit le 22/02/2017 à 18:23 :
L'Allemagne doit augmenter son smic de misère (réévaluation) fortement pour le bien de toute l'Europe !
a écrit le 22/02/2017 à 15:40 :
A ceux qui accusent la Grèce d'être rentrée dans l'UE pour "se gaver d'argent à faible taux", on peu répondre que tout un système les y a mené. Nous passerons rapidement sur le rôle joué par la banque américaine Goldman Sachs, nous passeront tout aussi rapidement sur le rôle joué par la Commission Européenne qui cherchait -à tout prix une extension de l'UE- nous oublieront le rôle tenu par les instances du monde de la finance qui étaient informées et qui ont laissé s'établir ce que l'on peut appeler une "Cavalerie". Mais non, nous ne pouvons passer rapidement. Car ce qui arrive à la Grèce peut arriver demain à l'Italie. Pour ce pays, voir le rôle de J P Morgan. Il est très bien décrit dans un article (en anglais) de Claudio Celani sur la revue en ligne EIR (Executive Intelligence Review). Après la Grèce et l'Italie, à qui le tour?
Réponse de le 22/02/2017 à 17:08 :
La Grèce est entrée dans l'UE début 1981, bien avant qu'on parle d'€. Elle a d'ailleurs abondamment bénéficié de crédits de cohésion. Ce n'est pas Goldman Sachs qui a forcé la Grèce à adopter l'€ mais bien le gouvernement grec qui est allé commander à Goldman Sachs les conseils pour présenter ses comptes afin de se qualifier à l'€. Et c'est la France, prise d'une peur panique que l'€ soit trop fort et pénalise nos exportations, qui a appuyé de tout son poids politique (qui existait encore à l'époque) pour qu'Italie, Portugal, Espagne et Grèce, qui à des titres divers présentaient certaines faiblesses (dette publique considérable en Italie qui la prive de toute marge de manoeuvre malgré une économie assez performante, économie fragile au Portugal, modèle économique déséquilibré en Espagne qui a fragilisé les banques par une exposition excessive à l'immobilier, et surtout clientélisme massif, administration fiscale et outils statistiques inopérants en Grèce) rejoignent l'€. Seule l'Espagne, qui a pris les mesures nécessaires sans hésiter, semble connaître un fort rebond.
a écrit le 22/02/2017 à 15:09 :
Banquiers et euromachins, continuez à tuer la Grèce. Elle va sous peu vous exploser au nez et vous pourrez toujours pleurer pour vos euros. Même si la Grèce a des torts depuis des années, les principaux coupables sont les banquiers et les politiciens bornés. Il était évident dès le départ que les olives et les tomates ne permettraient jamais à ce pays de tenir sa place dans ce système vorace et paralysant de l'euro.
a écrit le 22/02/2017 à 13:35 :
Que la Gréce reparte à zéro avec un nouveau Drachme. Les grecs pourront alors recalculer les prestations sociales, les revenus des fonctionnaires, les retraites en fonction des nouvelles rentrées d impôt en Drachme puisque personne ne leur prêtera plus d´ argent. Ces rentrés d impôts seront alors alignées sur un nouveau PIB, comparable aux voisins Roumanie , Bulgarie ou Turquie.
Renflouer une N-ième fois les caisses d´Athene ne sert strictement à rien, seulement a repousser l échéance du déefaut et de la faillitte ceci pour ne pas avoir à avouer que les mesures de sauvetage des dernières années n ont servi à rien , sinon "sauver" certaines grandes banques francaises et allemandes
Réponse de le 22/02/2017 à 21:10 :
C'est la théorie du "pretend and extend" qui s'applique à la Grèce, c'est prétendre qu'un débiteur est solvable et continuer à lui prêter encore et encore.
a écrit le 22/02/2017 à 13:30 :
Les créanciers n'ont aucune confiance et ils ont raison. A chaque fois, la Grèce promet et ne fait pas. Tout ce qui intéresse les Grecs, c'est l'argent du contribuable européen et la possibilité de s'expatrier dans un autre pays de la zone euro. Il faut les virer :-)
Réponse de le 22/02/2017 à 21:08 :
Ha enfin patoche, tu es là avec tes propos mishelliniques, je m'inquiétais de pas te voir réagir ouf je suis soulagé que tu sois encore avec nous. Et encore merci pour l'argent que tu donnes à la Grèce.
Réponse de le 23/02/2017 à 2:19 :
@vassilis: si quelqu'un doit donner de l'argent à la Grèce, c'est bien les Grecs expatriés et les pro-Grecs. Je n'habite pas chez une copine, et quand j'invite, c'est à mes frais. En ce qui me concerne, je suis pour ma famille élargie "first". Mais bon, je vois que comme d'habitude tu essaies de faire croire que c'est la faute des autres :-)
Réponse de le 23/02/2017 à 21:39 :
Pourquoi tant de haine? C'est pas bon pour ton karma. Aime ton prochain et tu connaîtras la paix intérieure.... peace and love
a écrit le 22/02/2017 à 13:08 :
Souhaitons aux Grecs de s'assumer pleinement, financièrement d'abord, et ce débat stérile sur la dureté des conditions que les prêteurs exigent pour, non pas être remboursés, mais continuer à remplir le tonneau, cessera. Retour à la saine réalité des marchés, car aujourd'hui, personne de sensé ne veut prêter aux grecs. On ne mort pas la main qui vous nourrit..
a écrit le 22/02/2017 à 12:12 :
Inutile de faire apparaître ma remarque précédente sur la conjugaison du mot "obsédé(s)" dans le fil de commentaires de l'article.
a écrit le 22/02/2017 à 12:01 :
Un "s" à "obsédé" dans la première phrase de l'article ne serait pas le bienvenu ? Je crois bien que nous faisons référence aux créanciers européens...
a écrit le 22/02/2017 à 9:16 :
il est grand temps d'arreter la torture
que les grecs reprennent la drachme, ils ne devront plus rien a personne, et laisseront une ardoise copieuse a leurs creanciers ( france, allemagne, italie, etc)
bon evidemment, ils paieront en inflation tres vite tous les impots qu'ils ont refuse de payer jusqu'a maintenant, mais ca c'est leur pb
Réponse de le 22/02/2017 à 10:55 :
L'abandon de l'€ par la Grèce et, partant, le défaut sur sa dette n'effacerait pas celle-ci. Et elle resterait libellée en € et pas en drachmes. Ce qui veut dire que les créanciers seraient fondés à saisir tout avoir grec qui se trouverait à l'étranger (bâtiments d'ambassades, comptes bancaires, bateaux, avions,...).
Réponse de le 22/02/2017 à 11:57 :
Sauf que le dette grecque est illégale illégitime insoutenable et odieuse pour sa quasi totalité et dans le cas où la Grèce quitte l'euro, elle répugnera sa dette et la restructurera de manière unilatérale et elle a les arguments juridiques pour le faire.
Réponse de le 22/02/2017 à 13:21 :
oui je sais
c'etait ma derniere phrase
cela dit ils ne remboursaient pas avant ils ne rembourseront pas apres; les biens grecs seraient saisis ( pas les ambassades qui font partie du territoire grec), et ils auraient droit a une inflation a faire palir chavez et maduro!
( si varoufakis voulait un defaut dans l'euro, c'est qu'il savait pourquoi!)
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notons au passage que si la france quitte l'euro ca sera pareil!
a écrit le 22/02/2017 à 7:58 :
Le but de l'UE c'est de faire disparaitre les États pour les remplacer par des régions, alors cela ne risque pas de déranger "Bruxelles"!
a écrit le 22/02/2017 à 6:51 :
On dirais une sorte de stratégie du maitre qui bat son chien pour le dresser. Après les violentes manifestations, on vois bien que ça ne bouge plus aujourd'hui.

Les Grecs vont-ils finir par aimer l'Allemagne qui les punis?
Réponse de le 22/02/2017 à 15:33 :
c'est pas la commission Européenne qui gère. L'allemagne ne peut pas imposer sa solution.
Réponse de le 22/02/2017 à 21:37 :
Tu as raison, il y a aussi l’œil complice des monarchies et des partis membre du PPE.Bien évidement, il doit aussi y avoir des "sociaux-démocrates" dans le genre d'Hollande.
a écrit le 21/02/2017 à 21:33 :
"L'Eurogroupe" nous dit implicitement : "les souffrances qu'on peut vous infliger, ô vous les manants de l'Europe, elles iront encore bien plus loin ; préparez-vous !"
Si on proteste , on est "populiste" (injure suprême !), on "fait le jeu de Marine Le Pen"... Cette Europe, c'est la "schlague", et c'est tout ! L'Homme au Fauteuil Roulant laissera un souvenir lugubre dans l'Histoire.
Réponse de le 22/02/2017 à 13:22 :
Dans le style "CHARLY HEBDO " ....On peut se demander, in fine , quel est le plus handicapé des 2 !!!!!
Réponse de le 22/02/2017 à 15:35 :
pas bien de se moquer d'un handicapé.
Pour mémoire il ne peut rien imposer à la commission.
a écrit le 21/02/2017 à 21:05 :
Quand est-ce que l'expérimentation dans le laboratoire de l'austérité va-t'elle s'arrêter? Quand la Grèce quittera l'Euro. Quand il n'y aura plus à en tirer la néocolonialisation du pays s'arrêtera ...
Réponse de le 21/02/2017 à 22:52 :
Etant entrée dans la zone € par effraction sur la base de statistiques truquées pour pouvoir se gaver d'argent emprunté avec les taux faibles qui accompagnent l'€, la Grèce aurait dû en être expulsée sans ménagement dès que la fraude a été connue. L'argent public que les pays de l'eurozone a consacré à son sauvetage aurait pu l'être mieux utilisé pour secourir directement les banques des autres pays qui auraient pu se trouver, du fait du défaut immédiat sur sa dette libellée en € de la Grèce expulsée de la zone €. Par ailleurs il aurait été possible de saisir les biens grecs publics et privés se trouvant dans d'autres pays (bateaux, avions, comptes bancaires...).Exiger de la Grèce un minimum d'efforts pour rester dans l'€ est bien le minimum. A la Grèce de chercher d'autres leviers de croissance que la dépense publique, comme la libéralisation de l'économie.
Réponse de le 22/02/2017 à 6:35 :
@Bruno premièrement c'est la France qui "poussé" pour que la Grèce entre la zone euro et puis d'autre pays ont menti sur leurs statistiques, il faudrait également les expulser? Par c'est normal que Mario Draghi qui a aidé ces pays à tricher soit président de la BCE?
Réponse de le 22/02/2017 à 10:41 :
@bruno_bd
Que voulez-vous créer comme richesses entravées par la libéralisation de l'économie grecque ? Privatiser d'autres infrastructures cheval de Troie au profit d'intérêts chinois ?...
N'arrive-t-il pas un moment où les créanciers doivent enregistrer une partie de leurs pertes ? C'est ce à quoi le FMI veut tendre...
Réponse de le 22/02/2017 à 10:52 :
@Léo RB: la Grèce peut récupérer rapidement une bonne partie de l'activité touristique qui se dirigeait naguère vers la Turquie, la Tunisie, l'Egypte qui du fait du terrorisme islamiste sont devenues des destinations à risque. Ca, c'est l'immédiat. Il y a aussi d'énormes progrès possibles sur l'agriculture et l'agroalimentaire.
a écrit le 21/02/2017 à 21:00 :
P52 tu dis qu'on doit faire un exemple de la Grèce pour éviter que les autres pays soient dispendieux mais je signale que la Grèce avait les dépenses publiques les moins élevés de la zone euro avant la crise en pourcentage du PIB et la crise grecque n'est pas une crise de la dette publique mais une crise bancaire. Les intérêts des banques notamment françaises allemandes ont été sauvés. De plus, les seules dépenses qui n'ont pas baissé depuis la crise c'est les dépenses militaires. Pourquoi? Parce que ça profite principalement aux entreprises d'armement françaises et allemandes. Bref ....
Réponse de le 21/02/2017 à 22:41 :
Non, elle avait les recettes publiques les moins élevées de la zone €. Et des dépenses bien supérieures à ces recettes. La dette insurmontable n'est pas arrivée toute seule....
Réponse de le 22/02/2017 à 15:40 :
ah bon c'est la France (et l'Allemagne mais eux tout le monde sait qu'ils sont méchants) qui impose des dépenses militaires à la ¨Grèce ? ou bien la Grèce fait ces dépenses uniquement pour nous faire plaisir ?
Réponse de le 22/02/2017 à 17:14 :
La Grèce pourrait monnayer ses dépenses militaires auprès des autres pays de l'UE en étanchéifiant pour de bon ses frontières de manière à couper la route des Balkans employés par les migrants (même la Hongrie d'Orban et la Pologne du PIS seraient certainement prêtes à contribuer pour ça. Erdogan a perçu des milliards de l'UE pour le faire en Turquie...
a écrit le 21/02/2017 à 18:28 :
le sage parmi les sages avait déclaré: Si nous aurions laisser la Grèce sortir de la zone euro en 2014 elle seraot en tête des pays de l'UE. Inch Allah
a écrit le 21/02/2017 à 16:56 :
La question clé est de savoir si le FMI acceptera ou pas de participer à un nouveau financement du plan d’aide. Il y a peu de doute que si l’administration OBAMA était encore au pouvoir aux États-Unis, la réponse à cette question serait probablement oui. On va prendre l’hypothèse que le FMI va, cette fois, respecter ses règles qui lui interdisent de prêter de l’argent à un pays dont la dette n’est pas soutenable, que va-t-il de passer dans ce cas ? Et bien rien de spécial à mon avis, l’Allemagne acceptera finalement la poursuite du plan d’aide à la Grèce de l’union européenne seule, car c’est le principal bénéficiaire de l’Euro, et parce que finalement la Grèce est soutenable par l’Union Européenne, même à fonds perdus et qu’on ne peut la laisser sortir de l’euro car ses créanciers devraient alors officiellement prendre leurs pertes, lourdes pour l’Allemagne et la France. Mais pour le Ministre allemand des finances et pas seulement pour lui je crois en Allemagne, il faut que la Grèce continue à être torturée, pas pour le plaisir de torturer, mais pour dissuader d’autres pays de la zone euro de se laisser aller en étant dispendieux. S’ils sont dispendieux ils vont eux aussi devoir être torturés pour rester dans la zone euro, pour éviter, autant que possible, que ce soit l’Allemagne qui doive jouer, pour eux, un rôle de financier en dernier ressort. L’origine de ce problème est que l’euro a fait l’inverse de ce qu’il était supposé faire. Il devait apporter de la croissance et de l’emploi de partout. En réalité il a creusé les divergences entre les « bons » et les « mauvais élèves ». Les « bons » devenant de plus en plus forts avec l’euro, les « mauvais » de plus en plus faibles et de plus en plus endettés. Et avec un autre problème les « mauvais élèves » apparaissent plus nombreux que les « bons », ce qui complique la solution des problèmes des « mauvais élèves ».

Aujourd’hui c’est la BCE qui met la main au portefeuille pour tenter de régler les problèmes des « mauvais élèves », hors la Grèce qui est toujours prise en charge par le "système de torture" de l'euro-zone, et non par les Quantitative Easings de la BCE. C’est une banque centrale, elle ne peut pas faire faillite car elle fait de la création monétaire et ne doit de l’argent à personne, contrairement à une banque commerciale. Pour l’instant c’est la BCE qui maintient la zone euro en survie depuis 2012 et fondamentalement il n’y a qu’elle qui peut assurer cette survie. Se pose seulement la question de savoir combien de temps elle va pouvoir le faire.
a écrit le 21/02/2017 à 16:26 :
Surprenant le manque de nuances de La Tribune dans les articles traitant de la Grèce. Ça devient vraiment dérangeant.
Réponse de le 22/02/2017 à 11:29 :
Et si c’était la tribune qui était nuancée et tout les autres complétement à coté de la plaque ? Une grand merci à Romaric Godin pour ses articles.
Réponse de le 22/02/2017 à 15:43 :
c'est surtout Romaric qui est convaincu que la Grèce est au dessus de tout et que seuls les méchants (Allemagne, CE, FMI dans l'ordre) l'empêche de rayonner.
a écrit le 21/02/2017 à 16:18 :
Les médecins de Molière reviennent à l'attaque. La Grèce n'est pas encore complètement
morte. Allez , encore un effort , une petite saignée pour la tuer définitivement.
a écrit le 21/02/2017 à 15:51 :
Tout cela ne va pas calmer les esprits et le choix pour les élections va être vite fait!
a écrit le 21/02/2017 à 15:41 :
La cavallerie financière ne fait que lever de la poussière d'intérêts.
a écrit le 21/02/2017 à 15:38 :
Une éternelle pièce de théâtre rejouée, dont tout le monde connaît la chute.
a écrit le 21/02/2017 à 15:34 :
Merci beaucoup pour cet article qui reflète parfaitement la mentalité de nos dirigeants européens.

Ne sont ils donc que des psychopathes guidés par leur besoin de faire souffrir les autres ?

Vite un frexit !

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