La Grèce trouve un accord avec ses créditeurs sur la poursuite de l'aide

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(Crédits : Statista*)
Le ministre grec des Finances a annoncé mardi que les négociations avec les créanciers du pays s'étaient conclues par un accord sur la poursuite de l'aide et sur l'ouverture de discussions sur un allègement de la dette publique, vital pour l'économie grecque. Cet accord doit encore être entériné par les ministres des Finances de la zone euro.

La Grèce est parvenue à un accord préliminaire avec ses créanciers qui devrait ouvrir la voie à des discussions sur la réduction de sa dette, a annoncé mardi le ministre grec des Finances. "Les négociations sont achevées", a déclaré à des journalistes Euclide Tsakalotos, selon l'agence de presse officielle ANA. L'accord doit encore être approuvé par les ministres des Finances de la Zone euro, lors d'une réunion le 22 mai.

Le ministre grec a ajouté être "certain" que l'accord allait permettre à la Grèce d'obtenir de ses créanciers un engagement sur des mesures devant permettre un allègement de sa dette, qui est selon lui vital pour permettre de relancer l'économie défaillante du pays. Un compromis est nécessaire pour débloquer une nouvelle tranche de crédit dont la Grèce a besoin pour rembourser 7 milliards d'euros de sa dette en juillet.

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Réduction des pensions de retraite

Sous la pression de ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), la Grèce avait accepté en avril de réduire les pensions de retraite en 2019 et de diminuer les allègements fiscaux en 2020. Ces mesures, qui doivent être approuvées par le Parlement mi-mai, doivent permettre des économies de quelque 3,6 milliards d'euros, condition à la poursuite du versement des prêts à la Grèce. Cette dernière a obtenu l'autorisation d'utiliser une somme équivalente pour prendre des mesures contre la pauvreté.

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Lundi, plus de 10.000 personnes ont manifesté contre ces coupes budgétaires et une grève générale est annoncée pour le 17 mai. Une source gouvernementale a indiqué mardi que les retraites allaient en effet être diminuées de 9% en moyenne, selon ANA. Cependant, le Premier ministre Alexis Tsipras a déclaré qu'il ne procéderait pas à ces coupes sans engagement clair sur des mesures devant permettre un allègement de la dette de la Grèce.

Faciliter le retour sur les marchés d'obligations

Athènes espère également être enfin autorisée à participer au programme de rachat de dettes de la Banque centrale européenne, également appelé "quantitative easing" ou QE, afin de faciliter son retour sur les marchés d'obligations.

La Grèce et ses créanciers avaient conclu un accord sur une troisième tranche de prêt de 86 milliards d'euros en juillet 2015. Mais le FMI, qui s'oppose aux objectifs budgétaires fixés par la zone euro pour la Grèce et estime que la dette publique grecque n'est pas soutenable, conditionne sa participation financière à un nouveau plan d'aide à un geste en faveur d'Athènes, alors que l'Allemagne freine des quatre fers.

*Un graphique de notre partenaire Statista

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 02/05/2017 à 18:03 :
Mais au lieu de se soumettre qu'ils fassent péter ce système!!!!! bordel.ils vont finir en calbuts...
a écrit le 02/05/2017 à 16:05 :
L'Union européenne ne voulait pas l'entrée de la Grèce dans l'euro. C'est Giscard qui le souhaitait mais Chirac qui a signé l'acte d'entrée. L'union européenne représentant les pays d'Europe a toujours été beaucoup plus sérieuse que les Nations. Nations que veut Marine le Pen qui ont des gouvernements conduisant la plupart du temps au chaos comme notre histoire avant l'Union européenne nous le rappelle amplement. On gère mieux le monde à plusieurs que seul dans son coin comme en son temps Ceaucescu en Roumanie dont le Pen se sert de modèle et dont on connaît l'issue fatale.
a écrit le 02/05/2017 à 14:58 :
J'hésite entre prise d'otage et prostitution. Et pour vous..??
a écrit le 02/05/2017 à 11:31 :
bientot au tour de la france ...!!
a écrit le 02/05/2017 à 10:49 :
Ils peuvent toujours rêver comme le reste de l'UE de Bruxelles!
a écrit le 02/05/2017 à 9:52 :
Bref c'est encore les banquiers allemands et français, principaux détenteurs de la dette grecque qui refusent de se plier à la logique, qui préfèrent voir le peuple grec crever la bouche ouverte plutôt que de remettre en cause une partie de la dette pourtant remboursée des centaine de fois via les intérêts, dette que l'économie grecque et l'explosion des taux d'intérêts par les créanciers ne permet pas de rembourser.

Partant seulement de ce simple fait, alors qu'il en existe des dizaines de la sorte, en quoi cette europe là pourrait avoir un quelconque intérêt pour les citoyens svp ?

Comment peut on défendre cette machine à broyer de l'humain ? Et dire que macron la trouve "trop gentille" cette UE... Au secours.
Réponse de le 02/05/2017 à 11:56 :
@citoyen blasé: si tu prêtes ton argent sans demander de remboursement, j'accpete le maximum ! On ne devrait en effet pas prêter aux gens qui n'ont pas la capacité de rembourser. Quant aux excuses populistes prétendant que les intérêts ont été repayés multiples fois, elles sont fausses (http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/29/depuis-2010-260-milliards-d-euros-ont-ete-pretes-a-la-grece_4663599_3234.html). Mais bon, Vatoufakis vient d'apporter son appui à Macron parce que "la France a aidé la Grèce". On peut donc s'atendre à ce que le contribuable français s'appuie la note et l'incurie grecque :-)
Réponse de le 02/05/2017 à 12:04 :
Bonjour,
"Petite précision": la dette grecque actuelle est majoritairement détenu par les Etats de l'Union Européenne, donc directement par les citoyens de chaque pays (40 Mds pour la France, soit 600€ / français).
Aujourd'hui, ce sont les politiques, et constatant la percée des votes nationalistes et populistes de toutes parts, par pression des électeurs, qui gèrent la situation.
Aussi, si cela avait été les établissements bancaires, cela aurait été à travers les placements de leurs épargnants, ne croyez vous pas ?
Tout le monde à des intérêts à défendre, je ne crois pas qu'il soit judicieux de transformer en problème simple, une situation extrêmement compliquée. "Broyer de l'humain" n'est qu'une formule creuse !
Réponse de le 02/05/2017 à 13:54 :
@Citoyen, entièrement d'accord avec vous ! Sacrifier des générations...
Réponse de le 02/05/2017 à 16:50 :
Merci, patrickb, d'être fidèle à vous-même et de rester le champion de la contre-vérité, des fake news, de la désinformation et du mensonge. Ce que vous dites, est, une fois de plus, faux et mensonger. Vous "oubliez" que les "aides" à la Grèce n'ont été imposées à ce pays que dans le seul et unique but de sauver les banques françaises mal gérées et au bord de la faillite (à moins, bien entendu, que vous ne remettiez aussi les rapports officiels du fmi en cause). Et vous "oubliez" aussi que la jurisprudence internationale stipule de manière claire, précise et explicite qu'un prêteur à un état prend et assume seul le risque de ne pas être remboursé, l'état "emprunteur" n'ayant aucune obligation légale de remboursement. Enfin, vous "oubliez" encore (auriez-vous Alzheimer, mon pauvre ami ?) que l'eurogroupe n'a aucune base juridique et légale et que, par voie de conséquence, ses diktats non plus. Mais bon, faut avoir plus de n=deux neurones en état pour réfléchir à tout ça et donc, cher ami, personne ne vous en voudra.
Réponse de le 02/05/2017 à 17:21 :
@ robert: En effet que de vies de gâchées par la seule avidité des financiers...
Réponse de le 02/05/2017 à 18:38 :
regcerv

oui tout comme les milliers de milliards qui sont chaque année volés par les actionnaires milliardaires via l'évasion fiscale vers des paradis fiscaux et autres comptes offshore, 'est aussi l'argent du contribuable qui est volé.

Je sais parfaitement ce qu'est l'argent public comme vous le voyez, ne vous inquiétez donc pas.
Réponse de le 03/05/2017 à 8:08 :
@ réponse à patrickb: 1) comme il a été dit par d'autres, dont bruno_bd (Non, les banques françaises et allemandes n'y sont pour rien car elles ne sont plus créancières de la Grèce, elles ont accepté un "haircut" pour une partie de la dette et ce sont les états de l'eurozone, au premier rang desquels l'état français et l'état allemand, qui se sont substitués aux banques pour le reste de la dette) 2) Quand bien même la législation internationale stipulerait ce que tu avances (ce dont je doute, car ce serait la guerre de ne pas rembourser un pays majeur), et quand bien même l'eurogroupe n'aurait qu'à la fermer, la déontologie et le respect de soi-même exige qu'on rembourse l'argent qu'on a emprunté. Personne n'oblige d'ailleurs la Grèce à accepter cette nouvelle tranche de 85 milliards. Vas donc à ta banque faire un prêt et dis leur que tu n'as pas l'intention de rembourser. Ton idéologie prouve en tout cas qu'il ne faut jamais faire confiance aux gens de moralité douteuse :-)
Réponse de le 03/05/2017 à 11:08 :
"comme il a été dit par d'autres, dont bruno_bd"

Excellente touche d'humour !
Réponse de le 05/05/2017 à 21:11 :
@Patrickb, ne comptez pas trop sur un prêt de Citoyen, s'il gère ses affaires personnelles comme il voudrait que soient gérés les états et les banques, il n'est certainement pas en mesure de vous prêter grand chose à fonds perdus...
Réponse de le 10/05/2017 à 9:36 :
"ne comptez pas trop sur un prêt de Citoyen"

Votre fascination à mon égard alors que pour ma part je n'ai qu'indifférence à vous proposer devient inquiétante...

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