Irlande : la Commission d'enquête sur la crise financière met en cause la BCE

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L'Irlande a accepté le programme de sauvetage sous la pression de la BCE
L'Irlande a accepté le programme de "sauvetage" sous la pression de la BCE (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La commission d'enquête parlementaire irlandaise sur la crise bancaire a rendu son rapport mercredi. Le rôle de la BCE et de son président Jean-Claude Trichet y est décrit négativement : l'institution aurait utilisé des menaces contre deux gouvernements.

Lancée en décembre 2014, la Commission d'enquête parlementaire irlandaise sur la « crise bancaire » a rendu ses conclusions dans un très volumineux rapport ce mercredi 27 janvier à Dublin. C'est la première fois que des parlementaires d'un pays ayant eu à accepter le traitement de choc de la troïka - composée des représentants de la BCE, du FMI et de la Commission européenne - examinent en détail les causes et les responsabilités du désastre financier. Et les conclusions ne sont guère flatteuses pour Jean-Claude Trichet, l'ancien président de la BCE.

Les erreurs irlandaises

Ce rapport s'intéresse cependant d'abord aux causes premières de la crise qui a frappé le « tigre celtique » : l'absence de régulation, l'absence de prudence du secteur bancaire, l'aveuglement d'un Etat trop heureux de bénéficier de la situation et sa panique, lorsque la faillite menace de s'effondrer, ce qui l'a amené à « garantir » l'ensemble du secteur bancaire en septembre 2008, transformant la crise bancaire deux ans plus tard en crise budgétaire.

Le rapport de la commission est sévère avec le gouvernement, la Banque centrale d'Irlande et l'ensemble des institutions financières. « La théorie presque universellement admise jusqu'en 2008 de « l'atterrissage en douceur », sans aucun test ni mise à l'épreuve, doit être vue comme l'échec majeur du gouvernement, de la banque centrale et du ministère des Finances ; cette théorie a été adoptée par beaucoup d'agences de contrôle internationales », souligne le rapporteur de la Commission, le député travailliste Ciáran Lynch.

Le rapport méritera sans doute une analyse en profondeur sur les erreurs commises, mais un des points les plus attendus de cette commission concernait les conditions de la crise financière de 2010-2011 et le rôle qu'a pu y jouer la BCE. Le rapport juge que le programme qui a été adopté par l'Irlande était « inévitable. » « Néanmoins, souligne  Ciáran Lynch, la BCE a placé le gouvernement sous une pression excessive (« undue pressure ») pour entrer dans le programme et a aussi insisté pour qu'il n'y ait pas de partage des charges avec les créanciers bancairesPour toutes ces actions, le peuple irlandais a payé - et paie encore - un prix élevé. »

La question de l'ELA

Cette commission permet de jeter une nouvelle lumière sur les conditions des « sauvetage » de 2010, à l'époque présenté comme des actes de solidarité et de bienveillance européennes. Après la première crise grecque du printemps 2010, traitée trop lentement et avec une solution peu convaincante, les marchés ont commencé à se montrer réticent à prêter à d'autres pays. L'Irlande - en raison de son secteur bancaire malade et de sa garantie d'Etat accordée à ce secteur - s'est retrouvée en première ligne. En septembre, les banques et la République elle-même avaient perdu accès au marché. La présence de l'Irlande dans la zone euro ne dépendait alors plus que de l'aide à la liquidité d'urgence (le programme « ELA ») de la BCE, qui permettait aux banques de survivre.

Le gouvernement irlandais examine alors plusieurs options, notamment la participation des créanciers « seniors » (les plus théoriquement protégés) au « sauvetage des banques. » Cette idée avaient été, souligne le rapport, soutenue par le FMI en octobre et novembre 2010. Selon le témoignage d'Alan Ahearne, le conseiller du ministre irlandais des finances d'alors, Brian Lenihan, Dublin disposait d'une réserve suffisante pour « tenir  jusqu'au milieu de l'année 2011. » Mais il fallait pour cela que la BCE continue de montrer qu'elle soutenait les banques irlandaises. « Ce que nous demandions à la BCE de dire, ajoute Alan Ahearne, c'est que « la BCE dise qu'elle se tenait derrière les banques et qu'elle fournisse de la liquidité. En réalité, nous n'avons jamais demandé à la BCE de donner du capital aux banques irlandaises. Il ne lui était pas demandé de leur donner un seul centime, il lui était demandé de donner des liquidités qui allaient être remboursées. »

La lettre de Jean-Claude Trichet de novembre 2010

La réponse de la BCE a cependant été cinglante. Dans une lettre du 19 novembre 2010 à Brian Lenihan, Jean-Claude Trichet pose comme condition à la poursuite du programme ELA pour le secteur bancaire irlandais « la demande d'un soutien financier à l'Eurogroupe », lequel devra « inclure l'engagement de prendre des actions décisives dans les domaines de la consolidation budgétaire, des réformes structurelles et de la restructuration du secteur financier, en accord avec la Commission européenne, le FMI et la BCE. »

Selon le témoignage même du gouverneur d'alors de la Banque centrale irlandaise, Patrick Honohan, cette lettre était « largement injustifiée » (« largely gratuitous »). Le rapport précise que « la lettre de Jean-Claude Trichet a provoqué une cristallisation de la position du gouvernement. » « La situation était claire : si l'on adhérait pas aux termes de cette lettre, les banques irlandaises cesseraient de recevoir l'aide à la liquidité d'urgence », poursuit le texte. L'idée d'un partage du fardeau bancaire est donc abandonnée. L'Irlande demande le 28 novembre 2010 l'aide de l'UE et du FMI. Le programme s'élève à 85 milliards d'euros, dont 17,5 milliards d'euros est fourni par les réserves du gouvernement et du système de retraite du pays. Dans ses conclusions, le rapport estime que le programme en lui-même était inévitable, mais que le calendrier a été « déterminé par des facteurs en dehors du contrôle du gouvernement. » Bref, la main de l'exécutif irlandais a bel et bien été forcée par ce que le rapport qualifie ouvertement de « menaces » de la BCE.

La menace de la « bombe » en mars 2011

La question du partage du fardeau bancaire est néanmoins à nouveau soulevée après les élections parlementaires de 2011, remportées par la coalition entre les conservateurs du Fine Gael et les Travaillistes. Le nouveau gouvernement entend réduire l'impact du programme en faisant subit des pertes aux créanciers des banques. En mars 2011, le rapport rend public un document « confidentiel » du Trésor irlandais estimant que des « mesures immédiates dans ce sens pourraient être prises, dans la mesure où les marchés ont déjà pris en compte cette décote dans les cours. » Le Trésor proposait alors de rembourser les dettes bancaires à 37 % de leur valeur nominale (environ le cours du marché alors), permettant d'économiser 9 milliards d'euros, soit pas moins de 10,6 % du montant du programme. Cette estimation est supérieure à toutes celles réalisées jusqu'ici.

Mais là encore, Jean-Claude Trichet a empêché cette action. Le nouveau ministre des Finances, Michael Noonan, est mis sous la pression de la BCE. Son président aurait alors, selon ce rapport, menacé, en cas de décote sur la dette, de « l'explosion d'une bombe sur Dublin. » Cette bombe était encore la suppression de l'ELA et, donc, in fine, l'expulsion manu militari de la zone euro. Finalement, le gouvernement a décidé de ne pas faire participer les créanciers. Le programme s'est donc poursuivi comme prévu. Là encore, le rapport parle de « menaces explicites. »

Les conclusions du rapport sont sans concession : «la position de la BCE en novembre 2010 et en mars 2011 sur l'imposition des pertes aux créanciers séniors a contribué à transférer de façon inappropriée la charge d'importantes dettes bancaires sur le citoyen irlandais. » La BCE de Jean-Claude Trichet a donc fait pression sur deux gouvernements élus pour protéger les créanciers au détriment des citoyens.

Participation a minima de la BCE

Rappelons que la BCE n'a pas participé à cette enquête, ne se jugeant pas responsable devant le parlement d'un Etat membre. Elle n'a cependant pas davantage répondu clairement aux demandes des parlementaires européens irlandais sur cette question, se contentant de rendre publique une lettre du 19 novembre 2010 qui était déjà connue. Quant à Jean-Claude Trichet, après s'être longtemps tu et avoir longtemps dénié toute explication, il a refusé de se présenter devant la Commission de façon officielle. Il a accepté de répondre aux questions des parlementaires lors d'une conférence donnée à Dublin. Ses réponses sont restées évasives et non vérifiables (il contestait notamment les propos de Brian Lenihan, aujourd'hui décédé) et la méthode a été jugée humiliante par un grand nombre d'hommes politiques irlandais. Il est frappant que ces faits ne soient guère évoqués dans le pays d'origine de Jean-Claude Trichet, la France.

Apprendre de ses erreurs passées ?

Ce rapport intervient quelques jours après un autre rapport, publié par la Cour des Comptes européenne (CCE) qui critique ouvertement la Commission européenne, estimant que sa « gestion de la crise n'a pas été optimale. » Elle invite Bruxelles à « apprendre de ses erreurs. » Peut-être faudrait-il que la BCE réalise le même travail, mais qui pourrait l'y contraindre ? Personne. Et, partant, la BCE ne semble pas avoir modifié ses positions. A Chypre en 2013 ou en Grèce à l'été 2015, l'arme de l'ELA a aussi été utilisée pour des motivations politiques et pour faire céder des parlements ou des gouvernements nationaux. Dans son intérêt propre, la zone euro serait bien inspiré de se réformer, non pas tant pour renforcer encore la surveillance budgétaire, mais pour permettre un contrôle des actes de la BCE et l'empêcher de se cacher derrière son indépendance pour exercer des pressions politiques pour défendre des intérêts qui demeurent à déterminer.

Le texte complet du rapport est disponible à cette adresse en anglais.

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Commentaires
a écrit le 01/02/2016 à 18:01 :
Il est fortement conseillé aux lecteurs de La Tribune de se référer au texte même du rapport. Ils découvriront que le rôle de de la BCE y est à peine mentionné et que les principaux responsables de la crise sont : les banquiers eux-mêmes, les régulateurs/superviseurs, les organes d'Audit, le Ministère des finances, la Banque centrale irlandaise. C'est à dire la fameuse "Dublin Golf Connexion". Le rôle de la BCE a principalement consisté à éviter une faillite ouverte, généralisée et systémique du système bancaire irlandais. En somme un excellent rapport à la suite duquel des poursuites pourraient être engagées contre les responsables irlandais conernés. JGG
a écrit le 29/01/2016 à 12:33 :
Les parlementaires irlandais reconnaissent l'essentiel:
"Ce rapport s'intéresse cependant d'abord aux causes premières de la crise qui a frappé le « tigre celtique » : l'absence de régulation, l'absence de prudence du secteur bancaire, l'aveuglement d'un Etat trop heureux de bénéficier de la situation"

Maintenant, à eux d'en tirer des leçons et de prendre des mesures pour que cela se reproduise plus. Faire en sorte que ce pays ne soit plus un paradis fiscal bati sur du sable.
A eux de légiférer et leurs critiques deviendront crédible
a écrit le 29/01/2016 à 11:59 :
En résumé : le rapport irlandais critique la BCE . Le rapport de la Cour des Comptes européenne critique l'exécutif de l'UE qui est la Commission européenne ! Un théâtre d'ombres où personne n'est responsable de rien . Est oublié dans ce pataquès la responsabilité du FMI qui était d'accord pour prêter à un état non solvable ....
L'Irlande étant un paradis fiscal pour les multinationales, la Troïka ne pouvait la laisser sombrer après 2008, d'autant qu'il fallait sauver les banques, allemandes et françaises en particulier : 67,5 Md de prêts dont 55,8 pour les banques (Attac Europe, 04/01/14) . Et en 2014, miracle, l'Irlande retrouve la croissance !
a écrit le 29/01/2016 à 8:01 :
Tant que vous laisserai la possibilité au banque de joué sur les marché sans risque, en donnant le pouvoir de création monétaire. Il est évident qu'il y aura des problèmes. La France devrait prendre des mesures mais elle passe a coté du peuple. Heureusement que la suisse servira d'exemple avec l'initiative sur la monnaie pleine en suisse. La banque ubs annonce prepare la separation de la banque de dépôt et d investissement . Voila deux mesures concrète qui éviterai se genre de crise.
Certain vont m'expliquer que la Suisse est un paradis fiscal alors que le Luxembourg en étant dans L'Europe a mit une carotte à tout les pays Européen en négociant les imposition des grande entreprises.

Au final rien a changé le plus belle exemple est la banque BNP Paribas exposé à 56 700 milliard sur les marché. ( je rappel la dette la france 2000 milliard ) Le plus rigolo c est qu'on nous expliquer avoir augmenter les fond propre des banques avec bale 3.
A partir de cette action on observe que les politiciens sont corrompu, puisque nous avons la meme configuration de risque qu'en 2008.
a écrit le 28/01/2016 à 20:13 :
Et tu voudrais tenir compte de l'avis d'un pays qui est un paradis fiscal pour les entreprises..?? Moi, pas. Esclavagistes.
a écrit le 28/01/2016 à 18:55 :
Trichet n'est pas le seul incompétent de ce niveau. Par ailleurs les "élites" Français brillent par leur carriérisme éhonté.
Réponse de le 29/01/2016 à 8:33 :
Au contraire, je pense qu'il a été très compétent mais pas pour la bonne cause. Comme le dit très bien l'article la BCE à protéger les créanciers au détriment des citoyens. C'est un choix qui malheureusement n'est pas assumé, sans quoi le peuple pourrait mieux comprendre et, qui sait, commencer à voter autrement...?
a écrit le 28/01/2016 à 17:10 :
Enfin une vraie info! Merci!
Réponse de le 29/01/2016 à 8:34 :
200% d'accord.
Merci La Tribune!
a écrit le 28/01/2016 à 14:45 :
Tout le monde oublie la crise de 1993, déclenchée par la bêtise, l'incompétence et le dogmatisme de Jean-Claude TRICHET. En pleine crise monétaire, déclenchée au départ par la Grande-Bretagne, qui sera obligée de sortir du système monétaire européen, JC TRICHET maintiendra des taux à plus de 10 % (avec une inflation atteignant à peine 2 %), afin de tenter de maintenir le Franc coûte que coûte dans le serpent monétaire européen.
Le résultat sera une récession profonde de l'économie.

Il est dommage que de tels incompétents puissent être payés au niveau élevé que doit être le sien, au vu des résultats.
Il s'agit d'un dysfonctionnement majeur de notre société, où des incompétents totaux, parfaitement mis en évidence par leurs brillants résultats, par copinage, sont payés des sommes considérables et ont une influence majeure...
a écrit le 28/01/2016 à 13:55 :
Bloomberg évoquait en septembre dernier une nouvelle bulle dans l'immobilier commercial/de bureaux en Irlande.
les prix immo ont augmenté de 16% en 2014 et les créations de jobs se font à 45% dans l'immo/BTP (d'ou croissance de 4,8%) ...
a écrit le 28/01/2016 à 13:02 :
Jean-Claude Trichet. COMPÉTENCE DANS LE DÉSASTRE. Direction du Trésor au temps du Crédit Lyonnais nationalisé. (Petit rappel : Libé 19-12-2002. "Le procureur s'est gardé de prononcer son nom, hier, mais Trichet, poursuivi pour complicité de «diffusion de fausses informations» et «publication de comptes inexacts» en sa qualité de directeur du Trésor au moment des faits, est d'ores et déjà assuré d'être du lot.

«Eléments nouveaux». Renvoyé devant le tribunal correctionnel par le juge Courroye, (tiens, tiens ) le gouverneur de la Banque de France préparait activement sa défense, dans la perspective de son entrée en fonction à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), prévue mi-2003. Et voilà que le «problème technique» est survenu. Courant octobre, la Cour de justice de la République, qui instruit le cas de l'ancien ministre Michel Sapin, a transmis un rapport d'expertise qui apporte selon le procureur un «certain nombre d'éléments nouveaux».

«En décembre 1992, les comptes sociaux du holding Crédit Lyonnais dégageaient un solde positif de 650 millions de francs, explique le procureur. Le rapport d'expertise indique qu'en réalité la situation du Crédit Lyonnais était négative à hauteur de 8,5 milliards de francs.» Conclusion d'Yves Bot : «Le rapport d'expertise vient ajouter des charges supplémentaires.» L'enquête du juge Courroye, sans expertise, avait évalué à 3,7 milliards les pertes réelles du Lyonnais. «Les éléments nouveaux rendent au parquet sa totale liberté d'analyse par rapport aux réquisitions a souligné, hier, Yves Bot. Là où le parquet avait requis le non-lieu, il pourra parfaitement requérir des condamnations.»

Paradoxe. Restait à trouver la «solution technique». Le parquet, qui avait envisagé le report du procès, a donc décidé de transmettre l'expertise au tribunal, via des citations directes. Paradoxalement, cette décision pourrait arranger Jean-Claude Trichet. Un supplément d'information, et la relance de la procédure, lui aurait interdit d'accéder à ses fonctions à la tête de la BCE. «Cette expertise ne change pas fondamentalement le dossier», a d'ailleurs indiqué, hier, Me Yves Baudelot, l'un des avocats du gouverneur de la Banque de France. «La défense dira au tribunal si elle accepte d'être jugée tout de suite, a ajouté Yves Bot. Chacun prend ses risques.»"
(Karl LASKE)
Jean-Claude Trichet. COMPÉTENCE DANS LE DÉSASTRE SUITE : Direction de la BCE déflationniste. On voit le résultat deouis 2008.
Jean-Claude Trichet. COMPÉTENCE DANS LE DÉSASTRE SUITE : faire payer aux citoyens les spéculations bancaires. (Air connu, voir plus haut : le Crédit Lyonnais)
a écrit le 28/01/2016 à 12:57 :
Le problème vient d'un secteur bancaire qui depuis 1973 prône la dérégulation, pratique un lobbying intensif au profit de la financiarisation, l'économie réelle étant incapable de répondre à leur avidité. Ce faisant la finance est devenue nuisible à l'économie réelle, elle fonctionne en circuit fermé, génère des bulles et demande ensuite que ce soit le contribuable qui paye.
Depuis la disparition de tout étalon monétaire régulateur (pas forcément l'or, ça peut être les DTS) et du Glass-Steagall Act, la finance fait n'importe quoi et les banques centrales suivent aveuglément le mouvement.
a écrit le 28/01/2016 à 12:29 :
J'écouterai avec bienveillance la parole irlandaise le jour où l'Irlande cessera le dumping fiscal et social.
a écrit le 28/01/2016 à 11:58 :
Merci beaucoup pour cette information capitale qui ne sera jamais reprise par un média de masse parce que ne devant surtout pas parler des vrais responsables de cette profonde crise économique que nous subissons.

L'argent est dorénavant au dessus des lois.

Par contre la maman qui va voler de la nourriture dans un supermarché pour faire manger ses enfants elle sera durement sanctionnée.

Robin des bois tu es où ?

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