Italie : pourquoi le Jobs Act a déçu

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Le chômage remonte en Italie. Malgré les réformes.
Le chômage remonte en Italie. Malgré les "réformes". (Crédits : © Stefano Rellandini / Reuters)
Le chômage repart à la hausse en Italie : 0,4 point de plus en un an en novembre à 11,9 %. La réforme Renzi s’essouffle et n'a pas tenu ses promesses.

Un des thèmes principaux de la campagne électorale présidentielle française sera sans doute la lutte contre le chômage de masse. Beaucoup de candidats défendront encore l'idée d'une « nécessaire réforme du marché du travail » pour en finir avec le chômage de masse. Manuel Valls et Emmanuel Macron ont défendu et porté la Loi Travail votée cet été, tandis que François Fillon veut encore aller plus loin. Dans ce débat, les inspirations internationales ne manqueront pas. Une risque de manquer à l'appel : l'Italie. Pourtant, le « Jobs Act » de Matteo Renzi, votée fin 2014, avait été une des inspirations revendiquées de la loi Travail française. Le président du conseil italien d'alors avait même publié un tweet de soutien au projet français en en revendiquant l'inspiration.

La France fait mieux que l'Italie sur le front de l'emploi

Mais le « miracle » italien a fait long feu. Ce lundi 9 janvier, les chiffres de l'emploi italien pour le mois de novembre 2016 viennent le confirmer. Le taux harmonisé et désaisonnalisé de chômage italien s'établit à 11,9 %, soit 0,4 point de plus qu'en novembre 2015. L'Italie est un des quatre pays avec l'Estonie, Chypre et le Danemark a constaté une progression de son taux de chômage sur un an dans l'Union européenne. Il est encore le quatrième taux le plus élevé de l'UE, derrière la Grèce, l'Espagne et Chypre. A titre de comparaison, le même taux français (10e plus élevé de l'UE) est passé en un an de 10,2 % à 9,5 % de la population active. En un an, l'écart de taux de chômage s'est donc élargi de 1,1 point... en faveur de la France !

En termes absolus, le constat est le même. On comptait, au sens d'Eurostat, en Italie, 3,089 millions de demandeurs d'emploi en novembre 2016, soit 165.000 de plus qu'un an plus tôt. C'est la plus forte hausse de l'UE. Dans la France « des rigidités », sur la même période, le nombre de chômeurs a reculé de 203.000 personnes, toujours selon Eurostat.

Des créations d'emploi subventionnées

Le « Jobs Act » semble donc ne pas réellement tenir ses promesses et un regard plus précis semble le confirmer. Certes, l'Italie créé désormais des emplois. Entre novembre 2014 et novembre 2016, 451.000 emplois ont été créés. Le « Jobs Act » y a-t-il contribué ? Sans doute, même si ces créations de postes avaient débuté dès 2013 : entre novembre 2013 et novembre 2014, 115.000 postes ont été créés. Le contexte de la réforme de Matteo Renzi est aussi celui d'une reprise économique et donc de la reconstitution de la force de travail. Mais il convient de rappeler un élément clé du fonctionnement du Jobs Act. Si l'esprit de la loi consistait à « favoriser » les embauches en CDI en élargissant la période d'essai à 3 ans, l'Etat a incité les employeurs à avoir recours à ce nouveau contrat « à protection croissante », par une exonération des charges de 8.000 euros annuels sur l'année 2015. Or, en 2016, cette exonération a été revue à la baisse à 3.500 euros. Il y a de fortes présomptions que ces soutiens sonnants et trébuchants soient plus motivants que la « flexibilité » pour les employeurs. Ce que les chiffres semblent confirmer. Entre janvier et novembre, l'économie italienne a créé 158.000 emplois contre 236.000 emplois sur la même période de 2016.

Un chômage encore historiquement très élevé

Cette réforme qui avait l'ambition  de modifier « structurellement » le marché du travail italien semble donc avoir manqué cette cible. Son effet spécifique est difficilement identifiable des effets de conjoncture et du soutien de l'Etat. Mais il est au moins un élément qui apparaît comme certain : les emplois créés par la réforme sont insuffisants au regard des besoins de l'économie italienne. Ainsi, l'Italie compte encore 288.000 chômeurs de plus qu'il y a cinq ans, en novembre 2011, date du début de l'application de la politique d'austérité dans le pays. Son taux de chômage est certes inférieur aux 13,1 % d'il y a deux ans, mais il demeure nettement plus élevé qu'avant la crise : il était de 9,6 % en novembre 2011. Voici neuf ans, en novembre 2007, le taux de chômage italien était de 6,2 %. Ce taux était, du reste, resté inférieur au taux français entre septembre 2003 et décembre 2011. Malgré une croissance plus faible que la zone euro, l'Italie ne connaissait pas alors le chômage de masse. Il convient donc de ne pas oublier que la situation actuelle d'un chômage supérieur à 11 % de la population active est du jamais-vu en Italie depuis l'immédiat après-guerre et que, avant la crise, le pays n'avait jamais connu plus de 3 millions de chômeurs. Un niveau qui a été à nouveau franchi cette année...

Echec structurel ?

Autrement dit, la crise et l'austérité ont clairement changé structurellement les données du problème de l'emploi en Italie. Et, malgré les rodomontades de Matteo Renzi, sa réforme ne semble pas en mesure de régler ce problème. Ainsi, les créations de postes en 2015 et, sans doute encore davantage, les propos triomphants du premier ministre ont conduit, en 2016, beaucoup d'Italiens qui avaient abandonné la recherche d'un emploi, y sont revenus. Ainsi, le taux d'activité a bondi d'un point en un an, passant de 54,1 % à 55,1 % de la population totale des 15-64 ans, soit 366.000 personnes de plus. Or, malgré ce taux encore relativement faible au niveau européen, les emplois créés ont ralenti, en grande partie par la fin des subventions aux créations d'emplois. Ils ont donc été beaucoup trop insuffisants (201.000) pour combler la hausse de la demande d'emplois. D'où la forte augmentation du taux de chômage. De fait, le Jobs Act, s'il a pu susciter des espoirs, n'a donc pas été capable de remplir ses promesses.

La précarité ne recule pas.

L'autre déception concerne les CDD. La réforme Renzi devait permettre d'en finir avec la dichotomie du marché du travail et, en réduisant les contraintes liées au CDI, de favoriser ce dernier par rapport aux CDD. Mais, quelques mois avant le Jobs Act, en 2014, le gouvernement Renzi avait lancé la « Loi Poletti » qui permettait un usage plus large des contrats temporaires. Résultat, la proportion de CDD dans les emplois créés demeure importante. Sur deux ans, 118.000 CDD ont été signé, soit 22,9 % de l'ensemble des emplois salariés créés. La proportion d'Italiens en CDD n'a jamais été aussi élevée qu'en novembre 2016 : 14,05 % de l'ensemble de l'emploi salarié contre 13,74 % voici deux ans et 13,27 % voici dix ans. Résultat : le Jobs Act n'a pas permis de faire reculer la précarisation de l'emploi dans la Péninsule.

Une réforme coûteuse sur le plan politique

Certes, le bilan d'une telle réforme ne peut se faire sur une période de moins de deux ans. Mais certains éléments montrent déjà les limites du Jobs Act : l'essoufflement des créations d'emplois qui sont incapables d'absorber la hausse de l'activité et la progression continue des signatures de contrats indéterminés. Politiquement, cette réforme a très fortement déçue compte tenu des attentes créés par Matteo Renzi et de la situation de l'emploi au regard de la décennie précédent. Le Jobs Act semble donc à la fois surévalué sur le plan économique et très coûteux au regard des résultats sur le plan politique. L'ancien président du conseil a très clairement payé le prix fort d'une déception qu'il a contribué, par son discours triomphateur, à constituer. La déception sur le Jobs Act explique en partie la défaire du « oui » au référendum institutionnel du 4 décembre 2016. De quoi réfléchir à la logique simple du "miracle" des réformes et de leur nécessité.

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Commentaires
a écrit le 12/01/2017 à 11:51 :
@lachose 10/01/2017 15:25
Ce n'est pas la peine d'écrire un texte aussi long. Vous n'avez pas encore compris comment l'Europe fonctionne: la Commission propose, le Conseil et le Parlement disposent.
La Commission, c'est l'Administration; Conseil et Parlement sont des élus.
Si une directive de la Commission passe, cela signifie que les chefs des Etats et le Parlement l'ont approuvée.
Cordialement
a écrit le 10/01/2017 à 18:18 :
Si je lis bien votre article , en 2016 , en Italie , le taux de chômage a augmenté de 0,4%, et le taux d emploi de 1%: la situation de l emploi s est donc améliorée de
1- 0,4%=0,6%.
D autre part , en cas de changement législatif, il faut que les entreprises en prennent la pleine mesure, et celles ci n embauchent que si elles ont un vrai besoin sur une certaine durée.
Il me semble donc inexact et prématuré d annoncer que le job act italien n à pas porté ses fruits. (Pour comparer à la France il faudrait aussi tenir compte de l évolution du taux d emploi français sur la période)
a écrit le 10/01/2017 à 13:41 :
Purée c est embêtant ça vraiment embêtant n est il pas? Balaise!
a écrit le 10/01/2017 à 12:28 :
Le "Jobs Act" de Renzi n'est que le dernier avatar des politiques d'austérité destinées à continuer d'enrichir les détenteurs du capital. C'est le principe du capitalisme démultiplié lorsqu'il intègre les idées néolibérales. Il a été fait croire aux "masses" que les classes c'était du passé en leur octroyant au passage (après de durs combats) quelques menus avantages...que la grande bourgeoisie ne cesse depuis de contester... à travers les médias dont elle a la possession. Nous ne sortirons pas du marasme sans un retour à la lutte des classes et si on continue à faire financer la dette publique par des structures financières privées.
a écrit le 10/01/2017 à 10:05 :
Italie, Espagne, Belgique, France etc..,vous croyez sincerement que chaque gouvernement à pondu ce type de loi travail chacun dans son coin et cela pratiquemement en même temps avec en plus les mêmes conditions dégradantes pour les salariés dans chaque pays ?
Bien sur que non, il s'agit d'une directive de la commission europeenne.
Réponse de le 10/01/2017 à 10:33 :
La commission européenne obéit aux USA qui obéissent à Wall street qui obéissent à etc etc :)
Réponse de le 10/01/2017 à 12:26 :
Il n'existe aucune Directive Européenne sur le sujet. La Commission Européenne n'ayant d'ailleurs pas de compétence législative en la matière.
Réponse de le 10/01/2017 à 15:25 :
@KidA

"La Commission Européenne n'ayant d'ailleurs pas de compétence législative en la matière"
Ah oui et ça c'est quoi , faut te reveiller mon gars

la «Loi travail» nous vient des GOPE. Oui, des GOPE.Les GOPE, ce sont les «Grandes Orientations de Politique Économique». Plus précisément, ce sont des documents préparés par la direction générale des affaires économiques de la Commission européenne. Conformément à l'article 121 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), ces documents sont ensuite transmis au conseil Ecofin (c'est à dire à la réunion des ministres européens de l'économie et des finances), puis au Conseil européen (les chef d'État et de gouvernement). Après validation, les GOPE deviennent des recommandations du Conseil aux pays de l'Union et font l'objet d'un suivi. Toujours selon l'article 121, «le Conseil, sur la base de rapports présentés par la Commission, surveille l'évolution économique dans chacun des États membres». Cette «surveillance multilatérale» est rendue possible grâce aux informations généreusement fournies par les États à la Commission. Bref, un joli petit traité de servitude volontaire que le Traité sur le Fonctionnement de l'UE.Depuis qu'elles existent, les GOPE ont toujours contenu des injonctions à réformer le marché du travail. Si l'on examine celles pour 2012 par exemple - parfaitement au hasard: il s'agit juste de l'année de l'élection de François Hollande - on voit que le Conseil recommande à la France de «revoir la législation, notamment la procédure administrative de licenciement». Ou de «veiller à ce que l'évolution du salaire minimum favorise l'emploi, notamment des jeunes, et la compétitivité», ce qui signifie, traduit du Volapük de Bruxelles en Français des Deux-Sèvres ou de Haute-Garonne, qu'il ne faut pas augmenter le SMIC. On notera au passage et juste pour rire qu'il est demandé la même année de «supprimer les restrictions injustifiées sur les professions (vétérinaires, taxis, notaires...) et secteurs réglementés»: bienvenue à toi, ô «loi Macron». Pour suivre la question de l'emploi, on a ainsi adjoint aux GOPE les Lignes directrices pour l'emploi (LDE). Les deux ensemble, GOPE et LDE, sont regroupées dans les LDI (lignes directrices intégrées), dont le site de la Commission européenne nous dit ceci: «les lignes directrices intégrées déterminent le champ d'action des politiques des États membres et la direction à suivre dans la coordination de celles-ci. Elles servent de base aux recommandations par pays».Aux recommandations par pays? Tiens donc. A titre de solution, il ensuite proposé de «maintenir les réduction du coût du travail découlant du CICE», d'œuvrer à limiter davantage «les rigidités du marché du travail» (ce qui signifie qu'il faut faciliter le licenciement), de «faciliter, au niveau des entreprises, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l'organisation du temps de travail». Dans cette dernière formule, on reconnaît immédiatement l'inspiration des nombreuses dispositions prévues dans la loi El Khomri pour accroître le temps de travail des salariés, tout en rémunérant moins bien, dans certaines conditions, les heures supplémentaires. ( http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/droit-travail/13-mesures-cles-de-la-loi-travail_1791715.html ).En tout état de cause, le gouvernement français a bien travaillé. Le commissaire Valdis Dombrovskis l'en a chaudement félicité lors d'une visite à Paris fin mars. Comme rapporté par le site spécialisé sur les questions européennes EurActiv, le vice-président de la Commission «à l'euro et au dialogue social» (sic) a salué la loi El Khomri comme une heureuse initiative «destinée à répondre aux rigidités du marché du travail, et qui devrait relancer l'emploi». Un bien bel hommage! Merci patron!
Réponse de le 11/01/2017 à 16:05 :
excellente analyse, très documentée qui nous fait toucher du doigt le caractère technocratique et anti-démocratique que constitue l'usine à gaz européenne sous sa forme actuelle qu'il convient donc d'abattre pour la réformer de fond en comble en restituant aux peuples européens le pouvoir de désigner leurs représentants et leurs législateurs.
a écrit le 10/01/2017 à 8:17 :
Le chomage est lié à la démographie et au rapport entre le cout du travail et le prix de l'énergie. Il faut faire intervenir le prix de l'énergie dans le raisonnement économique. Voyez la note n°6 du CAE à ce sujet.(une taxe sur l'énergie pour financer les charges sociales). Le chomage correspond en partie à du temps de travail libéré par les gains de productivité liés à l'usage de l'énergie. C'est difficile à comprendre.
a écrit le 10/01/2017 à 4:23 :
.
a écrit le 09/01/2017 à 17:23 :
Il n'y a pas si longtemps la presse unanime lui traissait des lauriers, jeune, brillant, avec des réformes audacieuses qui devaient contraindre salariés et fonctionnaires fainéants. Au final, ses réformes n'apportent rien....le pays ne va pas mieux. Cela me fait penser furieusement à notre M. Macron avec qui on va voir ce que l'on va voir....
Réponse de le 09/01/2017 à 23:14 :
Ils sont où, effectivement, ces éditorialistes prêcheurs qui donnaient Renzi en modèle et stigmatisaient la France réactionnaire et frileuse ? Le Point, Les Échos, L'Express, Le Monde, Le Figaro, etc, etc...
Réponse de le 11/01/2017 à 16:24 :
l'europe libérale, selon ses apôtres Juncker, Schultz, Merkel, Staüble, Fillon, Macron, et autres Moscovici, c'est 60 millions de chômeurs dont 27,6 millions rien que pour la zone euro. Mais pour ces adorateurs du néo-libéralisme, le chômage n'est pas le problème mais la solution : c'est par la dévaluation interne (baisse des salaires, des retraites, des prestations sociales, des dépenses publiques) que les marchés vont réaliser les ajustements nécessaires (convergence) pour rétablir la confiance, relancer l'investissement et aboutir aux équilibres recherchés. La théorie est très belle, sauf que c'est exactement l'inverse qui se produit. Et de grands visionnaires du genre Fillon considèrent que cette théorie ne produit pas tous les effets escomptés parce qu'on a pas tapé assez fort dans son application. Comme il était beau le "Job Act" de Renzi ; comme elle est belle la "Job Act" Valls-El-Komhri-49.3 ; comme elle est belle cette idéologie politico-économique de soumission à Bruxelles. Ne pensez-vous pas qu'il est grand temps d'en sortir ?
a écrit le 09/01/2017 à 17:17 :
Fillon comme tout les liberaux ne tarissait pas d'eloges sur Renzi et ces "reformes courageuse" mais comme tout bon dogmatique liberal il ne changera pas une ligne de son programme. Allez les Lepen si pour cette fois ci l'election semble plier, dans 5 ans vous pouvez acceder au pouvoir des le premier tour. Faudra pas oublier de remercier Fillon Macron...et leur fideles proselythe economlistes qui se targuent de detenir la verite au nom d'une pretendu science....et qui en 5 ans auront largement le temps de detruire le peu qui reste de la societe francaise.
Réponse de le 10/01/2017 à 9:34 :
Si ils vont changer la référence pour mettre un autre nom de miracle.
Sarkozy avait fait de même passant de la référence US à la référence Allemande.
Vous voyez que nos hommes politiques sont à l'écoute.
a écrit le 09/01/2017 à 17:17 :
39% de chômage chez les jeunes. alors qu'ils ne font pas beaucoup de gamins depuis au moins 30 ans. et qu'ils sont censés avoir un tissu industriel plus développé et dynamique que nous.
qu'en est-il de la migration ?
en Espagne ils ont un solde naturel négatif et un solde migratoire négatif, il me semble.
a écrit le 09/01/2017 à 16:35 :
Que ce soit couteux politiquement, honetement, peu importe. on note quand même que ca a permis de creeer plusieurs dizaines de milliers d'emploi.
il ay un élément majeur de politique interne italienne qui n'est pas mentionné et qui a nécessairement un impact sur l'utilisation du jobs act: le jobs act pourrait etre soumis a un referendum abrogatif apres que les syndicats italiens ait obtenu un nombre significatifs et theoriquement suffisants pour obtenir ce referendum. D'ou une importante incertitude juridique toute récente vu qu'on est en attente de la validation ou non de l'initiative légale. Etonnant que l'auteur ait oublié cet aspect.
Réponse de le 09/01/2017 à 17:04 :
"peu importe les consequences politiques" !!
C'est avec ce raisonnement que l'on voit des regimes totalitaires s'installer à la tete des etats. C'est vraiment la confirmation que l'economie devient l'ideologie dominante meme si cela se fait au detriment de la democratie.
"que ce soit couteux" Non seulement c'est couteux pour les finances de l'etat mais c'est inneficace sur le long terme.
Réponse de le 10/01/2017 à 12:32 :
@boss:
Donc à vous lire, mieux vaut ne pas creer de milliers d'emplois afin de ne pas affaiblir le capital politique d'un gouvernement?

Car les seules conséquences politiques dans l'affaire, c'est le niveau de soutien de Renzi auprès de certains syndicats. Ni plus ni moins.
a écrit le 09/01/2017 à 15:51 :
"De quoi réfléchir à la logique simple du "miracle" des réformes et de leur nécessité"

Réfléchir ils en sont totalement incapables, ils sont tétanisés sur leurs budgets d'austérités à croire qu'ils ont tous faits des AVC c'est hallucinant, au secours les dirigeants qui nous gouvernent sont des zombies.

Les faits sont là, ils prouvent que seule l’Allemagne tire bénéfices des politiques d'austérité subit par l'ensemble des autres pays, certains bien plus que d'autres, on nous a vendu une europe des peuples solidaires nous voilà dans une europe des nations égoïstes.

Vite un frexit.
Réponse de le 09/01/2017 à 17:33 :
Juste sur le concept d'austérité : et il faudrait faire quoi alors ? Ouvrir les vannes des déficits publics en grand et faire toujours plus de dette ?
Réponse de le 09/01/2017 à 21:06 :
Les déficits ne font pas plus de dette.

Ils font de la croissance et cette croissance allège la dette en % du PIB, et augmente les rentées fiscales.

La meilleure façon de réduire a dette à long terme c'est de faire des déficits à court terme.
Réponse de le 10/01/2017 à 8:54 :
Non il faut que les banques nationales puissent prêter directement aux états sans avoir à passer par le parasitage d'actionnaires milliardaires.

La dette serait ainsi fixée et on pourrait la rembourser en toute tranquillité sachant qu'elle aurait une fin.

Le problème actuel c'est que la dette est faite pour engraisser les milliardaires qui le sont pourtant déjà bien trop.

Les solutions sont simples mais comme nous vivons en oligarchie pour l'oligarchie ils pillent le pays.
Réponse de le 10/01/2017 à 12:38 :
@gringo

1- La dette nait de l'accumulation de déficit primaire et pas d'autre chose.
2- Les deficits ne crée pas automatiquement de la croissance. Certains en crée, d'autre non.

Si on vous ecoutait, la France entre 1980 et ajourd'hui n'aurait aucune dette et une croissance au top. ce n'est évidemment pas lecas, ce qui montre que leschoses sont un peu plus complique que ce que vous semblez croire

(merci de ne pas me caricaturer en réponse, je n'ai pas non plus dit que le deficit zero cree la croissance - c'est juste plus complexe)
Réponse de le 10/01/2017 à 13:22 :
En effet kida, quand sarkozy à perdu 600 milliards d'euros on peut dire que c'était du déficit pur car redistribué à ses amis financiers qui se sont empressés de planquer le pognon dans les paradis fiscaux et donc les soustraire à la redistribution étatique et donc à la croissance.

Mais quand il a vendu le quart du stock d'or français afin de rembourser une partie de cet argent cela n'a pas créé de croissance non plus vu que l'argent est allé là aussi dans les poches de ceux qui n'en ont pas besoin et ceux qui planquent le pognon dans des paradis fiscaux en dehors de toute redistribution légitime.

Au final on peu en conclure que si la dette ne créé pas de richesses c'est à cause des paradis fiscaux et donc à cause de tout ces milliardaires et multimillionnaires qui volent l'argent des contribuables afin de les entasser dans des endroits qui ne profitent à personne.

Merci de me le laisser passer ce commentaire je vous prie à un moment il serait temps que certains entendent quelques vérités quand même hein.
a écrit le 09/01/2017 à 15:27 :
" Il y a de fortes présomptions que ces soutiens sonnants et trébuchants soient plus motivants que la « flexibilité » pour les employeurs."
Je suggère que le gouvernement mette en place un néo-CDI qui remplacerait les CDD, avec une flexibilité accrue et une protection progressive du salarié avec l'ancienneté, sans aide financière.
Parallèlement, une prime à l'embauche pour des CDI selon le régime actuel, avec engagement au même niveau qu'actuellement : nous verrons bien ce qui sera choisi par les employeurs !!!
Je met ma main à couper que, si les grandes entreprises choisiront les primes, parce qu'elles ont la structure pour gérer les "boulets", les TPE, elles, choisiront la sécurité de la flexibilité ! Perso, j'ai une salariée embauchée en 2008 qui, depuis, a réellement travaillé 6 mois : le reste, c'est arrêt maladie, invalidité et congé parental : elle compte dans nos effectifs, bloque donc une embauche et nous coute en cotisation forfaitaire, en établissement de fiches de paie, etc... Plus jamais !
Réponse de le 10/01/2017 à 0:08 :
Dans une équipe, les absences récurrentes sont souvent un signe de mauvaise gestion des relations sociales par le manager. On est plus au 19 eme siècle.
Réponse de le 10/01/2017 à 11:48 :
@réponse de citoyen blasé
Il n'existe plus de banques nationales, elles sont privées. Pour avoir des banques nationales, il faudrait les... nationaliser.
Le problème vient du financement des Etats, donc du secteur public, par les acteurs privés. Pour remédier à cette situation, il faut leur retirer cette faculté qui nous coûte une fortune du fait des intérêts et confier le financement à la Banque de France et au Trésor. Sans intérêt. Les intérêts payés depuis 1973 sur la dette de la France représentent environ...la dette actuelle de la France. Le service de la dette publique est la plus grande arnaque du système financier globalisé soutenu par nombre d' institutions comme le FMI.
Réponse de le 11/01/2017 à 0:30 :
Dans une équipe, les absences récurrentes sont souvent un signe de mauvaise gestion des relations sociales par le management. Interrogez votre équipe.

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