La Banque d'Espagne menace la Catalogne d'une sortie de la zone euro

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Va-t-on vers un "Catexit" ?
Va-t-on vers un "Catexit" ? (Crédits : reuters.com)
Le gouverneur de la banque centrale espagnole, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, tente de reprendre la menace utilisée en Grèce de l'expulsion de la zone euro pour décider les Catalans à ne pas voter pour les listes indépendantistes le 27 septembre.

Vous avez aimé la menace du Grexit et l'utilisation du système bancaire pour faire céder le gouvernement grec cet été ? Vous adorerez la menace du « Catexit », autrement dit celle d'expulser une Catalogne devenue indépendante de la zone euro. Cette nouvelle version a été ouvertement utilisée ce lundi 21 septembre par le gouverneur de la Banque d'Espagne, Luis Maria Linde.

Le « Catexit »

Ce dernier a ainsi déclaré que si la Catalogne se séparait de l'Espagne, le nouvel Etat serait « automatiquement exclu de la zone euro, car ce processus implique la sortie de l'Union européenne. » Et Luis Maria Linde d'aller encore plus loin dans les menaces en dressant le tableau cataclysmique d'un « Catexit. » « Les banques catalanes pourraient cesser d'avoir accès au refinancement de la BCE », explique-t-il. Dans ce cas, la Catalogne serait obligée d'émettre sa propre monnaie qui serait sans doute dévaluée. Et Luis Maria Linde rajoute encore l'horreur à la menace : « les dépôts pourront alors être gelés, comme cela a été le cas en Amérique latine ou en Grèce. »

Utiliser une recette qui a bien fonctionné

A six jours des élections régionales catalanes qui prennent la forme d'un référendum de substitution, la Banque d'Espagne - et donc la BCE - rejoue la partition grecque, chypriote et irlandaise qui a si bien fonctionné jusqu'ici pour obtenir des électeurs ou des gouvernements ce que désire la banque centrale. La menace de couper l'accès à l'euro et de provoquer un chaos économique par « un mauvais choix » semble donc devenir un mode de gouvernance de la zone euro de la part de l'Eurosystème. Ce qui est nouveau, c'est qu'on est ici non pas dans un choix purement économique, mais dans un choix politique. La Banque d'Espagne sort ici ouvertement de sa neutralité politique en cherchant à apeurer les électeurs catalans. Sa déclaration suit les annonces ce week-end des grandes banques espagnoles qui avaient menacé de quitter la Catalogne si cette dernière sortait de l'UE en cas d'indépendance.

Provoquer la panique pour gagner les élections

Il semblerait que, à Madrid, les élections du 27 septembre commencent à provoquer la panique et que l'on essaie d'affaiblir le mouvement indépendantiste catalan par la peur et la menace. Une technique qui avait déjà été utilisée avec succès en Ecosse voici un an lors du référendum du 18 septembre 2014. Dans les sondages, en effet, les deux listes indépendantistes, la CUP d'extrême-gauche et la liste commune indépendantistes Junts pel Sí obtiennent toujours la majorité des sièges. En termes de voix, elles restent minoritaires, mais certaines enquêtes, comme celle de Metroscopia du 16 septembre, leur attribuent près de 50 % des voix (49,6 % pour Metroscopia). En cas de double majorité, il sera difficile de stopper la volonté indépendantiste des Catalans.

Encore un bluff ?

Les menaces de Luis Maria Linde sont cependant un peu courtes et pourraient bien relever du même bluff que celui du Grexit. La liste Junts pel Sí n'entend pas, en effet, déclarer unilatéralement l'indépendance, sauf si Madrid provoque une épreuve de force. Le programme de cette liste est celui d'une séparation négociée et sanctionnée par un référendum qui a toujours été refusé par Madrid. Or, les indépendantistes souhaitent intégrer l'Europe dans ce processus. Junts pel Sí est en effet une liste pro-européenne, militant pour une Catalogne intégrée dans la zone euro et l'UE. L'idée est de négocier les modalités de la séparation, y compris au niveau financier et monétaire. Cette négociation serait logique puisque les Traités, contrairement à ce que dit Luis Maria Linde, ne prévoient pas le cas de la sécession. Il faudra donc discuter pour combler ce vide.

Le risque du « Catexit » pour la zone euro

Un « Catexit » chaotique provoqué par une BCE inflexible n'est, en réalité, pas davantage crédible que l'était le Grexit. La Catalogne représente 17 % du PIB espagnol, le cinquième de la zone euro. L'effondrement de son économie provoquerait une onde de choc qui menacerait le reste de l'Union monétaire. D'autant que, à la différence de la Grèce, la Catalogne est une économie très ouverte et c'est aussi une économie de transit par laquelle passe l'essentiel des exportations espagnoles.

Expulser manu militari la Catalogne serait jouer un jeu dangereux. D'autant que ce pourrait aussi être interprété comme un précédent par ceux qui souhaitent sortir de la zone euro. Certes, ce ne serait pas un précédent aussi franc que le Grexit, mais le mythe fondateur de « l'irréversibilité de l'euro » serait mis à mal, car les citoyens catalans seraient alors violemment privés de leur monnaie. Du reste, les fondements juridiques d'une telle expulsion seront contestables, puisque le cas serait nouveau.

Enfin, le gouvernement catalan ne serait pas entièrement démuni de moyens de réponse. Il pourrait répondre en instaurant un contrôle des capitaux et une contribution exceptionnelle pour conserver l'euro et s'appuyer sur des réserves de devises. Son économie en pâtirait lourdement, mais ce serait aussi un coup dur porté aux sociétés espagnoles et aux nombreuses entreprises étrangères présentes en Catalogne. La BCE pourra-t-elle prendre un tel risque en plein marasme économique mondial ? Par ailleurs, la Catalogne pourrait refuser de reprendre une partie de la dette espagnole, laissant un poids insupportable au reste de l'Espagne et provoquant donc un doute sur la solvabilité du pays. Bref, la menace d'une expulsion dans négociation n'est pas très crédible. Luis Maria Linde profite sans doute de son statut de membre du Conseil des Gouverneurs de la BCE pour agiter un chiffon rouge en espérant qu'il aura le même impact que les menaces précédentes appliquées aux pays déjà cités.

Un jeu dangereux

Mais, cette fois, les Catalans pourraient ne pas se laisser prendre. Plus Madrid joue les gros bras et les menaces (début septembre, le ministre de la Défense avait évoqué l'emploi des forces armées contre la Catalogne), plus les indépendantistes progressent dans les sondages. Une autre enquête publiée ce week-end sur la télévision catalane 8TV montrait que 58,2 % des Catalans étaient prêts à « assumer le fait que la Catalogne indépendante soit expulsée de l'UE. » L'Eurosystème prend donc un risque considérable, d'abord celui de renforcer l'indépendantisme, ensuite celui de s'aliéner un mouvement largement pro-européen qui ferait finalement passer l'indépendance avant sa présence dans l'UE, quitte à y revenir ensuite. Reste à savoir si la menace de la Banque d'Espagne sera reprise, en cas de victoire indépendantiste, par la BCE. Si c'est le cas, la question de l'indépendance de cette institution devra à nouveau être posée.

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a écrit le 27/09/2015 à 11:04 :
Ce petit papier est consternant de naïveté. et ce n'est pas la peine de démonter toute l'argumentation avec des faits et des chiffres exacts, car le fond est essentiellement romantique, sentimental,émotif. La raison est impuissante face aux émotions.
CE QUI FAIT PEUR CE N'EST PAS LES PROPOS DU PP, MAIS LA NAÏVETE DES NATIONALISTES.
Les nationalistes convaincus que l'Espagne ne vit que grâce à la Catalogne, pensent sincérement que le reste des peuples d'Espagne entendrait, en cas d'indépendance leur réserver le même marché, qui à fait la richesse de la Catalogne.
Si le département 92 est en France le 1er PIB de France c'est parce que nombre de sociétés y on leur siège, pas pour la qualité intrisèque de ses habitants et leur histoire fut elle idéalisée à la mode romantique.
a écrit le 24/09/2015 à 16:51 :
Merci M. Godin pour cette analyse pleine de lucidité qu'on trouve difficilement dans les médias qui traitent ce sujet.
a écrit le 24/09/2015 à 16:09 :
On ferait des fonctionnaires et des impôts, est-ce une politique d’offre ou bien d’affres ? N’avons-nous pas une camisole de force ? Pour la question de la refondation des statuts et des échelons alors qu’ils seraient à l’ancienneté, pouvez-vous commenter que 70% des français seraient favorables ? Ne fait-on pas de l’immobilisme administratif ? Aux régionales aurons-nous super-préfet le héros fonctionnaire sérieux et des impôts puisque nous sommes une sous-zone très ubéreuse selon la formule du tigre de papier ? Y aura-t-il vindicte électorale ou bien quelques boomers dégraissés au barbe quiou en camp social 15h par jour à faire du bloc abanché pour paresse instituée. On entend dire que les français seraient des veaux, c’est la dictature de du con la joie ou des animots?
Sommes-nous rendus bêtes et lents sous un directeur con à l'ancienneté ou un dictateur qui ferait du gaucho contre les abeilles?
Réponse de le 25/09/2015 à 0:04 :
Difficile de comprendre quoique ce soit de votre post, c'est illisible et sans rapport avec le sujet, ou presque...
a écrit le 24/09/2015 à 15:40 :
En Europe le niveau de vie baisse surtout en Europe du Sud, ne devrait-on sortir des camisoles de force pour des dirigeants dévoyés ? Faudra-t-il voter FN aux régionales alors qu’on affirmerait qu’il faudrait baisser l’euro. Notre premier partenaire commercial serait l’Allemagne, ce qui serait un rétablissement du franc dans la logique de monnaie faible.
a écrit le 24/09/2015 à 12:13 :
Une bonne interpretation sur ce qui se passe en Catalogne et sur ce qui peut arriver.

Le governateur de la banque centrale espagnole, M. Linde, vient de rectifier sa déclaration (au Senat) en disant que le "Catexit" est très improbable.
a écrit le 24/09/2015 à 9:18 :
Les Catalans font partie d'un grand pays, l'Espagne, depuis des siècles. La langue espagnole est l'une des plus importantes dans le monde, alors que le catalan n'est parlé que par quelques millions d'individus. L'Espagnol est appris, en seconde langue par de très nombreux Américains et Européens alors que personne n'apprend le Catalan. La littérature espagnole est mille fois plus riche que la littérature catalane. L'Espagne est un pays démocratique et décentralisé, qui laisse beaucoup d'autonomie aux régions. Alors que vont chercher les Catalans avec leur indépendance ? Ils veulent progressivement chasser ceux qui parlent l'espagnol, se replier sur leur petit territoire au nom d'un nationalisme étriqué et ridicule et parler leur patois qui n'intéresse personne. C'est le triomphe de la bêtise.
Réponse de le 24/09/2015 à 13:53 :
Pour comprendre pouquoi les catalans veulent leur indépendance, il faut se poser la bonne question, A quoi sert un Etat?
On peut dire en gros, qu'un Etat sert à faciliter la vie en commun de ses habitants. Le problème des catalans c'est que non seulement l'Etat espagnol ne leur facilite pas la vie, sinon qu'en plus il la complique...
Par exemple au niveau économique, au lieu de faciliter les infrastructures pour que la Catalogne puisse avoir des faciliter pour exporter, comme l'adaptation du réseau ferrovier (Couloir Mediterranéen ) pour pouvoir faire transiter les marchandises du Port de Barcelona (et Valencia et Alacant, et Murcia...) vers le coeur de l'Europe (projet prioritaire pour l'UE, avec financement voté), l'Etat espagnol (gouvernement PP et PSOE) depuis plus de 20 anys refuse de construire la ligne (malgré les demande de l'UE...) et préfère dépenser des fortune dans les lignes de TGV de passagers qui non aucun intérêt économique, et qui finissent par fermer, comme la ligne Tolède-Albacete, à cause d'une infra-utilisation (http://www.publico.es/actualidad/anulado-ave-toledo-albacete-viajeros.html).
Au niveau social on retrouve le même problème, vous dites que l'Espagne et décentralisé, mais ce qui est décentralisé ce sont certaines compétences (éducation, santé, social, ...) mais pas le financement. Du coup la Catalogne doit faire face à des dépenses de plus en plus importante en raison de la crise mais le gouvernement espagnol lui transmet de moins en moins de financement (restriction budgétaire dictée par l'UE, mais répartie par Madrid) qu'il préfère garder pour ses propres compétences. Tout ceci fait qu'en Catalogne on a fermé des écoles et des hopitaux pendant que le buget de l'armée (décidé par madrid) était revu à la hausse... Et tout ceci sachant que le déficit fiscal entre la Catalogne et l'Espagne est de 16.000 millions (entre 10% et 8% du PIB de la Catalogne).
Quant à la qualité démocratique de l'Espagne, savez-vous qu'aucun dirigeant, militaire, policier, fonctionnaire de la dictature de Franco n'a était jugé... après 40 ans de la mort du tyran. Un mandat d'arrêt international a été lancé par une juge argentine contre des dirigeants franquistes, mais bien évidemment l'Espagne refuse de les livrer (http://www.eldiario.es/sociedad/exministro-Martin-Villa-imputados-franquismo_0_319519072.html). autre exemple, Avez-vous entendu parler de la loi mordaz ? Lisez ce qu'en pense le New York Times (http://www.nytimes.com/2015/04/23/opinion/spains-ominous-gag-law.html?_r=0)... je pourrais vous donner bien d'autres exemples, (comme la décoration du mérite policier... pour une vierge ! http://www.publico.es/politica/interior-concede-medalla-oro-al.html), mais il y en a tellement... Pensez-vous que c'est digne d'une démocratie moderne?
Réponse de le 24/09/2015 à 18:14 :
Je vois que vous n'êtes pas insensible aux mêmes arguments qu'une certaine droite espagnole, de triste ascendance, qui est encore aux manettes de l'autre côté des Pyrénées. La hiérarchisation des cultures, c'est leur marque de fabrique. A tel point qu'au lendemain de la Guerre Civile, leurs valeureux grands-parents avaient déjà interdit l'usage de ce "patois", ainsi que toute manifestation de la culture catalane, sous peine de mort.
a écrit le 23/09/2015 à 17:30 :
Toujours le travail de sape de l'Europe pour détruire les Etats nation en favorisant l'éclosion de régions qui ont plus ou moins d 'identité selon le principe diviser pour régner.
Me retrouver gouverner par Junkers le représentant caricatural de la fiance mondiale (ancien premier ministre d'un paradis fiscal!) non merci les Catalans de vraiment réfléchir c'est un choisir entre Charybde et Sylla mais au moins Madrid est à 500 kms alors que Bruxelles est beaucoup plus loin que les 1500 kms qui les séparent!
a écrit le 23/09/2015 à 17:21 :
Il n'y a rien de comparable avec la Grèce. Celle-ci avait accumulé -et a toujours- d'énormes dettes à l'égard de l'U.E. et les pays européens craignaient de perdre leurs créances en cas de Grexit. Mais la Catalogne n'est pas dans ce cas, donc son départ n'entraînerait aucune catastrophe pour les finances européennes.
a écrit le 23/09/2015 à 16:34 :
Encore ! Moi, même si je ne suis pas résolument indépendantiste, ça me donnerait plutôt envie de voter pour une liste de cette mouvance.
a écrit le 23/09/2015 à 11:45 :
La Catalogne n'a jamais été indépendante, tout juste un comté il y a 10 siecles comme il y en avait tant, le Comté de Catalogne a été fusionné à la couronne d'Aragon lors de la Reconquista. Il y a pas lieu d'avoir d'independance quand on sait qu'un tiers des catalans au bas mot proviennent des différents régions d'Espagne (Andalousie et Extremadure) suite au développement de l'industrie textile, navale, automobile et autres
a écrit le 23/09/2015 à 10:57 :
Je rappelle quand même que culturellement la catalogne aune langue et une culture romane plus proche du français et de la France que des Castillans. Une région qui se rattacherait à la France ? Oui si celle-ci se décide enfin à créer de vraies régions par une décentralisation bloquée depuis 40 ans ! Cela permettrait de constituer de vrais gouvernements régionaux avec un budget 10 fois l'actuel. Cela libèrerait les initiatives, bloquées par une centralisation démente.
On est loin des idéaux de la République Révolutionnaire qui avait mis le pouvoir au plus près des gens par les communes, le maire étant un représentant de l'Etat donc élu.
a écrit le 22/09/2015 à 15:02 :
Ce qui pourrait être intéressant serait que ces grosses provinces assez riches ayant des velléités de sécession (Catalogne, Ecosse, Lombardie, voire nos bretons...) réfléchissent ensemble à un avenir commun hors de la zone euro puisque la menace permanente est que le séparatisme amène forcément cette sortie. Il ne serait pas impossible que leur PIB conjugué et leur localisation en des zones stratégiques permettent une sorte de contre-pouvoir à la menace...
Réponse de le 23/09/2015 à 4:47 :
Si la catalogne ou la bretagne veut devenir independantes, c'est surtout pas se mettre avec une autre région, mais pour rester toutes seules ! Car ces régions n'aiment personne sauf elles memes. Sinon elles ne la joueraient pas solo, mais collectif !
a écrit le 22/09/2015 à 14:41 :
La Catalogne est la région la plus riche d'Espagne et peut largement vivre toute seule. Elle a aussi la taille critique (>7M de personnes) Sa riche histoire montre qu'elle a déjà vécu toute seule, alors pourquoi pas, bien qu'en tant que voisin proche, ça ne m'enchante pas plus que ça. Si les indépendantistes gagnent leur pari, ça ne va pas être triste, car outre l'Euro et le Barça (clin d'œil) des problèmes à surmonter, il y en a un paquet. Est-ce que ça donnera des idées aux catalans du Nord des Pyrénées?
D'un autre coté, la Tchéquie et la Slovaquie se sont séparés sans heurts.
a écrit le 22/09/2015 à 11:49 :
Souvent Godin varie ....
Il y a peu à propos de la Grèce, M. Godin voulait résolument que la BCE ait un rôle politique et qu'elle outrepasse les traités pour venir au secours d'un peuple martyrisé !!
Aujourd'hui, il ne veut pas qu'un membre de la BCE (nommé par son gouvernement) ait le moindre rôle politique !
Il faudrait savoir qu'elle est la bonne option ! Au niveau politique difficile de savoir car en Grèce c'était (c'est toujours) un gouvernement rouge-brun clair et en Catalogne un gouvernement droit-rouge clair !
a écrit le 22/09/2015 à 8:38 :
Il est étonnant de voir à quel point M. Godin est pro-independance de la Catalogne.
Y trouve t'il matière à de futurs articles sur la désintégration de l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui. Il est navrant de le voir se scandaliser qu'une institution comme la Banque d'Espagne utilise les armes qui sont à sa disposition et menace de s'opposer aux négociations sur le futur de la Catalogne dans la zone Euro. La Catalogne veut avant tout ne plus contribuer au budget commun des régions espagnoles,pour le reste elle a déjà tout obtenu. Il serait extrêmement dangereux pour l'Europe de laisser ce chantage aller à son terme et récompenser l'egoisme en permettant à la Catalogne de continuer à bénéficier des avantages de l'union en refusant la solidarité qui est son corollaire.
Sinon " Pourquoi pas nous !!"
Réponse de le 22/09/2015 à 11:54 :
La revendication de l'indépendance de la Catalogne s'appuie sur des éléments culturels, historiques, linguistiques, etc......bien au delà des petites considérations economiques qui vous aveuglent. Et puis, laissez les catalans decider eux mêmes.
Réponse de le 22/09/2015 à 15:17 :
@Reponse de grau: "petites considrations ecnomiques" vous etes naifs ou vous le faites expres? C'est evidemment l'element principal, le reste n'est utilise que pour servir la campagne des independantistes. Et bien dans ce cas, que la Wallonie devienne independante, que le nord de l'Italie devinne independante, ou encore la City de Londres... Ou tout simplement: supprimons les allocations chomage, la securite sociale et autres mecanismes de transferts sociaux! Car au fond c'est cela dont il est question: une region riche qui ne veut plus payer pour le pauvres. Je suis sur que Romaric applaudira.
a écrit le 22/09/2015 à 8:29 :
voici une preuve de plus que l'Europe n'est plus une democratie
le chantage des institutions financiere est inaxeptable
et les dirigeants doivent etre debarque sans indemnités
et bien personnel confisque
a écrit le 22/09/2015 à 6:18 :
Ce que je trouve intéressant, c'est de voir la mutation actuel que prend le capitalisme à notre époque. Il n'y a pas si longtemps que ça, il faisait encore preuve de retenue et d'hypocrisie. Actuellement, la mutation s'accélère et s'affiche ouvertement dans une conquête de pouvoir et de démagogie délirante.

Je pense que nous nous approchons de la fin d'un cycle, malheureusement les cycles fascistes sont plus fréquents que ceux révolutionnaires. Même si ça aurais été bien d’éviter tout ça, je crois que nous n'avons plus le choix..

Ils ne se privent plus de montrer qu'ils méprisent la démocratie. Que ce soit Junker, Draghi et maintenant celui là. Ou encore dans les chaines télé avec un "esprit" différent. Le rachat en masse de tout les médias... Bref, ça va très très mal se passer pour nous...
Réponse de le 24/09/2015 à 10:28 :
En effet,les masques tombent!Seuls les européens s'intéressant à l'actualité économique,sociale,politique s'offusquaient ,avant cette année,que la Troîka,officiellement régulatrice des économies des états et garante de la bonne santé économique européenne prête à la Grèce,gravement endettée à des taux usuraires,alors qu'ils étaaient d'autant plus bas que le pays concerné était riche!
Depuis l'arrivée de Syrisa fin Janvier et les pressions bafouant les résultats électoraux légitimes grecs...bas les masques!
Maintenant,qu'un gouverneur de banque centrale lenace du....chaos économique...c'(est le pompom!
Donc l'idéologie politique anti-démocratique prévaut sur l'intére général!Dans un pays très durement touché par la crise de 2008 en +!
Réponse de le 24/09/2015 à 10:36 :
La menace de "catexit" aura un effet contraire au but recherché...surtout en Catalogne,pays dynamique,locomotive espagnole,où le franquisme a laissé des traces profondes dans les mémoires,où les tempéraments sont rebelles,explosifs,susceptibles par rapport à Madrid....Bravo pour cette gaffe électorale irréalisable dans l'Europe!
a écrit le 22/09/2015 à 4:55 :
Imaginons que la Catalogne ou l'Ecosse ou ... sorte de la zone "Euro" et tire mieux son épingle du jeu que son pays d'origine ...
Imaginons ....
a écrit le 22/09/2015 à 1:02 :
Merci aux Catalans d'offrir à notre journaliste partisan, une nouvelle occasion d'exprimer son point de vue très partial. Après son combat perdu en Grèce, il va nous resservir son refrain bien rodé anti européen, anti banque centrale, la liberté des peuples schizophrènes... Soutenir de nouveaux héros bien plus pragmatiques que lui, qui l'abandonneront au bout de quelques mois. dRoit dans ses bottes il n'acceptera pas de s'être trompé, et écrira sur le peuple en résistance....
Attention, de la Grèce vous passez à la Catalogne et l'étape d'après sera la Bretagne libre ?
Réponse de le 22/09/2015 à 8:18 :
Notre journaliste propose une analyse qui me semble beaucoup plus ouverte que ce que l'on peut lire dans la presse conformiste. On peut ne pas partager son point de vue. Il est indispensable de connaître ces éléments pour se faire sa propre appréciation.
a écrit le 22/09/2015 à 0:05 :
C'est très étonnant d'entendre nos dirigeants expliquer comme il serait difficile d'exclure la Hongrie de l'Europe, alors qu'elle bafoue les droits de l'homme fondamentaux. et parallèlement si un pays veut s'affranchir du modèle économique dominant vers une autre alternative économique, alors tout de suite la menace de l'exclusion de l'Europe est brandie. Ce qui veut dire que demain nous pourrions vivre dans une Europe fasciste dans la mesure où elle ne remet pas en cause le système économique capitaliste et financier, alors qu'il serait impossible de créer une alternative économique dans une Europe démocratique respectant les droits de l'homme?
a écrit le 21/09/2015 à 23:08 :
Mouvement indépendantistes en Europe, immigration incontrôlée et incontrôlable, fossés toujours plus profonds entre les institutions européennes et les citoyens, ce sont les signes annonciateurs de la désintégration de l UE. Ce sera le prix à payer pour refonder une Europe démocratique.
a écrit le 21/09/2015 à 22:44 :
Les catalans menacés d'une sortie de l'euro ?

Quelle chance ! Ils ne connaissent pas leur bonheur.

(Je parle des gens du peuple. Pas du 1% évidemment.)
a écrit le 21/09/2015 à 21:57 :
Techniquement la banque d'Espagne a raison: une independance unilaterale a pour consequence la sortie de l'UE et de la zone Euro.
Maintenant, politiquement et economiquement, ca n'aurait pas de sens. Comme toujours ici nous sommes dans les postures electoralistes.... Des deux cotes.
Réponse de le 22/09/2015 à 11:39 :
Votre argument est tout à fait juste.
même économiquement (et donc politiquement in fine) la sortie de l'Euro de la catalogne ne pourrait pas se passer ainsi (c'est l'argument de l'article : la catalogne est trop "grosse" pour être jetée ainsi)... si sortie il devait y avoir , elle serait négocié or Je ne crois pas que les parties indépendantistes catalans sont en l'occurrence anti européens et pour sortir de l'Euro. Bien au contraire - à ma connaissance - ils font partie de certains mouvements européens régionalistes , dans des pays jeunes ou déjà tres décentralisés qui réclament davantage la création de super régions européennes transnationales , qui correspondraient davantage (selon eux et il peut y avoir des arguments) aux peuples et cultures régionales d'europe: catalogne, savoie, basque, flandres, etc etc
Réponse de le 22/09/2015 à 11:39 :
Votre argument est tout à fait juste.
même économiquement (et donc politiquement in fine) la sortie de l'Euro de la catalogne ne pourrait pas se passer ainsi (c'est l'argument de l'article : la catalogne est trop "grosse" pour être jetée ainsi)... si sortie il devait y avoir , elle serait négocié or Je ne crois pas que les parties indépendantistes catalans sont en l'occurrence anti européens et pour sortir de l'Euro. Bien au contraire - à ma connaissance - ils font partie de certains mouvements européens régionalistes , dans des pays jeunes ou déjà tres décentralisés qui réclament davantage la création de super régions européennes transnationales , qui correspondraient davantage (selon eux et il peut y avoir des arguments) aux peuples et cultures régionales d'europe: catalogne, savoie, basque, flandres, etc etc
a écrit le 21/09/2015 à 21:53 :
Quand on entend les indépendantistes, on a l'impression qu'ils sont soumis à un régime totalitaire, alors que la région n'a jamais été aussi libre. J'étais en Espagne la semaine dernière. Monsieur Mas a réussi à détruire des amitiés entre gens, à provoquer la haine de l'espagnol en Catalogne, si bien, que même les catalans qui veulent rester en Espagne (environ la moitié aussi !), n'osent plus le dire ni aller voter.
Ils se sont bornés à laver la cervelle des catalans avec l’obsession de la guerre de succession de 1714. Ils oublient que le temps a passé, et que bien avant ça, sous la Rome antique, la Catalogne a été le berceau où a été fondé Hispania et Tarragone était sa capitale. Ils sont en fait plus espagnols que le reste de l'Espagne.
Et le pire, c'est que j'ai entendu à un représentant de la liste Junts pel Si, dire qu'ensuite, ils réclameraient Perpignan et la Catalogne française à la France, car ils n'ont toujours pas digérer sa perte.
Une grande Catalogne ne peut exister qu'au sein de l'Espagne. Et l'Espagne n'est pas une globalité, mais la somme des régions au caractère très typé qui la composent. Ainsi, il devient insultant pour les galiciens, les asturiens, les cantabres, les basque, les andalous, les aragonais, etc. etc. de les dresser en ennemis alors qu'ils sont leur amis, leurs voisins, et souvent même leur famille comme c'est mon cas.
L'obsession de Monsieur Mas, n'a d"égale que la bêtise de Monsieur Rajoy, d'avoir ignoré tout le processus en laissant enfler la haine. La haine au sein d'un peuple c'est abominable. La seule sorite honorable pour tous, c'est une Espagne fédérale.
Réponse de le 22/09/2015 à 9:55 :
Tu va a voter le 27 S ? no , alors les decider le peuple de catalogne de son sort
Réponse de le 22/09/2015 à 10:37 :
Les = Laisser , Pardon
a écrit le 21/09/2015 à 21:36 :
L'article est juste. Les banques centrales n'ont rien compris. Quant au boycott castillan, c'est idiot est irréaliste. Le business dépasse les clivages culturels !
a écrit le 21/09/2015 à 20:50 :
Et le Barca , il jouera contre qui ? Fini les Clasico !
Réponse de le 22/09/2015 à 10:39 :
Monaco ?
Réponse de le 22/09/2015 à 11:45 :
Les clubs corses?
Réponse de le 22/09/2015 à 13:47 :
La bande du 3 % ( 3 % c' est la quantité que vole le parti politique de
mas a chaque contrat de l ' administation catalane ) a fait croir au
gens que le barça va jouer en ligue 1 . (LOL )
a écrit le 21/09/2015 à 18:59 :
L'auteur de cet article est un militant nationaliste catalan pour reprendre à 100 % sans aucun équilibre les thèses des partis indépendantistes ? Il connaît mieux les règles bancaires que le président de la banique d'Espagne ? On attend un article plus équilibré et basé sur des données concrètes.
a écrit le 21/09/2015 à 18:17 :
L' entreprise Valeo, Nissan se délocalise Zaragosse, les castillans vont boicoter les produits catalans. dès le 28 septembre. la catalogne va perdre 40% de ses cilents castillans, en 2016.
La mala leche va être conaiguieuse!!!
Réponse de le 21/09/2015 à 21:09 :
les castillans ne boycotteront rien du tout car ils s'en foutent du tiers comme du quart,.
Réponse de le 22/09/2015 à 15:30 :
Tous les traités européens depuis le traité de Rome interdisent à l' EUROPE de s'adjoindre un nouvel Etat qui résulterait de la sécession d'un Etat membre, même avec l'accord de celui-ci

Donc juridiquement (et pas financièrement ni économiquement) la catalogne "indépendante" n'aurait même pas le choix, elle ne pourrait jamais devenir membre de l' UE

Quant à la langue catalane.... Si proche de l'occitan, du limousin, de l' Auvergnat (surtout de l' Auvergnat).....

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