La Finlande envisage le lancement d'un revenu universel de 800 euros mensuels

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La Finlande va tester une expérience nationale de revenu de base.
La Finlande va tester une expérience nationale de revenu de base. (Crédits : DR)
Le pays nordique, qui traverse une grave crise économique, lance une expérimentation de revenu de base. Le but est de généraliser cette mesure pour faire baisser le chômage.

L'expérience fait beaucoup parler dans les pays anglo-saxons. La Finlande envisage de mettre en place un revenu de base de 800 euros à tous ses habitants en remplacement de l'ensemble des allocations versés par l'Etat. La proposition finale ne sera présentée par le gouvernement qu'en novembre 2016, mais si cette expérience est menée à son terme, le pays nordique serait le premier à se lancer au niveau national dans la réalisation effective de cette vieille idée. Cette proposition dépendra d'une expérimentation qui sera menée en parallèle. L'étude pourrait faire varier le montant final de la somme versée.

Le principe du revenu de base repose sur l'aspect généralisé et inconditionnel de ce versement. Il doit également se substituer à toute autre forme de transfert social conditionné ou non, comme l'assurance chômage ou les allocations familiales. L'idée qui préside à ce revenu de base est que les demandeurs d'emploi seront davantage motivés pour chercher des emplois. Les détracteurs du revenu de base y voient un « encouragement à la paresse », mais ce pourrait aussi être un moyen pour beaucoup de reprendre des études et, donc, de changer plus aisément d'emploi.

Les trois buts visés par le gouvernement

L'ambition du gouvernement de droite finlandais est triple, selon Olli Kangas, un des scientifiques qui travaillent sur le projet. D'abord, le revenu de base pourrait favoriser le travail partiel et temporaire. Les salariés disposant du « matelas de sécurité » du revenu de base seraient moins hésitants à accepter des tâches réduites et ponctuelles. Dans l'esprit du gouvernement, ceci contribuera à « fluidifier » le marché du travail et améliorerait la compétitivité des entreprises finlandaises, actuellement bien à la peine. Depuis quelques mois, le gouvernement impose des « réformes » sévères pour aller dans ce sens.

Deuxième objectif : supprimer les « découragements » à la recherche du travail. S'appuyant sur l'idée que le chômage repose sur le manque de volonté des demandeurs d'emploi, les concepteurs du revenu de base entendent encourager ceux qui, jusqu'ici touchaient des allocations chômage supérieures aux 800 euros mensuels à trouver rapidement un emploi. Une meilleure formation, soutenue par ce revenu de base, peut favoriser une meilleure mobilité professionnelle.

Enfin, Olli Kangas entend simplifier le système des allocations sociales en réduisant la bureaucratie. Le premier ministre finlandais, Juha Sipilä, du parti du centre, un parti de centre-droit plutôt libéral, a précisé que, selon lui, « un revenu de base signifie un système de sécurité sociale simplifié. » Le caractère inconditionnel et généralisé du revenu de base réduira le besoin de vérifier et remplir les modifications de revenus des allocataires. Les dépenses de l'État pourraient donc être réduites.

Coût ou gain ?

Pour la Finlande, la facture de cette expérience pourrait s'élever à 46,7 milliards d'euros par an, car le revenu de base n'est pas imposable. En 2013, selon l'office finlandais des statistiques, l'ensemble des dépenses sociales s'élevait à 50,43 milliards d'euros. Il y aurait donc une économie pour le budget du pays, sans compter les retombées attendues, si, effectivement, cette mesure est capable de réduire le taux de chômage et les dépenses administratives.

Grave crise

La Finlande traverse actuellement une des plus graves crises de son histoire économique de l'après-guerre. Le PIB du pays a reculé au troisième trimestre de 0,5 % sur un trimestre et de 0,2 % sur un an. L'économie du pays ne progresse plus depuis près de deux ans. Son taux de chômage se situe à 9,5 % de la population active en termes européens, contre 7,6 % voici trois ans. Le pays souffre d'une forte baisse de sa compétitivité par rapport à l'Allemagne, notamment. C'est là le problème principal de l'emploi dans le pays et la question de l'incitation au retour à l'emploi ne peut jouer qu'à la marge.

Trouver le bon montant

Dans un pays où le gouvernement multiplie les mesures d'austérité sans parvenir à redresser la croissance, la question du revenu de base sera celle de sa perception. 69 % des Finlandais y sont favorables selon les sondages, mais il faudra constater ses effets globaux sur la demande interne du pays. Pour certains, le revenu de base représentera une perte de revenus, pour d'autres un gain. Le plus difficile sera donc de trouver le bon curseur. L'expérience finlandaise risque donc de faire encore parler.

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a écrit le 10/01/2016 à 11:49 :
Les tenants de l'économie actuelle ont tout intérêt à un revenu universel mais ne semblent plus capables de réflexions profondes et en dehors du très court terme.
a écrit le 09/01/2016 à 10:54 :
"Si le concept a de quoi séduire, c'est qu'il porte en lui le rêve d'une société plus juste"

POur les gauchistes et humanistes en effet maintenant pour les libéraux c'est le seul moyen de laisser ce système entre les mêmes mains puisque de part la délocaclisation de la main d'oeuvre et la concurrence des différentes massas salariales du monde les gens gagnent de moins en moins et la consommation est en berne.

Ajoutez à cela l'accaparement des richesses dans les mains de quelques uns, argent stérile rendu complètement inutile au système économique puisque entassé dans des comptes ofshore qui ne profiteront à personne si ce n'est à l'influence de celui qui le possède et nous avons un capitalisme au bord de l'implosion.

Le problème est que les états n'ont pas les moyens de générer un revenu universel s'ils continuent à ne pas faire payer d'impôts aux plus riches, faisant peser le maximum des recettes fiscales aux salaires moyens qui ne pourront jamais à eux seuls compenser le manque cruel d'entrée en caisse que la défiscalisation massive ampute.

Quel politicien aura le courage de faire des payer des impôts à tout le monde ? Sachant que ces derniers ne sont plus que les serviteurs des plus riches on peut largement douter de la mise en place de cette mesure qui pourtant pourrait préserver à moyen terme un peu plus l'économie capitaliste.

Nous allons donc comme d'habitude nous retrouver avec une bonne idée de base mais entre la servilité des politiciens et l'avidité des actionnaires gageons que l'usine à gaz qu'incarne le néolibéralisme accouchera d'une souris morte dès la naissance.

En plus 800 euros n'est pas suffisant mais déjà que pour cela il faudrait faire payer des impôts aux gens aisés qui n'en payent jamais ou très peu quand ils ne peuvent vraiment pas faire autrement, un revenu à 1000 euros par mois devient dans ces conditions impensable alors que pourtant indispensable.

De toutes façons vu la dégradation rapide de l'économie mondiale c'est à se demander s'il n'est pas déjà bien trop tard.
Réponse de le 26/06/2016 à 2:54 :
Sa change strictement rien, que l'etat donne 800 ou 8000 euro, sa crée de l'inflation.
Vous ne comprenez pas l'économie, ni l'inflation, ni même la mondialisation actuel. La France et à l'écart de tout ce qui se passe dans le monde.
C'est pas ma faute
c'est la faute des autres,
c'est la faute de l'état,
c'est la faute des riches,
c'est la faute du président,
c'est la faute de la chine,
c'est la faute des étrangers,
c'est la faute des mechant capitaliste.
Ici sa se passe comme sa et comme en France on et le centre du monde ailleurs c'est pareil "c'est partout pareil"
Non non, c'est la faute de la culture française, de votre comportement, de vous et du peuple Français.
Le systéme marxiste ne fonctionne pas, la preuve ;)
Les comptes offshores servent, c'est la vision que vous avez vous francais qui et pas bonne et qui fait fuire tout les investisseurs.
les américains, faisant preuve de pragmatisme, on décidé de taxé uniquement 5% les compte offshore qui rapatrié l'argent chez eux. Résultat des milliards ammassé.
Vous français vous n'aimez pas les riches, vous les taxés à mort. Résultat , vous perdez plus d'argent en taxant à mort (car les gens partent) que de taxé à faible valeur. Et je rappel ce qui font bloqué l'économie c'est l'impots, et il et depenser n'importe comment.
Réponse de le 02/09/2016 à 14:00 :
"Sa change strictement rien, que l'etat donne 800 ou 8000 euro, sa crée de l'inflation."

Pouvez vous donc m'expliquer en quoi cela créé de l'inflation donc je vous prie ?

Ben non vous ne le pouvez pas puisque votre réponse n'est pas l'affirmation d'une volonté de débattre, votre commentaire n'est que mépris et invective.
a écrit le 15/12/2015 à 15:50 :
Le système parait intéressant s'il se fait en profondeur.Cela pourrait permettre en effet de remplacer la quasi totalité des differentes aides( chomage ,retraite), et simplifier tout ceci.
Les administrés pourrait alors preparer leur retraite par capitalisation pour qu'elle soit superieurE au 800 euros via un organisme d'etat unique et encadrer.
Cela peut etre bien plus q'une simple reforme et pourrait s'inscrire dans un mouvement génerale pour une politique sociale et republicaine
l'obtention de ce revenu devrait etre encadre par un pacte nationale fort repondant à certaines conditions...
a écrit le 10/12/2015 à 9:35 :
L'idée est bonne, mais elle n'est pas équitable dans la mesure ou les plus aisés y auront droit. Cette aide est "pour inciter au travail", autrement dit les plus riches qui n'ont jamais bossé pourront continuer à glander pendant que les autres devront se démerder à vivre péniblement avec 800 €, en sachant que cette somme ne couvre même pas un loyer dans une grande métropole comme Paris le nombre de SDF risque de croître à vitesse grand "V". D'autre part, inciter au travail c'est bien beau, mais encore faudrait-il qu'il y en ait. Cette obsession du "travail à tout prix" est d'autant plus irrationnelle que la robotique occupera une place de plus en plus importante dans les prochaine décennies. Allonger l'âge du départ à la retraite alors qu'il y a de plus en plus de séniors au chômage et qu'il y aura de moins en moins de travail est d'une absurdité abyssale. Les 800 € devraient donc être donné uniquement à ceux qui en ont réellement besoin en complément des aides sociales le tout plafonné au niveau d'un salaire équivalent à celui du SMIC net, soit 1 135,99 € mensuel ou bien verser simplement cette somme et supprimer les aides sociales.
Réponse de le 10/12/2015 à 20:36 :
Erreur de raisonnement classique : l'allocation universelle ne peut être distinguée du prélèvement qui la finance...ce qui fait qu'il est plus intéressant pour les gens très riches de la plafonner : les perdants sont alors ceux qui sont juste au-dessus de limite. On peut d'ailleurs démontrer mathématiquement que c'est le système linéaire qui est le plus redistributif. Les députés socialistes ont récemment fait la même erreur de raisonnement avec le plafonnement des AF...Le CNR en 1945, lui, ne s'était pas trompé. La réalité est que si I(R) = T*R-A est l'impôt algébrique contracté avec l'allocation universelle (T est un taux de CSG plutôt élevé, R le revenu primaire et A l'allocation universelle), ceux qui ont un revenu inférieur à la moyenne touchent A-T*R (voir prime d'activité) et ceux qui ont un revenu supérieur à la moyenne sont imposés au taux réel de T-A/R qui est bien un taux croissant avec le revenu.
Réponse de le 11/12/2015 à 16:27 :
Vous avez parfaitement raison, @Théophile, ... pour votre première partie. Il est évident que toute forme d'aide sans travail ne peut continuer à exister. Le travail existe, @Marc, c'est son risque lié qui en freine l'émergence. C'est pourquoi il faut penser emploi total, ce qui suppose à son tour non seulement un effet de levier, celui du travail comme la suppression d'autres aides liées au non-travail. L'employé touche son salaire et se trouve toujours disponible avec une entreprise principale tandis que l'entreprise bénéficie ou pas d'un lissage lié aux emplois selon les saisonnalités sectorielles, comme un crédit emploi déduisible. C'est la marche à suivre.
Réponse de le 14/12/2015 à 18:57 :
Le revenu universel en contrepartie des aides sociales semble concentrer un certain nombre d'avantages:

* limiter les abus liés aux aides sociales,
* réduire les dépenses de l'Etat, tant sur le personnel administratif que sur le total des dépenses sociales,
* créer une vraie différence entre un salarié payé au SMIC et un non-salarié bénéficiant d'aides à tel point qu'il n'est pas intéressant pour lui de travailler,
* proposer un moyen judicieux de lutter contre la misère de manière universelle,
* responsabiliser le citoyen quant à ses dépenses et sa vie familiale,
* simplifier de manière considérable

Compte tenu de mon intérêt pour le revenu universel, je souhaiterai, dans la mesure du possible, que la personne répondant au pseudonyme de Théophile, si elle repasse ici, m'accorde un peu de son temps pour m'expliquer plus en détail ce mécanisme.
a écrit le 09/12/2015 à 16:55 :
Après coup ;si j'attrape un gros rhume ou pire avec 800 e je vais pas loin pour payer l'hopital
a écrit le 09/12/2015 à 16:32 :
J'expose sur ce fil depuis des années le processus de "la fin du chômage". L'idée n'est pas neuve dans son principe puisque Friedman en parlait déjà en 62 et que le thème fût celui de la campagne de 72 aux USA, par la suite repris en France par Stoléru qui s'inspirait des reprises faites par Arrow. Le thème émerge timidement mais régulièrement, cette fois en Finlande. En général -parmi les meilleurs économistes- on le trouve absurde sans même rien en explorer (!) Cette posture toute politique fait que ses promoteurs pensent bien faire en avançant par petits pas, avec des influences fiscales (le foyer) et à minima à la manière d'une aide. L'originalité de ma présentation -résumée sur ce fil- est d'en faire un vrai travail payé au tarif normal selon les capacités. Encore une fois le rejet vient de ce que cela semble "impossible" sans autre examen. Il s'agit d'un état d'esprit nouveau qu'il faut acquérir. Or le type d'organisation moderne et la disparition drastique des sociétés que j'évoque aussi, alors que l'on n'en parle pas [Aujourdh'hui encore fusion Dow-Dupont], obligera à cette mesure. Elle implique des contraintes "d'inégalité" qu'il faut expliquer tandis que son application demande 15 années de déploiement. Il s'agit d'un formidable effet de levier économique mais aussi social. Je ne peux qu'être favorable à un exposé fréquent de ce type de démarche sur ce fil et d'autres. La solution finlandaise telle que présentée dans le pays correspond à une équation non résolue, donc à une solution imparfaite difficilement tenable, cependant la démarche de principe de base est bien la bonne.
Réponse de le 14/12/2015 à 19:01 :
Il semble que vous en connaissiez un "rayon" en la matière et je souhaiterai m'entretenir avec vous de cette option du revenu universel. Est il possible de vous joindre, et si oui, comment (skype, etc.)?
a écrit le 09/12/2015 à 11:55 :
Si c'est pour tout le monde je prend la car de suite et je vais me geler la bas.
Réponse de le 10/12/2015 à 20:44 :
Faites attention car 800 euros là-bas, c'est le RSA socle ici. Pour arriver à faire cela tout en finançant par ailleurs certains services publics gratuits (école, sécurité, assurance-maladie), il faut un taux de prélèvement MOYEN par rapport au revenu primaire d'environ 50% ce qui est la limite supérieure possible en tenant compte de la courbe de Laffer. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de vivre avec le RSA socle...Pas de quoi aller buller gaiement en Finlande en tout cas.
a écrit le 09/12/2015 à 11:11 :
Quel que soit le problème, sa solution passe par une expérimentation. Il y a toujours un risque - certains n'envisagaient-ils pas la fin du monde quand le LHC fut mis en exploitation -, mais dès qu'on lève un pied pour marcher, on se met en déséquilibre.
a écrit le 09/12/2015 à 10:45 :
Franchement perplexe sur le sujet pour plusieurs raisons: 1- ca ne cibble pas ceux qui en ont besoin. Il y aura donc necessairement un effet pervers non négligeable notamment pour les citoyens vraiment tres aisé qui toucheront donc 800 € par mois de l'etat snas en avoir aucun besoin , tandis que certains jeunes pourraient avoir la tentation de s'en contenter 2- cca implique de revoir toute la structure des cotisations sociales: a partir du moment ou tout le monde touche strictement la meme chose, cela veut dire que tout le monde doit cotiser strictement la meme chose. 3- Cela aura un effet negatif sur les familles de classes moyennes ayant un "accident" de vie: quand vous avez un credit a payer et des enfants et que vous avez un revenu convenable qui apsse soudainement a 800 € par mois, on imagine fort bien quel pourra être l'effet de ce type de mesure.

Donc très dubitatif sur l'efficacité de tout cela.
Réponse de le 10/12/2015 à 7:25 :
Excellent commentaire!
Réponse de le 10/12/2015 à 20:56 :
Sur le point 1 les riches ne toucheront pas 800 euros mais paieront 50%*R-800euros (formule comparable à une tranche haute de l'impôt sur le revenu) car il faut ce taux pour financer 800 euros à tous en cash en plus des services publics en Finlande
Sur le point 2 OUI et c'est très bien
Sur le point 3 vous confondez allocations de solidarité et allocations issues de contributions spécifiques (chômage par exemple). L'allocation universelle ne peut se substituer à l'assurance-chômage qui n'est pas de la solidarité mais de l'assurance (la personne ayant un niveau de vie élevé a cotisé spécifiquement pour ne pas retomber brutalement à 800 euros)
Réponse de le 11/12/2015 à 8:28 :
Bon je ne sais pas si ma réponse va être publiée mais je dirai au moins ça pour éviter les contre sens :
Les citoyens très aisés ne toucheront pas 800 euros mais paieront l'impôt (nécessaire au financement des 800 euros pour tous), crédité de 800 euros. Regardez-donc la formule de l'impôt sur le revenu en France pour les 3 dernières tranches et vous verrez qu'on crédite bien au moins un RSA par part.
a écrit le 09/12/2015 à 10:34 :
Remplacer 50 Mds de dépenses sociales par 46Mds, c'est plutôt de l'austérité hypocrite.
a écrit le 09/12/2015 à 10:22 :
Est-ce que cela ne comporte pas des risques pour l'assurance-chômage, à la longue ?justement il n'y aura plus d'assurance chômage, mais que 800 euros par mois et débrouillez vous pour le reste. Donc ceux qui gagnaient 2000 ou 3000 euros de l'assurance chômage seront obligés de trouver un emploi pour garder le niveau de vie. Ce système étonnant peut fonctionner , il n'y aura peut-être plus de total démunies mais aussi moins de salariés au petit revenus, qui se diront à quoi bon travailler pour quelques centaines d'euros en plus.
Et ils feront quoi de leurs jours? Mais l'idée est intéressante et peut-être moins cher pour l'état. Et les retraites? plus payé non plus?
Réponse de le 09/12/2015 à 15:48 :
les 800 euros sont versés sans conditions et tout le temps a tout le monde . il vaut mieux travaillé pour un smic ex: 1200+800=2000 euros que rester a la baraque... pour la retraite,si vous avez cotisé, retraite+ 800 euros. et POINT : plus allocation logement plus d'autre aide fourre-tout, plus de RSA -socle et activité.. JUSTE le revenu universel

Un salarié pourra même économiser ces 800 euro/mois si sa paie lui suffit. ( s'il gagné 2000-3000 /par mois) et puisé dans ces économies le chômage venu .. en + de ces 800/mois


Economie en cascade... allez faire comprendre ça au quidam français ...
a écrit le 09/12/2015 à 9:43 :
Je te dis pas l'appel d'air pour les immigrés :-) A suivre donc.
a écrit le 09/12/2015 à 9:40 :
Cela revient à donner un chacun un revenu de subsistance lui permettant de survivre en cas de coup dur. Le système actuel génère trop de couts et de fraudes malgré les contrôles. Ce système est finalement plus égalitaire et permet d'être plus libre d'esprit pour se former ou créer une activité. Il ne faut pas non plus perdre de vue que beaucoup d'emplois vont disparaitre à cause de l'informatisation des tâches et que le chômage de masse que nous connaissons depuis plus de 30 ans ne se résorbera pas. Cette informatisation ou robotisation génère plus de 30% d'économie de coûts (étude japonaise) et toutes les entreprises, volontaires ou non, devront passer par là pour survivre.
a écrit le 09/12/2015 à 8:28 :
Suite 2. Cela a été exprimé par Jean Tirole avec une taxe sur l'énergie; par Nicolas Hulot en proposant de basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique; par Eric Woerth avec une "allocation de vie".
a écrit le 09/12/2015 à 8:13 :
suite. ce que j'exprime correspond aux propositions de la note n°6 du conseil d'analyse économique du premier ministre.
a écrit le 09/12/2015 à 8:06 :
Il faut respecter certaines dispositions. -taxer l'énergie. - utiliser cette taxe sur l'énergie pour réduire le cout du travail.- agir progressivement. - récupérer l'indemnité sur les tranches d'imposition de l'impot sur le revenu.
a écrit le 09/12/2015 à 1:14 :
Je reste un peu perplexe. Bonne ou mauvaise idée ?
Dans l'absolu l'idée ne me semble pas trop mauvaise. Mais je crains certains effets pervers de ce nivellement.

En France, si on prend une personne seule, inactive et locataire, elle a droit au minium au RSA et l'APL soit environ 785 euros dans une ville moyenne (un peu plus d'APL à Paris).
On est très proche des 800 euros de base de la Finlande.
Par contre j'ai pas bien compris si cette "base" en Finlande est modulable ou pas. Car en France avec les aides et allocations familiales en tout genre, une personne inactive, seule et locataire avec enfants gagne "nettement" plus que la base de 800 euros en Finlande.
Réponse de le 09/12/2015 à 6:40 :
Dans l'idée, c'est de donner 800 euros à tout le monde. Donc même à l'enfant donc pour un enfant le ménage obtiendrais 800 euros de plus.

Le plus gros intérêt serait au niveau de l'emploi, il serai plus facile de refuser un emploi difficile et mal payé, poussant les entreprises à relever le salaire. Même si elle vont se permettre dans un premier temps d'ajuster leur salaire sur l'ancien.

Étant donné la situation actuel, qui doit être la même que partout en Europe, donc avec un énorme déficit commercial avec l’Allemagne; je pense que cette expérience est vouée à l'échec, à court terme à tout le moins.

De toute façon, tant que l'Allemagne ne jouera pas le jeu de la solidarité économique en Europe, toute politique économique est vouée à l'échec à court terme.
Réponse de le 10/12/2015 à 21:11 :
Attention aux 800 euros de cash à l'enfant. La vérité c'est qu'on donne en fait 1600 euros à tout le monde, mais chacun devra payer 100 euros de sécurité, 400 euros d'assurance maladie, 300 euros de formation postbac (répartis sur une carrière)....et environ 800 euros de chèque scolaire en moyenne entre zéro et 18 ans...soit seulement 300 euros de cash pour l'enfant. Ici j'ai essayé de transposer avec le niveau de vie finlandais...
Quant à l'APL il faut faire autrement : ne pas donner d'allocation mais fournir un logement normé pour un prix croissant avec le revenu : 300euros+20%R par exemple (en fait avec 800 euros il faut quand même payer 300 euros de logement). Le système français d'aide au logement est débile; il faut le revoir de fond en comble (ne tient pas la route financièrement)
a écrit le 08/12/2015 à 22:04 :
Je pousserai le système un peu plus loin en créditant simplement le découvert du montant de la somme mensuelle sur un compte unique.
a écrit le 08/12/2015 à 22:02 :
Faire baisser le poids financier de la bureaucratie c'est bien, mais si les aides sociales finissent par être distribuées à l'aveugle sans tenir compte des situations individuelles cela risque d'être contre-productif à la fois pour l'emploi et pour la santé démographique du pays.
Bref, vouloir tout simplifier, c'est vachement moderne, mais ça complique les choses.
a écrit le 08/12/2015 à 22:02 :
Je pousserai le système un peu plus loin en créditant un découvert du montant de la somme mensuelle sur un compte unique.
a écrit le 08/12/2015 à 22:02 :
Je pousserai le système un peu plus loin en créditant un découvert du montant de la somme mensuelle sur un compte unique.
a écrit le 08/12/2015 à 21:46 :
Si cela remplace toute allocation en diminuant les charges sur les salaires pour les rendre compétitifs, pourquoi pas?
Réponse de le 10/12/2015 à 21:18 :
Pour un petit salaire de 1600 euros en Finlande, la CSG nécessaire est de 50% on rajoute 800 euros d'allocation universelle. La personne touche 1600 euros (revenu disponible) et ça coûte 1600 euros à l'entreprise donc annulation des charges sans trappe à bas salaire comme dans les mécanismes actuels. Par contre ça ne marche pas pour les cotisations contributives (retraite et chômage). Pour ces dernières, on peut faire de la TVA sociale avec des règles de versement dépendant des salaires passés...
a écrit le 08/12/2015 à 19:19 :
"un revenu de base signifie un système de sécurité sociale simplifié". Ca, c'est le "libéral" dans toute sa splendeur qui n'a jamais eu un gros pépin dans sa vie... Bon, sinon, cela aurait le mérite de relancer leur économie au niveau local. Car vu la crise économique en cours, faut pas attendre autre chose qu'une aggravation de la situation mondiale. Là, je vous parie une choucroute que les us ne laisseront JAMAIS faire ce qui s'oppose FRONTALEMENT à leur capitalisme. On parie..?? Déjà que Cuba s'en sorte leur a fait un contre-exemple bien gênant...
Réponse de le 09/12/2015 à 3:14 :
Yvan, votre paranoïa vous aveugle (c'est un peu un pléonasme, je sais), vosu croyez vraiment que les USA:

1/ en ont quelque chose à faire de la mise en place d'un revenu universel en Finlande?
2/ qu'ils ont le pouvoir de bloquer sa mise en place?

Le parallèle avec Cuba est débile, y avez vous été pour voir comment ils "s'en sortent", moi oui et je peux vous dire que vous ne voudriez pas vous "en sortir" comme le cubain moyen.
a écrit le 08/12/2015 à 18:53 :
Expérience très très intéressante.

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