La France un ton en dessous de la croissance européenne en 2015

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Quels sont les économies européenne qui ont affiché la plus forte croissance en 2015 ?
Quels sont les économies européenne qui ont affiché la plus forte croissance en 2015 ? (Crédits : Décideurs en région)
Le PIB tricolore a progressé de 1,1% en 2015. C'est un tout petit mieux que ce qu'espérait le gouvernement. C'est moins bien que la plupart de ses partenaires et concurrents européens.

En 2015, l'activité a progressé de 1,1% en France. Fait assez rare pour être souligné, la prévision gouvernementale a été dépassée de 0,1 point. Il faut donc s'en réjouir. Autre bonne nouvelle, cette "reprise" trouve en partie son origine dans le réveil de l'investissement des entreprises. Il reste maintenant à espérer que les entreprises françaises continuent à moderniser leurs parcs de machines en 2016, en dépit de l'arrêt de la mesure de suramortissement, prévu en avril. Les entreprises ont-elles profité d'un effet d'aubaine ? Pour profiter de cette "prime", ont-elles seulement accéléré leur programme d'investissements. Nous le saurons très vite. Voici pour les principaux motifs de satisfaction.

Les raisons d'être déçu sont bien plus nombreuses. En 2015, 90.000 personnes supplémentaires sont venus grossir les rangs des demandeurs d'emplois. Si reprise il y a, elle ne s'accompagne pas d'une inversion de la courbe du taux de chômage, qui devait se réaliser fin 2013.

Le Royaume-Uni affiche un dynamisme insolent

Autre motif de contrariété, l'économie française est à la traîne par rapport à ses principaux partenaires et concurrents européens. Ainsi, l'Allemagne a vu son PIB augmenter de 1,7% en 2015. Au Royaume-Uni, c'est une hausse de 2,2% de l'activité qui a été observée. En Espagne, la croissance a progressé de 3,2%. C'est une hausse proche de 1,6% que l'économie portugaise devrait enregistrer.

Seule l'Italie, parmi les principaux voisins de la France, ferait moins bien. Selon l'Istat, l'institut de statistiques, le PIB de la Péninsule n'aurait augmenté que de 0,9% l'année dernière. Certains experts envisagent toutefois une croissance supérieure à 1% de l'économie italienne.

Résultat, avec une croissance de 1,1%, l'économie française aurait été moins dynamique que l'ensemble des pays de la zone euro. En 2015, le PIB de la zone euro devrait avoir augmenter de 1,5%, à comparer à une croissance mondiale pour l'instant estimée à environ 3% selon la plupart des institutions internationales.

Le coût du travail, le coupable idéal

Certes, la comparaison des niveaux d'activité ne reflète pas de la façon la plus juste le dynamisme des économies. A la différence de ses voisins, la France a moins souffert de la crise de 2008-2009, en raison d'une exposition au commerce international plus faible. C'est notamment le cas dans le domaine de l'emploi. Avec les partenaires sociaux, l'exécutif s'était entendu pour limiter la casse sur le plan social pendant cette période, ce qui explique les surreffectifs actuels. Néanmoins, la France est depuis cette période engluée dans une croissance terriblement molle dont elle ne parvient pas à s'extirper.

Quelle est l'explication ? Mainte fois rabâchée par la plupart des rapports sur la compétitivité et l'industrie tricolore, la principale raison de cette atonie relative réside dans  la faiblesse du commerce extérieur français. Quand la France affiche entre 120.000 et 130.000 entreprises exportatrices, dont près de la moitié ne développent pas de courants d'affaires réguliers, l'Italie et l'Allemagne en recensent 300.000 et 400.000 environ. C'est ce qui explique en partie le succès de l'Allemagne, qui est depuis près de dix ans le premier exportateur mondial. La sortie de crise de l'Italie mais aussi le rebond de l'économie espagnol - qui n'a néanmoins pas permis de réduire le chômage de masse -, s'explique aussi par la vitalité des exportations italiennes et ibériques.

Les effets de la diplomatie économique se font attendre

Les produits italiens et allemands sont-ils toujours plus compétitifs et de meilleure qualité que les biens fabriqués en France ?  Ce serait étonnant. Plutôt que de se focaliser essentiellement sur le niveau du coût du travail, qui est désormais inférieur en France qu'en Allemagne dans l'industrie, peut-être faudrait-il avoir une véritable réflexion sur la politique à mener pour inciter les entreprises à se développer à l'international, dans le domaine de la formation professionnelle par exemple. En attendant que la diplomatie économique tricolore porte enfin ses fruits...

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Commentaires
a écrit le 07/02/2016 à 22:28 :
Chers Européens, les données numériques publiées à la Banque Mondiale vous montrent que la croissance 80-07 pour 16 pays pas nécessairement dans l’euro, est de 2,68 par an puis de 08 à 14 elle est de -1,6. Depuis 1980, les crises se résolvent en 1 ou 2 ans. Une comparaison hors Europe avec le Canada, les USA, le Mexique, le Japon et l’Australie montre une croissance sur la première période de 2,89 et sur la seconde de 1,48. Ne devrait-on remettre en cause l’Europe en termes de performance économique et donc d’emploi ? Si on retire les deux années de crise 2008 et 2009, on note pour l’Europe une croissance de 0,56 soit 55% de la période de croissance en rythme de croisière, alors que pour les autres pays considérés, elle de 2,44 soit 84% sans retirer les années de croissance faible. De 80 à 07 la France fait 2,17 et l’Allemagne 1,95 puis sur 10-14 la période après crise elle est de 1,0 contre 1,96 en Allemagne au niveau de la croissance précédente. Cette crise qui a duré 2 ans en période de faible croissance n’a pas été réglée par un retour de la croissance et du plein-emploi, n’avons-nous pas un souci de performance ou d’institutions ? Ne pourrait-on imaginer un slogan du type : 5,7 millions de chômeurs égalent 5,7 millions de pré-retraites, à défaut de croissance ?
a écrit le 04/02/2016 à 7:28 :
..."le PIB a progressé de 1,1 ...c'est un tout petit peu mieux que..."
c'est une blague ? pouvez vous reprendre les annonces de Sapin ? tout le long de l'année , et arreter de nous enfumer .
a écrit le 04/02/2016 à 0:39 :
Pas mal pour un pays qui vient de subir deux chocs aussi violents que les attentats. A New york, la vie s'était arrêtée en 2001.
Réponse de le 04/02/2016 à 7:53 :
Les attentats ont eu lieu à Paris, et Paris n'est pas la France.
a écrit le 03/02/2016 à 19:40 :
reponse a ZEBULON il faut pas comparer les achats des entreprises du 4x40 avec l industrie française . allez sur un chantier du btp il ny a aucun engin de marque française avec la pls grande surfaçe cultivable d europe aucune marque de tracteur tricolore a part l aeronautique le reste est importè
Réponse de le 03/02/2016 à 22:35 :
Replongez donc dans la liste!
Aussi beaucoup d' ETI dont des petites
Et pour les PME, bien souvent les infos ne passent que dans la presse régionale.
SPIE, Electro Power, BVA, Klépierre, Orpea, Atos, BioMérieux, ESI Group, Point S, Bureau Veritas, April Group, Korian, Trescal, PAT, Asmodee, Elis, Solucom, Tessi, IPH, Atalian, Eurofins Scientific, Exel Industries, Axway, et Groupe Up ne sont pas au CAC.40.
Réponse de le 03/02/2016 à 23:03 :
Haulotte, Manitou, Poclain, Dimaco, Kiloutou, Gourdon, Mecalac,.......
a écrit le 03/02/2016 à 17:54 :
Une nation qui dépense au dessus de ses moyens et qui, pour combler les déficits, taxe à tour de bras, cela a pour double conséquence une perte de compétitivité des entreprises et une perte de pouvoir d'achat générale des consommateurs. Qui peut s'étonner du résultat affligeant de la croissance largement en dessous des pays qui ont mis en place les moyens moderne concourant à la création d'emplois. Nos gouvernants sont nuls et trop préoccupés par le souci de conserver leurs avantages et ceux de leurs "clients" que de redresser l'économie. Avec ça, des pseudo-syndicats radicalisés et irresponsables, dont le pouvoir de malfaisance est considérablement supérieur à leur représentativité, qui font tout pour bloquer l'emploi par le conservatisme rigide qui les caractérise. Tant que nous n'aurons pas un gouvernement capable de mettre un coup de pied dans la fourmilière (révision du statut de la fonction publique, diminution du nombre d'élus nationaux, régionaux, départementaux, communaux, disparition des agences d'état inutiles, révision et nettoyage du code du travail, simplification de la fiscalité, etc.), la France restera à la traîne et s'enfoncera doucement dans la paupérisation. Les jeunes diplômés continueront à s'expatrier comme une hémorragie de nos forces intelligentes et les plus dynamiques. C'est le drame annoncé.
a écrit le 03/02/2016 à 13:42 :
La France un ton en dessous de la croissance européenne en 2015 mais un ton au dessus pour le chômage et les déficits.
a écrit le 03/02/2016 à 13:22 :
La France malade de son socialisme ne peut plus se développer. Pourquoi investir en France? Pourquoi investir ailleurs? Ce sont les questions fondamentales. De plus, le niveau et la qualité des gouvernants actuels donne un signal très négatif au monde. La France est réduite et ridiculisée. Ça n'est pas bon pour la confiance...
Réponse de le 04/02/2016 à 7:56 :
Vous avez raison, de plus, les grèves à répétition qui paralysent l'économie nous coûtent à chaque fois très cher et se perpétuent indéfiniment pendant que les autres pays sont à l'oeuvre.
a écrit le 03/02/2016 à 13:04 :
Le Ru a licencié en masse dans le public , le pétrole et dans les banques.....ou sont
identifiés tous ces chomeurs ? , probablement des cireurs de chaussures au coin des rues. Les épiciers Sainsbury et C° rames ...l'immobilier se contracte depuis 9 mois mais tout va très bien Madame la marquise .....
a écrit le 03/02/2016 à 12:14 :
"La France un ton en dessous" Ca reste à démontrer. Les apparences sont parfois trompeuses.
Le retard à l'exportation de la France par rapport à l'Allemagne va se résorber dans les années à venir. En partie grâce à la demande en haute technologie et en production et infrastructures "durables" du Moyen-Orient, de la Chine et de L'inde.
Les accords passés durant les 3 derniers trimestres vont changer la donne.
Et il faut relativiser le retard à l'export des produits français par rapport aux allemands parce que les entreprises françaises s'exportent bien mieux que les allemandes.
La France gère certainement plus d'emplois à l'étranger que l'Allemagne et possède des actifs à plus forte valeur ajoutée. Et de ce fait à une capacité exceptionnelle à absorber les crises.

DECEMBRE 2015 à CE JOUR, ANNONCES PRESSES
SUR AQUISITIONS FRANCAISES A L’ETRANGER
SOIT 2 MOIS :

- Totalgaz Vietnam rachète l’activité GPL du malaisien Petronas au Vietnam.
- Systra, filiale d’ingénierie de la RATP et SNCF absorbe le britanique JMP Consultants Limited.
- Alstom : relève sa participation dans le fabricant de trains russe Transmashholding à 33%.
- Renault finalise le rachat de Lotus.
- Valeo se renforce dans la voiture autonome, Il acquiert l’allemand Peiker.
- Valeo acquiert l’allemand Spheros.
- Airbus acquisition de Navtech. Navtech doit être Canadien, avec de filiales UK et US.
- Electro Power Systems, Acquiert 100% de l’Italien Elvi Energy.
- Axa finalise le rachat de la filiale d’assurance SulAmérica au Brésil.
- SPIE Nederland, l'acquisition de la société Jansen Venneboer Groep aux Pays-Bas.
- SPIE Belgium, l'acquisition du belge Cric.
- Groupe BVA aquiert la société américaine Perception Research Services (PRS), pour fusionner avec In Vivo BVA.
- Klépierre a finalisé avec Steen & Strøm, sa filiale scandinave détenue à 56.1%, conjointement avec Entra, l`acquisition d’Oslo City le 31 décembre 2015.
- Orpea, a annoncé, hier, sa première acquisition en Pologne : Medi-System
- Saint-Gobain et sa filiale Weber Quartzolit finalisent l’acquisition du brésilien’Industrial Potengy.
- Saint-Gobain annonce l'acquisition de la société brésilienne SG Plasticos.


- Capgemini acquiert l’allemande Oinio pour se renforcer dans le digital.
- L'Oréal a signé un accord aux Etats-Unis pour l'acquisition des actifs de Raylon Corporation (3.500 salons).
- Direct Energie, l'acquisition de 100% du capital de la société 3CB, filiale française du groupe suisse Alpi.
- Atos : une acquisition américaine à 4 milliards en vue ? Perot Systems, la filiale de services informatiques mise en vente par Dell. La SSII française aurait proposé entre 4,2 et 4,3 milliards de dollars, soit un peu moins de quatre milliards d'euros.
- BioMérieux : annonce l'acquisition d'Applied Mathsune société.
- ESI Group (solutions d'ingénierie virtuelle 3D-4D multi-domaines du prototypage virtuel par composants et assemblages d'un produit industriel) rachète l’allemand ITI GmbH, un leader mondial de la simulation réaliste des systèmes mécatroniques et multi-domaines. ITI GmbH bénéficie d'une renommée mondiale avec un portefeuille de 700 clients de tous secteurs industriels répartis dans 27 pays.
- Point S, n°1 européen se renforce en Suède, fusionne avec Däckteam et récupère 120 points de vente, ainsi que d’autres en Norvège, Finlande et au Danemark.
- Bureau Veritas acquiert NCC, un organisme certificateur de produits électriques et électroniques en Amérique latine
- April Group, a annoncé l’aquisition de GlobalHealth, grossiste en santé internationale basé à Hong Kong
- Korian, 1ère entreprise européenne spécialiste du Bien Vieillir, a acquis le 3ème opérateur allemand de maisons de retraite médicalisées : Casa Reha GmbH.
- Trescal, spécialiste mondial des services de métrologie et de gestion de parc d’instruments de test et mesure, ex-service d’Air Liquide Médical, indépendant en 2007. Acquiert la société canadienne Primo Instruments.
- Plant Advanced Technologies (PAT), Nancy, spécialiste de l'identification et de la production de molécules végétales rares, a acquis la majorité des parts de la société belge StratiCELL.
- Asmodee (Eurazeo) acquiert les droits du jeu Catane en langue anglaise auprès de l’américain Mayfair Games.
- La famille Bettencourt entre au capital d'Oddo & Cie. Cette opération va permettre à Oddo & Cie de réaliser l'acquisition du groupe BHF Kleinwort Benson, banque enregistrée en Belgique avec actionnaires allemands et chinois.
- Elis deux petites acquisitions basées respectivement en Allemagne et au Brésil.
- Solucom, leader européen du conseil, l'acquisition de certaines activités de Kurt Salmon en Europe.
- Tessi, spécialiste du traitement de flux en France, annonce l'acquisition de la société RR Donnelley Document Solutions Switzerland et de sa filiale RR autrichienne Donnelley Document Solutions Austria
- Michelin (guide) : acquisition de la société britannique de réservation en ligne de restaurants BookaTable.
- IPH, numéro deux européen de la distribution de fournitures industrielles poursuit ses acquisitions en achetant le suisse Montalpina AG.
- Orange: vers l'acquisition du libérien Cellcom, l'opérateur télécoms mobile du Libéria. Opération négociée par la filiale Orange de Côte d'Ivoire.
- Atalian, 100% familial, 35000 emplois plein temps, vient d’acquérir la société américaine TEMCO-Euroclean, spécialisée en propreté, services associés et sécurité.
- CNP négocie avec l'assureur brésilien Pan Seguros le rachat de 51% de ses filiales de services financiers Pan Seguros et Pan Corretora.
- Colas : acquiert des participations au Moyen-Orient.
Colas annonce l'acquisition des participations que détenait directement ou indirectement Anglo American dans le capital de six sociétés détenues ou exploitées en partenariat, et opérant sous le nom Tarmac aux Emirats Arabes Unis, à Oman et au Qatar.
- Orange signé l'accord d'achat, au Burkina Faso et en Sierra Leone, des filiales locales d'Airtel.
- Eurofins Scientific annonce l'acquisition de Sinensis Life Sciences, un fournisseur de produits de contrôle de qualité pour l'industrie pharmaceutique basé aux Pays-Bas.
- Veolia environnement a acquis la société allemande Nuon Energie und Service auprès de Vattenfall.
- Exel Industries: acquisition de 100% de ET Works LLC (Marque Apache).
- Suez a acquis l’australien Pro Skips, une société spécialisée dans la valorisation des déchets issus des bâtiments et travaux publics.
- Novacyt annonce d'un accord en vue d’acquérir l’intégralité du capital de la société Primer Design Ltd, une société anglaise de diagnostic moléculaire rentable et en forte croissance.
- Axway a annoncé l'acquisition d'Appcelerator, une société américaine proposant une plateforme d'engagement mobile.
- Groupe RG un des leaders du secteur de la distribution spécialisée en équipements de protection individuelle en France, rachète le distributeur italien A+A Monferrato
- Electro Power Systems (ex-italien) spécialiste batterie hydrogène : acquisition de 70% du capital de MCM, un centre de premier plan en R&D, dernière étape de l'opération qui a conduit à l'acquisition de 100% d'Elvi Energy et MCM
- Atos finalise l’acquisition d'Unify, auprès du Groupe Gores et de Siemens, le numéro trois mondial des solutions de communication intégrées.
- Capgemini finalise acquiert l’américaine IGATE pour 4 Mrd$. Capgemini décrit une 'étape clé' de l'intégration de sa nouvelle filiale qui va grossir ses rangs de quelque 31.000 salariés.
Après cette acquisition, l'Amérique du Nord va devenir la région prépondérante de Capgemini, avec quelque 30% de son chiffre d'affaires.
- Le Fonds Stratégique de Participations (FSI) a déclaré à l'AMF avoir franchi en hausse, le 18 janvier 2016, les seuils de 5% du capital et des droits de vote d'Eutelsat Communications et détenir 5,21% du capital et des droits de vote de l'opérateur de satellites.
Ce franchissement de seuils résulte d'une acquisition d'actions Eutelsat.
- EDF-EN prend position dans l’éolien terrestre avec l’acquisition de 50 % des parts de Sitac Wind Management and Development, société indienne dédiée à l’éolien.
- Total acquiert une part majoritaire dans le leader de la distribution de carburants en République dominicaine. Soit 70% de 130 stations services.
- Ardian rachète au britannique USS des participations dans 13 fonds de capital-investissement d'une valeur de 940 millions de dollars.
- Total System Services, TSYS, va acquérir TransFirst pour établir sa position de leader sur le marché des solutions de commerce, une société du portefeuille de Vista et un prestataire de solutions de commerce américain de premier plan, dans le cadre d'une transaction entièrement réglée avec des espèces estimée à environ 2,35 milliards USD.
- Thuasne rachète l’américain Quinn Medical qui produit et commercialise des ceintures médicales aux États-Unis.
- Vilmorin: acquisition de Genica Research aux Etats-Unis. Vilmorin explique que l'acquisition de Genica s'inscrit pleinement dans la stratégie de notre activité Semences potagères, visant à conforter notre solide position de numéro 2 mondial.
- Vallourec en Chine, a conclu un accord en vue d'acquérir, à hauteur de 70,07%, Tianda Oil Pipe (TOP), un producteur de tubes sans soudure coté à la bourse de Hong Kong, pour un maximum de 175 millions de dollars. Liée à une restructuration mondiale dont désengagement partiel du Brésil.
- Groupe Up (ex Groupe Chèque déjeuner) acquiert le brésilien Vale Mais, émetteur de cartes alimentation, restauration et essence.
- Tessi, expert dans le traitement des flux de documents et moyens de paiement, rachète l’espagnol BPO Solutions, spécialisée dans la relation clients à valeur ajoutée, principalement pour les établissements bancaires et d'assurance.
- Vinci, sa filiale Eurovia vient de conclure l'acquisition de l'entreprise canadienne de travaux ferroviaires Rail Cantech.
- Veolia a annoncé la signature de l'acquisition de Kurion, start-up californienne qui a permis de stabiliser la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et spécialiste des technologies d'assainissement nucléaire, pour un montant de 350 millions de dollars.

Qui peut annoncer mieux?
Réponse de le 03/02/2016 à 14:26 :
Ce genre de petit mécano plus financier qu'industriel ne veut surtout pas dire que des emplois seront crées en France .Votre comparaison avec les exp allemandes est assez ridicule .L'effondrement actuel des BRICS est la cause essentielle du replis des resultats allemands ,mais ça ne serrait durer ...
Réponse de le 03/02/2016 à 15:23 :
Les arguments de Marco font encore une fois mouche:c'est par la grosse industrie que la France se redressera,ce qui entrainera ensuite les services et les PME.Cela fait quelques mois que le VIP Hollande appuie sur le champignon économique,pendant que ses opposants les plus sérieux jouent au BEER-PONG!
Réponse de le 04/02/2016 à 7:41 :
j'aimerais que vous nous expliquiez pourquoi ses entreprises n'investissent pas plus en France ...et privilegient de placer leur " patrimoine " à l'etranger.
Réponse de le 04/02/2016 à 7:46 :
Inversement, de nombreuses entreprises dans le secteur industriel sont passés sont contrôle étranger ces dernières années. D'ailleurs, les investissement étrangers en France sont plus des rachats d'entreprises se traduisant un fine par des destructions d'emploi (cf l'exemple récent d'Alstom et les précédents de Péchiney, Arcelor, j'en passe et des meilleurs) et non par le développement de filiales françaises via la construction d'usines (on nous parle de la Toyota Yaris mais l'usine a été construite il y a longtemps et c'est l'arbe qui cache l'absence de forêt).
Quelle sera la prochaine cible ? Schneider ?
Un autre problème est la faible base industrielle en France des grandes entreprises industrielles françaises, surtout comparé aux entreprises allemandes (par ex. comparez le cas de Schneider et Alstom avec celui de Siemens). La seule exception restant le secteur de l'aéronautique et plus particulièrement de ses sous-traitants (l'exemple notable étant Safran). Là on peut rmercié les allemends d'avoir refusé la fusion avec British aerospace envisagée par nos "brillants" dirigeants au moment où British Aerospace était surévalué en bourse gra^ce notamment à son CA gonflé par des activité de service à faible contenu technologique. Si ils n'avaient pas refusé, je ne vous raconte pas dans quel état serait le secteur aéronautique en France, l'un des rares secteurs industriels tirant encore la croissance industriel, et le nombre de destructions d'emplois directs et indirects.
Clairment, en 10-15 ans, la base industrielle nationale s'est réduite comme une peau de chagrin :
- baisse de 60 % de la production automobile en France.
- rachat d'Arcelor et Péchiney avec le grand nombre de fermetures de sites industriels, notamment pour le dernier nommé.
- rachat (soi-disant fusion) de Lafarge. On va voir l'impact. Ciments français est sous contrôle étranger depuis une vingtaine d'années.
- rachat d'Alcatel, de la partie énergie d'Alstom, vente de l'essentiel de l'activité électronique grand public de Thomson il y a un moment. Déjà GE annonce des supressions d'emploi dans Alstom, contrairement à ses promesses lors du rachat. Rachat de gemplus ("fusion" pour former gemalto mais il s'agit bien plutôt d'un rachat).
- rachat de Rhodia, partie chimie de l'ex-Rhône Poulenc. A priori cette fois-ci un faible impact car racheté par le belge Solvay.
- vente d'une partie de Danone par "appartements" : biscuits, eaux minérales, ... .

J'en oublie certainement un certain nombre d'autres rachats notables.

Toutes ces ventes représentent un CA dans le secteru industriel très importants et surtout l'importance de ces entreprises est sous-estimé par le grand public. En fait cela explique une bonne partie de nos problèmes actuels.
a écrit le 03/02/2016 à 11:40 :
"C'est moins bien que la plupart de ses partenaires et concurrents européens".

Certe, mais ils font la guerre les autres ?
a écrit le 03/02/2016 à 10:31 :
"L'atonie relative réside dans la faiblesse du commerce extérieur français".
La réponse c'est qu'en France, le commerce extérieur c'est principalement les entreprises du CAC 40. La France a délibérément fait le choix de désindustrialiser et de se tourner vers les services, laissant le champ libre aux Allemands, Italiens, Espagnols.... A long terme, dans un contexte de mondialisation, de montée en gamme des émergents, c'est certainement le bon choix. Mais à long terme, ça signifie que nous allons souffrir encore quelques temps, avec le risque supplémentaire que nos champions se délocalisent vers des endroits fiscalement, socialement plus favorables.
a écrit le 03/02/2016 à 9:36 :
Comment ne pas comprendre que la France étant un gros paquebot (économie peu flexible à forte consommation interne, pile le contraire des anglo-saxons), elle sortira de la crise comme elle y est rentrée: mollement, et lentement. Il y a un décalage temporel pour la France.

Quand UK plongeait d'un coup en 2008, avec 300 mia de PIB en moins et un chômage qui passait rapidement de 6 à 11%, rien ne se passait en France, ou si peu. Maintenant UK est reparti, et nous sommes encore empêtrés dans cette sortie de crise interminable. D'où les "le chômage baisse partout sauf chez nous", ou encore "la croissance est moins forte en France que dans le reste de l'UE". Ce n'est qu'un effet de décalage temporel liée à la taille, la rigidité et la structure de notre économie. C'est un choix aussi: préfère-t-on un gros navire qui tient le gros temps mais est peu manœuvrable pour aller chercher des eaux calmes, ou alors un petit esquif qui prendre vite l'eau dans la tempête, mais sera plus facile à manœuvrer pour retrouver les eaux calmes.

Si on regarde sur le long terme, difficile de donner raison à l'un ou à l'autre: UK semble rugir en ce moment, mais est très endetté et n'a tjs pas retrouvé son PIB d'avant crise, alors que France et Allemagne si.
Réponse de le 03/02/2016 à 10:38 :
"économie à forte consommation interne, pile le contraire des anglo-saxons" : tu dis que les Français consomment plus que le Uk ou les US en % du PIB ?
a écrit le 03/02/2016 à 9:05 :
le cout du travail n'est un pb que pour le travail peu qualifie, quoique pouir le qualifie, le cout de la secu pese sur la motivation
pour le reste, c'est un tout... a commencer par la mentalite.... a force de decourager tt le monde, et de niveller tt par le bas, faut pas s'etonner que personne ne cree de boites que personne ne les finance, et qu'aucune boite n'ait envie de prendre des risques a l'export avec pour seul objectif de remplir les caisses de l'etat
demandez combien de personnes de 40 ans dans votre entourage veulent reprendre la boite francaise de leurs parents, quand vous aurez la reponse, vous aurez 95% des explications de la trajectoire de la france...
soit ne rien faire, soit le faire a l'etranger....
Réponse de le 04/02/2016 à 0:48 :
Autour de moi, je n'ai que des jeunes qui piaffent d'impatience de créer leur boite, ils ne veulent pas de CDI dans une grosse boite ou alors plus tard.
Il y a en France une dynamique chez les jeunes qui est exceptionnelle. Sortez de chez vous et allez visiter l'école 42 par exemple.
a écrit le 03/02/2016 à 8:46 :
voir aussi les différences de comportement des ménages.
taux d'épargne toujours élevé en France et taux d'endettement limité (55% du PIB). les français sont frileux.
d'après des articles du WSJ de ces jours-ci, les ménages anglais, eux, épargnent toujours moins, empruntent toujours plus (ils doivent être à plus de 110% du PIB), dépensent plus que leurs revenus, ont déjà dépensé leur surplus de revenu disponible du à la chute des prix de l'énergie. comme avant 2008.
a écrit le 03/02/2016 à 8:21 :
Réduction des indemnités de chômage = moins de croissance
a écrit le 03/02/2016 à 7:45 :
oui, effectivement. il faudrait que les Français et leurs entreprises se décident à apprendre l'anglais. nous sommes les plus mauvais en Europe (et même en régression...) en langues étrangères est significatif.
mais le principal frein en France, actuellement, c'est le dégonflement de la bulle de l'immo/BTP (prix qui ont bien trop augmenté par rapport aux revenus et loyers jusqu'en 2011, alors que nous construisons beaucoup, que nous avons le parc de logements le plus important en Europe de l'Ouest, que nous avons toujours plus de logements vacants...).
"housing is the business cycle" : l'immo/BTP tire l'activité globale (investissement, consommation, emploi...). si les prix immo et la construction baissent, l'activité générale s'en ressent.
en 2010 et 2011, nous faisions 2% ou plus de croissance parce-que les prix immo grimpaient.
nous faisons aujourd'hui 1,1% de croissance alors que la bulle de l'immo/BTP se dégonfle et que nous sommes soumis à la rigueur (et que nos entreprises sont frileuses et/ou étouffées par les grands groupes). la production manufacturière a progressé de 1,4% en 2015, après 0,3% en 2014. pas si mauvais.

Bloomberg vient de montrer que c'est l'immobilier qui permet au Canada d'éviter la récession (l'immo représentant plus de 50% de la croissance des services). ils avaient publié un article similaire sur l'Italie en septembre dernier.
l'immo doit tirer la croissance dans la plupart des pays qui font apparemment mieux que nous (UK, US, scandinaves, Australie, NZ...). cela doit aider aussi en Allemagne, qui connaît une hausse des prix significative depuis la crise.
l'Espagne ou l'Irlande sont des pays émergents. d'ou croissance de rattrapage. mais aussi nouvelle bulle immo/BTP en Irlande (16% d'augmentation des prix en 2014 ; créations de jobs à 45% dans le secteur immo/BTP...).
Réponse de le 03/02/2016 à 12:58 :
Le français est la deuxième langue européenne apprise. Mais les élèves français ne sont que 55,3% (en 2014) à apprendre 2 langues étrangères ou plus.
Eurostat:
http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/7146719/3-01022016-AP-FR.pdf/fe1178d2-1531-4c42-b330-6c1458b38f5f
Réponse de le 03/02/2016 à 19:52 :
oui, il me semble avoir vu que le Français est la 2e langue étudiée en Europe.
on disait il y a quelques temps que l'apprentissage se développe aussi à NY, par exemple.
et dans les médias anglo-saxons que je lis/regarde de temps en temps, ils semblent pas mal utiliser des mots/expressions françaises.
Réponse de le 04/02/2016 à 7:38 :
reponse pour Marcol1 : vous faite erreur , la 2 eme langue apprise ( ormis le chinois ) est l'espagnol .
a écrit le 03/02/2016 à 7:39 :
Au plus l'énergie est bon marché comparée au cout du travail, au plus le chomage augmentera et la croissance sera faible. Mais les Français sont tellement heureux de payer leur énergie bon marché! Qui leur dira qu'ils se trompent? Il faut taxer l'énergie pour réduire le cout du travail.
Réponse de le 03/02/2016 à 14:51 :
Il y a deux énergies utilisées par les français, électricité ou gaz naturel.
Le coût de l'électricité est deux fois et demi celui du gaz qui lui même est trois fois plus cher que le gaz aux USA. Dire que l'énergie est bon marché n'est pas tout à fait exact au niveau international. Pour info les coûts énergétiques sur les pays du Golfe ou en Chine sont à des niveaux similaires à ceux des US, c'est bien donc l'Europe qui impose ces coûts là pour financer les renouvelables. Ces niveaux de prix entraînent la délocalisation des industries énergo-intensives. Nous sommes alors contents de pouvoir crier haut et fort que nos industriels ont diminué leurs rejets de gaz à effet de serre, mais en réalité notre politique économique a simplement délocalisé les gaz à effet de serre, voire les a augmenté car les installations dans lesquelles les produits correspondants sont fabriqués sont très probablement moins efficaces en terme d'économies d'énergies.
A mon avis le coût de l'énergie très élevé est un facteur qui entraîne du chômage et non l'inverse. De plus taxer encore plus l'électricité(+50% sur les années à venir) entrainera la fuite des consommateurs vers le gaz naturel.

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