La génération Y ne craint ni les robots ni l'intelligence artificielle

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Les Millenials ne voient pas les robots comme des destructeurs d'emploi mais considèrent plutôt que l'avenir est entre leurs mains.
Les Millenials ne voient pas les robots comme des destructeurs d'emploi mais considèrent plutôt que l'avenir est entre leurs mains. (Crédits : REUTERS/Thomas Peter)
L’impact des robots et de l’intelligence artificielle sur le monde du travail n’inquiète pas les « Millenials ». Une majorité d’entre eux juge que la création d’emplois sera plus importante que leur destruction, selon une enquête internationale. Un article de notre partenaire Euractiv.

Malgré les nombreux rapports et avertissements sur le risque de perte d'emploi dû à l'introduction de robots intelligents dans les usines et d'intelligence artificielle sur des postes à responsabilité, des services clients en passant par le secteur bancaire, les jeunes travailleurs n'ont pas peur de l'avenir.

Une forte majorité (79%) des jeunes de 18 à 35 ans, un groupe connu sous le nom des « Millenials », estime que la technologie crée plus d'emplois qu'elle n'en détruit, selon un sondage publié le 28 août par le Forum économique mondial, l'organisation accueillant chaque année le forum de Davos. Le sondage 2016 a été mené auprès de 31.000 personnes dans 186 pays.

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Les Millenials ne voient pas les robots comme des destructeurs d'emploi mais considèrent plutôt que l'avenir est entre leurs mains. La moitié d'entre eux (46%) affirment que ceux qui n'ont pas de compétences en technologie auront de plus en plus de mal à trouver un emploi à l'avenir. Selon la Commission européenne, deux cinquièmes de la main-d'œuvre européenne a peu ou pas de compétences numériques. Malgré de hauts niveaux de chômage, 756.000 emplois pourraient être vacants d'ici à 2020 dans le secteur des TIC (technologies de l'information et de la communication) européen.

L'optimisme de ceux qui seront les premiers à ressentir les effets de cette quatrième révolution industrielle contraste avec les nombreux rapports publiés par des experts et des organisations comme l'université d'Oxford, le FMI ou le Forum économique mondial.

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La santé, l'éducation et les industries de base seront les secteurs qui bénéficieront le plus des dernières évolutions technologiques, indique le sondage.

Ces points de vue positifs ne signifient toutefois pas que les Millenials sont des amateurs de robots. Plus de la moitié (51%) ne fait pas confiance à des machines pour prendre des décisions à leur place et environ le même pourcentage s'oppose à donner des droits aux robots humanoïdes.

Rien qu'en Chine, 42% des personnes interrogées seraient d'accord pour octroyer des droits aux robots humanoïdes.

Les robots et l'intelligence artificielle sont perçus comme la prochaine grande tendance technologique (45%) suivis par les objets connectés (23%) et l'apprentissage automatique (13%).

La corruption, préoccupation mondiale

La génération Y a également exprimé son opinion sur d'autres sujets actuels comme la politique, les affaires, l'économie ou leur carrière.

Une préoccupation partagée dans le monde est la corruption. Comme le soulignent les auteurs, il s'agit d'une des rares réponses choisies par une majorité écrasante dans le monde entier.

Si les jeunes pouvaient résoudre un problème dans leur pays, ce serait la corruption, qu'ils considèrent comme la problématique la plus grave de leur pays (57 %).

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Les Millénials estiment aussi que la corruption est le plus grand moteur d'inégalité dans leur économie, selon 58 % d'entre eux. Par ailleurs, le même pourcentage affirme que l'abus de pouvoir et la corruption sont les problèmes qui les frustrent le plus vis-à-vis de leur gouvernement.

Plus largement, le changement climatique est la plus grande préoccupation mondiale pour la seconde année consécutive (45 %), suivi par les grands conflits (38 %) et les conflits religieux (34 %).

Malgré l'impopularité du nouveau président américain Donald Trump dans le monde entier, et notamment chez les jeunes, et malgré les restrictions qu'il a imposées sur les voyageurs de certains pays musulmans, les États-Unis restent le premier pays où les Millenials aimeraient faire progresser leur carrière, suivis du Canada (12 %).

Parmi les pays européens, c'est le Royaume-Uni qui possède le marché de l'emploi le plus attractif (10 %), malgré le Brexit, suivi de l'Allemagne (8 %).

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Par Jorge Valero, Euractiv.com

(Article publié le 29 août 2017)

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a écrit le 18/09/2017 à 18:20 :
Les robots n'ont pas attendu le numérique pour détruire des emplois. Les millenials qui arrivent sur le marché du travail vont progressivement constater cette réalité.
a écrit le 30/08/2017 à 12:16 :
Cette catégorie 18-35 ans est une vaste fumisterie. Il y a en réalité peu de points communs entre un adulte né au début des année 80 et un ado né à la fin des années 90, surtout au vu de la rapidité des évolutions technologiques qui ne cesse d'accélérer d'ailleurs. C'est d'ailleurs également sur la plupart des sujets (politique, économie, questions sociétales .....).
Ensuite, un sondage commandé par le FEM incite, comment dire, à une prudence élémentaire au minimum. La conclusion comme quoi les "millenials" ne craignent pas les robots ou l'IA me paraît aussi péremptoire....
Enfin, l’inévitable Trump-bashing, qui se doit de conclure tout bon article des médias officiels. Même si je n'apprécie pas forcément le personnage, cette campagne de propagande continuelle anti-Trump est grotesque.
Trump n'est pas si impopulaire parmi les jeunes aux US et dans le monde entier d'une manière générale, la réalité est plus nuancée et bien moins simpliste et réductrice que le prétend cet article. idem, les restrictions concernant les pays musulmans sont d'une part temporaires, et surtout ne concernent que des pays déjà inscrits sur une "liste noire" établie par l'administration Obama ! Au passage, les pays comptant le plus de musulmans (Indinésie, pakistant, Inde) ne sont pas sur cette liste.....


R. Godin me manque ici, j'avoue....

Et bien sûr le Trump-bashing à la fin, même si je n'apprécie pas forcément non plus

Enfin bref, avec
a écrit le 30/08/2017 à 10:28 :
Ca s'saurait si on avait initié une seule révolution industrielle parmis toutes celles qui s'enchainent depuis la fin du 18eme... La puce électronique, les concepts de l'automatisme, machines à états finis, méthodes et analyse des systèmes dynamiques diagrammes de bode (US), nyquist, équations d'état(URSS), transistor quantique(US), le réacteur nucléaire(US), l'avion (US), avant la machine à vapeur, le métier à tisser (UK) toutes ces technos ont été importées en france, c'est à dire achetées... à l'exterieur... on ne comprends rien si on se réfère à la litterature en francais sur ces sujets, le francais n'est pas la langue des sciences et techniques.
Les processeurs intel (US), gpu nvidia (US), meme les britanniques ont réussi avec les processeurs arm très basse consommation quand nous avions les concils ya BULL... Heureusement qu'on a dassault...
Et on continu à se prendre pour les meilleurs, les usines renault sont competitives grace aux robots et automates siemens. Plus de trace des robots renault... Leur écurie de formule un demande conseil auprès de pays qui n'ont pas de tradition automobile comme l'autriche et la suisse... dans le domaine du moteur à combustion... plus d'un siecle après son invention...Après avoir exploité sous de nombreuses variantes un brevet americain, les francais n'y arrivait pas, areva s'écroula lorsqu'il s'agit de trouver une nouvelle techno bien qu'elle ne soit pas si éloignée de l'ancienne... mais à part ça ont est les meilleurs, ils ont raison de pas s'en faire, puisqu'on vous dit qu'on est les meilleurs...

Deja lors de la première revolution industrielle, la machine à vapeur en angleterre, la france est resté à la traine derrière le bénélux... La tour Eiffel, symbol de la deuxième revolution industrielle avec le calcul des contraintes dans les materiaux qui en fut un catalyseur... conçue par un allemand... faut vraiment pas avoir les yeux en face des trous pour ne pas dicerner le vrai du faux...
Alors evidemment qu'en on crée rien, que le business model est d'acheter des licenses plutot qu'investir le cout est moindre et on peut sans sortir comme ça en faisant avec un petit monde scientifique et technique recroquevillé fier d'arriver quand même à copier, à faire pareil que miguel...
a écrit le 29/08/2017 à 14:51 :
Sauf que ce n'est pas l'avis de quelques intellectuels plus au fait de l'impact réel de la robotisation. Seul quelques privilégiés tireront bénéfice de cette robotisation, mais que deviendront, les personnes avec des formations inadéquate ? En France 25 % des jeunes qui possédent le BAC ne maitrisent pas la lecture...
Réponse de le 29/08/2017 à 17:17 :
Il faut être inconscient pour ne pas avoir peur de la " robotisation " ( tâche manuelle ) et de "l'intelligence artificielle " ( tâche intellectuelle ).

Cette génération me fait penser aux secrétaires dans les années 1990 qui ne voyaient dans l'ordinateur qu'une aide ... 30 ans après ce métier a disparu !
Des secteurs entiers vont disparaître et seul les meilleurs auront la chance d'avoir un métier ...Pour les autres ils choisiront entre fonctionnaires ou chômeurs !
Réponse de le 29/08/2017 à 22:37 :
C'est vrai ca. Les secrétaires.
Vous avez raison ca a disparu la dame dans le bureau à coté de mon patron s'appelle assistante de direction.
Les balayeurs aussi ont disparus ils s'appellent techniciens de surface.
Oui ca va changer mais à un moment la force de travail devra bien être utilisée.
Après on pourrais préparer ce serait moins douloureux.

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