La procédure de Brexit sera initiée le 29 mars

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Le représentant permanent du Royaume-Uni à Bruxelles a informé l'Union européenne ce (lundi) matin que la Grande-Bretagne activerait l'article 50 le 29 mars, a indiqué le porte-parole de Downing Street lors d'un point de presse.
Le représentant permanent du Royaume-Uni à Bruxelles a informé l'Union européenne ce (lundi) matin que la Grande-Bretagne activerait l'article 50 le 29 mars", a indiqué le porte-parole de Downing Street lors d'un point de presse. (Crédits : © Phil Noble / Reuters)
Cette notification déclenchera un compte à rebours de deux ans pour trouver un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

On connaît désormais la date exacte à partir de laquelle le Royaume-Uni entamera sa procédure de sortie de l'Union européenne. La Première ministre britannique Theresa May écrira à Bruxelles le 29 mars pour formellement annoncer la volonté déclencher l'article 50 du traité de Lisbonne, a annoncé son porte-parole lundi, confirmant une information obtenue de sources européennes. Cette notification déclenchera un compte à rebours de deux ans pour trouver un accord sur ce Brexit.

"Tout est prêt côté UE" pour entamer les négociations a réagi un porte-parole de la Commission européenne.

Les grandes lignes directrices des négociations bientôt communiquées

D'ici la fin de la semaine prochaine, après avoir reçu le mercredi la lettre de Theresa May, le président du Conseil européen Donald Tusk, fraîchement reconduit au poste au grand dam de la Pologne, devrait distribuer aux gouvernements des 27 pays membres restants un document exposant les grandes lignes directrices des négociations. Il convoquera également les 27 dirigeants des pays membres pour un sommet, probablement début mai, destiné à entériner ces lignes directrices. Une fois celles-ci validées, et donnant ainsi mandat à la Commission européenne pour conduire les négociations, le négociateur européen chargé du Brexit, le Français Michel Barnier, devrait pouvoir entamer les discussions avec son homologue britannique, David Davis.

(avec Reuters et AFP)

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a écrit le 21/03/2017 à 10:15 :
Quiproquo ou réelle volonté d’isolationniste, peu importe, le résultat est là.
L’une des économies et l’un des pays les plus ouverts au monde qui se replient sur eux mêmes. Quel gâchis.

Un enchainement d’événements et de discours, d'abord anecdotiques, puis s’emballant jusqu'à dépasser leurs propres initiateurs. Tout cela avec des appuis, puis des prétextes populistes amplifiés par les tabloïds (journal de petite taille et on pourra maintenant ajouter à la définition de "petite pensée") et emporté par l'élan, virant à la démagogie xénophobe.

Je ne sais ce que l’histoire retiendra de cet épisode, mais certainement rien de glorieux, ni pour la Grande Bretagne ni pour l’Europe.

Malheureusement j'ai bien peur qu'après ce précédent, le pire soit à venir.
Car il est évident que les promesses de réindustrialisation ne pourront être tenues. Il faut des décennies pour reconstruire une industrie et d'ailleurs quel est l’intérêt dans des processus entièrement robotisés ? Si on pousse dans l'absurde, la réouvertures des mines de charbon créerait aussi des emplois.
L'expertise et l'industrie de l’Angleterre c'est la finance et c'est cela même qui vient d’être mis en péril. Le dumping fiscal ou l'offshore ne seraient que des artifices qui ne feraient que précipiter une sortie par le bas.
Réponse de le 21/03/2017 à 11:59 :
S'ouvrir a l'UE de Bruxelles, qui n'est qu'une zone administrative, c'est ce fermer au Monde!
a écrit le 21/03/2017 à 9:37 :
J'etais encore a Londres la semaine passee, ca bouge en tous sens. A chaque fois je reste pantois. Ceux qui pensent a l'effondrement des anglais, ne savent rien d'eux. Dynamiques, solidaires (voir son histoire recente), pragmatiques, courageux et puis surtout nationalistes.
L'Angleterre s'en sortira, elle en a vu d'autres, depuis les Lancastres, et autres Tudors...
Sans les anglais, la France ne s'en sortait pas en 39/45. Les froggys n'ont aucune memoire et jugent un peu trop rapidement.
a écrit le 20/03/2017 à 19:26 :
En Angleterre , il va falloir s'habituer Ecosse et Irlande du nord devraient quitter le royaume uni...mais beaucoup d' expatriés font leurs cartons dans la finance, le NHS,les services, il y a un risque de désorganisation tout en sachant que les locaux ne sont pas formés .
a écrit le 20/03/2017 à 15:20 :
Ou l on verra que UK n a pas la possibite de sortir de l Europe europeiste. Seuls deux pays peuvent encore le faire France et Allemagne. Ce qui reviendrait alors a tirer aux des pour savoir qui perdra ou qui gagnera tant l equation economique est complexe. Bref UK fera un ou deux essais de 2 ou 3 ans, gardera son regard sur l immigration - lui qui avait ouvert les portes a l epoque pour ecraser ses voisins- et reviendra dans les accords ante si ce n est dans l Europe formellement. Il y perdra peut etre l Irlande au passage. Le Brexit n est pas la fin de UK mais la consequence abrupte de son lent declin que l on n a pas voulu voir.
a écrit le 20/03/2017 à 14:11 :
Près d'un an de hurlements médiatiques, de prophéties cataclysmiques, d'experts néolibéraux hystériques pour ça.

Si on devait traiter les serviteurs néolibéraux comme ceux-ci traitent les salariés ça fait belle lurette qu'ils seraient au RSA tous et toutes hein.
a écrit le 20/03/2017 à 13:55 :
Vieux motard que jamais...
a écrit le 20/03/2017 à 13:53 :
L'avantage c'est qu'au moment du "Frexit" tout le monde connaitra la procédure et donc moins de panique et de peur!
Réponse de le 20/03/2017 à 14:21 :
C'est sur, et une fois la fête finie, ce sera le temps de dessoûler... Et la, ça va faire mal !!! Au moins 30% de perte de pouvoir d'achat. Le pire, c'est que ce sont les pauvres qui vont trinquer et le pays s'effondrer très vite, dans l'impossibilité d'honorer sa dette... Cela m'ennuie pour eux, de payer le prix des fantasmes et de l'ignorance...xénophobie et obscurantisme, ça me rappelle autre chose !!!!
Réponse de le 20/03/2017 à 15:27 :
Bref, c'est la vision minimaliste de la réalité.
Votre appréciation de la situation laisse penser que l'amarrage Européen de l'UK est identique à celui de la France.
Et bien, allez à Londres, une fois dans votre vie, renseignez vous avant de crier Frexit Frexit, et remarquez une toute petite différence entre UK et FR. Cela s'appelle la zone Euro.
Alors l'expérience britannique n'aura rien à voir avec un Frexit (qui ne se fera pas , ne vous inquiétez pas, personne ne pourra constater que vous racontez n'importe quoi)
Réponse de le 20/03/2017 à 15:46 :
@Maduf et@brice. Je crois que vous broder sur le peu que j'ai pu en dire, Possédez vous la boule de cristal que l'on n'avait pas lors de la construction de l'UE de Bruxelles et de l'euro?
Réponse de le 21/03/2017 à 14:51 :
@brice : dans tout le Royaume-Uni qui compte, on peut d'ailleurs payer en € (hôtels, grands magasins,...)

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