La République tchèque prête à emboîter le pas au Royaume-Uni en cas de Brexit

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Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka.  Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque
Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka. Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque (Crédits : David W Cerny/Reuters)
Faut-il craindre un effet domino si la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne? C'est en tout cas la menace qu'a laissé planer, mardi, le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, en affirmant qu'un débat serait engagé dans son pays d'ici à "quelques années" si cette hypothèse devait se confirmer.

Naguère utilisée pour décrire le basculement des pays d'Europe de l'Est dans le giron soviétique, la théorie de l'effet domino pourrait bien resurgir à l'aune de l'actuel débat sur le "Brexit". En effet, si la Grande-Bretagne quittait l'Union européenne au terme du référendum prévu le 23 juin prochain, la République tchèque se pencherait également sur la question, a averti mardi son Premier ministre, Bohuslav Sobotka.

"Si la Grande-Bretagne quitte l'UE, un débat sur le retrait de la République tchèque sera à attendre dans quelques années", a déclaré Bohuslav Sobotka à l'agence tchèque CTK. L'impact risque d'être vraiment énorme", a-t-il insisté, avant de mettre en garde contre les conséquences économiques et sécuritaires d'un éventuel retrait de son propre pays.

Aujourd'hui, 62% des Tchèques voteraient contre l'adhésion à l'UE...

Après la partition à l'amiable de la Tchécoslovaquie en 1993, la République tchèque a rejoint l'Otan en 1999 et la Slovaquie l'a suivie en 2004, avec l'adhésion des deux pays à l'UE. Malgré le bénéfice tiré des fonds d'investissements structurels européens, la République tchèque conserve une large défiance vis-à-vis de l'UE. Selon un sondage effectué en octobre dernier par l'institut de sondage pragois STEM, trois Tchèques sur cinq sont mécontents de l'appartenance de leur pays à l'Union. Et si un référendum sur l'adhésion à l'UE devait se tenir aujourd'hui, 62% d'entre eux voteraient contre. Le débat autour de la volonté de Bruxelles de contraindre certains des Etats membres - et notamment d'accroître la participation des pays d'Europe de l'Est - à accepter des quotas pour l'accueil des migrants n'a fait qu'accroître cette défiance.

manifestations anti-migrants à Prague

Une manifestation anti-migrants à Prague, début février 2016. (Photo: David W Cerny/ Reuters)

Alimenté notamment par l'ancien président eurosceptique Vaclav Klaus, chef de l'Etat en 2003-2013, le sentiment anti-européen actuel est d'ailleurs surtout lié à la crise migratoire, précise STEM. Le président tchèque de gauche, Milos Zeman, réclame également un coup de frein à la vague de migrants et de réfugiés arrivant en Europe. Il a même participé l'année dernière à un rassemblement contre les migrants, organisé par le mouvement xénophobe "Bloc contre l'islam".

...mais n'aimeraient sûrement pas revenir dans la zone d'influence russe

Mais, selon le Premier ministre, une fois sortie de l'Union européenne, la République tchèque se retrouverait dans la "sphère d'influence" de la Russie.

"Il s'agirait là d'une négation absolue de l'évolution depuis 1989", date de la chute du régime communiste à Prague, a-t-il lancé.

Une hypothèse impopulaire dans l'ex-Etat soviétique, berceau du "Printemps de Prague" qui a ouvert la voie à une libéralisation progressive dans les anciens Etats satellites de l'URSS, initiée en janvier 1968 par le président Dubček et violemment réprimée huit mois plus tard, avec l'invasion des chars russes dans la capitale tchécoslovaque.

Les Serbes affichent leur désillusion avant même d'entrer dans l'UE

Pendant ce temps, le Premier ministre serbe Alexandre Vucic a a enfoncé le clou en affirmant que l'adhésion à l'Union européenne n'était plus "le grand rêve d'autrefois" pour les Etats des Balkans.

 "L'Union européenne à laquelle nous aspirons tous a perdu son pouvoir magique", a-t-il déploré à l'occasion d'une conférence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (EBRD). "Quand vous voyez qu'au Royaume-Uni au moins 50% des gens disent qu'ils veulent sortir, cela a un effet sur l'opinion", a ajouté le chef d'Etat.

Sept pays sont actuellement candidats pour rejoindre l'UE lors de la prochaine phase d'élargissement, à l'horizon 2019: la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine. Les rapports européens pointent ici et là des taux de chômage record, un niveau de corruption élevé ou autant de points susceptibles d'empêcher ou de retarder une adhésion de plusieurs années. Si tant est qu'ils veuillent toujours rejoindre l'Union européenne d'ici là.

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Commentaires
a écrit le 29/02/2016 à 21:50 :
L'UE, c'est mort. Vous voulez un électrochoc, lisez ceci.
L'élargissement, méga connerie. La charrue avant les boeufs !!! Bruxelles ? Vendu aux lobbies. Plus que vendu, corrompu. On n'est plus en démocratie !!! Souvenez-vous, nos grands parents se sont battus pour ça. Des millions de morts !!! Et Maastricht 1992, comme le Traité de Vienne 1816 : ils nous ont fait la peau à coup de dumpings par tous les bouts ! On perd tout, mais vous remarquerez qu'on paye à grands frais la sécurité de l'UE et la protection nucléaire (et la guerre en Syrie). Et là, y'a plus personne pour nous soutenir. Nos avancées sociales, notre fric, c'est mort. Continuer l'UE, c'est perdre le peu de dignité qu'il nous reste : nos valeurs, notre démocratie. Et demain le respect de nos femmes !!! Et là moi JE NE JOUE PLUS !!! Donc l'UE, point barre. La France est un pays qui s'est construit depuis plus de mille ans et maintenant on n'aurait pas les c... de se passer d'une technostructure ? Mais on est des nabots ! Vous préférez l'argent à vos femmes et vos enfants ? Allô... ? Le numéro de votre dignité demandé ne répond plus... Tut tut tut...
a écrit le 26/02/2016 à 22:13 :
Le meilleur scénario serait que les Britanniques votent non au référendum, pour que l'Europe puisse enfin reprendre sa construction. Depuis qu'ils sont entrés dans l'Europe, ils font tout pour arrêter sa construction, et on ne pourra reprendre le projet qu'une fois les Anglais dehors. Quant aux petits états qui ne sont venus en Europe que pour recevoir des subventions, ce serait bien qu'ils suivent la Grande Bretagne.

Donc le Brexit serait une chance, et non un problème
a écrit le 25/02/2016 à 16:09 :
Il serait quand même fort utile que les 27 autres pays que le UK fassent état de leur opposition à tous ces modes dérogatoires, beaucoup pour les british, un peu pour les danois et autres.
Mais bon, savoir que la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie... sont les prochains entrants ne fait effectivement pas rêver. D'autant que personne n'a fait une synthèse des effets de l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie, déjà passablement louche.
a écrit le 25/02/2016 à 11:09 :
La France ne fait plus rêver, elle n'a plus d'aura culturelle ni intellectuelle dans le monde. Chaque jour elle piétine ses idéaux républicains en créant toujours plus de réglementations catégorielles et de privilèges protectionnistes. L'Allemagne développe sont génie industriel avec un succès planétaire, l'Angleterre son génie financier et libéral (la liberté de conscience) dans son Commonwealth.
Alors l'Europe tellement bureaucratique à la française peut-elle encore attirer? Pourtant c'est bien ces trois grandes puissances qui, ensemble, ont forgé l'Europe historique des derniers siècles.
Réponse de le 25/02/2016 à 12:17 :
La France, en tant que première destination touristique de la planète et grosse receveuse d'investissements étrangers, doit encore bien faire rêver un tout petit peu... Le discours décliniste a ses limites, surtout à une époque où notre pays commence à faire les réformes dont il a besoin.
a écrit le 25/02/2016 à 9:49 :
Certains parle de l'UE comme d'un club super. Depuis l'acte unique, il n'a plus rien d'intéressant pour les Français. En effet, l'acte unique a imposé un mode de fonctionnement qui va bien pour les anglais, très fort dans une logique d'actionnariat. Mais reconnaissons le humblement, les Français n'ont pas cette culture et ces schémas mentaux. Chez nous, la part de l'état est majeure. Les décisions se prennent après consultation de responsables politiques, bien souvent. Les décisions de R&D sont pour beaucoup entre les mains de l'état. Nous avons une faible culture capitaliste. Delors s'est fait rouler au moment de la signature de l'acte unique, par les anglais. Les allemands n'ont pas la même culture de l'état que nous, ils ont une culture régionale. Il me semble que quitter ou changer l'UE est souhaitable, y compris pour la France. L'abandon de l'euro serait une excellente nouvelle. Certains craignent l'abandon de l'euro, mais je pense qu'il serait beaucoup plus sage car il freinerait la libre circulation des capitaux qui nous fait tant de mal. Cette monnaie n'est un atout que pour les banques et les importateurs. Elle est un frein à l'innovation et à l'emplois, car une monnaie forte génère des décisions d'investissements à l'étranger et diminue la rentabilité des investissements locaux. Les banques maximisent leur retour sur investissement en favorisant des prêts dans des pays à faibles salaires. Les importateurs en profitent. Ces 2 catégories sont rentables, mais embauchent bien moins que des industriels ou des agriculteurs locaux. Cet export de capitaux coûte très chers à l'économie française et socialement, le coût est astronomique à cause de millions de vies minées par le chômage. On peut caricaturer les prises de positions contre l'Euro, mais les faits sont parlant et ils sont en notre défaveur. En France, nous ne nous faisons pas confiance, car nos politiques sont les rois du mensonge. Cela rejaillit sur la société. Les allemands se font confiance. Ils organisent un protectionnisme efficace et non dit. Il faut sortir au minimum de l'euro qui nous fait du mal et de l'UE telle qu'elle est actuellement, voir de l'UE tout court. C'est la meilleur manière de recréer une société de confiance. L'UE est un échelon qui doit redevenir une coordination politique et non bureaucratique, un système que nous serions à même de comprendre et où nos intérêts seraient défendus ce qui alimenterait la confiance. Pour l'instant, ils ne le sont pas et nous perdons du temps. Je pense que ces idées mûrissent dans la société.
Réponse de le 25/02/2016 à 11:43 :
IL faut se méfier des grandes généralisations sur les "cultures nationales" et autres "schémas mentaux".... L'Allemagne n'a pas toujours eu une "culture régionale" de l'Etat comme vous dites! Notamment entre 1933 et 1945... Le culte de l'Etat fort, le nazisme, ce ne fut tout de même pas un détail de l'histoire... n'est-ce pas? Il est vrai qu'on oublie vite certains aspects "historico-culturels" de nos gentils voisins lorsqu'il s'agit de se livrer au plaisir masochiste de l'autocritique, un "schéma mental" bien franchouillard?.
a écrit le 25/02/2016 à 9:27 :
La république Tchèque n'a aucun intérêt à quitter l'UE, elle verse 1,5 milliards au budget de l'UE et en reçoit 4,5. Par contre la Grande Bretagne en verse 13 et en reçoit 7. On se rend bien compte qu'il faudra que les autres pays compensent si le Brexit gagne !
Réponse de le 25/02/2016 à 12:04 :
@Paul C: tout à fait. Tous ces pays ont rejoint l'UE pour profiter, mais dès qu'ils retombent sur leurs pattes, ils veulent bien continuer à bénéficier, mais pas à contribuer !!! Bon, il ne faut pas non plus les blâmer, car chacun défend ses propres intérêts, mais il est incompréhensible que les nôtres défendent les intérêts étrangers, notamment américains, avant ceux de la France !!! Nos dirigeants sont-ils des bisounours ou retirent-ils un avantage de cette politique de mépris des Français ???
a écrit le 25/02/2016 à 7:36 :
La population Tchèque est moins bête que ses dirigeants qui prendront une bonne rouste en cas de consultation électorale !
a écrit le 25/02/2016 à 3:40 :
Quand je pense qu'il y en a qui croit à une sortie de la GB ! Mon dieu ! Cette mascarade est tellement pitoyable, et le pire ça marche ! GSachs claque des milliards, les médias martèlent la fin du monde, les pseudos patrons votent tous pour "je reste" et pas une info sur "je quitte" sauf qu'ils sont des fn à l'Anglaise. Quelle monstre rigolade ! Comme si le cheval de Troyes des US allait sortir avec un simple petit référendum ! On a vu avec Lisbonne !! "Ferme la porte et ce sera par la fenêtre" ! Franchement qui peu sérieusement croire ce cirque !!!!??!!
Réponse de le 02/07/2016 à 8:37 :
"Quand je pense qu'il y en a qui croit à une sortie de la GB !"

Et alors...???
a écrit le 24/02/2016 à 21:20 :
Les nationalismes sont en marche, partout dans le monde.
En route pour un nouveau Yalta... après la fin des hostilités...Si tout n'a pas été vitrifié avant.
Réponse de le 25/02/2016 à 9:54 :
Déjà au point Goldwin? On peut réfléchir aussi; vu la situation, c'est même conseillé. Les petites lunettes n'apporterons rien.
a écrit le 24/02/2016 à 21:09 :
Soyons réalistes, pratiquement tous les pays d'Europe seraient hors de l'UE si on consultait de nouveau les peuples par référendum.

Factuellement, nous ne devrions plus y être après le non de 2005, ou plus exactement l'Europe qui devait se construire après le non aurait du prendre une autre tournure que celle qu'on nous a imposé.

On attendait une Europe du progrès social. La classe moyenne a eu droit à une succession de punitions salariales et sociales qui en a envoyé une bonne partie au niveau du seuil de pauvreté. Ne parlons pas de la pauvreté qui a fait un bon vertigineux.
On espérait une protection, du fait de la masse Euro, contre les crises monétaires et financières qui ont secoué le monde tous les deux ans depuis les années 80, et on a eu 2008, en attendant 2016.

On voulait un marché unique européen protecteur des intérêts des membres, et on nous a fait une arène sanglante et agressive, à la fois hyper contrôlée et ouverte à tous les vents mondiaux, mais sans justice ni morale, la guerre de tous contre tous aux bénéfices exclusifs de quelques uns.

Forcément il y a des désillusions, de la colère, de la rage. L'espoir européen a été trahi et les populations ont été violées dans leur désirs.
On ne peut pas leur en vouloir de chercher à en sortir.
Réponse de le 25/02/2016 à 12:24 :
Il est toujours dangereux de vouloir donner un sens au résultat d'un référendum : certains ont voté non en 2005 parce qu'ils ne voulaient pas d'une Europe libérale, d'autres parce qu'ils ne voulaient pas d'Europe du tout, d'autres parce qu'ils voulaient sanctionner le gouvernement... Malgré cela, l'Europe continue d'être construite par les gouvernements pro-européens désignés élection après élection, et tous les euroseptiques continuent de voir le référendum de 2005 comme la vérité absolue.
a écrit le 24/02/2016 à 20:00 :
Pas de la Turquie en Europe pas de fasciste d Erdogan la Turquie c est pas l Europe l Europe aux européens
Réponse de le 24/02/2016 à 22:41 :
La Turquie c'est - si j'osé dire - le moindre mal mais quand on aura les albanais et la Bosnie Herzégovine, l'UE sera littéralement gangrenée par la pègre, la mafia, et le terrorisme . Comment peut-on en arriver là ?
a écrit le 24/02/2016 à 18:52 :
Nous ne récoltons que ce que nous avons semé depuis plus de 20 années . Si les Etats de feu la CEE avaient avancé sur l'union politique au lieu de créer ce machin en ouvrant grand les portes aux pays de l'est, nous ne serions pas dans cette chienlit. Nous avons mis la charrues avant les bœufs et voyons le résultat! Les états de la zone euro ( en tous les cas ceux qui veulent VRAIMENT l'intégration) devraient se réunir d'urgence au lieu d'attendre le résultat britannique Mais non, on continue comme si tout allait bien....les frontières se ferment peu à peu, l'euro se déprécie de jour en jour, Hollande se ballade, Merkel est contente, eh bien faisons comme si de rien n'était. Je proposerai immédiatement un sommet de la ZE avec des mesures immédiates pour consolider la zone ( vrai gouvernement transitoire) et je demanderai que des hommes libres de tout parti se mettent au travail pour rédiger un traité d'union dans les 6 mois. traité qui sera soit ratifié par référendum soit par le congrès. L'état qui ne réussirait pas à faire voter le traité serait alors mis en congé alors que les autres eux avanceraient . Les autres ( tous ceux qui sont en dehors de l'euro ) garderaient le amrché mais selon les règles fixaient par la future Union Européenne politique....sinon, on peut regarder le navire sombrer... visiblement c'est l'option choisie.
Réponse de le 24/02/2016 à 20:06 :
Il est clair que S'IL avait eu une véritable Europe... Néanmoins sinon, et j'attends un avis contraire SOLIDE, les us, avec leurs conflits et la destruction de la planète, sont bien RESPONSABLES de la migration actuelle. Ce qui s'accorde naturellement avec cette Europe qui les GENE car elle est économiquement plus puissante qu'eux.
a écrit le 24/02/2016 à 18:45 :
dacia, to neni sdravi
les tcheques font semblant de croire qu'ils quitteront l'europe en gardant la sous traitance des entreprises allemandes...... c'est pas sur du tout!
pour le reste je discutais avec un serbe qui m'expliquait qu'on en etait au concours d'echalottes de celui qui se plaignait le plus et allait recolter le plus sans rien donner ( ce qui est un jeu qui peut marcher tant que l'europe distribue le plus a ceux qui en font le moins pour les ' inciter')
suivre les anglais c'est bien... quand on est anglais... pour les autres, c'est tres tres risque
a écrit le 24/02/2016 à 18:29 :
Je pense qu'il serait mieux qu'ils partent. Ces pays ne sont rentrés dans l'Europe que pour toucher des subventions et pouvoir délocaliser des emplois. On n'aurait jamais dû les accepter.Ils ne satisfaisaient pas aux critères démocratiques et d'idée européenne.
Ils sont minés par la corruption et par des idées peu démocratiques.

Mais enfin, Mme MERKEL peut être fière de son oeuvre. Après avoir détruit économiquement l'Europe, elle a détruit l'idée européenne.
Et qui se souvient de l'appui de Mme MERKEL aux manifestations anti-gouvernementales ukrainiennes. Qui ont certes abouti à l'élection d'un nouveau président, mais aussi à la perte de la CRIMEE, et à une guerre avec la Russie. Il aurait mieux fallu qu'elle attende la fin du mandat de l'ancien président, plutôt que de soutenir un coup d'Etat.
Réponse de le 24/02/2016 à 20:07 :
Pardon, mais votre remarque sur les criteres democratiques et la corruption est juste a cote de la plaque. La republique tcheque n'a pas de lecon a recevoir de la France sur ces points là, voyagez un peu plutot que de rester dans votre hexagone moisi !
a écrit le 24/02/2016 à 17:37 :
C'est le piège dans lequel on est entré en accordant des dérogations et privilèges aux Anglais. Une Grande Europe doit se construire pour parler d'égal à égal avec les autres grandes puissances. Peut-être faut-il donc la recentrer autour des pays fondateurs ? Nous sommes déjà pas mal vassalisés aux US, alors, si on devient un tout petit pays, nous deviendrons tout simplement esclaves :-)
a écrit le 24/02/2016 à 17:23 :
En ce moment, sortir de l'UE est très à la mode. Mais qu'est ce que ces petits pays s'imaginent qui les attend dehors ?

Qu'on continuera à leur ouvrir grand la porte de notre marché commun, alors qu'ils nous la claque à la figure ? Et gratis, avec ça ? Que des megapuissances comme la Chine, les USA ou la Russie voudront bien traiter avec eux d'égal à égal ? Que personne ne leur marchera sur les pieds ? (à commencer par l'UE... qui ne va plus se gêner)

On parle toujours de naïveté à propos de l'Europe, mais celle de ces peuples est sidérante !
Réponse de le 29/02/2016 à 18:45 :
les petits pays ne veulent pas parler d'égal à égal avec les grands pays. Ils n'ont pas des armées de politiciens et de fonctionnaires. Ils souhaitent vivre en paix à l'intérieur de leurs frontières et commercent avec le monde entier ex SUISSE 8 millions d'habitants. Le Japon 100 millions d'habitants et non 1,2 milliard comme la chine, n'ouvre pas ses frontières aux étrangers; leur manque de main d'oeuvre est résolu progressivement par des robots et commerce sans avoir besoin de faire partie d'un conglomérat de pays. L'UE est une chimère , même pas une langue commune, des intérêts opposés et une course à la baisse des salaires. Les 30 années glorieuses de la france se sont faites sans l'ue; il faut retrouver ce chemin par nous mêmes
a écrit le 24/02/2016 à 17:16 :
On ne peut envisager un effet domino concernant la zone européenne (et non seulement euro) mais un effet mikado. Ce dernier revient à l'écroulement soudain de pans entiers et non d'une chute par petits bouts. Il est en effet impossible à ces acteurs de sortir l'un après l'autre, comme on l'a vu pour la Grèce et comme nous le verrons pour UK. Seuls deux pays pourraient le faire : France et Allemagne. Par contre une action concertée d'un ensemble cohérent pourrait agir. Cependant ces acteurs se verraient immédiatement re-construire une structure et re-passer des milliers d'accords. De fait les européïstes ont fait de la création monétaire, appuyée sur la confiance procurée techniquement par les grands pays, l'ensemble ayant été présenté comme une "aide" financière européenne tandis qu'en réalité on agissait en lieu et place des pays et à leur compte pour gérer ce qu'il devront rembourser par la croissance obtenue. En contrepartie de cette caution des grands pays, ils se sont engagés à ouvrir toutes leurs frontières et à normaliser toutes leurs productions pour faciliter une meilleur pénétration à notre avantage. Le deal est inégal car ils seront ruinés tandis que nous n'aurons que quelques contraintes. Comme je l'ai indiqué ne resteront pour l'Europe que 3 pays forts / France Allemagne et UK si ce pays fait d'importants efforts. Pour le reste du Monde : USA, Chine et Japon sous conditions encore pour ce dernier. Tous les autres pays sont faibles ou vont le devenir. Un regard un peu curieux sur les PIB le montre déjà. Voilà ainsi le tableau brossé, ceux qui en perçoivent aujourd'hui les contours voudraient redistribuer les cartes, ce qui est hélas impossible : On ne peut pas avoir laissé avancer sans méfiance de forts joueurs et se plaindre ensuite qu'ils aient tendus des pièges. D'un point de vue politique ou personnel ou encore religieux, nous pouvons avoir un sursaut face à tant de dureté, type Carla Bruni-Sarkozy qui adopte un petit enfant noir comme on promène un étendard signe extérieur de sa vertu mais qui voyage en première classe aux frais du contribuable, pourtant c'est cette dureté qui fait notre richesse. Nos pères et nos pairs ont imposé cette loi d'airain à d'autres et nous en bénéficions. La vérité est que nous devons pouvoir rester libres pour ne pas subir la dictature européïste ou aucune autre, la vérité est que nous devons agir pour desserrer l'étau qui contraint la majorité des nations du monde. J'ai souvent avancé sur ce fil l'idée d'un plancher monétaire mondial qui organiserait le minimum acceptable en ce qui concerne l'échange des devises. En Europe il convient d'organiser un principe d'inégalité des nations et d'en aider la mise en oeuvre, permettant aux petites de faire plus en terme de déficits actifs et contrôlés pour construire mieux leurs économies. Rien ne nous y oblige, nous pouvons rester dans le conflit en utilisant des expédients pour faire croire à nos bonnes âmes.
a écrit le 24/02/2016 à 17:06 :
Bien, je propose de laisser tous ces gens quitter la communauté Européenne.

Mais, pour bien marquer le coup et couper court à la "contagion", refuser toute négociation de libre-échange avec ces pays.
L'accès 'libre' au marché européen réservé aux seuls européens.

Y compris pour les orgueilleux anglais, qui tiennent pour acquis l'obtention d'un accord de libre échange en cas de 'brexit' ...
a écrit le 24/02/2016 à 16:34 :
" à l'horizon 2019: la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine"....... Vraiment il nous manquait plus que ça.
a écrit le 24/02/2016 à 16:33 :
Bon débarras !!! Il faut en revenir aux fondamentaux : les 9 ou 10 Pays de l'Ouest de l'Europe qui forment la zone Euro. Poutine doit commencer à se frotter les mains en rêvant de réétendre sa zone d'influence vers l'Ouest jusqu'à l'Allemagne. On en finira jamais de mesurer l'ingratitude de tous ces peuples sortis de l'emprise Russe grâce à l'Europe.
Réponse de le 24/02/2016 à 17:07 :
L'Allemagne est bien entourée de pays "protégés" par l'OTAN. Donc, cela sera peu probable.
a écrit le 24/02/2016 à 16:29 :
Quel pourcentage si une telle consultation était faite en France? Comme nos voisins, 62% des Tchèques et plus ici, non?... Va savoir nos dirigeants n'auront jamais le cran pour s'y essayer.
Réponse de le 24/02/2016 à 17:27 :
Un discours populiste absolument ridicule, alors que des responsables politiques pro-européens ont remporté en France toutes les élections nationales depuis un demi-siècle, avant comme après le référendum de 2005...

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