Le patronat anglais opposé au Brexit

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La direction de la CBI a indiqué qu'elle allait désormais faire campagne en soulignant les avantages économiques de l'adhésion à l'UE.
La direction de la CBI a indiqué qu'elle allait désormais faire campagne en soulignant les avantages économiques de l'adhésion à l'UE. (Crédits : Flickr/Steve Snodgrass. CC License by.)
La Confédération de l'industrie britannique, principale organisation patronale du Royaume-Uni, a annoncé mardi qu'une large majorité de ses adhérents était favorable à un maintien dans l'Union Européenne.

Le patronat britannique derrière David Cameron. Les adhérents de la première organisation des chefs d'entreprises au Royaume-Uni se sont prononcés à 80% contre le Brexit en faisant savoir qu'un maintien dans l'Union européenne était dans leur intérêt.

La Confédération de l'industrie britannique (CBI) a obtenu 773 réponses d'entreprises de toutes tailles à travers le pays grâce à une enquête menée par l'institut ComRes.

A la question "Quel résultat au référendum sur l'UE est le meilleur pour votre entreprise ?", 80% ont répondu "rester", 5% "quitter" l'union, tandis que 15% restent indécis, à un peu plus de trois mois du scrutin du 23 juin. Parmi les seules PME, réputées plus sensibles aux arguments en faveur du Brexit, 71% ont répondu que "rester" était la meilleure option.

     | Lire Cameron attaque les pro-Brexit mais échoue à rallier Boris Johnson

Un "non sens" économique

Fort du résultat de cette consultation, la direction de la CBI a indiqué qu'elle allait désormais faire campagne en soulignant les avantages économiques de l'adhésion à l'Union européenne, sans toutefois rejoindre le camp du maintien dans la campagne politique.

"La plupart veulent que le Royaume-Uni reste dans l'UE parce que c'est mieux pour leur entreprise, pour l'emploi et la prospérité", a souligné Carolyn Fairbairn, la directrice générale de l'organisation.

"Partir aurait peu de sens économiquement et risquerait de jeter aux orties les nombreux bénéfices de notre adhésion à l'UE", a-t-elle ajouté.

Organisation "pro-européenne"

La CBI revendique 190.000 membres qui emploient 7 millions de personnes. Des groupes eurosceptiques l'avaient accusée d'être aveuglément pro-européenne et de ne pas refléter l'opinion de tous ses adhérents.

La CBI en a profité mardi pour publier des témoignages de patrons favorables au maintien dans l'UE, allant de géants comme Airbus et Siemens à des entreprises plus modestes comme le brasseur Adnams ou le producteur de béton nord-irlandais Acheson & Glover.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2016 à 9:34 :
Les Anglais entendent sortir de l'UE tout en préservant les privilèges que leur confère leur appartenance actuelle à l'UE. Est-ce impossible ? Non, car certains pays dont la Suisse, le Maroc et d'autres bénéficient de ces privilèges sans appartenir à l'UE. Et si les Anglais sortent, ils vont économiser leur contribution de quelques 9 milliards à l'UE :-)
a écrit le 15/03/2016 à 17:42 :
ce qui prouve bien que seul le monde de l'argent est intéressé par l'Europe , qu'en pensera le peuple le jour du vote ?
a écrit le 15/03/2016 à 14:32 :
Leur patriotisme se limite aux affaires
a écrit le 15/03/2016 à 14:16 :
C'est simple : UK comme la Grèce l'été dernier, ne peut sortir de l'Union Européenne. Le processus correspond en effet à un système nasse pour laquelle il faut une position particulière et une force exceptionnelle pour s'en défaire. UK théoriquement ne l'a pas. Seuls deux pays le peuvent actuellement, la France et l'Allemagne mais avec des problématiques d'affaiblissement -quelque soit l'origine de la décision de sortie pour les deux- dont on ne sait véritablement mesurer le fond. En ce sens les européïstes ont réussi a créer un noeud qui s'est peu à peu resserré puis soudé. En cas de sortie, une décision politique est toujours possible, Cameron aurait respecté les votes alors qu'il est prévu qu'il puisse passer outre. Ecosse, Irlande du Nord et Wales demanderaient alors aussitôt qui va désormais les financer et sans réponses satisfaisante quitteront l'United KingDom pour former des pays indépendants avec encore plus de subventions de la part des euriopéïstes. L'Angleterre serait alors, dans cette hypothèse, réduite à compter plus que fortement que jamais sur la City et l'attraction qu'elle aurait pour blachir les fonds de paradis fiscaux, ce qui est techniquement possible, mais ce faisant le pays serait devenu un petit pays, une Hollande bis. L'irlande serait certainement réunifiée, ce qui est une bonne chose, l'île britannique serait elle, morcelée en 3. Un gros pari sur l'avenir et des problèmes techniques à n'en plus finir, qui me font dire que la sortie est improbable. Cependant le refus anglais quoique surprenant serait un signe qu'il était possible -qu'il est- d'envisager une "entrée" proportionnelle, plus douce. Nous verrons.

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