Le "QE" de la BCE est-il efficace ?

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Quel est l'impact exact du QE de la BCE ?
Quel est l'impact exact du QE de la BCE ? (Crédits : Ralph Orlowski)
18 mois après son lancement, un bilan s'impose pour la politique de rachats d'actifs de la BCE. Est-elle aussi efficace que le prétend Mario Draghi ? Tour d'horizon de ses effets, de ses manques et de ses risques.

Voici un peu plus de dix-huit mois que la BCE a effectivement lancé sa politique non conventionnelle de rachats de titres, souvent résumée sous l'acronyme anglais « QE » (« Quantitative Easing »). Ce terme d'un an et demi est souvent évoqué par les spécialistes des banques centrales comme le « délai naturel » permettant de juger l'impact d'une politique monétaire. C'est donc le moment d'un bilan. Un bilan qui s'impose d'autant plus que l'idée d'un échec de cette politique semble de plus en plus s'imposer dans l'esprit des économistes et des opérateurs de marché. A l'inverse, Mario Draghi et les membres du Conseil des gouverneurs de la BCE affirment, eux, que « la politique menée marche ». La réponse à cette question de l'efficacité est donc essentielle, car elle détermine en partie la poursuite, voire l'approfondissement, de cette politique.

Effets difficile à isoler

Qu'en est-il exactement ? La réponse est évidemment délicate à formuler. Des éléments extérieurs au « QE » peuvent en effet jouer dans les décisions des agents économiques et venir ralentir ou accélérer des phénomènes initiés par la BCE. « La BCE ne maîtrise pas le prix du pétrole qui pèse sur l'inflation », rappelle ainsi Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet, qui souligne, par ailleurs, que « certaines mesures, comme les taux négatifs peuvent avoir des effets contre-productifs, et leur effet combiné peut différer de la somme des effets de chaque mesure prise individuellement  ».

Ce que vise le QE

Néanmoins, pour bien juger de cette politique monétaire, il faut d'abord en rappeler le fonctionnement. La BCE s'est lancée dans une politique de rachats de titres, associée à l'introduction de taux de dépôts négatifs, pour faire baisser les taux d'intérêts dans l'économie et pour unifier ces taux dans la zone euro. Le « QE » et les taux négatifs sont des moyens de faire baisser le taux de financement de l'économie, lorsque l'outil du taux principal de refinancement - outil traditionnel de la politique monétaire - est épuisé.

C'est ce qui s'est passé fin 2013 lorsque la baisse des prix a rendu évident le risque déflationniste et que la BCE a ramené à 0,25 % son taux de refinancement. A ce niveau, ce taux n'a plus vraiment d'impact sur le financement de l'économie. Son abaissement jusqu'en mars dernier à 0 % n'a pas été un véritable enjeu. Il faut donc passer à d'autres politiques, incluant taux négatifs (lancés en juin 2014) et rachats de titres (dès mars 2015) pour espérer abaisser les taux sur les marchés et, partant, les taux demandés aux agents économiques. Pouvant s'endetter à moindre coût, ces derniers sont tentés de dépenser et d'investir, ce qui contribue à exercer une pression de la demande sur les prix et donc à dynamiser l'inflation.

Baisse des taux d'intérêts

Le premier critère de jugement de la politique de la BCE est donc les taux de l'économie réelle de la zone euro. De ce point de vue, le pari de Mario Draghi semble gagné. Si l'on compare le coût de financement des entreprises en zone euro, on remarque un affaissement net des taux demandés. Le premier signe du QE de la BCE a eu lieu en juin 2014, lorsque Mario Draghi a introduit les taux négatifs de dépôts et laissé entendre qu'il pourrait aller plus loin. En mars 2014, le taux moyen demandé aux entreprises était de 3,01 %. Un an plus tard, alors que la BCE commence sa politique de rachat de titres, il est de 2,37 %. En mars 2016, lorsque la BCE accélère ses rachats de 20 milliards d'euros par an et annonce des rachats de titres privés, il est de 2,05 %. En juillet 2016, il est tombé à 1,90 %. Pour les ménages, l'évolution est la même. En mars 2014, le taux demandé était de 3 %, il était de 2,29 % en mars 2015, de 2,11 % en mars 2016 et de 1,92 % en juillet dernier.

Dans les deux cas, le QE peut donc revendiquer une baisse notable des taux d'intérêts demandés qui atteignent désormais un niveau historiquement bas. On notera que l'ampleur de la baisse est générale et concerne aussi bien les taux de petite taille que de grande taille, les taux de court terme que de long terme, les taux à la consommation et les taux immobiliers. Certes, les taux ont commencé à baisser bien avant cette politique : dès janvier 2012 pour les prêts aux entreprises et dès août 2011 pour les prêts aux ménages. Cela correspond à une baisse de la demande de crédit qui a conduit à une baisse des taux. Le QE a conduit à une poursuite de cette baisse, alors que la demande se raffermissait progressivement (mais modestement).

Reprise de la croissance de la distribution de crédit

La distribution de crédit a repris un rythme de croissance en mars 2015 pour les ménages et septembre 2015 pour les entreprises. Mais, dans les deux cas, on reste à des niveaux de croissance assez faible. Les prêts aux entreprises ont progressé sur un an de 1,9 % en juillet 2016, ce qui est du jamais vu depuis août 2011, mais ce qui correspond aussi au rythme de croissance le plus bas après la crise de 2008-2009. Pour les ménages, la croissance est de 1,8 %, ce qui, là encore est du jamais vu depuis avril 2011 mais qui correspond au niveau de septembre 2009. Dans les deux cas, le niveau atteint est donc historiquement faible. Avec de tels niveaux, les taux ne peuvent être très élevés, mais on peut considérer qu'ils auraient dû se stabiliser, ce qui aurait réduit la croissance de la distribution de crédits. L'effet du QE s'identifie donc bien ici : il permet la baisse du prix de l'argent, alors même que les crédits sont plus nombreux. La hausse de la demande ne conduit donc pas à une hausse du prix du crédit. Cet effet de déviation pourrait s'expliquer par le QE.

Frederik Ducrozet estime cependant que la reprise du crédit avec des taux faibles s'expliquent bien davantage par les taux négatifs et par les opérations de refinancement long terme de la BCE (TLTRO et TLTRO II) que par la politique de rachat. Cette opinion est renforcée par l'accélération conjointe de la baisse des taux et de la distribution de crédits en zone euro entre mars et juillet 2016, lorsque le taux de dépôt est abaissé à -0,4 % et que le TLTRO - opération de refinancement qui « subventionne » les prêts aux PME. Pour les taux aux entreprises, on remarque une baisse du taux demandé de 15 points de base (0,15 point de pourcentage) qui représente la moitié de la baisse enregistrée entre mars 2015 et mars 2016 (32 points de base). Le tout avec une accélération de la croissance des crédits de 1,1 % à 1,9 %.

Plus de prise de risques ?

Un autre critère concerne le risque. Un des éléments clés de la réussite du QE est que les investisseurs doivent vendre leurs actifs sûrs à la BCE pour investir dans des actifs plus risqués. Ce transfert est destiné à permettre une reprise de l'investissement en zone euro, et notamment d'un investissement qui dépasse le seul renouvellement de l'existant ou des projets et entreprises relativement sûres. Ce rééquilibrage est difficile à quantifier, mais Frederik Ducrozet estime que le pari est aussi « réussi » dans ce domaine. « On peut constater un effet confiance sur le prix des actifs risqués, et cela n'était pas acquis d'avance », explique-t-il. On peut constater que la distribution de prêts de plus de 5 ans aux entreprises a progressé de 1,7 % en juillet 2016 sur un an, alors qu'elle avait connu une contraction entre août 2012 et juillet 2015.

Cette progression reste cependant inférieure à celle de l'ensemble des prêts aux entreprises. Le succès du QE est, ici, encore limité. Pour preuve : sur le plan macro-économique, on constate que la progression de l'investissement a été au deuxième trimestre 2016 de 0,4 % sur un an, soit un rythme équivalent à celui du premier trimestre et un rythme inférieur à ceux des deux trimestres précédents (0,6 % et 0,7 % respectivement). Autrement dit, l'effet positif du QE sur les taux et la distribution de crédits aux entreprises n'a pas conduit à dynamiser l'investissement qui, au contraire, se situe plutôt dans une phase de ralentissement en zone euro.

Plus de croissance ?

La traduction macro-économique du QE est, du reste, le grand problème de la BCE. Pourtant, l'effet ne serait pas neutre. Même si l'investissement ralentit actuellement, il a beaucoup progressé en 2015 et est sorti d'une phase de contraction. La distribution des prêts à la consommation des ménages sont en nette progression depuis le lancement officiel du QE. En contraction annuelle de 0,2 % en mars 2015, ils ont progressé de 3,3 % en juillet 2016. Ceci a sans doute soutenu le premier moteur de la croissance de la zone euro, la consommation des ménages. En tout, Frederik Ducrozet estime que le QE depuis mars 2015 a apporté l'équivalent de 100 milliards d'euros à la croissance européenne, soit un point de PIB en dix-huit mois, une estimation qu'il partage avec Mario Draghi lui-même. Compte tenu de la faiblesse de la croissance de la zone euro (2 % en 2015), l'effet n'est pas négligeable. Mais il ne saurait être non plus suffisant compte tenu de la fragilité du modèle de croissance de l'union monétaire. Du reste, malgré le QE, la croissance a ralenti au deuxième trimestre 2016 et devrait aussi ralentir sur l'ensemble de l'année 2016.

La déflation évitée

L'élément clé reste celui de l'inflation qui, rappelons-le, est le seul objectif avoué et officiel de la BCE. Or, « sur le plan des anticipations d'inflation, cette politique ne marche pas », admet Frederik Ducrozet avant de préciser qu'il faut y regarder de plus près. Certes, les anticipations ne rejoignent pas les 2 % comme le voudrait Mario Draghi. Certes, le taux d'inflation reste très bas, aux environs de 0 % (0,2 % en août 2016). Certes, le taux d'inflation sous-jacent, indépendant des variations du prix de l'énergie, demeurent trop faible, sous les 1 %. Mais, selon la BCE, le QE aurait permis d'ajouter en deux ans 150 points de base à l'inflation (1,5 %). Sans QE, affirme-t-on à Francfort, l'inflation en zone euro eût été de -0,8 % en 2015, et non de 0,1 %. Or, dans un contexte de baisse des prix persistante, le risque d'une spirale déflationniste aurait été très élevé. Ce risque d'un ajustement des salaires et d'un délai des décisions de dépenses aurait pu jeter la zone euro dans une crise majeure. Ceci semble avoir été évité, pour le moment, grâce au QE.

Le QE ne peut combler le manque d'investissements

Mais si le « QE » est un pare-feu, une question se pose immédiatement. Est-il capable de dynamiser encore l'économie ? La réponse semble négative. Certes, la distribution de crédit s'est accélérée, mais les croissances de l'investissement et la consommation ont ralenti au deuxième trimestre et, semble-t-il, au troisième. L'impact macroéconomique du QE semble s'émousser alors que l'économie de la zone euro est soumise à deux éléments négatifs : un moteur externe toujours aussi faible et une consommation qui ne bénéficie plus autant de l'effet d'aubaine de la chute des prix de l'énergie.

Si le QE a permis à la distribution de crédit de retrouver la croissance, on a déjà remarqué que le niveau de cette distribution est faible. Pour prendre conscience de cette faiblesse, on peut remarquer que le stock de crédit aux entreprises en zone euro reste en juillet 2016, à 4.300 milliards d'euros, inférieur de 440 milliards d'euros à son niveau d'août 2010 et de 620 milliards d'euros à son niveau record de février 2009. Depuis mars 2015, ce stock n'a progressé que de 30 milliards d'euros. Cette situation traduit le déficit d'investissement de la zone euro depuis 2010.

L'effet est moins négatif pour les particuliers où le stock de crédit a atteint un niveau record de 5.690 milliards d'euros, soit 130 milliards d'euros de plus qu'en mars 2015, mais l'ancien niveau record de novembre 2012 (5.600 milliards d'euros) n'est dépassé que de moins de 100 milliards d'euros. En bref, l'effet de l'injection des 1.300 milliards d'euros de la BCE reste trop faible sur le crédit pour réellement redresser l'économie européenne.

Il y a bien une « déperdition » immense qui peut s'expliquer par un manque de demande finale et par un problème de transmission. Sans perspective d'inflation, les entreprises seront toujours prudentes sur l'avenir et donc dans leurs investissements. Autrement dit : baisser massivement les taux ne suffit pas à créer une demande suffisante. « Renforcer » le QE n'est donc pas la garantie d'un meilleur effet s'il n'est pas suivi d'une politique centrée directement sur la dynamisation de la demande.

Les effets secondaires nocifs

Pire même, les effets « secondaires » du QE peuvent jouer contre son efficacité. L'effet psychologique d'abord : si le consensus concernant le QE et les taux négatifs est qu'ils sont nocifs, ils vont finir par le devenir, chacun essayant de se mettre à l'abri de la prochaine crise. « En Allemagne, l'effet psychologique négatif de certaines mesures a sans doute déjà dépassé leurs effets positifs », explique Frederik Ducrozet pour qui les taux négatifs pourraient inciter paradoxalement les épargnants allemands à épargner plus pour compenser le « coût » de ces taux négatifs. Cet effet psychologique est essentiel. « Si le marché ne croit plus au QE, il pourrait y avoir un ajustement brutal des taux et cela pourrait nuire à certains établissements déjà fragiles », explique Frederik Ducrozet. On pense notamment à la Deutsche Bank, très exposée sur les produits de taux et qui est un colosse au pied d'argile. Ceci rejoint le risque de « bulle » souvent cité et qui est assez fort sur le marché de la dette souveraine de la zone euro. Mais un tel ajustement pourrait ne pas être nécessaire. « La BCE assèche le marché des collatéraux sans risques, ce qui pourrait inciter les banques et les acteurs du shadow banking à réduire leur offre de crédit à terme », souligne l'économiste de chez Pictet.

Dernier point : le creusement des inégalités. Plusieurs études ont souligné ce risque. Le QE créé de la richesse avant tout pour les individus et les entreprises les plus exposées aux marchés. En zone euro, c'est une minorité. Or, après plusieurs années de politique d'austérité qui ont encore creusé ces inégalités, le QE représente un risque à terme pour la croissance, mais aussi pour la stabilité politique d'un continent qui doit faire face à une certaine rébellion d'une partie de ces classes les plus fragiles et des classes moyennes. Le Brexit, l'instabilité en Espagne, la montée d'AfD en Allemagne traduisent ces situations.

Conclusion : le dilemme de la BCE

Au final, le QE ne semble pas avoir été inutile. Il a partiellement « marché », mais son coût semble relativement élevé au regard de son apport. Surtout, rien ne garantit que la poursuite et l'élargissement de cette politique ne conduira à davantage d'efficacité. Bien au contraire. C'est une donnée essentielle pour l'avenir et qui explique en grande partie le dilemme actuel de la BCE : son arsenal risque de « tourner à vide », voire de se retourner contre son objectif, mais elle n'a que cela pour lutter contre l'inflation faible. La nécessité d'un complément puissant, notamment budgétaire, devient évidente. Il ne semble pourtant pas réellement possible aujourd'hui au niveau européen.

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Commentaires
a écrit le 27/01/2017 à 10:48 :
Je ne suis pas très d'accord avec les agissements de la BCE ce sont des actions d'une inutilité infini .
a écrit le 25/09/2016 à 12:35 :
On s'y perd dans ce jonglage des taux de la BCE et de leurs impacts supposés sur l'économie réelle. Le point de vue cité de Frédérik Ducrozet , économiste de marché, est à ce titre révélateur : " on peut constater une reprise de confiance sur les actifs risqués " d'où une progression de 1,7 % de l'investissement sur 1 an. Vrai pour les marchés dont les cours sont à la hausse, dopés par la fausse monnaie de la BCE ( Ph.Béchade ), alors que les indicateurs de l'économie réelle sont mauvais.
D'autre part, dans un excellent article ici du 19/09 de D.Cuny, l'auteur explique comment les grandes entreprises profitent des taux ultra bas pour se refinancer à moindre coût. Pour les banques et les institutions financières, quoique fasse la BCE, c'est toujours : pile je gagne, face tu perds !
a écrit le 25/09/2016 à 0:15 :
"La nécessité d'un complément puissant, notamment budgétaire" démontre que la BCE s'est engagée dans un chemin dépassant ses capacités. Par sa politique, elle a détourné la responsabilité des gouvernements nationaux qui ont seuls la légitimité démocratique de décider de telles mesures.
a écrit le 24/09/2016 à 17:06 :
On peut aussi se demander à quelle valeur la BCE achète ces dettes souveraines ; sans doute à la valeur de marché ou actuarielle, qui tient donc compte de facteurs de risque mais surtout du taux et de l’échéance ; à baisser les taux la BCE augmente alors la valeur de ses achats de dettes (à même échéance et émetteur, une obligation à 5% vaut bien davantage qu’une obligation à 0,5%).
Ce système est pervers, et peut conduire à de la cavalerie.
Cas de l’AFT révélé ce printemps qui a reconduit des dettes à taux élevé mais avec un nominal moindre ; gain budgétaire immédiat de 30 Md€, et perte future du même montant.
Avec de telles pratiques, les annonces de rééquilibrage budgétaire sont plus que douteuses, et la BCE serait quelque part responsable de nouveaux emprunts toxiques.
a écrit le 24/09/2016 à 11:18 :
Son QE je ne sais pas mais son QI on le cherche encore.
a écrit le 24/09/2016 à 11:17 :
Une monnaie qui est manipuler sur aucune base réelle, mais sur des données soit disant scientifique, ne résoudra jamais le problème! On oublie trop souvent que ce n'est qu'un moyen d'échange et non pas de thésaurisation!
a écrit le 24/09/2016 à 10:19 :
Ca ressemble surtout au système Madoff pour alimenter différentes bulles pour le plus grand bonheur de Goldman Sachs, à ce jeu là, ce sont les derniers qui vont investir qui vont tout perdre...
a écrit le 23/09/2016 à 19:47 :
Draghi tire sur la corde d'un côté pendant que Schäuble tire dans le sens inverse : rien ne bouge ... mais c'est normal, non ?
Réponse de le 23/09/2016 à 21:29 :
Schaüble et l'Allemagne n'ont aucun intérêt à une Europe en panne économiquement. Prendre l'Allemagne et Schaüble comme boucs émissaires est simplement plus facile que d'imaginer comment les économies les plus en panne de l'UE, Italie et surtout France, pourraient retrouver la compétitivité donc le chemin d'une croissance suffisante.
Réponse de le 24/09/2016 à 11:54 :
@bruno
Schaüble et l'Allemagne ont tout intérêt à maintenir la situation actuelle qui leur permet de s'enrichir aux frais de leurs partenaires européens. Nous resterons encore longtemps "au bord du précipice" sans tomber ni d'un côté ni de l'autre ...
Réponse de le 24/09/2016 à 21:55 :
@unphysicien : quand comprendrez vous donc que la santé économique, notamment ses exportations, imposent de ne pas anéantir ses clients, au premier rang desquels la France ? Quand on voit que pour la première fois depuis des siècles notre pays n'est plus capable de produire l'armement de base de ses armées, les fusils, et en est réduit à acheter allemand, on se dit que notre déchéance économique est désormais sans appel.
Réponse de le 26/09/2016 à 9:00 :
Pour Bruno BD . M. SCHAUBLE est quelqu'un de malhonnête qui ne fait que de la politique. Il a brutalement découvert le 6 mai 2012 à 20 h que la FRANCE était sous-compétitive et possédait un déficit public de 5.2 % du PIB.
Il a laissé passer une mesure entièrement électoraliste sans aucun effet sur la compétitivité industrielle de la FRANCE telle que la baisse de la TVA sur les restaurants. Mesure qui ne profite qu'à ceux qui fréquentent les restaurants.
L'année dernière, il a refusé de voir que M. RAJOY ne tiendrait pas ses engagements, et qu'en plus, il allait augmenter le déficit par des baisses d'impôts avant les élections.

On peut compter sur lui pour approuver que la FRANCE fasse une relance KEYNESIENNE et creuse son déficit public par des baisses d'impôts massives après 2017. Comme ce qui s'est passé en 1993 et en 2002..

Avec le résultat que ce sont nos enfants qui paieront.
M SCHAUBLE n'en a rien à faire de la FRANCE...
a écrit le 23/09/2016 à 19:35 :
La relance budgétaire va arriver, ils n'ont pas le choix.Quand les taux sont au plus bas, c'est le moment idéal.
Cependant, la diminution constante de la part des emplois stable a aussi sa part de responsabilité dans la baisse de la demande de crédit de la part des ménages.
Etant donné la vague de droite qui arrive sur l'Europe, je ne pense pas que cela va changer de si tôt.

Je penche pour une réaction des états européens en terme d'investissement mais une longue et douloureuse sortie de crise pour les classes les plus pauvres. L'arrêt des investissement pétrole vont venir grandement entamer la demande dans les prochaines années.

Sans changement sérieux de politique économique de l'Europe une belle crise se dessine à nouveau...
Réponse de le 23/09/2016 à 21:35 :
Si la relance budgétaire peut se concevoir dans les pays au budget à l'équilibre ou peu déficitaires, à la dette maîtrisée et où le poids de la dépense publique dans le PIB reste modéré. En plus si on veut qu'elle stimule l'économie il faut préalablement que celle-ci soit compétitive, sinon elle ne stimulera que les importations. Autrement dit toute relance budgétaire est totalement contre-indiquée en France qui ne s'en sortira pas autrement qu'en revenant sur ses choix économiques des 35 dernières années.
Réponse de le 24/09/2016 à 3:07 :
Nous pouvons augmenter la compétitivité, mais dans toute l'Europe sauf l’Allemagne. Ou alors les allemand relancent leur demande au lieu d’être un trou noir a balance commercial.

On privatise à tout va depuis des décennies pour de l'argent frais vite gagné au détriment des revenues budgétaire. Et avec l'EU on est obligé d'acheter chez ceux qui nous minent notre industrie. C'est un cercle vicieux.

Étant donné les tension actuel en Europe, si elle veut redorer son blason, il vaudrais mieux que les allemand commencent par se caler sur notre smic.

Si on baisse les salaires français de 20%, je ne te raconte pas le bordel.

Si tu avais bien lu l'article, tu aurais bien vu que c'est justement cette course à la compétitivité qui empêche tout redécollage de l'activité en Europe.

Si on reste sur les 3%, plus de compétitivité ou pas on retourne en déflation...
a écrit le 23/09/2016 à 19:35 :
La relance budgétaire va arriver, ils n'ont pas le choix.Quand les taux sont au plus bas, c'est le moment idéal.
Cependant, la diminution constante de la part des emplois stable a aussi sa part de responsabilité dans la baisse de la demande de crédit de la part des ménages.
Etant donné la vague de droite qui arrive sur l'Europe, je ne pense pas que cela va changer de si tôt.

Je penche pour une réaction des états européens en terme d'investissement mais une longue et douloureuse sortie de crise pour les classes les plus pauvres. L'arrêt des investissement pétrole vont venir grandement entamer la demande dans les prochaines années.

Sans changement sérieux de politique économique de l'Europe une belle crise se dessine à nouveau...
Réponse de le 23/09/2016 à 21:38 :
L'emploi stable est condamné à disparaître au profitde l'Uberisation et de l'utoentrepreneuriat.
a écrit le 23/09/2016 à 19:21 :
Pour sauver l UE deux choses à faire .
1° Annuler une partie des dettes . Les matheux trouveront bien un algorithme valable pour les 27 .
2° Preter aux Etats plutôt qu aux banques , pour certains pays fort endetté un mix pourrait s envisager .
a écrit le 23/09/2016 à 18:53 :
pas besoin d'etre un grand economiste pour avoir appris is/lm
le qe ca sert a rien, meme keynes ( et ses descendants ultra neo keynesiens) aurait pu le dire
par contre l'intervention suite a un choc exogene genre lehmann, ca sert pour eviter le credit crunch
en fait ca sert surtout a ce que des etats comme la france ne fassent aucune reforme ..... la theorie des assurances et la theorie de l'agence en particulier savent ca aussi bien que les allemands........
mais vu que la france n'a que des macroeconomiste et que la mesoeconomie est sans importance...
Réponse de le 23/09/2016 à 21:42 :
Sans QE la france aurait sans doute déjà rejoint la Grèce au rang des pays faillis et sous tutelle. Ca sert au moins à ça...
Réponse de le 23/09/2016 à 22:58 :
Sauf que le modèle is/lm n' est qu'une transcription de keynes dans le modèle néoclassique. Evidemment, avec des hypothèses néoclassiques, tout ce qui n'est pas néoclassique ne peut fonctionner... De même, tous les modèles orthodoxes répondent à la même problématique. Les mathématiques ne peuvent conclurent à l'inverse de ces hypothèses préalables et ne prouvent rien au final. Ce que même les soient disant grands économistes comme notre dernier prix nobel se gardent bien de comprendre. Ils auraient beaucoup moins de revenus sinon...
a écrit le 23/09/2016 à 17:49 :
Contrairement a votre dernière affirmation le Q.E. est une grosse perte, car si créér de la monnaie en quantité faciliter les choses cela se saurait, mais je ne suis pas économiste attention au risque de déflagration ???

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