Martin Schulz prend la tête du parti social-démocrate allemand

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A partir de maintenant, le combat commence pour devenir le premier parti et conquérir la chancellerie, a déclaré, Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, 61 ans, à l'issue du vote des militants du SPD, réuni dimanche en congrès extraordinaire à Berlin.
"A partir de maintenant, le combat commence pour devenir le premier parti et conquérir la chancellerie", a déclaré, Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, 61 ans, à l'issue du vote des militants du SPD, réuni dimanche en congrès extraordinaire à Berlin. (Crédits : Reuters)
Elu à l'unanimité à la présidence du SPD, l'ancien président du parlement européen et futur adversaire de la chancelière Angela Merkel va pouvoir se lancer dans la campagne législative dont le scrutin est prévu le 24 septembre.

Le challenger de la chancelière Angela Merkel aux législatives de septembre, Martin Schulz, a été élu dimanche à la tête du parti social-démocrate avec 100% des voix, un score unique dans l'histoire du SPD. Alors que les médias allemands lui prédisaient un score supérieur à 90%, Martin Schulz a même dépassé le record historique de 99,71% obtenu en 1948 par Kurt Schumacher. Il a obtenu l'ensemble des 605 voix.

"A partir de maintenant, le combat commence pour devenir le premier parti et conquérir la chancellerie", a déclaré, "profondément ému", l'ancien président du Parlement européen, 61 ans, à l'issue du vote des militants du SPD, réuni en congrès extraordinaire à Berlin.

"Je veux devenir chancelier"

Il succède au chef de la diplomatie allemande et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, qui présidait le SPD depuis novembre 2009 mais avait renoncé à mener la campagne pour les législatives du 24 septembre au profit de Martin Schulz, beaucoup plus populaire que lui. "Je veux devenir chancelier", a encore martelé Martin Schulz, répétant sa volonté de déboulonner Angela Merkel, élue depuis 2005 et qui brigue un quatrième mandat consécutif.

Désigné en janvier candidat du SPD pour les législatives, Martin Schulz est donné au coude-à-coude avec Angela Merkel, certaines enquêtes le donnant même devant la chancelière, chose impensable il y a quelques mois, alors même que la dirigeante essuyait de multiples critiques pour sa main tendue aux réfugiés. Dimanche, il a confirmé le virage à gauche qu'il entend impulser au parti pour mieux se démarquer de la chancelière conservatrice: justice sociale, investissements dans l'éducation, égalité salariale hommes/femmes, davantage de soutien pour les chômeurs de longue durée et les salariés.

Aucun détail programmatique

Celui qui veut amender les réformes libérales du marché du travail appliquées par l'ex-chancelier SPD Gerhard Schröder entre 2003 et 2005, absent à ce congrès, n'a en revanche pas donné les détails programmatiques attendus, renvoyant à un nouveau congrès du SPD en juin. Dans son ultime discours aux militants en tant que président, Sigmar Gabriel a loué la personnalité de Martin Schulz et son parcours. "Les gens veulent maintenant un nouveau départ", a dit Sigmar Gabriel.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/03/2017 à 12:43 :
Tiens, les Allemands ne font pas de Primaires ?? Sans doute pour cela que leur Démocratie marche mieux que la notre !!!
a écrit le 20/03/2017 à 9:17 :
Quand on compare le SPD et son nouveau leader, dont l'envergure européenne est incontestée, on ne peut guère qu'être affligé par la médiocrité et le sectarisme des dirigeants du PS. Hamon, flottant dans les habits d'un présidentiable, fustigeant les prétendus partis de "l'argent", façon Lénine. La France ne s'honore pas d'un tel candidat qui trompe ses électeurs en agitant un drapeau rouge qu'il mettrait illico dans sa poche le jour où, par malheur, il serait élu. Comme Hollande et son "ennemi, la finance!". Mais soyez rassurés messieurs les Financiers, Cambadélis et sa clique de notables sont à la manoeuvre pour vous rassurer.
a écrit le 20/03/2017 à 9:04 :
Je savais pas que Kad Merad tenait le rôle de papa Schulz...
a écrit le 19/03/2017 à 22:47 :
Il a de l'expérience internationale, il fera un bon ministre des affaires étrangères de la grande coalition dirigée par A. Merkel.
a écrit le 19/03/2017 à 18:21 :
C'est pas d'un Schultz dont elle aurait besoin l'Allemagne c'est d'un José Mujica. Ça ne sentirait plus le renfermé le pouvoir allemand après ça.

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