Grèce : Varoufakis s'explique sur son incroyable plan B

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Yanis Varoufakis a démissionné après le référendum grec du 5 juillet.
Yanis Varoufakis a démissionné après le référendum grec du 5 juillet. (Crédits : YVES HERMAN)
L'ancien ministre grec des Finances aurait envisagé de pirater ses propres serveurs afin de créer un système bancaire parallèle, selon le quotidien grec Ekathimerini. Il aurait même eu un feu vert de principe d'Alexis Tsipras avant l'élection de Syriza. Dans un entretien accordé au journal The Telegraph, l'économiste et "ministre-éclair" s'explique.

(Article créé le 26/07/2015 à 14:29, mis à jour le 27/07/2015 à 11:10)

 Un plan B pour le moins explosif. Yanis Varoufakis, l'ancien ministre grec des Finances, prévoyait de pirater la plateforme de l'administration fiscale grecque dans le but de créer un système bancaire parallèle en cas de faillite. Ce plan figure dans la retranscription d'une conversation attribuée à Yanis Varoufakis et Norman Lamont, qui fut également en charge des Finances mais au Royaume-Uni, publiée dimanche 26 juillet par le quotidien Ekathimerini. Des responsables de hedge funds auraient également assisté à cette téléconférence qui aurait eu lieu le 16 juillet, soit une semaine après la démission de Yanis Varoufakis.

Feu vert de Tsipras

Selon ces propos rapportés, l'ancien ministre qui a démissionné après le référendum de juillet aurait notamment déclaré:

"Le Premier ministre, avant qu'il devienne Premier ministre, avant que nous (Syriza) ne gagnions l'élection en janvier, m'avait donné le feu vert pour imaginer un plan B."

Ce plan aurait consisté à créer un système permettant de transférer des fonds directement des contribuables aux organisations ou entreprises créancières de l'Etat en cas de tarissement des fonds voire de fermeture des banques. Il est notamment écrit dans cet article:

"Prenons par exemple le cas où l'Etat devrait un million d'euros à un laboratoire pharmaceutique pour l'achat de médicaments (...) Nous pouvions immédiatement créer un transfert numérique vers le compte de la compagnie grâce à son numéro fiscal et nous lui donnions un code pour l'utiliser comme un mécanisme de paiement parallèle pour n'importe quel versement (...) vers n'importe quel autre fichier fiscal à qui elle devrait de l'argent ou bien pour régler ses propres impôts à l'Etat. Cela aurait créé un système bancaire parallèle au moment où les banques étaient fermées à cause de l'action agressive de la Banque centrale européenne visant à nous étrangler."

Nouvelles drachmes

Ce système initialement libellé en euro aurait même pu être rapidement transformé afin d'utiliser les nouvelles "drachmes" en cas de "Grexit" effectif. Seulement, une fois aux commandes, l'ex-ministre aurait constaté que la direction générale des impôts étant régie de fait par un représentant de la Troïka (BCE, Commission européenne et FMI), il n'était pas possible de tester ce plan sans éveiller les soupçons. Yanis Varoufakis aurait alors envisagé de pirater son propre système fiscal. Il aurait consulté secrètement un ami expert en informatique et professeur à l'université américaine de Columbia à ce sujet.

"Vous ne devez pas répéter cela, c'est totalement entre nous", aurait demandé l'ancien ministre grec à ses interlocuteurs selon les documents de Ekatherimini. Si l'information venait à fuiter, "je nierais l'avoir dit", est-il encore attribué à l'ancien ministre.

Explications attendues outre-Manche

Un responsable du quotidien britannique The Telegraph indique ce dimanche avoir contacté le principal intéressé. Il écrit sur Twitter:

"Je viens de discuter avec Varoufakis de ces allégations. Kathim [le quotidien grec] ne lui a jamais parlé. Il s'expliquera dans le Telegraph"

Un deuxième plan?

De son côté, le site du quotidien grec signale que le parti d'opposition Nouvelle Démocratie organisera lundi une réunion extraordinaire pour évoquer ces révélations. L'agence Reuters ajoute que le centriste To Potami et les socialistes du Pasok feront de même.

Le sujet semble pris d'autant plus au sérieux dans la classe politique grecque qu'un autre programme de secours aurait été préparé, cette fois par l'ancien ministre de l'Energie, Panagiotis Lafazanis. Dans une interview à l'édition dominicale de RealNews Daily, ce dernier déclare avoir proposé de réquisitionner les fonds de la Banque centrale grecque en cas de Grexit. Il a toutefois nié une affirmation du Financial Times selon laquelle il envisageait même d'arrêter le gouverneur de cette institution, Yannis Stournaras, en cas de résistance de sa part.

1000 personnes pour un plan?

Malgré ce plan surprenant, c'est un tout autre scénario qui s'est finalement produit, avec une fermeture des banques suivie d'un référendum et finalement d'une capitulation de la part du Premier ministre, Alexis Tsipras. Des envoyés de la Troïka, de retour après des mois d'absence, doivent d'ailleurs démarrer leurs travaux à Athènes à partir de mardi 28 juillet.

Pourquoi ce plan B - s'il a réellement existé - n'a-t-il pas été mené à son terme ? Dans cet entretien restranscrit, Yanis Varoufakis, clame qu'il comptait sur une équipe composée d'un millier de personnes afin de le faire aboutir. Faute d'accord de la part du chef du gouvernement, il n'aurait pu réunir ces effectifs.

"Ils veulent me faire passer pour un escroc"

Comme prévu, c'est au Telegraph que Varoufakis a choisi de se confier dimanche en fin d'après-midi. S'il confirme les citations du quotidien Ekathimerini sur l'élaboration d'un plan B, il dénonce la manière dont les médias grecs ont manipulé ses propos, en particulier sur la question du retour à la drachme.

Dans un entretien accordé au quotidien britannique le Telegraph dimanche, il assure que certains médias grecs cherchent à le faire tomber :

"Ils veulent me faire passer pour un escroc et me faire tomber pour trahison. C'est une tentative d'annuler les cinq premiers mois de ce gouvernement et de les mettre dans la poubelle de l'Histoire".

Sur son compte Twitter, il ne cache pas non plus sa colère : "Alors comme ça, j'allais prendre en otage les numéros fiscaux des contribuables ?  Impressionné par l'imagination de mes diffamateurs".

 Et déplore des "accusations (qui) déforment totalement le but du système bancaire parallèle comme je l'avais imaginé. J'ai toujours été opposé à la sortie de l'euro parce que nous ignorons les forces obscures que cela pourrait faire déferler sur l'Europe".

 Au Telegraph, il confie que ce fameux système bancaire parallèle à l'étude était "très bien conçu":

"Rapidement il aurait été possible de l'étendre, en utilisant des applis sur smartphone, et il serait devenu un système parallèle opérationnel. Bien entendu, il aurait été émis en euros mais convertible en nouvelles drachmes".

L'ancien ministre explique que Alexis Tsipras, d'abord partant, a finalement reculé à la dernière minute :

"J'ai toujours dit à Tsipras que ce n'était pas une partie de plaisir mais que c'était le prix à payer pour la liberté", explique l'ancien ministre des Finances au journal britannique.

Le soir du 5 juillet, Tsipras a préféré renoncer ...

Le soir du 5 juillet, qui consacre le "Oxi" en Grèce, Varoufakis lui, aurait voulu se servir de la victoire écrasante du "non" du peuple grec pour mettre à profit son plan. Mais faute d'avoir obtenu le soutien de son Premier ministre, il a préféré renoncer à son plan, et à son poste :

 "Mais quand le moment fatidique est arrivé, il s'est rendu compte que ce serait trop compliqué à mettre en place. Je ne sais pas exactement quand il est arrivé à cette conclusion mais je l'ai su explicitement le soir du référendum et c'est pourquoi j'ai présenté ma démission".

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Commentaires
a écrit le 31/07/2015 à 12:53 :
Le service grec des impôts a mis en place il y a 2 ans une plateforme informatique "Taxisnet" ou tout grec (individuel ou professionnel) muni de son numéro unique AFM peut accéder a son compte qui détaille les paiements dus (impôts sur le revenu, fonciers etc).
Ce que proposait Varoufakis c'est d’étendre ce système afin que les paiements dus par l’état (retour de VAT, contrats de service etc) soit également accessibles par les entreprises. Ainsi une entreprise peut decider de balancer ses paiements (sommes dues/sommes a recevoir). Comme l’état grec paie souvent avec plusieurs mois de retard (voire années) les entreprises doivent parfois payer des impôts pour des contrats avec l’état qui ne lui ont jamais été payés ! Bien souvent, cela conduit même a la faillite de l'entreprise.
Quant au "hijacking", soyons sérieux, le ministre de l’économie a accès a ces données fiscales. Tout ministère peut vérifier le statut fiscal d'une compagnie sous contrat et déduire au passage les sommes dues aux impôts avant paiement. Varoufakis voulait juste faire un test sans que la Troika ne le sache.
Dernière info : Kathimerini et son pendant télévisuel Skai sont les plus virulents contre Tsipras et font du matraquage proche de la propagande depuis plusieurs mois. Ne croyez rien de ce qu'ils racontent.
a écrit le 30/07/2015 à 23:33 :
On aperdu romarin Godin et ses analyses de la crise grècque et européenne.
Dommage.
Romain Perez et sa défense de l'ultralibéralisme des créanciers au travers de l'Allemagne ne nous apprend rien . Sauf que ns ne souhaitons pas, contrairement à ce qu'il dit ,voir toute l'Europe réduite à une situation de vie précaire et trouver cela normal économiquement .
Heureusement d'autres économistes connotés de droite et de gauche ne soutiennent pas cette thèse.
C'est ce qu'a essayé la Grèce et ce que les dirigeants européens même non mandatés ,comme l'eurogroupe,ont rejeté pour faire peur aux autres états européens.
a écrit le 29/07/2015 à 13:18 :
"pirater ses propres serveurs" ? Il a perdu le mot de passe admin ?
a écrit le 29/07/2015 à 10:42 :
dans les post on trouve cette perle :"Et oui, la TVA est un impôt plutôt juste puisque proportionnel au pouvoir d'achat." !!!!!!!!
Proportionnel au pouvoir d'achat ? J'aimerais une démonstration ! En réalité , tout le monde sait (à par l'auteur de ce post) que la Tva est un impôt injuste puisqu'il frappe du même montant de tva pour l'achat d'un même bien "x" un acheteur "Y" qu'il soit chômeur ou oligarque !
Quand on voit la difficulté de certain à apprécier la mauvaiseté de certaines mesures on comprend mieux la difficulté que l'on peut avoir pour aller vers une amélioration de la situation.
Réponse de le 30/07/2015 à 16:53 :
Pourquoi tout impôt devrait être proportionnel ?
A quand la baguette en fonction de ses revenu ? Et la baguette gratuite si on ne travaille pas ?

A écouter les Chinois ... qui ont essayé l'égalitarisme ... ils disent;
"que cela tue l'ardeur au travail", et cela les a conduit à la pauvreté. Les Russes, les Polonais ont aussi essayé.

Sommes-nous condamnés à nous appauvrir individuellement et collectivement en continuant de pousser la progressivité de l’impôt ?
a écrit le 28/07/2015 à 16:26 :
Tous aux abris !
Les Trotskistes de salon sont revenus !
Cordialement
Réponse de le 30/07/2015 à 9:16 :
farceur!
a écrit le 28/07/2015 à 16:06 :
Tsipras est un peu comme le général Boulanger, cet homme d'extrême gauche qui monte de démagogie gauchiste en démagogie marxiste et qui doit, à un moment donné, poussé par tous, entrer en dictature, seul moyen d'appliquer un tel plan. Comme Boulanger il a refusé de plonger. Lâcheté ou intelligence ? Le peuple reprochera à tous deux la manoeuvre portant un espoir fou de préférence au soulagement d'avoir échappé au pire. Ici Tsipras s'est sans doute dit que les grands dictateurs avaient de grands pays, la réflexion en quelque sorte était plus simple. Boulanger s'est réfugié en Belgique, Tsipras pourra aller se faire voir ailleurs... mais pas chez les grecs.
Réponse de le 28/07/2015 à 18:19 :
@Corso
il n'y a pas à dire un peu de culture ça masque toujours mieux la bêtise!
et la démagogie droitiste si on en parlait, ah c'est! vrai vous n'êtes ici que pour casser du grec, mais du grec "gauchiste" pour reprendre votre langage.
tout ça est assez misérable, si vous voulez vous défouler faites du sport !
Réponse de le 30/07/2015 à 11:19 :
Je ne sais pas ce que j'aurai fait à la place de Tsipras et j'avoue que sa position m'a désorienté. Mais il faut lui accorder deux choses : un grand souci de vérité et une admirable responsabilité, ce n'est pas du genre à se défosser. Même si on n'est pas d'accord avec ses choix, il me semble honnête de lui reconnaître ces deux qualités absentes chez nos gouvernants (Hollande surtout).
a écrit le 28/07/2015 à 15:58 :
une partie des français sont dans la schizo la plus totale :
- ils veulent la sécurité de l'emploi, des hausses de salaire, la protection sociale, l'écologie,
- mais ils achètent chinois, trichent la sécu, font travailler au black (le pire esclavagisme), achétent low cost,

donc ils votent pour la concurrence la plus totale, les délocalisations, la baisse des salaires, la précarité de l'emploi...on a ce qu'on mérite, inutile ensuite de faire de beaux discours donneurs de leçons, culpabilisateurs pour ceux qui appliquent les conséquences incontournables : une entreprise ne peut que s'adapter au marché et le consommateur a tous les pouvoirs...
a écrit le 28/07/2015 à 15:58 :
une partie des français sont dans la schizo la plus totale :
- ils veulent la sécurité de l'emploi, des hausses de salaire, la protection sociale, l'écologie,
- mais ils achètent chinois, trichent la sécu, font travailler au black (le pire esclavagisme), achétent low cost,

donc ils votent pour la concurrence la plus totale, les délocalisations, la baisse des salaires, la précarité de l'emploi...on a ce qu'on mérite, inutile ensuite de faire de beaux discours donneurs de leçons, culpabilisateurs pour ceux qui appliquent les conséquences incontournables : une entreprise ne peut que s'adapter au marché et le consommateur a tous les pouvoirs...
a écrit le 28/07/2015 à 15:57 :
une partie des français sont dans la schizo la plus totale :
- ils veulent la sécurité de l'emploi, des hausses de salaire, la protection sociale, l'écologie,
- mais ils achètent chinois, trichent la sécu, font travailler au black (le pire esclavagisme), achétent low cost,

donc ils votent pour la concurrence la plus totale, les délocalisations, la baisse des salaires, la précarité de l'emploi...on a ce qu'on mérite, inutile ensuite de faire de beaux discours donneurs de leçons, culpabilisateurs pour ceux qui appliquent les conséquences incontournables : une entreprise ne peut que s'adapter au marché et le consommateur a tous les pouvoirs...
a écrit le 28/07/2015 à 15:50 :
une bonne partie de la gauche et extrême gauche française est solidaire avec la gréce et on comprend pourquoi : même absence de toute logique de gestion, dépenses publiques inconsidérées, recrutements publics là où il y a déjà pléthore d'agents et des services désorganisés, record de dépenses publiques et dette croissante, déséquilibre de toutes les caisses sociales, record d'impôts et charges parce qu'aucune rationalisation et réformes du monde politique et administratif n'a été engagées, ils se goinfrent d'argent public... pris au privé qui est asphyxié....
et donc la débâcle économique, avec sa cohorte de malheurs : chômage, précarité, misére...

tout ceci est de la pleine responsabilité des gouvernements, les solutions salutaires sont à leur main et c'est facile (200 milliards de gains sur les gaspillages publics en france..)
mais pour faire diversion, c'est haro sur les boucs émissaires ! la finance, la mondialisation, l'auro, le réchauffement climatique...

france et grèce, même combat dans l'irresponsabilité et la destruction du peuple par corporatisme, privilège spublics, laxisme et léthargie, dépenses suicidaires.....les 2 cancres de l'europe...
Réponse de le 28/07/2015 à 18:41 :
C'est pas la peine de nous égrener les mensonges quotidiens de la pensée unique ! On a ça dans la plupart des quotidiens qui ont pignon sur rue !
Le thème de "ils vivent au dessus de leur moyens " c'est du resucée depuis des dizaines d'années ! Sauf que pour la FRANCE, par exemple, il existe un rapport parlementaire, assez récent, dont le le président est un UMP et qui dit que les dépenses publiques sont restées stables toutes ces dernières années et que le déficit a été creusé notamment par le défaut des recettes .........principalement engendré par les réduction d'impôts pour les plus aisés !

Vos savez qu'aujourd'hui avec l’accès à l'info qui est plus aisé, il est plus difficile de mentir au gens sur les réelles causes de nos malheurs!
Réponse de le 01/08/2015 à 10:55 :
Grèce-Europe : pour un vrai plan B
Il faut cesser d’utiliser l’argent des Européens pour l’austérité par Frédéric Boccara, 
Yves Dimicoli, Denis Durand, Frédéric Rauch Commission économique nationale 
du PCF

Le contenu et la méthode de l’« accord » dicté par Merkel et Schäuble à la Grèce suscitent l’indignation dans toute l’Europe. Ce diktat ouvre une nouvelle phase dans le bras de fer sur l’utilisation de l’argent des Européens et, donc, sur l’euro et la politique de la Banque centrale européenne (BCE). Si une bataille a été perdue, il n’est pas question de déposer les armes. Nous soutenons Alexis Tsipras, qui a choisi la stratégie la plus propice à ­poursuivre le combat, alors qu’on voulait l’enfermer dans un choix entre trois impasses catastrophiques :

– la soumission aux exigences extravagantes des créanciers ;

– l’effondrement immédiat du système bancaire et la sortie de l’euro ;

– la sortie prétendument ordonnée de l’euro préconisée par Schäuble, et même par certains à gauche.

Les conséquences d’un « Grexit »

Un « Grexit » signifierait une dévaluation estimée au minimum à 40 % et donc une perte de pouvoir d’achat de 40 % et une augmentation du coût de la dette de 40 %. Elle n’apporterait aucun gain de compétitivité dans un pays où les salaires ont déjà baissé de 25 % et où l’appareil productif n’est pas capable de répondre à un surcroît de ­demande. En revanche, cela aurait pour effet immédiat une hausse des prix importés donc plus d’austérité salariale, une dette privée plus chère, des difficultés accrues pour financer les investissements et, finalement, une soumission encore plus forte à la finance. Avec Aube dorée au bout du processus. Par ailleurs, un « Grexit » déclencherait des assauts spéculatifs massifs pour faire sortir d’autres pays de la zone euro, à commencer par l’Italie (2 070 milliards d’euros de dettes), l’Espagne (966 milliards d’euros), le Portugal (219 milliards d’euros) et, probablement, la France ensuite. On entrerait dans une course sans fin de chaque pays aux dévaluations compétitives, antisalariales et déflationnistes renforçant encore la guerre économique pour prendre des parts de marché au détriment des partenaires européens. Au total, « ordonnée » ou pas, la sortie de l’euro, avec ses effets sociaux catastrophiques obérerait les espoirs de changement, non seulement en Grèce mais dans toute l’Union européenne. La dureté de l’affrontement crée la tentation de déserter la bataille en imaginant d’illusoires « plans B » qui se ramènent à accepter un « Grexit ». Au contraire, rien n’est plus urgent que d’amplifier le combat avec le peuple grec et son gouvernement pour une tout autre utilisation de l’argent des Européens.
Un « accord » non viable

Après le vote du 14 juillet, que constate-t-on ?

Schäuble n’a atteint aucun de ses deux objectifs : la Grèce n’est pas sortie de l’euro et le gouvernement Tsipras n’a pas été renversé. Par ailleurs, plusieurs voix s’élèvent pour dire que l’« accord » du 13 juillet, contraire à tout bon sens économique, n’est pas viable et que la dette publique grecque doit être impérativement restructurée.
Développer l’économie grecque

Cette situation doit nous conduire à cibler maintenant la bataille sur le développement de l’économie grecque et donc sur les responsabilités de la Banque centrale européenne pour le financer.

Dans l’immédiat, puisque la Grèce est dans la zone euro, la BCE doit assurer la liquidité des banques grecques en augmentant suffisamment le plafond des liquidités d’urgence et en en diminuant le coût. Il est intolérable que chaque Grec ne puisse retirer de son compte que 420 euros par semaine ! Il est intolérable que les PME continuent d’être asséchées !

La Grèce ne peut s’en sortir que si les euros créés massivement par l’Euro-système servent à développer son potentiel économique et humain, au lieu de dilapider des milliards d’euros à engraisser les créanciers. Cela signifie :

– investir pour redresser le potentiel productif et pour créer les emplois dont les 25 % de chômeurs ont besoin ;

– construire une administration efficace (en commençant par la collecte de l’impôt) ;

– relancer tous les services publics, particulièrement les hôpitaux et l’enseignement ;

– restructurer et alléger la dette publique.

Il est indispensable que la Grèce puisse recevoir tous les fonds annoncés, y ­compris les fonds structurels non utilisés, et qu’elle puisse en disposer pour relever ces défis. C’est un enjeu démocratique fondamental.
Le plan B

On peut en dire autant, à des degrés divers, pour tous les pays de la zone euro. Face aux blocages ­exprimés par les dirigeants allemands au service du grand capital financier, il faut faire tout autrement en Europe au lieu de proposer, comme l’a fait François Hollande, une fuite en avant vers un fédéralisme renforcé et une fragmentation de la zone euro accentuant les dominations. Il faut cesser d’utiliser l’argent des ­Européens pour l’austérité et pour la finance et mettre en cause la Banque centrale européenne. La France (avec l’Italie, l’Espagne, la Belgique…) devrait proposer de créer un fonds européen pour tous les pays membres de l’euro pour financer le développement des services publics, de l’économie et de l’écologie en Europe. Ce fonds serait une première étape vers un fonds européen pour le développement intercalé entre la BCE et les États, que le PCF revendique avec le Parti de la gauche européenne. Cette institution financière publique serait financée par la BCE comme l’y autorise le traité de Lisbonne (article 123.2). Elle émettrait des titres publics que la BCE achèterait avec une partie des 1140 milliards d’euros qu’elle s’est engagée à créer, le 22 janvier ­dernier, pour stimuler l’économie européenne. Ce fonds serait géré démocratiquement avec des critères explicites de création d’emplois et de développement des services publics dans chaque pays. Il pourrait être une première étape vers la réorientation radicale et graduelle de la BCE et donc de l’Europe. Cela appelle une vraie bataille de masse.
Réponse de le 01/08/2015 à 12:59 :
L'échec ,au demeurant fortement prévisible, du gouvernement grec à vouloir rompre avec les politques d'austérité relance avec force le débat sur la sortie de l'Euro. A noter que sortie de l'Euro ne signifie pas sortie de l'Europe ce qui serait effectivement trés mauvais. Mais les événements récents qui ont montré le vrai visage de l'Europe de Maastricht (ce qui ne sera pas une vérité révélée pour certains!) confirme les analyses d'économistes commes Frédéric LORDON ( voir son analyse dans le monde diplmatique du 11 janvier 2015 ",Syriza : passer sous la table ou la renverser") ou encore des analyses de Jacques Sapir qui indique que "renverser la vapeur" en matiere de politique tel que le propose Syriza, obligerait la gouvernement Allemand à consacrer 8 a 10 % de sa richesse nationale, durant des années pour réorienter l'Europe sur d'autres valeurs. Effort, que les Allemands ne sont évidemment pas prêt ,du tout, à faire ! Les Allemands étant dans une position dominante nous sommes donc dans une situation de blocage fort qui pose la question de la sortie de l'Euro pour permettre les changements politiques qui s'imposent pour sortir de la spirale infernale les pays endettés!
a écrit le 28/07/2015 à 11:31 :
"J'ai toujours été opposé à la sortie de l'euro parce que nous ignorons les forces obscures que cela pourrait faire déferler sur l'Europe".
Toujours aussi inconscient, le Varoufakis. C'est pour la Grèce que la sortie de l'€ aurait représenté un séisme qui l'aurait renvoyée sans ménagement dans le tiers-monde, le reste de la zone € et de l'UE aurait peut être tangué un jour ou deux, c'est tout.
a écrit le 28/07/2015 à 11:15 :
"hijack" se traduit ici par détourner, pas par prendre en otage... Reste que si la piratage a bien eu lieu, il devrait conduire logiquement ses auteurs en prison.
a écrit le 28/07/2015 à 11:03 :
Si on comprend bien, ce ministre préparait un coup fourré pour sortir son pays des conséquences des coups fourrés de certains de ses prédécesseurs.
Drôle de logique, drôle de comportement. C'est désespérant.
a écrit le 28/07/2015 à 8:05 :
Pour BPJ . Je suis tout à fait d accord avec vous . Ce sont les impôts des citoyens . Pays par pays . Qui paye . Et c est bien a l Europe et aux états , pays par pays , de protéger l intérêt general de la majorité . C est donc avec une application stricte des textes signés que chacun y trouvera son compte . Mais n accuser pas un mandater sous mission qui part en vrille lorsqu il s aperçoit que certain texte sont devenus inaplicable . Merci l Europe de protéger mes intérêts et merci les fous de chercher une solution légale pour éviter au futur de récidiver les erreurs du passé . La valeur du travail qui sert à capitaliser toute la vie active pour permettre de décapitaliser pendant toute sa retraite sans avoir à peser sur les finances publiques de son propre etat ,m autorise à etre pour le " GREXIT" . Mais laissez moi ma valeur historique pleurez en voyant tout un etat a vendre sur internet . Château , port , plage , structure olympique . Imaginez juste votre propre etat et en service , vous devenez fou .
a écrit le 28/07/2015 à 7:55 :
La confiance est le points le plus important entre les etats... Malheureusement celle-ci n'existe plus avec ce gouvernement.... Pour ma part je reste suspicieux sur le faite de leur honnêteté economique... Dans ce pays personne ne veux payer de l'impôts, il ne faut pas croire que les chose vons changer de si tôt ....
Réponse de le 28/07/2015 à 15:02 :
Est-ce-que vous payeriez joyeusement si vos impôts ne servaient qu'à payer une dette insoutenable, à soutenir une austérité irraisonnée alors que votre salaire baisse irrémédiablement, que tous les prix augmentent, que le service public est consciemment et consciencieusement détruit.
Peut-on parler d'impôt juste pour la TVA récemment imposée par le 3è mémorandum ?
En France imaginez ce qu'il se passerait si même la moitié de ce qui a été imposé à la Grèce nous arrivait. L'impôt pose déjà problème à la moindre variation.
La confiance a avant toute chose été rompue par le comportement de la Troïka, la confiance n'existe plus envers la BCE ni envers l'Europe. Insister sur l'inconstance supposée de Varoufakis ne sert qu'à éclipser les ravages de l'austérité.
Réponse de le 28/07/2015 à 21:35 :
Apparemment on peut faire (un peu) plus confiance à Tsipras sans Varoufakis qu'avec. Varoufakis était vraiment le mauvais génie de l'affaire.
Réponse de le 28/07/2015 à 21:47 :
@Lila : on ne demande à personne de payer "joyeusement" des impôts, mais de les payer. Et oui, la TVA est un impôt plutôt juste puisque proportionnel au pouvoir d'achat. Enfin, même portée à 23%, le taux de TVA grec est loin d'être le plus élevé de l'UE, il est plus élevé en Hongrie, Roumanie, Suède, Danemark, Croatie, Finlande et au même niveau qu'en Irlande et en Pologne.
D'ailleurs en France on devrait significativement en augmenter le taux (par exemple 24% pour le taux normal et porter le taux réduit de 5,5 à 10%) pour mettre enfin en place la vraie arme anti-chômage qu'est la TVA sociale.
Réponse de le 28/07/2015 à 21:47 :
@Lila : on ne demande à personne de payer "joyeusement" des impôts, mais de les payer. Et oui, la TVA est un impôt plutôt juste puisque proportionnel au pouvoir d'achat. Enfin, même portée à 23%, le taux de TVA grec est loin d'être le plus élevé de l'UE, il est plus élevé en Hongrie, Roumanie, Suède, Danemark, Croatie, Finlande et au même niveau qu'en Irlande et en Pologne.
D'ailleurs en France on devrait significativement en augmenter le taux (par exemple 24% pour le taux normal et porter le taux réduit de 5,5 à 10%) pour mettre enfin en place la vraie arme anti-chômage qu'est la TVA sociale.
Réponse de le 28/07/2015 à 23:25 :
le probléme principal n'est pas le recouvrement de l'impôt (même en Gréce!) mais celui de la dette ! Même le FMI le dit, avec Tsipra et beaucoup d'économistes ! Même DSK !!!
Et puis les politiques d'Austérité desqu'elles on ne sortira vraisembablement pas en restant dans l'Euro !
a écrit le 27/07/2015 à 21:47 :
N'oublions pas que les partis européo-compatibles (Pasok, Nouvelle Démocratie) sont au plus bas dans les sondages. Même la vitrine proprette de Potami n'a que peu gagné en intention de vote.
Le parti Syriza est toujours TRÈS populaire. Pourquoi ?
Parce qu'enfin, les Grecs ont un gouvernement qui se préoccupe des pauvres, qui n'a pas peur de s'attaquer aux oligarches (voir les échanges savoureux au Parlement). Des affaires sortent tous les jours. Surtout dans les médias alternatifs et avec internet ça fait le tour de la toile en 5 minutes. Et les Grecs, qui pourtant ne sont plus guère étonnés de rien, découvrent à quel point les partis européistes ont mis le doigt, la main, le poignet, le coude et même l'épaule dans le pot de miel européen.
Ces partis tentent donc par les médias à leur solde (notamment les chaînes privées qui ont bien profité des largesses du FMI et le l'UE) de discréditer le gouvernement par tous les moyens. Leur survie en dépend !!!
Quoique qu'on en pense et quoiqu'ait pu tenter Varoufakis, il avait TOUTE l'oligarchie locale et TOUTE l'oligarchie européenne contre lui.
Patience, le dénouement grec approche. L'automne sera déjà très chaud dans toute l'Europe, car le système monétaire actuel est à bout de souffle. Les solutions les plus incroyables seront peut-être à l'honneur.
C'est l'hypothese optimiste.
L'autre, c'est la guerre, par contamination anatolienne ou est-européenne.
a écrit le 27/07/2015 à 19:19 :
pathétique cet homme....il ne doute de rien effrayant , affligeant de malhonnéteté ! et de médiocrité
Réponse de le 28/07/2015 à 8:03 :
ce jugement me paraît être fait quelque peu à l'emporte pièce non ? Cela dit ,en matière de malhonnêteté, il me semble que l'équipe Tsipra en tentant de négocier avec les Eurocrates durant presque 6 mois, a été à la bonne école non ?
Réponse de le 28/07/2015 à 8:10 :
Un économiste brillant, un homme intègre et un patriote. Des qualités rares de nos jours.
a écrit le 27/07/2015 à 18:11 :
"Yanis Varoufakis aurait eu un plan B pour le moins explosif. Il aurait en effet impliqué de pirater la plateforme de ...." ça me rappelle un sketch de Colluche, "le journaliste" (https://www.youtube.com/watch?v=gus0b8Z-Ez8) ." de source autorisé on s'autorise à penser .etc.." Je crois qu'il serait plus sage d' attendre que Varoufakis parle lui même du plan alternatif à l'attaque (au demeurant prévisible) de Bruxelles, cad des gouvernements réunis au sein de cette europe eurocratique du pognon !
Réponse de le 27/07/2015 à 23:39 :
Varoufakis a déjà réagi dans le Telegraph. Il reconnaît que c'est vrai et assume.
a écrit le 27/07/2015 à 16:09 :
Je ne suis pas assez érudit pour comprendre le plan B . Mais je suis suffisamment admirative pour tous ces " fous" qui au service de leur etat imagine des plans B pour contrer des plan A inssolutionable . Eux sous pression donnent l impression de travailler avec leurs cerveaux . Et bon ou mauvais , j accepte de leur verser un salaire Ce qui me gene , c est leur adversaire Europe . Ils ont un plan A . Ils n ont pas prévus le plan B et donc pour etre " fort" ils doivent " imposer" le plan A . . Le caractère impératif de l acte! .Lors des discutions les discuteurs s enverront donc À et B dans la figure . Il n y a pas de honte à prévoir une issue de secours lors des incendies
Réponse de le 27/07/2015 à 21:31 :
Vous oubliez que l'Europe, ce sont les impôts de 350 millions d'Européens. Donc merci à l'Europe de défendre nos intérêts et ceux de la vaste majorité. Les Grecs doivent décider si ils veulent rester dans l'euro avec ses règles ou bien hors de l'euro avec leurs règles. Si ils ont un plan B, très bien pour eux, mais ce sera hors de l'euro.
Réponse de le 28/07/2015 à 15:12 :
L'Europe ne défend absolument pas nos intérêts et joue avec les impôts des 350 millions d'Européens.
Cette idée d'une belle forteresse qui nous protège est belle et rassurante, mais malheureusement fausse.
L'idée dominante est avant tout l'ouverture à la concurrence, aux nouveaux marchés (TAFTA), à la flexibilité totale du marché du travail et des services publics. Le contrat social n'est qu'un frein à détruire à tout prix.
Nous sommes exposés volontairement aux pleins vents du néo libéralisme et rien, absolument rien et surtout pas cette Europe là, n'empêchera cela. L'austérité est un non-sens qui va à l'encontre de nos intérêts et de ceux du plus grand nombre.
Qui croyez-vous va profiter de ce pillage de la Grèce ? Le plus grand nombre ?
Vous croyez que la France est protégée avec sa dette bien supérieure à celle de la Grèce ? Cela ne fait que remettre à demain les vraies discussions, après nous le déluge est la seule politique de cette Europe.
Réponse de le 28/07/2015 à 16:26 :
@Lila
La France est une Grèce en devenir, avec son chômage en croissance, sa dette toujours plus grande et ses rigidités entretenues par une poignée de corporatistes, car elle ne respecte pas la discipline imposée par le vivre ensemble. Parlez à tous les autres Européens qui ont fait les efforts et qui bénéficient de l'Europe et sortent de la crise économique renforcés et adaptés à une mondiallisation à laquelle personne ne peut échapper. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, ce n'est pas en se refermant sur soi-même et en défendant des "acquis" d'un autre âge que la France s'en sortira. Elle a tous les atouts pour le faire, il faut juste que quelques anachronismes disparaissent.
Quant au pillage de la Grèce, je n'ai jamais vu des pilleurs apporter autant d'argent à ceux qu'ils sont censés piller.
a écrit le 27/07/2015 à 14:59 :
POUR CEUX QUI N'ONT PAS COMPRIS, TOUT EST DANS CET EXTRAIT QUE J'AI RECOPIÉ A PARTIR DE L'ARTICLE: "Prenons par exemple le cas où l'Etat devrait un million d'euros à un laboratoire pharmaceutique pour l'achat de médicaments (...) Nous pouvions immédiatement créer un transfert numérique vers le compte de la compagnie grâce à son numéro fiscal et nous lui donnions un code pour l'utiliser comme un mécanisme de paiement parallèle pour n'importe quel versement (...) vers n'importe quel autre fichier fiscal à qui elle devrait de l'argent ou bien pour régler ses propres impôts à l'Etat. Cela aurait créé un système bancaire parallèle au moment où les banques étaient fermées à cause de l'action agressive de la Banque centrale européenne visant à nous étrangler."
petite explication: lorsque le transfert numerique est cree (premiere phrase) vers une compagnie creditrice du fisc, le fisc effectue une creation monetaire. Si plus tard la compagnie paye ses creanciers, l'argent circule simplement de comptes fiscaux vers d'autre. A chaque fois qu'un des titulaires de compte paye ses impots, il y a destruction, monetaire. Il ne s'agit de rien d'autre que du role d'un banque, avec un minimum de creation monetaire limite aux dettes du fisc envers des contribuables, creation monetaire annullee au fur et a mesure des reglements d'impots. Cette idee permet donc d'assurer un pêu de volatilite pour un minimum de creation monetaire, ce qui est a la fois simple et genial, et n'a rien d'une escroquerie contrairement a ce que les calomniateurs ou les incompetents tentent de faire croire.
Réponse de le 27/07/2015 à 15:54 :
Votre explication est un peu courte, car tout paiement d'impôt sert à payer les dépenses de l'état et concernant la Grèce il y a plus de dépenses que de recettes. Il faudra donc trouver les liquidités nécessaires. Hormis ce bidouillage concernant le paiement des impôts, le mécanisme d'échange entre deux entreprises privées ou des particuliers seraient extrêmement compliqué voire complètement irréaliste. On ne réinvente pas un système bancaire sur un coin de table.
Varoufakis a seulement redécouvert l'économie de troc qui existait avant qu'on invente la monnaie.
Réponse de le 27/07/2015 à 16:34 :
Merci pour votre explication. C'est que j'avais compris mais j'ai trouvé cela tellement délirant que j'ai préféré demander.
Je n'ai jamais travaillé dans la finance mais si j'avais proposé ce genre d'alternative à mon directeur financier (càd les clients qui paient directement les fournisseurs et de plus, sans aucun contrôle), celui-ci m'aurait probablement répondu: Bernardino, il serait temps de prendre quelques congés pour vous changer les idées......
Je pense donc que cette histoire est fausse. Si elle ne l'est pas, les institutions ont dû avoir quelques problèmes avec monsieur Y Varoufakis
Cordialement
a écrit le 27/07/2015 à 14:44 :
Varoufakis est devenue “la star”, le beau gosse rebelle de l’équipe de négociateur grecs.
On peut être surpris par ce qu’il raconte, en fait il avoue crûment qu’il s’est fait piégé et qu’il n’y avait pas de plan B. le piège a d’autant mieux fonctionné qu’ en fait ni Varoufakis, ni Tsipras n’ont envisagés sérieusement, à aucun moment, une sortie de l’euro (le “conseil de guerre” de 4-5 personnes travaillant à une sortie de l’euro est risible).
Je dirais que Tsipras et Varoufakis ne sont pas clairs. Ils ne se sont pas donnés les moyens de sortir de l’euro, et ensuite ils ont dit qu’ils ne pouvaient pas. L’éternel argument technique!
Il y aurait eu certainement plein de monde qui auraient aidés les grecs pour sortir de l’euro, comme l’a montré le travail de la présidente du parlement grec en demandant l’expertise du CADTM, organisation à la base non grecque.

La seule personne clair est par contre la présidente du parlement grec qui, elle, s’est donnée les moyens pour parvenir à ses fins: démontrer l’illégitimité d’une partie de la dette.
Réponse de le 27/07/2015 à 17:03 :
Le fait est que Konstantopoulou est pres a laisser l'aube doree tranquille pour redorer son blason. C'est un future didacteur qui se debarasse des employes de la chaine parlementaire qui ne montrent pas son bon profil.
En ce qui concerne l'expertise du CADTM, qui est clairement gauchiste, c'est la meme expertise que de demander aux anglais ce qu'ils pensent de l'union europeenne et de l'euro.
a écrit le 27/07/2015 à 12:04 :
Je pense que M. Varoufakis est un brillant joueur. Seulement, si au poker tout est dans les nerfs et sur la face apparente, en revanche dans l'art de la guerre (qui pour citer l'empereur est un "art simple et tout d'exécution") il faut un peu se soucier de l'intendance. La construction des canots ne s'improvise pas pendant la tempête, on peut tout juste bricoler un radeau. M. Varoufakis lui-même avait annoncé avoir détruit les presses et les planches, et nul n'a jamais eu vent d'achat massif de papier fiduciaire. C'eût été une attitude cohérente avec sa posture. Quant à "basculer" sur un système digital alternatif, là aussi, il eût fallu avoir les 1000 exécutants sous la main avant.
A la limite cette aventure peut donner à réfléchir aux suivants (si vis pacem, etc)
a écrit le 27/07/2015 à 12:04 :
Bonjour; on a tellement reproché à la Grèce de ne pas avoir de plan B (Krugsman, NYT) que c'est une bonne nouvelle que de savoir qu'ils se préparaient pour des temps de guerre. Leurs solutions pour celui qui n'y comprend rien paraissent tout a fait intéressantes.Lorsqu'on y pense, cela fait des décennies que nous cherchons une alternative au système monétaire Gouvernemental et Mondial, pas sans raison puisque la monnaie est faite pour permettre des échanges, avec déraison puisque toute monnaie "autre" n'est garantie par rien. Nos ancêtres dans une logique exigeaient que la monnaie ait une valeur en elle-même (or, argent, bronze, dent de cochons de Papouasie), maintenant nous sommes devenus si étranges que nous acceptons un bout de papier imprimé comme si il avait une valeur et que cette valeur serait conservée. Conservée? Au Zaïre en 90, ce qui valait 10 Zaïres le lundi valait 100 Zaïres la semaine suivant et un million de Zaïre le mois prochain. Et le Deutschemark de 1932? Comment pouvons nous être si confiants et fous que nous déposons notre argent dans une Banque (mot moderne pour matelas) et croyons le retrouver un an plus tard? En attendant le désastre, combien de spécialistes ont écrit que nous sommes en 1938? (Ambabelle)
Réponse de le 27/07/2015 à 13:10 :
" Nos ancêtres dans une logique exigeaient que la monnaie ait une valeur en elle-même (or, argent, bronze, dent de cochons de Papouasie)"


----> et quelle est donc la valeur de l'or ou du bronze?---> uniquement celle que leur attache les gens qui echanget or ou bronze.

La monnaie ne vaut rien en soi, ca n'est qu'u nmoyen de comptabiliser un echange, et pour que cela fonctionne, il faut l'etablir sur quelque chose qui soit rare (au risque de voir la fausse monnaie exister). Mais ca n'est pas le support qui importe, seul l'echange qu'il représente est important.
a écrit le 27/07/2015 à 11:26 :
Veuillez m'excuser mais je n'ai pas compris ce "plan". Quelqu'un pourrait-il m'expliquer en deux phrases ?
Cordialement
a écrit le 27/07/2015 à 10:50 :
Système bancaire parallèle...On crie au loup quand on se trouve du coté oligarchie bancaire et que les boursicoteurs risquent de perdre leurs bijoux de famille.
On hurle avec les loups quand on sait que cette économie parallèle a pour objectif de se libérer des chaines de l'eurocratie et du joug américano-sioniste.
Soit on monte sur le mirador, soit on quitte le camp de concentration. A vous de choisir !!!
Réponse de le 27/07/2015 à 16:02 :
Je suppose que vous avez déjà liquidé tous vos euros contre des Bitcoins? Si ce n'est pas le cas, vous n'êtes pas cohérent avec vos idées.

Au fait, les systèmes bancaires existaient bien avant que les Etats-Unis existent.
a écrit le 27/07/2015 à 10:17 :
ces politiques grecs sont du même tonneau que nos hollande, valls et melenchon qui lui tient bien la palme.
a écrit le 27/07/2015 à 9:34 :
Ce genre de plan B etait voué a l'echec. A partir du moment ou le secret s'etendait a 1 milliers de personnes necessaires a son implementation, le secret n'existait plus et en 24h on aurait eu la parade légal pour empecher ce qui aurait ete une immense escroquerie financiere.
Le plan B de Varoufakis aurait d'ailleurs pu le conduire en prison si mené a bien. D'ailleurs le simple fait que l'un de ses amis ait hacké un systeme infomatique public peut lui valoir la prison ains iqu'a son ami. C'est pourquoi ces propos ne sont que destinés a faire parler de soi.... et pour cause, Krugman l'a en gros traité d'incompétent la semaine derniere.
a écrit le 27/07/2015 à 9:24 :
Il y a une guerre intestine actuellement dans la classe politique grecque. D'un coté, le première ministre qui s'est aligné finalement à a demande de Bruxelles et de l'autre coté les "dissidents" se on propre partie. Il fait tout pour éliminer et rester seul maître à bord. A partir de là, des histoires abracatabrantesques feront apparition. Varoufakis est très visé depuis toujours. En attendant, on oublie la réalité et on s'occupe des histoires à dormir debout. Dans l'article on lit aussi que la classe politique grecque prend très au sérieux ces "révélations". Le problème est qu'il ne s'agit pas de révélations mais des allégations uniquement. Les prendre à la lettre consiste uniquement à continuer un mensonge et charger la personne indésirable.
a écrit le 27/07/2015 à 9:07 :
A un coup d'état monétaire de la BCE, il faut savoir répondre par des mesures parfois extrêmes.

Maintenant, tout le monde voit bien que le système financier va supprimer les billets dans les cinq prochaines années. Le Danemark n'imprime déjà plus de billets et prévoit la généralisation obligatoire du paiement par carte pour 2016. Demain, donc.

Chouette, la finance débridée va pouvoir s'eclater !
Réponse de le 27/07/2015 à 9:30 :
Et en quoi l'application du droit serait il un coup d'etat monétaire?

En rien.
Réponse de le 27/07/2015 à 11:53 :
KidA@ Mais de quelles applications du droit parlez vous?
Éliminer le monétaire est bien un coup d’état.
Réponse de le 27/07/2015 à 13:19 :
@KRI: les decisions de la BCE de geler l'ELA ne releve que de l'application du droit: les banques grecques devant mettre des collatreaux en garantie et devant montrer qu'elles sont solvables pour en beneficier.

On peut meme dire que la BCE a ete a l'extreme limite de ce qu'elle pouvait faire légalement pour maintenir en vie les banques grecques... compte tenu de leur quasi insolvabilité (du fait des retraits d'argent massifs) juste avant l'introduction par la Grece du controle des captitaux.

Et oui, la BCE est régie par des règles de droit...lesquelles sont parfaitement connues de tous. Ne pas les appliquer aurait au contraire ete un coup d'etat.
Réponse de le 27/07/2015 à 15:37 :
À Lionel Gilles,
Pour 2016 peut-être mais l'avenir n'est même pas à la carte et bientôt les téléphones portables remplaceront tout ça : Les pièces, les billets et même les cartes !
Réponse de le 27/07/2015 à 19:28 :
les français sont attachés à leurs p'tits billets surtout les commerçants alimentaires
c'est pas pour demain chez nous
combien perdrait les banques en carte non monayée? on ne peut l'imposer... donc gratuité obligatoire
a écrit le 27/07/2015 à 8:51 :
Tsipra et Syriza ont commis une grave erreur en croyant qu'une "négo" était possible avec les eurocrates . Ils ont pensé quu le poids géopolitique de leur pays serait de nature à faire front aux exigences de BRUXELLES. Jacques Sapir le dit , la nouvelle orientation de fond (au sens propre comme au sens figuré!) que veut donner le nouveau gouvernement , à l'Europe, a des conséquences financieres que ne peuvent accepter , notamment , les Allemands qui devraient consacrer de nombreux points de leur PIB à cet effort de réorientation de l'Europe. Mais au moins on sait maintennant , concrétement où sont les limites !
Réponse de le 27/07/2015 à 13:20 :
Plutot que de parler de bruxelles, parler des gouvernements élus d'europe. ce sont eux qui décident sur le sujet.
a écrit le 27/07/2015 à 1:18 :
Pourquoi ce sensationnalisme ?
Ce plan B était connu depuis des années, non ?
a écrit le 27/07/2015 à 1:18 :
Pourquoi ce sensationnalisme ?
Ce plan B était connu depuis des années, non ?
Réponse de le 27/07/2015 à 9:40 :
Pas vraiment sous cette forme-là : ici il s'agissait ni plus ni moins que de transformer le fisc en banque unique du pays. Quand on connaît un peu le fonctionnement de l'administration fiscale grecque, on sourit... et on comprend que Tspras n'a finalement pas voulu suivre et a préféré la capitulation sans conditions face aux créanciers.
a écrit le 27/07/2015 à 1:18 :
Pourquoi ce sensationnalisme ?
Ce plan B était connu depuis des années, non ?
a écrit le 27/07/2015 à 1:18 :
Pourquoi ce sensationnalisme ?
Ce plan B était connu depuis des années, non ?
a écrit le 27/07/2015 à 1:17 :
Pourquoi ce sensationnalisme ?
Ce plan B était connu depuis des années, non ?
a écrit le 26/07/2015 à 22:59 :
C'est grave, mais ce qui est plus grave c'est de constater à quel point l'Europe est en train de faire endurer à ses propres peuples ce que ses pires ennemis ne parviennent pas à faire. Asservir, créer un stress intenable.
On voudrait jeter les Grecs dans les bras de Moscou qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Les Russes ne s'y trompent pas, ils sont venus secourir Chypre et auront une base militaire en échange, en Méditerranée.
L'Europe est en train d'aligner les pires erreurs géopolitiques de son existence depuis les années 30. Elle raisonne court terme, petit bras, argent, argent, argent. Elle fait ce que les Américains n'ont même pas osé nous demander après le plan Marschall. Bruxelles, de toute façon, c'est un plan Marschall à l'envers : appauvrir les peuples en ayant le culot de demander des contreparties en échange !!! Les Russes ont une expression pour dire cela : "et manger le poisson, et se faire enc... "
Réponse de le 27/07/2015 à 9:31 :
Faut arreter de rever: les russes n'ont JAMAIS secourru Chypre. La russie n'avait DEJA pas l'argent pour le faire.
Réponse de le 27/07/2015 à 9:46 :
Si les russes en avaient eu la possibilité ils l'auraient fait depuis longtemps. Mais la Russie est elle-même en grande difficulté économique du fait de la baisse du pétrole et du gaz (merci les gaz et huiles de schiste) et des sanctions liées à l'annexion d'une partie du territoire ukrainien.
Réponse de le 27/07/2015 à 11:22 :
Janvier 2014> "La presse chypriote indique que les ministres de la Défense de la Fédération de Russie et de la République de Chypre, Sergueï Choïgou et Fotis Fotiou, ont, au cours des neuf derniers mois, mené des négociations à l’issue desquelles le Conseil des ministres de Chypre a décidé de mettre à la disposition des navires et des avions militaires russes le port de Limassol et la base aérienne Andreas Papandreou, en cas d’urgence. Fotis Fotiou a expliqué que cette avancée témoigne du renforcement de la coopération entre Moscou et Nicosie. Ce faisant, le ministre de la Défense a souligné que la Russie n’utiliserait la base aérienne et le port que dans les cas extrêmes, et exclusivement pour des missions humanitaires." + plusieurs milliards versés par Moscou à Nicosie. Reste à savoir ce que l'on appelle "cas extrême" mais en terme diplomatique, l’ambiguïté est toujours la règle...
Réponse de le 27/07/2015 à 13:26 :
Hmmmm un communiqué de presse d'une agence de presse gouvernementale russe pour seule info?

Alors une question: ou sont passés tous ces milliards vu que Chypre a été contraint de demander 10 milliards d'euro d'aide a l'UE et a du recapitaliser ses banques via un bail-in?

la russie n'a pas aidé chypre a traversé la crise...c'est un fait.
Autre fait: tsipras a expliqué que l'UE etait la seule a vouloir aier la grece: Moscou ne le voulant pas.
a écrit le 26/07/2015 à 21:00 :
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ! Contrôle des capitaux, réquisition de la Banque Centrale et des banques et le tour est joué !
a écrit le 26/07/2015 à 20:01 :
Ils n'ont pas besoin de faire cela. Il suffit qu'ils mettent en place un Fonds de Stabilisation Boursier assurant la stabilité boursière qu'il faut pour que les capitaux internationaux affluent et que la Banque nationale puisse optimiser cette situation.
a écrit le 26/07/2015 à 19:36 :
J e pense qu'il y a un grand enfumage avec ce plan B de Varoufakis qui aurait consisté à "pirater" des serveurs ! Godin n'aurait pas commis l'erreur de rapporter une telle stupidité. Ou du moins, il l'aurait évoqué avec des réserves. Par contre , je pense que Varoufakis avait effectivement un plan B mais d'une nature plus proche de celle qui est évoquée par l'ancien ministre de l'Energie, Panagiotis Lafazanis. Mais avec une monnaie de compensation et la possibilité de réquisitionner la banque Centrale de Gréce.
Réponse de le 26/07/2015 à 22:42 :
Godin est en train de chercher un job chez Podemos, car il a perdu le sien chez Syriza qui ne peut plus compter sur l'argent des européens.
Réponse de le 28/07/2015 à 15:27 :
@BPJ M. Godin est un des rares journalistes en France a expliquer correctement et avec un minimum d'analyses la crise grecque. Il devrait être remercié pour son travail et non calomnié. Lire un véritable journaliste çà change.
Que la majorité des éditorialistes bossent pour Bruxelles et la merveilleuse Troïka çà ne vous choque pas ?
a écrit le 26/07/2015 à 19:22 :
M'enfin ? Mais il est fou ? L'utilisation de ce genre de truc est réservé ? MAIS OUI ? EN EXCLUSIVITÉ PAR/POUR LES BANQUES CENTRALES ? La Fed, la BCE, la BNS, la BeO, ets, etc, les GROSSES BANQUE CENTRALES ONT LE MONOPOLE DE LA CRÉATION DE L'ARGENT FANTÔME ! ! Bref, la création d'argent virtuel, est CHASSE GARDÉE ? DAME, la position est TROP BELLE/BONNE ET TROP CONFORTABLE pour être partagée ? Varoukakis est donc débouté. Sa tentative d'entrer dans la cour des GRANDS MANIPULATEURS ET AUTRE SPOLIATEURS est un échec ? OUF ! Un de plus ? C'eut été probablement le UN de trop ? Celui (ou CELLE d'ailleurs) qui va nous "achever" par exemple ?
Réponse de le 27/07/2015 à 17:26 :
Bon, il va falloir etre un peu plus modéré avec les majuscules. Ecrire des phrases qui ont un sens aiderait pas mal aussi.

Ensuite les banques centrales n'ont pas le monopole de la création de monnaie virtuelle mais de monnaie tout court, c'est leur travail.

Pour ce qui est de la chasse gardée c'est l'état et personne d'autre qui décide qui est la banque centrale, sinon c'est le bitzouf, imaginez que n'importe quel gugusse imprime des billets pour payer ses factures.

Pour finir je ne vois aucun complot contre varoufakis, juste des gens qui l'empechent de faire n'importe quoi.
a écrit le 26/07/2015 à 18:41 :
Il a la trempe d'un vrai chef d'état , une bonne solution pour la Grèce pour les années a venir . Cela m'étonnait qu'il n'avait pas prévu autre chose pour remédier à cette situation qui est quand même surmontable quoi que l'on en dise .
a écrit le 26/07/2015 à 18:28 :
Sans vouloir critiquer le journaliste de la Tribune, je n'ai pas compris si le plan B de monsieur Y. Vourafakis consistait à revenir au Drachme d'une façon déguisée (ce qu'apparemment les Grecs ne veulent pas) ou à créer un Greekcoin comme le suggère churchill.
Cordialement
Réponse de le 27/07/2015 à 12:51 :
Il n'y a pas de "journaliste de LT". Il y a seulement un employé qui s'est amusé à faire un copier-coller in extenso de ce qui est déjà paru, mot pour mot, dans d'autres medias ... qui ont été plus rapides que LT. Du ravail de journaliste ? Allons donc !
a écrit le 26/07/2015 à 18:23 :
Je crois que Varouf est prêt à n'importe quoi pour passer dans les médias :-)
a écrit le 26/07/2015 à 17:49 :
C'est un plan qui mérite d'etre étudié. Il faut savoir que contrairement à La France qui donne des leçons à la Grece : Hollande et son équipe, confondant le mot Réforme et le mot mesure, n'ont mené aucune réforme structurelle. La France est le seul Pays d'Europe et de l'O.C.D.E et du G20, dans ce cas. Nous sommes de toute évidence La future Grece. Précisons que a Grece, après réformes qui ne sont pas achevées et bien en cours, hors charge de la dette, est en excédent budgétaire. Ce qui n'est pas le cas de La France. La France est irréformable : un Président est élu, il est pendant cinq ans en campagne pour sa réélection, et ne peut pas REFORMER. Cette proposition peut etre une étape, pour rester un temps dans l'Euro, et ensuite largement bien redressée le laisser, cet euro, pour sa monnaie nationale, qui serait alors adossé sur l'or ( comme le Dollar avant 1971 : lequel dégringolera inéluctablement, après la folie de leur planche à billets de ces 14 années passées. Leur monnaie avec le Franc Suisse serait la plus forte d'Europe, et attirerait en masse les capitaux.
Réponse de le 26/07/2015 à 18:40 :
effectivement la Grèce a un excédent primaire important, l'un des plus importants d'Europe.
Mais l'augmenter encore tuerait l'économie grecque, sous le poids des impôts.
Et sans augmentation de ce déficit primaire, impossible de payer toute la dette accumulée à court ou long terme.
En clair, la dette doit et va être réduite et c'est la même chose pour la dette française, américaine, allemande, italienne, portugaise,...
Réponse de le 26/07/2015 à 21:47 :
Hélas... après 5 mois d'approximations et de louvoiements de Syriza, la croissance a fait long feu et le pays est retombé en récession... et l'excédent primaire a disparu/
a écrit le 26/07/2015 à 17:30 :
Mais alors ... Les dirigeants grecs ont triché, trichent, tricheront encore et toujours !!! Bien heureux d'avoir des responsables politiques comme Mme Merkel et non des irresponsables politique comme Varoufakis ou Hollande plus habitués aux mensonges, aux fausses annonces, aux faux-semblant et à la tromperie de leur administrés. Ouf, les citoyens grecs ont eu de la chance !!!
a écrit le 26/07/2015 à 17:20 :
Tiens, Romaric Godin a disparu et les vraies infos grecques sont publiées par La Tribune.
a écrit le 26/07/2015 à 17:09 :
Voilà de quoi amuser la galerie un certain temps. Pendant ce temps, en Grèce, d'autres projets beaucoup plus sérieux sont en cours qui feront sortir la Grèce de l'UE, de l'Euro et finalement faire se disloquer l'UE. Ce qui, vu ce qu'elle est devenue et ce qu'elle propose serait un moindre mal.
a écrit le 26/07/2015 à 16:42 :
en clair ce brillant cerveau aurait reinvente le bitcoin, outil de paiement adosse a rien..... peut etre que les gens se seraient fait blinder en local, a l'international c'est moins sur, les gens preferent les euros, les francs suisses, les dollars, et les pounds ' anglaises' ( vu que la pound ecossaisse n''est pas tjs bien vue, meme au ru)
Réponse de le 26/07/2015 à 17:46 :
Sauf qu'à raconter n'importe quoi, vous êtes ridicule, le bitcoin a un cours de change, et de ce fait a une réelle valorisation.
Réponse de le 26/07/2015 à 21:57 :
@PIC SOUS : ben non, la valeur du bitcoin peut tomber à zéro du jour au lendemain..;;
Réponse de le 27/07/2015 à 10:22 :
C'est étrange cette confusion entre le fait d'avoir une valeur de marché (le bitcoin en a une, comme le dollars et l'euros, et dans l'absolu tous trois pourraient tomber à zéro. L'or aussi a une valeur de marché) et le fait d'être adossé à quelque chose. Aujourd'hui sauf rarissimes exceptions, les devises des banques centrales ne sont adossées à rien. On crée chaque jour des dollars et des euros, sans qu'il y ait en face un stock de quoi que ce soit (or, poudre, rutabagas...) qui augmente même de façon fractionnaire. Sur ce qui donne sa valeur au bitcoin, voire une littérature que l'on ne saurait résumer ici. Mais le distinguo en soi est une première étape pour arrêter de dire des sottises.
Réponse de le 27/07/2015 à 15:47 :
À La Voie du Bitcoin,
Si ça existe encore ! Le rouble par exemple repose sur les ressources énergétiques du pays (c'est d'ailleurs pour ça qu'il baisse en même temps que le pétrole mais aussi qu'il ne pourra jamais s'écrouler complètement, ce qui risque tout à fait d'arriver à de nombreuses autres devises.)
a écrit le 26/07/2015 à 16:33 :
Heureusement qu'il a fini par dégager, ce type est schizophrène, il ne sait pas distinguer le milieu universitaire de la politique. Il ne reste plus qu'à en faire de même pour cette momie psychorigide et dangereuse qu'est Schaüble.
Réponse de le 26/07/2015 à 22:05 :
La France aurait grand besoin d'une "momie" telle que Schaüble. Il n'a rien lâché au vociférant Varoufakis et chaque jour prouve davantage qu'il avait raison. Un jour la Grèce lui élèvera une statue.
a écrit le 26/07/2015 à 16:28 :
Le pire dans tout cela est qu'ils nous ont pondu un referedum sur une question completement banale sur le compte de la democratie, mais un changement de monnaie a l'insu d'un pays entier de 10 millions d'habitant semble tout a fait normal pour Varoufakis. Si ce plan avait abouti, apres quoi? les grecs auraient applaudi ?
a écrit le 26/07/2015 à 16:27 :
la confiance est totalement perdue envers la Grèce !
Réponse de le 26/07/2015 à 19:37 :
la confiance est perdue envers le système financier, qui empêche toute relance économique de l'europe, pour faire de petites affaires.
A voir à la prochaine crise d'ampleur si ils pourront encore voler les états en se faisant "sauver".
Réponse de le 26/07/2015 à 21:53 :
Au contraire, Tsipras a exfiltré juste à temps ce dingue de Varoufakis.
a écrit le 26/07/2015 à 16:23 :
Varoufakis est passé d'un héros à un proscrit pour la "troïka" européenne et son service de presse et propagande du jour au lendemain . Donc, méfiez-vous de tout "bashing" à son égard, les eaux sont encore trop troubles à ce moment.
a écrit le 26/07/2015 à 16:02 :
Waouh, un plan qui consistait carrément à voler l'argent des citoyens en truquant les comptes officiels pour qu'ils ne s'en aperçoivent pas. A côté de cela la Troïka est gentille.
Et maintenant posez vous la question pourquoi les banques insistent tant pour que la monnaie en cash disparaisse ? parce qu'ensuite tout votre argent sera en banque vous ne pourrez plus le protéger.
a écrit le 26/07/2015 à 15:12 :
Comme quoi , les marxo/socialistes sont prêt à tous ...pour s'emparer de l'argent ...qu'ils ne produiront jamais.....
Réponse de le 26/07/2015 à 16:35 :
Parce que les banksters en produisent par leur travail incessant, peut-être ?
Réponse de le 26/07/2015 à 19:12 :
Restons prudent. C'est peut-être de l'intox.
Si c'est vrais, en effet, ca montre jusqu’où peut aller l’extrême gauche dans sa folie. Dans ce cas on pourra remercier l'Allemagne (et les pays du nord) de leurs altitude rationnelle et une nouvelle fois regretter l’attitude ambiguë de Hollande qui n'a pas stoppé cela plus tôt (ca prouverait une nouvelle fois que c'est un président médiocre ...). Attendons de voir si cette info est réelle ou intox.
Réponse de le 26/07/2015 à 19:34 :
que dire des fonds financiers qui sucent les entreprises, les états et les particuliers pour récupérer de l'argent qu'ils ne produiraient jamais ?

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