Pourquoi la Bundesbank veut sauver le billet de 500 euros

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La BCE ne veut plus de billets mauves, la Bundesbank veut le défendre...
La BCE ne veut plus de billets mauves, la Bundesbank veut le défendre... (Crédits : © 2009 AFP)
La banque centrale allemande a ouvertement critiqué la volonté de la BCE de supprimer le billet mauve. Elle défend une habitude allemande, mais elle a peut-être un autre objectif en tête.

Les relations entre la BCE et la Bundesbank, on le sait, sont très tendues ces temps-ci. Le président de la « Buba », Jens Weidmann, ne manque pas une occasion de dire tout le mal qu'il pense de la politique d'assouplissement quantitatif de la BCE. Mais les deux banques centrales sont engagées dans une autre bataille : celle du billet de 500 euros.

La Bundesbank défend le billet mauve

Dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme et contre les fraudes diverses, la BCE a engagé une réflexion pour supprimer la plus grosse coupure d'argent liquide de la zone euro, avec l'appui notamment du ministère français des Finances. Mais la Bundesbank entend défendre l'existence du billet mauve, comme le rappelait récemment le site paneuropéen EurActiv. Dans un discours prononcé à Londres, Carl-Ludwig Thiele, membre du directoire de la Bundesbank en charge de l'argent fiduciaire a défendu le billet de 500 euros au nom de la liberté. « Les citoyens ne devraient pas devenir automatiquement suspects », a-t-il indiqué en déplorant que la liberté des Européens serait ainsi entravée.

La défense des habitudes allemandes contre... Wolfgang Schäuble

L'offensive de la Bundesbank n'est certes pas surprenante. Le billet de 500 euros avait été créés en 2002 pour ne pas perturbés les habitudes des citoyens de la république fédérale, accoutumés à l'usage du billet de 1.000 deutsche mark, soit... 500 euros. Même si l'usage des cartes de paiement se répand en Allemagne, il demeure beaucoup plus limité qu'ailleurs en zone euro. En 2011, selon la Fed de Boston, 82 % des transactions dans le commerce de détail se faisaient en liquide en Allemagne contre 56 % en France, 65 % en Autriche et 46 % aux Etats-Unis. Il n'est pas rare, outre-Rhin, de pratiquer des paiements élevés en numéraire, sachant qu'il n'existe aucune limite, à la différence de la France ou des pays voisins pour de telles transactions.

L'Allemand aime donc l'argent liquide et la Bundesbank défend logiquement leur intérêt. Mais, pour une fois, la Buba et le ministre fédéral des Finances, Wolfgang Schäuble, ne sont pas sur la même longueur d'onde. Ancien ministre de l'Intérieur, ce dernier est très sensible aux questions de financement du crime organisé et du terrorisme. Il s'est donc dit favorable à la suppression du billet de 500 euros et à l'instauration d'une limite de 5.000 euros pour les transactions en liquide. Mais la Bundesbank a peut-être un autre objectif en tête.

Le risque des taux négatifs

Dans le contexte actuel, en effet, l'argent liquide prend une valeur particulière. La BCE s'est engagée dans un taux de dépôt négatif qui est aujourd'hui à -0,3 % et peut-être dès jeudi à -0,4 %. Une mesure que la Bundesbank désapprouve clairement, mais qui vise à faire circuler davantage les liquidités excessives des banques issues du programme de rachat de la BCE pour faire baisser les taux interbancaires et favoriser les prêts à l'économie réelle. La BCE entend aussi utiliser ce taux négatif pour peser sur l'euro en incitant les investisseurs à ne pas stocker des liquidités dans la zone euro.

Pour le moment, ce taux de dépôt négatif ne s'est pas répercuté sur les clients des banques. La rémunération de l'épargne et des dépôts demeure positive ou nulle. Mais si la BCE va plus loin, il peut être envisageable de voir les banques répercuter cette « taxe » sur leurs clients. Ceci ne serait pas forcément vu d'un œil sévère par la BCE qui cherche précisément à favoriser l'utilisation de l'épargne stagnante pour doper la croissance. Elle n'a, de ce point de vue, pas tort. Malgré une augmentation réelle record de leurs salaires, les Allemands ont augmenté en 2015 leur taux d'épargne. La BCE a besoin que cet argent circule.

Vers une préférence pour le liquide ?

Mais la Bundesbank n'est pas de cet avis. Elle entend - et c'est son rôle - défendre les épargnants allemands, mais aussi les banques allemandes. Car si l'épargne est taxée, si les ménages vident leurs comptes épargne, ils risquent de fragiliser un secteur bancaire allemand dont la santé demeure problématique en réduisant les fonds propres des établissements. Or, la Bundesbank voit dans l'argent liquide et dans l'existence de grosses coupures un élément dissuasif pour la BCE.

Les billets de banque sont en effet des créances sur la BCE à taux nul. Si l'épargne est taxée, leur détention peut devenir intéressante pour un déposant. Plutôt que de payer 1,60 euro pour 500 euros déposés sur un compte, un ménage peut décider de conserver 500 euros en liquide - non taxés - sous son matelas, par exemple. L'arbitrage est cependant plus complexe, car pour des sommes plus importantes, il y a un coût au stockage d'argent liquide : il faut un contenant sécurisé, comme un coffre-fort et il existe un risque de vol ou de perte. Bref, ce coût rend l'arbitrage plus complexe. Mais plus les taux seront négatifs, plus le coût relatif de la détention de numéraire sera intéressant.

Le billet de 500 euros, une arme contre la BCE ?

Or les grosses coupures permettent de stocker davantage de fonds de façon plus pratique. Autrement dit : le billet de 500 euros est un moyen de contourner plus aisément les taux négatifs susceptibles de frapper l'épargne que des plus petites coupures. Il fait sensiblement baisser le coût de la détention de liquide. C'est donc un ennemi potentiel de la politique de la BCE. Et donc un allié de la Bundesbank. Tant qu'il existe, il dissuade la BCE d'aller trop loin dans sa politique de taux négatif. Car si les épargnants décident de stocker des billets, la BCE n'aura pas réussi à favoriser une meilleure circulation financière et elle aura, de plus, fragilisé les banques. Bref, la BCE a tout intérêt à limiter les grosses coupures à 200 euros, ce qui augmente immédiatement de 2,5 fois le coût relatif de stockage et donc l'intérêt de conserver son argent sur des comptes taxés.

Pas d'actualité, mais...

Cet aspect n'est peut-être pas le principal actuellement pour la BCE, la Bundesbank et les Etats. Même à -0,4 %, le taux de dépôt négatif demeure supportable pour les banques européennes et les taux d'épargne allemands restent légèrement positifs. En Suisse, avec un taux de dépôt de - 0,75 %, les taux d'épargne sont généralement nuls. Chez Crédit Suisse, par exemple, il est de 0,01 % pour les sommes jusqu'à 250.000 francs suisses. On n'a donc vu aucune « préférence » pour l'argent liquide dans la Confédération.

Reste qu'avec la généralisation des taux négatifs sur la dette allemande (jusqu'à une maturité de 9 ans), le risque n'est pas à négliger pour la Bundesbank. Dans la presse financière allemande, les "experts" ne cessent de mettre en garde contre ce danger. D'autant qu'on ne voit aucun signe de succès de la politique de la BCE. Le taux de dépôt de cette dernière pourrait donc aller encore plus loin en territoire négatif. On comprend alors que la Bundesbank n'étende pas se priver d'une arme comme le billet de 500 euros pour contrer cette politique si elle devenait incontrôlable.

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a écrit le 10/03/2016 à 11:24 :
Honte à vous qui mettez de coté pour vos enfants, votre santé, votre retraite, bref pour les aléas de la vie!
Avec tout ce pognon imaginez le gros tas de quincaillerie "made in china" que vous pourriez vous offrir!
a écrit le 09/03/2016 à 16:01 :
L'économie c'est simple comme un bon père de famille, ne pas écouter les mauvais conseils. Il suffit de ne pas dépenser plus d'argent que ce que l'on dispose!
Nous avons élu des représentants pour gérer les impôts collectés sans dépenser plus (la plupart des investissements n'étant pas rentabilisable, il suffit d'attendre d'avoir assez économisé pour lancer le projet (un exemple: les piscines...).
Pour le chômage (assurance), les retraites (répartition), la santé (type compteur d'eau collectif), c'est pareil, on arrête la dépense quand elle atteind ce qui a été collecté
Concernant les emprunts, faire ramener tous les taux des collectivités à moins de 1% pour commencer à rembourser (et on économise les conseils de lobby bancaire ayant endetté la collectivité à taux prohibitif pour ponctionner le contribuable mais c'est trop simple et surtout ça aurait trop de chance d'anihiler la crise permanente...).
a écrit le 08/03/2016 à 18:43 :
« Les citoyens ne devraient pas devenir automatiquement suspects » ... donc plus de carte d'identité, plus de passeports , tant qu'on y est ??? cet angélisme est ABSURDE !
Il faudrait au contraire rendre le paiement par carte OBLIGATOIRE (CB ou équivalent Monéo) ! Ainsi, on complexifierait le financement du terrorisme et des mafias, on gênerait la fraude fiscale, on limiterait les risques de Hold-up et autres attaques de distributeurs de billets et/ou de fourgons blindés !!!
- économie pour les banques sur les Distributeurs et les transports de fonds devenus inutiles ;
- économie pour la Banque Européenne sur l'impression des billets (et fabrication des pièces) et leurs transports ;
- meilleures rentrées fiscales pour les trésors publiques puisqu'on limite les fraudes.
Toutes ces économies, notamment pour les banques, permettraient d'exiger des banques que :
- les terminaux de paiement soient mis à disposition des commerçants GRATUITEMENT !
- une carte bancaire de paiement (pas de crédit) soit mis à disposition de chaque particulier sans frais !
Mais tout ça, c'est si c'est l'intérêt collectif qui prime, et non les arrières pensées !!!
Réponse de le 10/03/2016 à 18:46 :
n importe quoi ! les papiers d identite n ont pas ete fait pour traquer et surveiller les gens. d ailleurs en GB vous n avez pas de carte d identite (de meme aux USA)
Quand l argument de creer des problems aux criminels,c est ridicule. ceux ci seront au contraire favorisés. S il n a plus de billet, vous croyez pas qu autre chose viendra le remplacer (bitcoins ou cigarettes comme en allemagne apres la guerre). et qui sera le mieux place pour en profiter, le citoyen qui s est fait ratisser par sa banque et l etat (comme en argentine ou d une facon limitee en grece et chypre) ou le mafieux ?
Sinon vous pensez que Cahusac ou Balkany recevaient leur pot de vin en liquide ? je suis pret a parier que non.
a écrit le 08/03/2016 à 16:17 :
Pour une fois, je suis d'accord avec Romaric Godin. Le billet de 500 € est une manière d'échapper aux taux négatifs, qui sont une escroquerie légale. Devoir payer des intérêts à une banque lorsque vous avez un compte chez elle ! La mafia n'aurait pas trouvé mieux. Cela devrait être sanctionné par la loi, car c'est simplement se faire rançonner.
a écrit le 08/03/2016 à 15:06 :
Je ne vois pas trop en quoi le billet de 500€ est un élément de liberté. Il n'y a quasiment aucun commerce qui l'accepte en Allemagne (de même que le billet de 200€, d'ailleurs). On peut donc penser qu'il ne sert qu'à rémunérer le travail au Noir et autres Transactions illicites...
Réponse de le 08/03/2016 à 18:01 :
d'accord (pour une fois, je fais entir mon pseudonyme) avec vous. C'est une toute petite partie des Allemands qui utilise les coupures de 500 euros... certainement pas ceux qui touchent le salaire minimum récemment introduit en Allemagne. Il y a un peu plus d'un an on pouvait encore y gagner 700 euros net pour un temps plein....
Réponse de le 10/03/2016 à 18:48 :
c est un element de liberte car vous pouvez l utiliser si vous voulez. a partir du moment ou on vous l interdit vous avez un droit en moins

Sinon c est sur que vous allez pas pouvoir acheter du pain avec un billet de 500 mais je suis pas sur que pour une voiture on vous le refuse
a écrit le 08/03/2016 à 14:14 :
Au moins 2 fautes d'orthographe et un contresens...
C'est beaucoup pour un professionnel de l'écriture !
a écrit le 08/03/2016 à 14:03 :
la buba est contre parce que l'inverse eut été débile, mais aussi pour signifier à merkel d'arrêter d'attirer des migrants

moscovici et les autres veulent supprimer le billet de 500 pour pouvoir faire des eurobonds notamment pour les migrants (source france info hier artus / moscovici / des eleves de dauphine (sic) -je suis un ex de dauphine je garantis à 100% qu'il faut fermer cette fac et que 90% des profs sont incompétents en economie-
a écrit le 08/03/2016 à 11:17 :
N'oubliez pas que l'argent liquide est un des derniers espaces de liberté qui nous restent....
a écrit le 08/03/2016 à 11:12 :
Le but, en France, est de limiter au maximum l'argent liquide pour mieux surveiller les citoyens et éviter que le fisc ne puisse taxer le moindre centime. Accessoirement revendre des listes d'habitudes d'achats détaillés aux publicistes et centrales d'achat.
a écrit le 08/03/2016 à 9:17 :
"pour ne pas perturbés" il y a une grosse faute à "perturbés" (pas la peine de publier mon commentaire)
Réponse de le 08/03/2016 à 12:13 :
@Julien, trop tard julien Bescherelle t'es démasqué !! Promis la prochaine fois, il appliquera la règle........
a écrit le 08/03/2016 à 2:38 :
@patriot 9
Sur le coup je suis d'accord avec l'argument que vous contestez...
20000 Milliards qui dorment dites vous ? Justement !!! Qu'est-ce qui "provoquent" chez les Français ce taux d'épargne si important ? Le sentiment que quelque soit l'investissement réalisé dans notre pays le jeu n'en vaut pas la chandelle...
Nous sommes taxés, imposés pour ne pas dire spoliés par un état glouton jamais rassasiés, le résultat est que lorsqu'on a un peu les moyens 3% de rendement en assurances vie c'est aujourd'hui beaucoup plus intéressant que la bourse ou l'immobilier !!!
Je rêve d'une chose la liberté :
La liberté de faire 35h si c'est ce qu'on veut
La liberté d'en faire plus, d'avoir un résultat et de ne pas le regretter lorsque tombe l'avis d'imposition...
a écrit le 08/03/2016 à 1:50 :
"Dans un discours prononcé à Londres" Le pays de l'Euro..."au nom de la liberté" freedom, soit le slogan us pour dire : j'ai tous les droits et toi, des devoirs. Que les Allemands soient aussi coincés que les us et la Chine par le Kapitalisme, nous faisons dans l'Historique, là. Les gars, prenaient des photos, si on raconte ça à un cowboy "qui a vu l'homme qui a vu l'ours", il ne nous croira pas...
a écrit le 08/03/2016 à 1:26 :
En Suède on paie tout en carte bancaire ou avec son smartphone. Le liquide a presque disparu (même la quête dans les offices religieux est électronique !). Grâce à la Bundesbank les truands des mafias pourront encore bourrer de biftons de 500 les paquets de cigarette, et ainsi passer sans coup férir ces grosses coupures à travers les frontières et les contrôles ... L'Oncle Picsou est devenu Allemand : "ach, schwimmen in einem Geld-Meer, ein Traum !"
Réponse de le 08/03/2016 à 10:23 :
Vous avez trop vu de film américains vous. Le grand banditisme et les truands utilisent depuis longtemps l'argent électronique. Noyé dans la masse des virements, avec de nombreux intermédiaires bancaires, facile à cacher dans les paradis fiscaux.... et beaucoup plus facile à transporter. Vous gober les arguments de l'Etat (qui veut tout savoir sur nos vies) et des banques (qui veulent nous tondre).
La disparition du liquide c'est leur rêve, mais notre cauchemar!
a écrit le 07/03/2016 à 21:23 :
@ bernardino, j ai bien ri en lisant cet article en pensant a vous. Amities
Réponse de le 08/03/2016 à 17:57 :
@Nico 7/3 21:23
Si je fais rire, c'est déjà un bon point ;-)
J'ai des difficultés à comprendre la position de la BUBA mais bon
Cordialement
Réponse de le 08/03/2016 à 18:50 :
Comme ĺ écrit mr Godin, la buba defend cette pratique quasi culturelle allemande d utiliser du liquide. Pour nous francais c est bizarre, voir suspect, mais chez eux c est comme ça et ca n a rien de malhonnête (ou pas plus que chez nous...). D où mon commentaire sur ĺ article qui semblait annonce la fin du liquide: irréaliste. Ce qui serait interressant c est de savoir pourquoi...pas une question de protestantisme puisque les suédois c est plutôt tout ĺ inverse...hypothèse, entre deux guerres ou ils ont vécu tour à tour ĺ hyper inflation et la déflation...d où hantise de l inflation bien connue et peut être un goût de l espece qui protègerait de la déflation....Mr Godin?
a écrit le 07/03/2016 à 20:15 :
"Le billet de 500 euros avait été créés en 2002" créé
"pour ne pas perturbés les habitudes des citoyens" perturber
a écrit le 07/03/2016 à 19:04 :
Un taux négatif sur l'euro appliqué aux clients, c'est la conversion immédiate par tous les gros portefeuilles de l'euro en dollars ou en yens. Pas besoin d'être bien malin pour comprendre cela. Personne de sensé n'acceptera jamais de se voir taxé de cette façon. Et au surplus, les principaux experts dans ce type de techniques (change pour profiter de taux d'intérêts plus élevés + politique de couverture associée), c'est GS (60% de part de marché sur le Japon pour les échanges Yen/USD par exemple compte tenu des taux intérêts nuls en yen depuis des années).
Réponse de le 08/03/2016 à 1:58 :
Il semble que vous n'ayez pas trop bien compris le truc, là. Le Japon est aussi entré en taux négatif. Comme les us pour le chômage. Là, vous allez bientôt voir que les us abusent économiquement TROP du pouvoir potentif de leur monnaie et ce dollar va se faire virer encore PLUS vite de toutes les zones économiques mondiales. Tout simplement.
a écrit le 07/03/2016 à 18:31 :
tt le monde a comprsi que si les etats veulent retirer le liquide, c'est pas pour lutter contre le crime ( il suffit de regarder le pedigree des politiciens pour en etre convaincu!!)
c'est effectivement pour financer de force la non gestion des etats en s'asseyant copieux sur les depots
bon, ben les gens utiliseront du bitcoin, du francs suisse du dollar des pieces d'or des sacs de riz ou des jerricans de petrole... voire des pains de cannabis, coke, ou autre...
au zimbabwe, les gens payent en dollar americain...
Réponse de le 08/03/2016 à 2:02 :
Et, Churchill, tu as oublié que grâce à toi, investisseur, il fut un scandale de bruler du café dans les locomotives en 1929-39... Tu aurais dû le citer.
a écrit le 07/03/2016 à 18:24 :
Cette politique de "fluidification" de l'épargne est tout autant dangereuse que preoccupante. Au temps de Germinal, l'homme n'avait pas un franc devant lui et dépensait chaque jour sa paye. Il a vu sa condition s'améliorer le jour où il a eu de quoi épargner un peu (achat de sa maison, prévision de sa retraite, assurance contre la maladie, liberté face à l'emploi, mise de fonds pour un commerce...). Lorsqu'une partie de l'humanité a pu épargner, la classe moyenne est née. Et voila qu'aujourd'hui, on nous explique que l'épargne est intrinsèquement mauvaise et qu'il faudrait la consommer, consommer consommer... Folie !
Réponse de le 08/03/2016 à 2:04 :
Votre premier cours d'économie : la machine à dette s'est grippée en 2008... Depuis, les banques centrales s'endettent à FOND pour compenser. La semaine prochaine : intéro écrite.
Réponse de le 08/03/2016 à 15:22 :
vous soulevez ci le point sensible français, totalement vérolé par le néo-collectivisme depuis 35 ans, à savoir que si l'épargne est à combattre, la propriété aussi est à combattre pour que justement les individus dépendent exclusivement de l'Etat. La particularité du système français a cette singularité d'être un Etat de droit, sous l'angle du code civil, lequel est vidé de sa substance via ses "réglements" fiscaux". Les épargants sont de plus en plus nombreux à s'apercevoir de ce détournement, et dans le cas des taux négatifs une certaine résistance se met en Place heureusement la BUBA une fois encore défend les épargnants. Qui de nos jours cite GUIZOT en France ?, aurait il dit des gros mots pire que ceux de Belkacem?
a écrit le 07/03/2016 à 18:14 :
En France nous avons nos grosses coupures spéciales 'sans dents' 50e et pour nos amis Allemands 500e....Nous avons ce que nous méritons des politiques incompétents et plus attachés à leurs avantages qu'à l'intérêt public. Et des résultats économiques excédentaires en Allemagne et toujours plus déficitaire en France avec des entreprises trop taxées, des produits de faible qualité peu exportables et des impôts toujours plus nombreux pour les contribuables...
Réponse de le 07/03/2016 à 23:20 :
Arrêtez de geindre et de dire n'importe quoi. La France est des pays qui épargne le plus de l'OCDE. Pres de 20 000 milliards d'euros dorment dans des Livret A et autres assurances vie.
Réponse de le 08/03/2016 à 13:37 :
A Patriot 9 :
Arreter de dire des sottises, le Livret A c'est autour de 200 Milliards et les AVs 1200 Milliards.
et dans les AVs, l'argent de dort, il est confié a d'autres...
Réponse de le 08/03/2016 à 20:01 :
"Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu!"
fin 2014:
assurance-vie = 1600 milliards
epargne réglementée (livret A, LDD, PEL, CEL, LEP, livret jeune, ...) = 1260 milliards
actions, titres... = 750 milliards
reste, autres = 650 milliards
TOTAL = 4260 milliards
C'est beaucoup, pas de doutes, on est très loin du 20000 milliards, presque 5 fois moins...
Prenez donc vos commentaires personnellement avant de les appliquer aux autres "arrêtez de dire n'importe quoi".

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