Pourquoi la nouvelle coalition au Portugal est une chance pour l'Europe

 |   |  1565  mots
Le Portugal va connaitre l'alternance à gauche.
Le Portugal va connaitre l'alternance à gauche. (Crédits : © Hugo Correia / Reuters)
Le gouvernement portugais de droite devrait chuter mardi 10 novembre, renversé par une alliance de gauche. Ce nouveau gouvernement représente une nouvelle chance pour la zone euro. Saura-t-elle la saisir ?

L'annonce de la probable constitution d'une majorité de gauche au Portugal aura surpris plus d'un observateur qui, au lendemain du 4 octobre, avait annoncé la « victoire » de la droite comme celle de la politique d'austérité et qui avait présenté ce vote comme un « modèle. » En réalité, le Portugal est bel et bien en passe de proposer un modèle, mais certainement pas celui que les partisans des dévaluations internes et des « réformes structurelles » s'imaginaient alors.

Cette alliance portugaise modifie en effet le paradigme dominant au sein de la politique européenne. Au parlement européen comme dans la plupart des pays de la zone euro, les politiques de dévaluation interne bénéficient de l'appui des conservateurs et des sociaux-démocrates (qui, au Portugal sont représentés par le PS, le parti social-démocrate (PSD) étant un parti de centre-droit). Le Portugal ne faisait nullement exception à la règle jusqu'ici. En 2010, c'est le gouvernement PS de José Sócrates qui avait demandé un programme à la zone euro. Le PS avait accepté, avant les élections de 2011 qui l'ont chassé du pouvoir, de respecter les demandes de la troïka.

En finir avec le « chantage »

La décision de son leader d'aujourd'hui, Antonio Costa, de chercher une alliance avec la gauche radicale pour imposer un véritable tournant dans la politique économique du pays, est donc lourde de sens. Elle signifie que cette division construite depuis 2010 entre les « pro-européens », favorables à l'austérité, et les « Eurosceptiques » qui cherchent une autre voie, division qui est fort dangereuse pour l'Europe elle-même, n'est pas une fatalité. Le PS portugais entend ne pas abandonner son attachement à la construction européenne, mais il entend aussi prouver que celle-ci n'est pas incompatible avec une autre politique économique alternative. Autrement dit, Antonio Costa tente de sortir de l'habituel « chantage » consistant à accepter l'euro avec l'austérité ou à le rejeter. C'est, du reste, ce « chantage » qu'avait tenté d'opposer le président de la République Anibal Cavaco Silva en imposant un gouvernement de droite pour « sauvegarder les engagements internationaux du Portugal. » En refusant cette logique et en décidant de s'unir contre le gouvernement de droite, la gauche portugaise veut redonner sa place à la politique. Le fait qu'un parti social-démocrate - au sens européen -  adhère à cette ambition est important : il ramène l'austérité à un choix conservateur.

La fin d'une rupture historique

Ce choix est d'autant plus significatif qu'il prend place dans un pays où la division de la gauche est très profonde et très ancienne. Le PS portugais est un des premiers à avoir initié le « virage social-démocrate » et à avoir adopté la « rigueur. » Dès 1976, son leader Mario Soares, avait repoussé les demandes « révolutionnaires » du parti communiste et des mouvements de gauche issus de la Révolution des œillets. Il avait aussi pris des mesures de rigueur drastiques pour stabiliser l'inflation et l'escudo. Il en est résulté une division profonde avec le parti communiste (PCP) et le reste de la gauche radicale. Pour prendre conscience de cette division, il faut se souvenir qu'en 1983, le PS avait emporté les élections sans majorité absolue et avait alors préféré s'allier au PSD à droite qu'avec le PCP. On mesure donc d'autant plus ce qu'a pu représenter pour la direction du PCP, vendredi 6 novembre, l'acceptation de cette alliance avec le PS. De fait, la capacité de la gauche portugaise à s'unir montre qu'une véritable barrière psychologique et historique a été franchie. C'est dire combien cette coalition était difficile à construire.

L'austérité profondément rejetée

Cette alliance n'a, en réalité, été possible que parce que, pendant que les observateurs internationaux et les ministres de l'Eurogroupe tressaient les louanges de la politique du gouvernement du premier ministre sortant Pedro Passos Coelho, les Portugais rejetaient profondément sa politique. Si ce rejet a été visible à l'été 2013 lors des grandes manifestations, il a été un peu oublié par la suite, le calme étant revenu dans les rues portugaises. Mais ceci n'a jamais signifié qu'il a existé une adhésion de la majorité des Portugais à une politique qui limitait l'espoir des plus fragiles à retrouver un emploi précaire et mal payé ou à émigrer. Comme les Grecs en 2015, les Portugais ont majoritairement rejeté la politique d'austérité puisque l'alliance de droite au pouvoir a perdu 700.000 voix et que l'opposition a été majoritaire. C'est ce fait que l'alliance de gauche vient sanctionner. En cela, il est beaucoup plus significatif de la volonté des Portugais qu'un gouvernement minoritaire destiné à ne rassurer que l'Eurogroupe.

Equation complexe

Evidemment, tout reste à faire pour la gauche portugaise. L'expérience de Syriza en Grèce prouve que sa tâche sera difficile. Le prochain gouvernement sera un gouvernement PS, avec un soutien sans participation de la gauche radicale. Il devra réaliser un programme de rééquilibrage de l'effort budgétaire entre les entreprises et les plus fortunés, vers les classes les plus défavorisées. Il devra aussi reconstituer la demande intérieure du pays qui est absolument ravagée par l'austérité. Bref, rééquilibrer aussi le modèle économique. Le tout, et sur ce point le PS s'est montré très clair, dans le cadre budgétaire européen. L'équation ne sera certainement pas aisée à résoudre. Mais le Portugal n'est pas la Grèce.

Le Portugal n'est pas la Grèce

Le Portugal n'est plus sous programme, à la différence de la Grèce. Il ne dépend donc pas des fonds de la zone euro pour se financer. Certes, en retour, il dépend davantage des marchés où il se refinance. Et, déjà, on a constaté une tension autour du 10 ans portugais. Ce taux est passé de 2,35 % avant les élections à 2,73 % ce lundi 9 novembre. Une hausse certes notable qui dénote une certaine nervosité, mais on est loin des taux d'il y a un an encore (3,23 %). En réalité, ce niveau de taux est très faible pour un pays comme le Portugal et tout à fait soutenable. Il est peu probable que Lisbonne perde l'accès aux marchés pour la bonne raison que ces titres sont soutenus par la politique de rachat de la BCE et que cette dernière va s'intensifier sans doute dans les mois à venir. Du coup, le 10 ans portugais peut apparaître comme un titre sûr et plutôt rentable à une époque où le Bund allemand est de 0,69 %, celui de la France de 1,02 % et même celui de l'Espagne de 1,95 %. Bref, le danger est faible. Sauf, évidemment, si la BCE décide d'exclure le Portugal de ses rachats. Mais il faudra trouver un prétexte valable puisque, à la différence de la Grèce, il n'y a pas de programme pour le justifier. La marge de manœuvre de Lisbonne n'est donc pas si étroite, même si l'économie portugaise est très affaiblie.

Confrontation en vue avec la Commission

La plus lourde tâche sera de parvenir pour la gauche à mener une politique qui change réellement le quotidien des Portugais alors que la Commission européenne et l'Eurogroupe seront certainement sans pitié face à cette tentative inédite de rupture par un parti social-démocrate de l'alliance pro-austérité. Bruxelles va certainement faire pression sur Lisbonne pour que l'essentiel du programme du nouveau gouvernement soit abandonné, en commençant par les choix budgétaires. Le Portugal doit s'attendre à une offensive sans doute sévère. D'autant que, les cas espagnol et italien l'ont prouvé, Bruxelles cherche à prouver à Wolfgang Schäuble, qui veut lui ôter la surveillance budgétaire, qu'elle n'est pas laxiste. Antonio Costa devra donc se montrer solide. Il a une bonne raison pour cela : selon Público, le vote du budget par les deux partis de la gauche radicale n'est pas chose acquise. La pression sera donc maintenue. Et le futur premier ministre sait que s'il est renversé par sa gauche, ce sera le retour de la droite au pouvoir. Il devra donc choisir entre contenter Bruxelles et partir ou engager un bras de fer avec la commission et rester.

Le comportement des Sociaux-démocrates décisif

Dans ce cadre, le comportement des partis sociaux-démocrates européens sera décisif. Cette famille politique est, pratiquement partout en Europe (à l'exception de l'Italie), en pleine crise par son alignement sur les politiques d'austérité. L'alliance portugaise représente l'opportunité de refonder une véritable alternative. Si les gouvernements sociaux-démocrates abandonnent Antonio Costa comme ils ont abandonné Alexis Tsipras, alors preuve sera faite encore une fois que, dans la zone euro, l'alternative économique n'est pas possible. L'euro sera alors clairement en danger, car son identification avec l'austérité sera une nouvelle fois, après le cas grec - que l'on peut toujours prétendre particulier - prouvée.

Finalement, la gauche radicale portugaise, en acceptant les conditions socialistes, a décidé d'ignorer le précédent grec en "essayant" une nouvelle fois de changer la donne dans l'euro. Le Portugal tente donc d'effacer le traitement "politique" de la crise grecque.  Il est donc de l'intérêt des sociaux-démocrates de soutenir l'alternance au Portugal et de le faire non pas seulement par des mots comme le PS français l'a fait samedi, mais par des actes, au Conseil européen. L'expérience portugaise est une nouvelle opportunité. L'Europe saura-t-elle le saisir ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/11/2015 à 20:28 :
Le gouvernement du Portugal change. Est-ce un problème ?
Le 10 ans du Portugal est à 2.78%...
Cordialement
a écrit le 12/11/2015 à 16:51 :
Antonio Costa, patron du PS portugais, futur premier ministre, ex-ministre, député européen et ex-maire de Lisbonne. Si Monsieur Costa gère les affaires du pays comme il a géré les affaires de la ville, je crains le pire... Promenez-vous dans Lisbonne et vous comprendrez comment cette ville, quand même capitale du Portugal, est dans un état délabré, d'abandon total. On se demande si la capitale ne serait pas la ville de Porto, deuxième ville du Portugal, tellement cette ville est dynamique.
a écrit le 12/11/2015 à 13:31 :
Monsieur Godin,
Une fois n'est pas coutume, je tenais à vous remercier pour cet article que je trouve, comme d'habitude, très pertinent, d'une analyse en décalage avec la pensée économique unique actuelle, et porteur d'espoir pour les nouvelles générations.
Je pense que nombre de vos lecteurs pourraient se joindre à moi, mais qu'ils n'osent pas de peur de subir les représailles de vos zélés critiques, toujours prêt à rappeler avec hargne et condescendance qu'il ne faut surtout pas sortir du rang.
Merci donc et ne baissez pas les bras Monsieur Godin. Continuez à nous nourrir de vos analyses progressistes !
Cordialement
a écrit le 12/11/2015 à 12:46 :
Je crois que cette alliance va constituer un Syrisa à la Portugaise... on rale contre l'austérité des traités de l'Union Européenne mais on oublie volontairement d'expliquer qu'ils ne sont pas modifiables (article 48 du Traité sur l'Union Européenne qui impose l'unanimité des 28 pays membres) et on oublie volontairement de prévoir un scénario de sortie. On fait ainsi monter la sauce pour faire croire que partout en europe des mouvements se soulèvent pour contester l'europe, mais en fait tout est bien sous controle. Il s'agit juste de donner quelques espoir pour "canaliser un peu les mouvements de foule". Voir les analyses de l'UPR.
a écrit le 12/11/2015 à 8:44 :
mr Romaric Godin , je ne comprend plus :
je croyais que , la " chance pour l'Europe " c'etait votre copain Tsipras ...
alors ? pourquoi , maintenant , serait ce Costa au Portugal ? celà va si mal , en Grece ?
a écrit le 11/11/2015 à 10:51 :
J'adore le titre du professeur Godin, qui explique doctement ses élucubrations et donne libre cours à ses théories sur des alliances et des intriques produits de son imagination. Cela me rappelle une maxime: "ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'on va se taire".
a écrit le 10/11/2015 à 21:43 :
Article totalement débile. Avant de critiquer l'austérité, il faut se demander pourquoi elle est là ? Or si, il y a l'austérité dans les pays comme le Portugal, l'Espagne et La Grèce c'est à cause de la politique mené avant pendant des décennies. Le PS a conduit le Portugal dans une situation catastrophique, la droite a dû redresser la barre (même si elle a aussi sa part de responsabilité dans la situation au Poertugal).
Votre europe que vous préconisez c'est celle aux certains pays (pays d'europe du sud) vivent avec l'argent des autres pays. La gauche en Europe de l'Est n'est pas fan de l'austérité. Pourtant, elle se montre intrasigeante avec un pays comme la Grèce car elle n'a pas envie de payer pour les autres. La solidarité européenne c'est voir des pays pauvres (europe de l'est) payer pour des pays moins pauvres qui sont dans une situation désastrueuse à cause de leur politique débile.
L'auteur se trompe totalement: le PS s'est allié avec des partis de gauche radicale pas pour pouvoir changer la politique mais parce que le chef du PS voulait à tout prix devenir premier ministre. c'est l'ambition personnelle du chef du PS qui a causé cela.
Perso, je trouve honteux d'oser s'allier à un parti se revendiquant d'une idéologie qui a fait plus de 100 millions de morts. Quand on a un minimum de valeur, on ne s'allie ps avec l'extrême droite ou l'extrême gauche (et là, je parle de la vraie et non pas de partis populistes)
Tous les pays o la gauche radicale a pris le pouvoir cela a tjs été un désastre économique.
a écrit le 10/11/2015 à 21:11 :
Très bien vu : se dire de "gauche" et réussir à être élu permet aux plus pauvres d'espérer alors qu'ils restent dans la misère la plus grave. La preuve, le "communisme" de la russie et de la chine est une réussite économique qui leur permet de s'imposer. Je pense ne rien inventer, n'est-ce-pas. Donc, commercialement, il FAUT être de gauche, social, démocrate, croyant, faire l'aumône et tout roule dans le plus parfait monde que tu exploites parce que tu as peur que les autres piques ton fric. Ne changeons rien, la planète est en train de mourir. Tu es juste toujours au dessus avec ton 4x4 et ton jet qui te "sauvent"...
a écrit le 10/11/2015 à 21:10 :
Amusant mais un peu long pour dire tant d'âneries!
a écrit le 10/11/2015 à 19:01 :
Mon petit Romaric je t'aime bien mais il faudrait que tu grandisses un peu. Ton optimisme sans faille est rafraichissant, c'est mon rayon de soleil dans ce monde de brutes, mais attention à ne pas se fracasser sur le mur de la réalité. Déjà, tu es convalescent de ton bel enthousiasme grec, ne t'en vas pas t'emballer pour les portos.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils vont inévitablement se Tsiprassiser ou se Syriser c'est comme on veut, et tu vas encore être très déçu.
Il n'y a pas d'alternative à l'austérité dans la zone Euro et dans l'UE d'ailleurs.
Une seule solution existe: La sortie en claquant la porte de l'article 50 du TUE.
Point barre. Tout le reste n'est que chimères....
Réponse de le 10/11/2015 à 20:35 :
Ah, parce qu'hors UE on pourrait couper à l'austérité budgétaire ? Bien au contraire, sans monnaie unique ni les filets de sécurité de l'UE, il faut faire preuve d'une rigueur budgétaire encore bien plus grande.
Réponse de le 10/11/2015 à 21:48 :
Syriza là elle même reconnut: la Grèce hors de l'euro reconnaitra une austérité mille fois pire qu'avant.
L'asutérité n'est pas dû à l'euro mais à la politique débile mené des décennies avant '(vivre au dessus de ses moyens). L'euro ne fait qu'aggraver les choses mais ce n'est pas la cause en soi.
Réponse de le 10/11/2015 à 22:12 :
L'euro étouffe l'économie grecque. Une sortie de la zone euro (et un défaut de paiement) peut être une bonne chose sur le long terme si les réformes structurelles sont faites (fin de la corruption,...) mais à court terme, ce serait un désastre. voilà pourquoi les politiciens grecs refusent de sortir de l'euro.
Perso, je m'étais réjouis de la victoire de Syriza car j'avais cru qu'enfin, la grèce allait sortir de l'euro mais je me suis trompé.
Cependant, rien n'est résolu donc il est tjs possible que la grèce sorte un jour de l'euro. la grèce est un puits sans fin, il est temps d'arrêter de la financer.
Le PS au Portugal a promis de respecter ses engagements européens donc rien à voir avec Syriza
a écrit le 10/11/2015 à 16:16 :
La question des partis au Portugal n'est plus qu'une question personnelle de place pour les politiques. Le pays ne peut sortir de l'euro et sa politique économique lui est dictée par Bruxelles, comme d'autres il est sous-tutelle. Le piège européïste est là. Vouloir dès lors faire croire qu'il y aurait la possibilité d'un traitement local est un mensonge intellectuel. Le journaliste devient animateur, il voudrait mettre du rythme là ou règne le silence de agneaux. On pense à ces fameux romans d'anticipation qui décrivent l'action des dictateurs voulant que les gens soient "heureux" factice, persuadés d'une autonomie, d'une possibilité de choix et d'un avenir qui n'existent plus. Il y a comme une complicité à vouloir enferrer l'esprit dans cette tromperie.
Réponse de le 10/11/2015 à 21:54 :
Je trouve que vous exagérez de dire que le Portugal est sous tutelle. Cependant, là où vous avez raison c'est de dire que c'est avant tout une histoire personnel. Le chef du PS a fait tout cela par pur ambition personnelle (au mépris de l'intérêt général), ilvoulait à tout prix devenir premier ministre. Lors de la campagne électorale (et après), le PS a promis de respecter les engagements européens
a écrit le 10/11/2015 à 12:44 :
le PS portugais ne fera pas plus bouger les lignes en Europe que Tsipras en Grèce. Il est bien trop petit et faible pour cela. Le Portugal va un peu moins mal que la Grèce et M. Schauble loue les louanges du PAssos Coelho pour s'auto promouvoir lui même. Mais les chiffres sont toujours aussi révélateurs des dégats de la politique économique dicté par Maitre Schauble suivie avec assiduité par le gouvernement portugais. La dette privée et publique supérieures à leur niveau de 2008, un PIB encore bien inférieur à 2008, une chute brutale des revenus des portugais et des hausses d'impots plus que significatives. L'investissement ne repart que timidement alors que l'industrie a été laminée. les marges se reconstituent grâce aux baisses de salaires mais les exportations ne suffisent pas à relancer fortement l'économie qui tourne à 1% de croissance ... trop peu pour faire chuter les dettes, les déficitts publics de manière significative.
les quelques embellies qu'on observe sont bien timides et ne permettent pas de compenser la fuite de près de 400 000 portugais, formés , qualifiés vers l'Angola le Brésil ou le Royaume Uni ... ce qui vient encore gréver d'ailleurs la croissance future du Pays.
a écrit le 10/11/2015 à 8:57 :
Le P.S. étant un parti S. Démocrate, il serait judicieux et responsable qu’il se rapproche des S.Démocrates même s'ils sont Centre-Droit, plutôt que de le faire avec de Staliniens qui dans le passé ont tenté e nous imposer une sorte de Révolution Bolchevique, qui étaient financé par Moscou. ils font des promesses comme les Grecques, sans dire un mot sur son financement. Rendez-vous dans un an, ou peut-être avant. Pauvre Portugal . Il n'y a que immigration qui sauve.
a écrit le 10/11/2015 à 8:18 :
Depuis quand une coalition de gauche est une chance pour l'E.U...? alors que le marxo/socialisme est en fin de cycle....même en France....
Réponse de le 10/11/2015 à 9:43 :
L'Empire US est mal en point. Les BRICS et d'autres ne font plus des achats en dollar et l'Empire a des difficultés pour ses fins de mois... Cherchez vous trouverez des infos !
a écrit le 09/11/2015 à 23:44 :
Portugal est tombe sur la tête ? il vas devenir ? La tristesse une vrais misère devant le monde
a écrit le 09/11/2015 à 23:25 :
dommage, le portugal s'en sortait pas mal du tout, et il va replonger avec cette politique
Réponse de le 10/11/2015 à 16:47 :
Cher thaurac, qu'en savez vous sur le Portugal Qu'est que vous permet d'affirmer que le pays s'en sortait pal mal du tout ?? Faut pas seulemet croire a ce qu'on lit par ci par lá. Avec toute l'austérité, voire la misére qui grasse dans le pays mais qu'on ne montre pas (mauvais pour l'image) le pays est plus endetté que jamais. Ne parlez pas de ce que vous ne connaisez pas, allez. Ici au Portugal y a que les ministres et les riches qui se portent mieux. Pas mal 'argent venue de l'UE est rentré directement dansleurs poches et n'a rien profité ni au Pays ni au peuple
Réponse de le 10/11/2015 à 17:13 :
Je confirme les propos d'ANAM. Un exemple: on a construit de belles autoroutes un peu partout avec rigoureusement personne dessus. Dans le coin de Vila Real, Bragança, Vila Pouca de Aguiar par exemple avec des ouvrages d'art titanesques en veux-tu en voila . L'argent de l'UE est directement allé dans les poches des lobbys du TP. A quoi servent ces autoroutes, on se le demande, mais certainement pas au portugais moyen.
a écrit le 09/11/2015 à 21:33 :
Décidément , notre ami R Godin est incorrigible !
le voilà reparti pour quelques semaines , voire quelques mois avec sa réthorique ....
vous savez c'est le meme qui il y a quelques mois , nous a parlé de la Gréce ....
a écrit le 09/11/2015 à 20:52 :
C'est surtout une nouvelle chance de faire la preuve par l'absurde, exactement comme en Grèce, qu'il n'existe pas d'alternative à une grande rigueur économique et à l'austérité sur la dépense publique. Aucun doute, si la coalition portugaise tente de déroger de quelque façon à une stricte orthodoxie budgétaire, qu'elle dilapidera en quelques mois les fragiles acquis du gouvernement Coelho.
a écrit le 09/11/2015 à 18:08 :
Bonjour,
Déjà, quand je lis " L'expérience portugaise est une nouvelle opportunité. " je me pose des questions, car on ne dit pas, lorsque la droite arrive au pouvoir qu'il s'agit d'une "expérience". Non. Comme une expérience est par définition de courte durée, je ne vois pas comment, selon vos dires, elle pourrait perdurer.
Cdl
Réponse de le 09/11/2015 à 20:54 :
Quelques mois probablement, en effet. Si la coalition cherche à rompre avec l'orthodoxie budgétaire le pays sera vite dans l'impossibilité de se refinancer et retombera vite sous programme d'assistance. Et dans le cas contraire, la coalition ne tiendra pas.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :