Pourquoi Mario Draghi doit ignorer les critiques allemandes

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Angela Merkel est sommée en Allemagne de faire la leçon à Mario Draghi
Angela Merkel est sommée en Allemagne de faire la leçon à Mario Draghi (Crédits : Reuters)
Des politiciens allemands demandent à Mario Draghi, qui rencontre ce vendredi Angela Merkel, d'en finir avec sa politique d'assouplissement quantitatif. Une leçon bien mal venue.

Soudain, voici que la droite allemande oublie un de ses fondements idéologiques, l'indépendance de la banque centrale. On se souvient que lorsque, dans les années 2000, Français ou Italiens osaient critiquer ouvertement la politique de la BCE, la presse conservatrice allemande n'avait pas de mots assez durs pour fustiger l'absence de « culture de la stabilité » des partenaires européens de l'Allemagne. Le 6 juillet 2004, la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) déplorait ainsi que l'idée d'une « banque centrale indépendante agissant seulement dans l'objectif de la stabilité des prix » ne faisait pas partie « de la tradition intellectuelle de nombreux partenaires » de la zone euro.

L'Allemagne oublie les leçons qu'elle donnait aux autres jadis

Faudra-t-il alors bientôt ajouter l'Allemagne à cette liste de pays rétifs à la « culture de la stabilité ? » Car politiciens et économistes allemands réclament désormais à corps et à cris un changement de politique monétaire à la BCE. Ce vendredi 15 janvier, l'agence Bloomberg soulignait combien les élus de la CDU et de la CSU attendaient d'Angela Merkel qu'elle réclame de Mario Draghi, lors de sa rencontre avec lui ce même jour, un abandon de son assouplissement quantitatif.

Evidemment, une telle demande politique à une banque centrale indépendante ne saurait être acceptable dans le cadre d'une «culture de stabilité » dont les politiciens allemands ne cessent de marteler qu'elle est nécessaire à la survie de la zone euro. La BCE ne parvient actuellement pas à remplir son mandat - son seul mandat - celui de la stabilité monétaire. En 2015, la hausse des prix dans la zone euro a été de 0,2 % et les anticipations d'inflation sur les marchés sont en recul constant. Dans une logique de « stabilité », il lui faut donc, en toute indépendance, mener une politique qui lui permette de ramener ce taux à un niveau plus proche de son objectif : un taux « proche et inférieur à 2 %. »

Une indépendance à géométrie variable

En réalité, il semblerait que, pour les Chrétiens-démocrates allemands, la « stabilité » et « l'indépendance » de la banque centrale ne sont valables que lorsque les risques inflationnistes sont à la hausse. Le refus de prendre en compte le risque d'inflation faible - voire de déflation - est symptomatique de la pensée conservatrice allemande qui est avant tout une pensée de défense de la rente et de l'épargne. Or, pour faire remonter les anticipations d'inflation, la BCE se doit, de par son mandat et son indépendance, de désavantager les épargnants pour les inciter à consommer. Ce peut être douloureux politiquement pour les Conservateurs allemands, mais c'est bien le prix de l'indépendance de la BCE.

Or, cette indépendance semble, en Allemagne, n'être qu'un totem que l'on affiche lorsque les intérêts allemands sont menacés et que l'on oublie en cas contraire. Lors de la crise grecque, par exemple, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a largement oublié ses critiques contre Mario Draghi qui agissait alors de concert avec les créanciers pour faire rendre gorge au gouvernement d'Alexis Tsipras. Comme son prédécesseur Jean-Claude Trichet n'avait pas hésité à menacer l'Irlande en 2010, sans que Berlin ne s'en émeuve alors.

De bonnes critiques ?

Mais au-delà du débat purement théorique, il est utile de s'interroger sur le bien-fondé de ces critiques allemandes à la BCE. L'idée avancée est la suivante : la zone euro n'est pas menacée de déflation et l'inflation basse ne s'explique que par un effet externe, celui du pétrole. La politique de la BCE est donc inefficace puisqu'elle ne peut traiter cette question de la baisse du prix du pétrole. Il faut l'arrêter immédiatement, car elle a, par ailleurs, des effets négatifs : l'appauvrissement des épargnants, la fragilisation des banques et la création de bulles.

Le refus allemand du complément budgétaire, source de l'inefficacité du QE

Cette argumentation n'est pas entièrement fausse. L'assouplissement quantitatif (QE) de la BCE a un effet trop faible sur l'économie réelle. Il est la source de déséquilibre et de bulles financières. Mais les Allemands oublient de préciser pourquoi il en va ainsi : c'est parce que le QE n'est pas accompagné d'une politique intelligente de relance permettant de donner des débouchés aux fonds déversés par la BCE en donnant de vrais perspectives aux investissements. Lors de son discours de Jackson Hole, le 22 août 2014, Mario Draghi avait prévenu que la politique monétaire seule ne pouvait pas tout. Il avait invité notamment les Allemands à agir en stimulant la demande. Il avait alors reçu une fin de non-recevoir absolue. Il y a donc un peu de mauvaise foi de la part des politiciens de Berlin de dénoncer l'inefficacité d'un QE qu'ils ont eux-mêmes orchestré.

Un QE inefficace ?

Du reste, cette inefficacité n'est que relative. Le QE se montre certes assez incapable de redresser l'inflation, mais il a clairement empêché la zone euro d'entrer dans une spirale déflationniste. Un risque que la Bundesbank a toujours sous-estimé. Mais le mythe d'une inflation basse s'expliquant uniquement par les évolutions du pétrole ne tient guère. Certes, les prix de l'énergie sont la première force qui tire l'indice des prix vers le bas, mais il n'y a pas de mur infranchissable entre les prix de l'énergie et l'indice des prix sous-jacent. La baisse du prix de l'énergie finit par se transmettre aux autres produits. Si rien n'est fait, comme le suggère la droite allemande, les agents économiques n'auront donc qu'à attendre la future baisse des produits. Et, dès lors, la spirale déflationniste à la japonaise sera engagée. Le QE, avec tous ses défauts, a permis, selon la BCE, d'apporter un point d'inflation de plus via la dépréciation de l'euro. Avec un taux d'inflation de 0,2 % et un taux sous-jacent de 0,9 % en zone euro, on comprend que les mesures de la BCE ne sont pas si inutiles qu'on veut bien le dire.

Les risques de l'inflation faible

Les risques liés à l'inflation faible persistante sont largement sous-estimés par les politiciens allemands. Ils sont pourtant notables. Elle met la pression sur le coût du travail en augmentant mécaniquement le salaire réel, même en cas de faible croissance nominale. Elle rend le désendettement des Etats et des ménages quasi-impossible dans un contexte d'endettement élevé. Les politiciens allemands ont certes trouvé un moyen pour accabler les peuples surendettés, en culpabilisant les victimes, mais cette inflation faible est la garantie la plus sûre d'une future crise de la dette en zone euro dont ils seront les premiers à se plaindre. Enfin, une inflation faible est la meilleure façon de réduire le potentiel de croissance et de décourager la hausse de la productivité.

Au final, l'inflation faible est toujours un équilibre instable qu'un choc externe ou interne peut muer en déflation. L'idée d'accepter cette inflation faible est ainsi un piège : si les agents économiques comprennent que la banque centrale accepte désormais une inflation à 1 %, les anticipations vont encore reculer et si les anticipations d'inflation reculent, le report des achats - premier pas vers la déflation - est assuré. Voilà pourquoi la BCE doit absolument maintenir son QE, aussi imparfait fût-il. Ecouter les conseils de la CDU serait plonger la zone euro dans une nouvelle crise qui aurait tôt fait de l'achever et Mario Draghi le sait. Sans sauver l'euro, il le maintient donc, comme il le peut, artificiellement en vie.

De l'origine des bulles

Les politiciens allemands assurent vouloir éviter de futures crises en voulant éviter de futures bulles. Leur intention est louable. Mais alors, ils devraient s'interroger sur leur propre modèle, à commencer par leur immense excédent courant qui devrait atteindre 8 % du PIB cette année. Un excédent qui va se réfugier dans des banques allemandes prêtes à investir dans toutes les bulles financières et qui ne profite guère au reste de la zone euro. C'est bien là la source des principaux maux de la zone euro. Et la politique de la BCE - critiquable par l'absence de politique budgétaire complémentaire - vise à encourager l'Etat et les banques allemands à investir dans l'économie réelle plutôt que dans ces bulles. Seule une politique budgétaire active et débarrassée de cette obsession de l'excédent « moralement bon » peut donc rendre le QE vraiment efficace. Voilà pourquoi Mario Draghi ne devrait pas écouter les critiques allemandes, mais bien plutôt faire la leçon à Angela Merkel.

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a écrit le 18/01/2016 à 12:56 :
Mme Merkel apprécie M Draghi et s'est échangée sur 3 points à Berlin avec lui: 1. La Chine 2. Les réfugiés 3. la menace d'un brexit.
En quoi ces échanges menacent'ils l'indépendance de la BCE?
Le seul pays qui a effectué une relance budgétaire incéssante depuis 2008 est la France. La dette y a augmenté de 800 milliards et la croissance de 120 milliards.
Pour une relance keynesienne (qui devait nous apporter une multiplication de chaque euro injecté) il y a eu un problème énorme. Ce problème a un nom, c'est la France d'aujourd'hui.
a écrit le 17/01/2016 à 20:30 :
Le machin BCE n'est pas une banque centrale, et l'euro n'est pas une monnaie comme les autres parce qu'elle ne représente pas un Etat mais un conglomérat de banques.

Le jour où la BCE émettra des bons du trésor la situation sera normalisée , à l'abris des spéculateurs.

D'ailleurs l'expression " bon du trésor" semble gommé de toute la littérature économique européenne .

Les investisseurs pourront économiser en bon du trésor européen, les Etats protéger leur dette en la mettant sur le marché et les épargnants auront une visibilité à long terme.

Le QE de Draghi c'est juste de la cavalerie en fausse monnaie qui alimente la bourse de New York et de Londres ou la Deutsche Bank est le troisième opérateur après Goldman Sachs et Morgan Stanley, sur les marchés électroniques hyperspéculatifs instantanés. Là est la pire menace.

Les bon du trésor européen c'est aussi la fin de la suprématie du Dollar, et les allemands fidèles vassaux empêchent toute évolution dans ce sens.

En peu de mots l'euro est plus une menace qu'un atout pour l'Europe . C'est , de fait , la monnaie de l'Allemagne .
Réponse de le 18/01/2016 à 12:59 :
Aucune banque centrale n'émet de bons du trésor, par définition même du trésor. La BCE achète les bons du trésor émis par les états, et autres obligations, autant qu'il est nécessaire dans le cadre du QE. De qu'elle nature est cette "nécessité"? Tous les épargnants s'interrogent? Car les marchés d'actifs sont inondés des liquidités fournies aux banques. Faisant monter les marchés, les banques gagnent. Quand le risque est excessif (baisse du pétrole, ralentissement de la croissance chez les émergents), les banques vendent et récupèrent une liquidité qui ne leur coûte rien. Et les vrais investisseurs sont rincés. Le QE ajoute de l'incertitude, brouille les anticipations et compromet l'investissement.
L'Allemagne, qui a une vision à long terme, a raison de s'inquiéter.
a écrit le 17/01/2016 à 13:01 :
Si les dirigeants sont incapables, ne faut-il pas les renvoyer ? L’Europe ne devrait-elle être inculpé pour être incapable de rétablir l’emploi et la croissance, voire pour activités de sabotage ? Ne devrait-on inculper certaines entreprises qui pratiquent la maltraitance des salariés par exemple des organismes de pôle-emploi ne sont-ils pas coupables de travail forcé en emploi non rémunéré ? Ne devrait-on empêcher des telles pratiques ? On pourrait également considérer que les 400 000 espagnols qui doivent quitter leur pays sont victimes de l’impéritie des institutions et indemnisables au titre de la déchéance forcée de nationalité ou par autisme administratif? N’est-ce pas une bonne chose de ne pas avoir de gouvernement vu la connerie qu’on trouve en place publique ? On parle suppression des départements, aura-t-on des suppressions d’allocations ? On inculpe l’Europe d’être responsable de la mauvaise performance française, aura-t-on un procès de l’euro, une démission de la commission et un référendum sur les statuts de la BCE concernant le financement des Etats et surtout l’incitation à la spéculation, au vice et à la paresse, voire la violence ? La crotte qu’on appelle BCE ne fabrique-t-elle pas de la monnaie qui ne produit rien ? On parle d’une croissance non inflationniste, depuis 2000, ne fait-on pas plus d’inflation que de croissance ? On incrimine l’euro, que fait-on dans cette galère ? Si on critique l’économie japonaise pour la déflation, ne devrait-on casser l’Europe pour incompétence ?
a écrit le 16/01/2016 à 21:04 :
Depuis 2000 nous ferions plus d’inflation que de croissance et auparavant l’inverse. Pourtant les statuts de la BCE stipulent croissance non inflationniste. L’euro est-il un problème ? Ne peut-on pas lampitonner indéfiniment sur la croissance et l’emploi ? Jusqu’à présent les crises duraient un à deux ans avec du chômage en compensation des pertes d’emploi le temps que la réforme de la société se fasse afin de retrouver la croissance, c’est-à-dire le rythme de croisière, quel est-il ? Par exemple la croissance américaine a retrouvé un c chiffre supérieur à 2% à 2,2 de moyenne sur 2010-2014, avec ce qu’on appelle le plein-emploi. Mais la France a retrouvé un c chiffre supérieur à deux, on attend 2,3 en fonction des périodes précédentes, presque obtenus en 2010 et 2011, mais le taux d’emploi a reculé alors qu’en Allemagne il augmente. Ensuite, en France on fait 0,4 de moyenne entre 2012 et 2014 alors qu’on devrait faire au moins 6. Nombre de gouvernements n’ont pas en Europe rétabli la croissance après crise et bien entendu le plein-emploi. Les institutions européennes sont manifestement en échec et si nous ne remettons pas en cause la politique de sortie de crise, l’Europe continuera son chemin funeste. Ne devrait-on remettre en cause les gouvernements qui n’ont pas un rythme de croissance stable et régulier et l’obtention du plein-emploi ? La croissance française c’est selon la banque mondiale en données numériques de 81 à 92 2,3 de moyenne, puis un an de crise en 93 à -0,6 puis de 94 à 07 2,3 de moyenne puis en 2008 et 2009 -1,4 de moyenne, et mis à part 2010 et 2011 où l’on retrouve la croissance, sur 2010 à 2014 on obtient 1,0 de moyenne ce qui n’est pas la valeur attendue entre 2 et 2,5… La situation européenne de 2012 ne montre-t-elle pas le dysfonctionnement de l’Europe, les américains ont 2,3 contre -2,6 en Espagne -2,8 en Italie 1,2 en Angleterre, 0,4 en Allemagne, 0,2 en France. Les gouvernements de l’Europe ne devraient-ils être mis en examen ? Faut-il 15 ans pour sortir d’une crise ? Entre 2010 et 2014, la France et ses voisins ont fait 0,74 par an, n’avons-nous pas un souci après crise en terme de constance dans la croissance ou de compétence à rétablir la croissance? La croissance 2015 est seulement de 1,1 et l’Europe est seulement à 1,5… N’avons-nous pas une Europe qui a échoué dont on devrait demander la démission. Sommes-nous en Europe des idiots incapables de produire de la croissance, du pib par tête en hausse et des emplois ? L’Europe n’est-elle pas une zone malfaisante qui maltraite la population, rejette le développement et la consommation ? Alors que nombre de diplômés, seraient sans emploi on se demande bien pourquoi vu la faible croissance, des experts pourraient remplacer quelques dits_ri geants de cantine sur critère douteux d’ancienneté ou de réseau sans critère clair de mérite ? Le Parlement Européiste a-t-il mandat pour faire n’importe quoi ou ne fournir que de mauvais résultats, on est au fait du prince ? Les crises de baisses de croissance étant régulières, si on ne tire pas de leçon sur cette sortie de crise, le but est-il de démolir l’Europe ? L’Europe rivalise-t-elle de pendaillons en place publique, n'Est-ce pas très drole?
a écrit le 16/01/2016 à 19:06 :
Entre chiens et loups quand tombe la nuit.
a écrit le 16/01/2016 à 17:30 :
Il y a de quoi être très sceptique sur le bienfait des QE , déversés à hauteur de 60 Md/mois, fausse monnaie censée éviter à la zone euro la spirale déflationniste.
Les ordo-libéraux allemands critiquent mais continuent d'amasser des excédents au détriment du reste de l'Europe, politique louée par nos gouvernants du centre droit .
La BCE se dit inquiète de la santé financière des banques : sa politique de taux 0 pour encourager l'investissement dans l'économie réelle - qui ne fonctionne pas - n'assure pas la "rentabilité" des banques, les pauvres ! La BCE déplore donc ce qu'elle a crée...comme les autres banques centrales. " Une politique intelligente" consisterait à revoir toutes les bases de celles ci. Vivement que la grosse bulle financière explose .
https://www.goldbroker.fr/actualites/bce-inquiete-situation-banques-europeennes-903
a écrit le 16/01/2016 à 15:32 :
Suite à une crise économique mondiale, selon les données de croissance publiées à la banque mondiale, en Europe et aux USA et au Japon en 2009 le PIB fut faible à négatif en 2008 et négatif en 2009. Aux USA le rythme de croissance fut repris dès 2010 à plus de 2% mais la France a retrouvé la croissance en 2010 et 2011 à plus de deux points. Mais l’Europe ensuite a rechuté, on trouve entre 2 et 5 ans après crise des valeurs faibles sous les 2% à négatives, le tout à fort chômage ce qui est contraire au mandat de la BCE du plein emploi. Ne devrait-on remettre en cause les structures de l’Europe qui ne répond pas convenablement à cette crise. Ne devrait-on simples citoyens nous interroger sur l’impéritie de nos institutions, on publie par exemple un PIB par habitant en baisse dans de nombreux pays de l’Europe, ce qui est une spécificité européenne. Pour les crises à venir, ne doit-on prévoir que la réponse est insuffisante. En 2015, la zone fait 1,5 seulement, on devrait avoir 2,3 selon les périodes de croissance précédentes. La France qui faisait plus de croissance que l’Allemagne fait désormais moins de croissance. Ne devrait-on s’interroger sur la fracture après 2009 et le décrochage français ? N’avons-nous pas un souci de structure du PIB alors que les américains font plus de croissance ? La question de l’équilibre budgétaire de long terme ne devrait-elle être posée ? Avons-nous en Europe un souci de compétence ou de notion du développement économique ? Comment expliquer que la France fait moitié moins de croissance que l’Allemagne après 2008 alors qu’avant elle faisait plus ? La croissance 2010-2014 serait seulement de 0,74 contre 2 à 2,5 attendu en règlement de la crise, n’avons-nous pas une zone à problème ? Les séniors sont-ils contre l’intégration des jeunes dans la vie active ? Ne devrait-on demander une démission du Parlement Européen et examiner la qualité de son travail ?
a écrit le 16/01/2016 à 15:01 :
///LECON DE MATH /// JE FAIS 4 FOIS DES COURSES CHAQUE MOIS CELA ME FAIS 50EUROS DE TVA ?DANS L ANNEE CELA ME FAIS 600O EUROS DE TVA ? LE GOUVERNEMENT MA ENLEVE MES INPOTS DIRECT QUI ETAIS DE 600EUROS QUI ET VRAIMENT GAGNENT DANS CE TOUR DE PASSE PASSE? NOUS LES PAUVRES QUI NE PAYONS PLUS D INPOTS DIRECT ?MAIS QUI LES PAYONS EN INPOTS TVA.? MITTERANT AVAIS DIT APRES MOI ILS N Y AURAS QUE DES CONPTABLES? LA PREUVE IL ONT MEME ENBAUCHE UN HOMME QUI VIENT DE LA BANQUE? MR MACRON??? BONNE ANNEE QUAND MEMME A CEUX QUI SUIVENT MES RAISSONEMENTS ET MES IDEES SUR NOTRE AVENIR A TOUS???
Réponse de le 16/01/2016 à 16:30 :
6000 € de TVA par an au taux de 20%, cela fait 36000 € d'achats TTC par an, soit 3000 € par mois ; ce n'est pas vraiment la pauvreté.
4 fois 50 € de TVA par mois, soit 200 € par mois, soit 2400 € par an, cela fait 14400 € d'achats TTC par an, soit 1200 € par mois ; ce n'est pas encore la pauvreté.
a écrit le 16/01/2016 à 13:52 :
Pour avoir de l'inflation, ne suffirait-il pas d'augmenter la TVA ?
ce qui contribuerait d'ailleurs à réduire les déficits publics et commerciaux.
a écrit le 16/01/2016 à 12:10 :
un taux « proche et inférieur à 2 %. »
Fixer un maxi et pas de mini, tout est dit par cette dissymétrie.
a écrit le 16/01/2016 à 9:55 :
Une seule solution contre les bulles, les TAXES + contraintes réglementaires a l achat

Pour l immobilier :
- taxe de 3% de la valeur des biens immobiliers déductible de l impôt sur le revenu et des charges sociales => seuls ceux qui ne travaillent pas en France ou qui possèdent de multiples logements ou qui possèdent un logement trop important compare a la valeur qu ils créent vont payer
- arrêt de toutes les aides sur l immobilier anciens (APL, logement sociaux etc.) => certains pensent que les montants a payer pour se loger vont monter mais c est faux, si personne n est aide les loyers vont s ajuster a la baisse : les biens immobiliers ne vont pas être détruits, le propriétaire devra bien les louer. Pour éviter des difficultés lors de la période de transition : baisse des loyers du montant des APL (les APL sont une subvention pour les propriétaires par pour ls locataires. Avant les APL les chambres dans Paris était a 250€ maintenant elles sont a 250 + 200 (montant APL) = 450€
- interdiction de s endetter a plus de 15 ans pour un achat immobilier et obligation d avoir 30% d apport => il faut diminuer la demande inconsidéré de ménage qui se ruine dans la pierre et font monter les prix


Bref au final retour au prix des années 1995 (soir une division des prix par 2.5)

La consommation et l investissemt repartent car les montants aujourd hui investi dans la pierre ou payer dans le loyer vont dans l économie réelle et pas dans la rente
Baisse importante des charges salariales suite a l augmentation des revenus de l état grace a la taxe immobilière => baisse du coût du travail et baisse du chômage


Conclusion
Avec un peu de jugeote et de courage, crever la bulle immobilière nous sauvera de la crise. Reste a trouver des politiques compétents et ambitieux
(Les rentiers immobiliers vont pas être très positifs)
Réponse de le 16/01/2016 à 16:13 :
Vous avez raison d'expliquer la bulle immobilière par la bulle des transferts sociaux (ici APL) ; mais qu'est-ce qu'une bulle économique ou financière ou sociale ?
D'abord quand ça éclate, ça fait mal ; mais c'est surtout une survalorisation d'actifs ou de droits permise par la création monétaire et partant la dette publique, ce qui interdit les ajustements économiquement nécessaires (à la hausse, et plus difficile à la baisse).
Le scandale des subprimes n'était pas une bulle, c'était une escroquerie où des banques privées américaines se sont permis de procéder à de la création monétaire sur des actifs toxiques (créances incertaines) ; on pourrait d'ailleurs souhaiter que les autorités européennes sanctionnent par de grosse amendes comme le font les autorités américaines.
Alors oui, il y a plein de bulles et on se sent en crise permanente car les banques centrales permettent leur maintien....à court terme.
a écrit le 16/01/2016 à 9:40 :
La seule façon de remettre l'économie européenne sur des rails est de faire revenir un Jean Claude Trichet. les allemands ont raison, l'inflation est la mère de tous les vices de l'économie (lire l'économicon de JPP le meilleur ouvrage-bd- en économie et le seul logique et gratuit sur le web). Quant à la baisse des prix du pétrole, c'est un plus pour le développement de notre tourisme et de beaucoup d'activités industrielles.
a écrit le 16/01/2016 à 9:29 :
Le QE de Draghi au lieu de profiter aux nations profite aux banques , et alimente la spéculation en direction d un soi disant prix du travail trop élevé , alors qu une relance hors immobilier devrait être la ligne économique , mais l idéologie sur laquelle s appui nos élites empêche ce revirement .
La stabilité des prix est un leurre il faut être aveugle pour ne pas comprendre que sans inflation le moteur économique qu est la consommation ne peut fonctionner .
Réponse de le 16/01/2016 à 21:03 :
Le QE de Draghi alimente la speculation !Laquelle car quand on voit le niveau de la bourse ,ça n'a pas l'air d'etre là .Janvier 2015 CAC 40 ,5200pts !Janvier 2016 CAC 40 4200 pts soit une baisse de pret de 20 % ? Le QE permet aux banques d'avoir de l'argent pas cher pour le preter aux taux les plus bas aux intervenants économiques !Rien que pour l'immobilier des taux inferieurs à 3 % sur 20 ans ça vous dit rien !Le probleme n'est pas là il est dans la confiance des consommateurs et derriere ,étroitement liée, celle des entreprises et des financiers qui sont derriere .J'ai moi meme pas mal de projets que je pourrais financier moitié par des prets moitié par mes économies mais ils est pas question que je m'engage tant que la visibilité économique serra bouchée ,demain peut etre plus difficile que maintenant donc pas question de prendre le moindre risque !Des gens comme moi avec les memes préocupations il y en a des millions en France en Europe et ailleurs et tout est bel et bien là ............
Réponse de le 17/01/2016 à 9:38 :
Sez d abord merci de m avoir lu et d estimer qu une réponse s imposait.
Le fond du problème et ce n est pas moi qui l invente est; que les banques sont extrêmement réticentes envers les PME, PMI qui sont les seules à créer de l emploi. Pourquoi ?
Pour ma part j y vois une lutte des classes oubliée par les syndicats mais vivace dans le patronat . Espérant me tromper , et si vous interrogiez vos collègues je serais très heureux de savoir qu à l unissons ils répondent c est pas vrai , les banques nous prêtent sans compter !!!!!!
a écrit le 16/01/2016 à 8:37 :
Le QE ne marche pas aux USA et Japon....Il fait la fortune des financiers et de l economie virtuelle....et la ruine de l economie reelle et des petits epargnants...
Mr Godin a t il changé de camp?????
a écrit le 16/01/2016 à 7:59 :
Il faut réduire le cout du travail en augmentant le prix de l'énergie, tout de suite et progressivement; il y va de notre survie.
a écrit le 16/01/2016 à 7:59 :
Il faut réduire le cout du travail en augmentant le prix de l'énergie, tout de suite et progressivement; il y va de notre survie.
a écrit le 16/01/2016 à 7:48 :
Mais qui arrivera à comprendre qu'il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie, autrement dit, basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. Donnons l'exemple.
Réponse de le 16/01/2016 à 11:09 :
Ce serait un suicide économique. Si on matraque non plus un seul facteur de production mais deux, il n'y aura plus de production: elle se fera ailleurs. Il faut commencer par réduire les coûts publics et sociaux.
Réponse de le 16/01/2016 à 21:05 :
@Gépé ;Basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique ? Et si ça marchait tout le monde le ferrait et on se retrouverait exactement comme avant ..............
Réponse de le 17/01/2016 à 8:11 :
@sez. Il faut le faire avant les autres pour donner l'exemple. Ce n'est pas une raison pour rester inactif. Merci.
a écrit le 16/01/2016 à 7:11 :
NOUS SOMMES SUR LE FIL DU RASOIR . C'EST LE MOMENT DE CREER
UNE VERITABLE FEDERATION EUROPEENNE AVEC UN GOUVERNEMENT
AUTONOME .
SI L'ON CONTINUE CHACUN A TIRER LA COUVERTURE A SOI : LA ZONE
EURO VA IMPLOSER ...
LES PEUPLES DE CETTE ZONE DESESPERENT DE NE PLUS POUVOIR
ESPERER DES LENDEMAINS MEILLEURS . LE CHOMAGE ET L'INGOUVERNANCE
DE CE MONSTRE QU'EST DEVENU L'EUROPE MINE LES POPULATIONS
QUI EN DESESPOIR DE CAUSE SE TOURNENT VERS L'EXTREMISME .
IL FAUT DES REGLES ECONOMIQUES COMMUNES . AU XX SIECLE DEUX
GUERRE ONT RAVAGEES NOS POPULATIONS ... IL EST TEMPS AUJOUD'HUI DE PARTAGER L'ESPOIR ET LES RICHESSES AFIN QUE
CHACUN Y TROUVE SON COMPTE .
a écrit le 15/01/2016 à 23:36 :
Ecouter encore les Allemands, après leur gestion catastrophique de la crise des migrants? Leur austérité à outrance qui plombe la zone Euro?
a écrit le 15/01/2016 à 22:57 :
Tout de meme le QE n'est pas dans les statuts de la BCE de toute façon cela ne fonctionne pas ??
a écrit le 15/01/2016 à 21:57 :
L'excédent allemand de 8%, comment voulez vous faire pour le réduire ? Est-ce la faute des allemands si les clients préfèrent des VW et des Audi aux Peugeot ?
Réponse de le 15/01/2016 à 23:35 :
Les Audi étant en grande partie fabriquée en Hongrie, je ne suis pas sûr que la marque contribue tant que ça à l'excédent allemand. Ni VW dont beaucoup de modèles sont faits en Espagne ou en Europe de l'Est.
a écrit le 15/01/2016 à 20:28 :
Le Quantitative Easing de la BCE ne marche plus, c'est évident. La planche a billets n'a jamais été une solution durable dans l'histoire, et les petites phrases de Mario Draghi qui faisaient jadis bondir les marchés ne sont même plus écoutées. Il faut en finir avec ce mirage des dévaluations en cascade que nous avons longtemps pratiqué avec notre Franc - monnaie de singe. L'Italien Draghi devrait se souvenir les billets de 10.000 lires qui ne valaient plus rien à cause du même laxisme monétaire.

Il n'est pas étonnant que l'antigermaniste viscéral qu'est M. Godin tente de faire de l'Allemagne la coupable, lui qui admirait le grand économiste Varoufakis. Mais il est faut voir les choses en face: Les pirouettes monétaires ne sont que du vent. Retour sur terre.

Il faut de la compétitivité, de la productivité, la fin des innombrables subventions et autres indemnités, la fin du gaspillage institutionnel, la fin des 35 heures et des retraites précoces et bien sûr, la fin des QE. Les européens sont-ils capables de l'accepter ? Les Allemands, peut-être mais les Français, non.
Réponse de le 15/01/2016 à 22:15 :
Il est vrai que malgré des conditions exceptionnelles (€ bas, taux d'intérêt quasi nuls, pétrole redevenu très bon marché), la reprise en France est des plus poussives (1,4% prévu en 2016...). A un point qu'on se demande ce que ça donnerait avec un pétrole à près de 150$ et un € à 1,50$...
Réponse de le 16/01/2016 à 21:21 :
La fin des 35 h ? Mais savez vous que la durée moyenne du travail en France est de 39.5 h dans la moyenne européenne !Les 35 h ne sont que le declanchement des heures sup ce qui fait 3 % de plus pour les salariés en plus c'est tout !Diminuons les salaires c'est sur que les carnets de commandes des entreprises vont se remplir ..........
a écrit le 15/01/2016 à 19:21 :
suite. La solution semble évoquée dans l'article. Cherchez bien!
Réponse de le 15/01/2016 à 22:19 :
Des prix artificiellement gonflés par une taxation de l'énergie encore plus prohibitive qu'actuellement ? Ce n'est pas une saine inflation créée par une une demande légèrement supérieure à l'offre ce qui est un symptôme d'expansion. Ce n'est qu'un bidouillage fiscal.
a écrit le 15/01/2016 à 19:12 :
La situation de la zone euro est effectivement liée au prix du pétrole. Comment en tenir compte? Les économistes semblent incapables de comprendre.
Réponse de le 15/01/2016 à 22:21 :
A quoi croyez-vous que soit dû le retour en forme du marché automobile... si ce n'est à la dégringolade du prix du pétrole ?

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