Quels "populismes" en Europe ?

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Geert Wilders, président du PVV néerlandais pourrait remporter les élections aux Pays-Bas l'an prochain.
Geert Wilders, président du PVV néerlandais pourrait remporter les élections aux Pays-Bas l'an prochain. (Crédits : © Laszlo Balogh / Reuters)
En Europe, la victoire de Donald Trump a été saluée par les mouvements autoritaires d'extrême-droite qui espèrent profiter de ce précédent. De fait, ces mouvements ont actuellement le vent en poupe en Europe.

Après le Brexit, Donald Trump. L'élection aux Etats-Unis est venue confirmer que « l'impossible » est désormais possible. Elle a relancé l'idée d'une « montée des populistes » des deux côtés de l'Atlantique. Mais qu'en est-il exactement en Europe ?

La crise débutée en 2007, la plus violente depuis 1929, a naturellement laissé des traces politiques. Dix ans après, les effets s'en font encore sentir, en termes d'inégalités de revenus et de territoire, mais aussi en termes de richesses créées. Partout, les classes moyennes se sentent menacées d'une paupérisation que les classes les plus modestes éprouvent déjà au quotidien. Ceux qui ont géré cette crise, et qui sont pour la plupart issus des grands partis traditionnels de l'après-guerre, sont naturellement sur la sellette. Dès lors, des partis alternatifs utilisent cet échec des élites en place pour tenir un discours contre « l'establishment » et promettent de « rendre le pouvoir au peuple » pour effacer les erreurs d'élites qui seraient coupées de la réalité. Ces mouvements sont souvent qualifiés de « populistes » en ce qu'ils opposent une élite qu'ils rejettent à un peuple qu'ils entendent incarner. Mais ils représentent aussi une alternative à un jeu politique traditionnel qui, en donnant l'impression de « tourner à vide », se montre incapable de répondre aux attentes de l'opinion.

Le « populisme » de gauche

Ce « populisme » prend plusieurs formes très diverses qui s'appuie sur différentes réalités historique, sociologique et économique. On peut en distinguer trois formes. Le premier, à gauche, rejette la mondialisation libérale et appelle à un réinvestissement de l'Etat dans l'économie ainsi qu'au maintien des services publics et des protections sociales. Il est fort dans les pays qui ont le plus souffert des politiques d'austérité : en Irlande avec le Sinn Féin, en Espagne avec Podemos, au Portugal avec le Bloc de Gauche et en Grèce avec Syriza. Mais il existe aussi dans des pays où l'austérité a été moins dure, quoique réelle, comme en France, en Belgique ou au Pays-Bas. Ces mouvements s'appuient sur les victimes de la mondialisation et de la crise, mais leur progression semble freiner par plusieurs éléments. D'abord, leur difficulté à convaincre des classes moyennes qui ne sont pas séduits par leurs projets. Cette classe moyenne ne souhaite pas une redistribution des richesses, mais des perspectives pour son propre compte. Ensuite, par le rejet « culturel » de l'héritage marxiste dans la société occidentale contemporaine qui est un élément souvent utilisé contre ces mouvements. En Espagne, Mariano Rajoy et parfois même les Socialistes ont agité le risque « bolchéviste » contre Podemos. On a vu le même mouvement en Grèce contre Syriza. Enfin, l'échec de l'expérience de Syriza en Grèce, organisée par les créanciers européens, a beaucoup contribué à discréditer dans l'opinion ces options. Aujourd'hui, ces mouvements demeurent parfois forts dans certains pays d'Europe, mais leur perspective de progression dans l'opinion demeure limitée. L'expérience espagnole a montré leurs limites.

Le « populisme » libéral

La deuxième forme de « populisme » est un populisme centriste et libéral. Il rejette des élites qui utiliseraient l'Etat à leur profit et entretiendrait une bureaucratie coûteuse et des règles obsolètes à leur profit. Ce populisme se veut « moderne » et s'appuie sur certaines recettes miracles, celles de la libéralisation à outrance et des « réformes », clés pour un paradis futur. Ces mouvements prétendent notamment réduire les impôts grâce à une baisse drastique de la finance publique et aux effets de la libéralisation. Ce « populisme » insiste beaucoup sur la corruption des élites ou leur caractère de castes. Ciudadanos en Espagne en est un exemple, En Marche d'Emmanuel Macron en France, en est un autre. En Allemagne, les Libéraux de la FDP en 2009 avaient beaucoup joué sur cette corde. Ces mouvements « neufs » qui entendent s'imposer dans le jeu politique sont cependant souvent très fragiles. S'ils peuvent séduire certaines parties de la société, si leur audience peut parfois dépasser les 10 % comme la FDP en 2009 ou Ciudadanos en Espagne, leur marge de progression est également très réduite. Ils peinent à s'imposer dans les milieux populaires, ruraux et périurbains et, souvent choyés par une partie de l'élite, ne parviennent pas à s'imposer comme un mouvement de « rupture ». Du reste, souvent, ces partis se fondent dans le paysage politique et y perdent leur caractère subversif. Ainsi de la FDP allemande et de Ciudadanos.

Le « populisme » autoritaire

Reste la forme de populisme la plus répandue et celle qui progresse le plus : l'extrême-droite. C'est celle qui se reconnaît le plus dans Donald Trump. La critique de la mondialisation s'y accompagne d'un rejet de l'immigration, la critique du système politique s'accompagne d'une promesse d'un Etat fort mais peu coûteux. Ce positionnement leur permet de jouer sur plusieurs tableaux : celui d'une défense des classes populaires et des classes moyennes. Aux classes les plus fragilisées, on promet un Etat fort et protecteur. Aux classes moyennes, on promet une protection contre la paupérisation par les baisses d'impôts et le protectionnisme censé défendre l'emploi. C'est pour cette raison que ces mouvements ont le potentiel de progression le plus important. C'est, du reste, un phénomène qui avait permis aux mouvements fascistes de l'emporter durant l'entre-deux-guerres et qui leur permet de faire florès dans des pays en apparence prospères, mais où la crise a fragilisé les structures sociales. Comme ils sont souvent hors du système d'alliance et qu'il ne participe pas au pouvoir, à la différence des deux autres mouvements précités, ils peuvent de plus se prévaloir d'une certaine « pureté antisystème » et donc se présenter comme une authentique alternative. Tous ces "populismes" se renforcent, profitant des faiblesses des deux autres "alternatives" : le FN sera au deuxième tour de la présidentielle française l'an prochain, le PVV pourrait être le premier parti des Pays-Bas aux législatives de mars 2017, la FPÖ pourrait remporter l'élection présidentielle autrichienne en décembre prochain, l'AfD pourrait dépasser les 10 % aux élections fédérales et la Ligue du Nord italienne pourrait plus que doubler son score.

Quelle réponse ?

Ce « populisme » autoritaire et xénophobe est celui qui a donc le plus de perspectives en Europe aujourd'hui. La victoire de Donald Trump apparaîtra désormais comme son modèle. D'ailleurs, ces mouvements ne s'y sont pas trompés et tous ont salué la victoire du milliardaire au nez et à la barbe des sondeurs, du FN français à l'AfD allemand en passant par la FPÖ autrichienne et le PVV néerlandais. En espérant évidemment être la prochaine « surprise ». Les partis traditionnels se doivent donc désormais de trouver une réponse à ce danger, car on sait que ces surprises sont possibles. Il semble évident qu'ils ne peuvent plus se contenter de la défense d'un modèle de croissance qui a échoué et qu'ils doivent proposer des alternatives à leurs propres erreurs et des réponses aux inquiétudes des électeurs. Et cela, sans "perdre son âme" et tomber dans la singerie des programmes de l'extrême-droite, ce qui ne conduit qu'au renforcement de ces mouvements. Une tâche qui semble des plus délicates.

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a écrit le 14/11/2016 à 12:29 :
Il s'agit d'un sondage sorti des urnes, Tambour, qui remet en question les allégations de votre représentant du nationalisme catalan en France , ce qui vous gêne, car quelqu'un qui adhéré à vos thèses racistes, a pour vous toujours raison sur tout. De fait vous et Godin ne connaissez de l'Espagne que la Costa brava (en été)
Réponse de le 14/11/2016 à 21:33 :
Te fatigue pas, va, Cardo. Tes sondages, c'est du pipeau.
Tiens, je ne voulais pas en parler, car je n'y attache aucune importance, mais tu m'y obliges: Va voir le dernier sondage en date, toi qui aimes ça:
http://elmon.cat/noticia/176844/el-si-guanyaria-en-el-referendum-segons-un-sondeig-de-licps
Tu vois ça va, ça vient, mais c'est pas mal pour un suflé qui dégonfle, non ?
Mais quand on aime les sondages, il faut tous les analyser, pas seulement ceux qui plaisent.
Question subsidiaire (à laquelle tu ne répondras pas, comm' d'hab'): C'est quoi les thèses racistes catalanes ? Je suis curieux de voir ça. Un pays qui a ingurgité des millions d'immigrés depuis trois quarts de siècle est taxé de raciste et xénophobe. Mais bon, ça ne mange pas de pain. C'est la méthode Coué, ton système de réflexion ? Quelle pitié !
a écrit le 12/11/2016 à 9:56 :
Observateur de la politique espagnol, je constate régulièrement combien les analyses de Romaric Godin rapport à l'Espagne relèvent des clichés.

Les votants de podemos feraient peur aux classes moyennes? les classes moyennes auraient été sensibles à l'agitation de la peur de bolchevisme???

Selon cette enquête du plus sérieux des instituts de sondages espagnol le CIS

Podemos est en tête parmi les classes supérieures et moyenne supérieur
22% Le PP 16,7% Cs 14,1 PSOE 12,7

Parmi les nouvelles classes moyennes le PP est à 21,8 et Podemos juste derrière avec 21,1%

Parmi les ouvriers qualifiés PSOE est en tête avec 22,1% Podemos est juste derrière avec 21,3%

Parmi les ouvriers non qualifiés c'est le PSOE qui est en tête avec 25,9%
le PP est à 18,4% et Podemos n'est qu'à 16%

C'est parmi les vieilles classes moyennes que Podemos n'est qu'à 10,9%
PSOE à 13,4 et PP à 34,5%

La peur du "rouge" qu'évoque R. Godin agitée par le PP est complètement absente, c'est une argumentation qui ne rapporte rien contre podemos.

C'est dans la tranche d'âge 35-44 ans, que podemos obtiens ses scores les plus importants. 25,3% et arrive en tête.

L'echec de Podemos est du à trois facteurs

1 les risettes aux nationalismes périphériques ne lui ont apporté aucune voix en Catalogne, mais lui en on fait perdre un nombre incalculable dans le reste du pays. (Certes au pays basque il a laissé le parti Bildu réduit à son électorat identitaire.)

2 la Condescendance, voir l'arrogance, dont il a fait preuve à l'égard de la vieille garde communiste et socialiste, ceux là mêmes qui mettaient leur vie en jeu, quand l'Europe regardait ailleurs, et que Pablo n'était pas né, beaucoup on préféré s'abstenir.

3 la trop grande connivence affichée avec Tsipras, qui de fait a été obligé d'avaler toutes les couleuvres que lui servi Merkel. L'identification au projets de Tsipras a été catastrophique, beaucoup sont retournés dans l'abstention

Cette majorité sociale alternative, universaliste et sociale existe en Espagne, (seul pays d'Europe) et pas seulement pour une affaire de crise ou de passé dictatorial imposé contre la volonté du peuple. Cette majorité était en grande parti dans l'abstention aux dernières élections. Un "populisme" aux antipodes du reste des pays d'Europe (sauf peut être au Portugal)
Réponse de le 12/11/2016 à 22:49 :
Qui dira l'incommensurable ridicule de ceux qui ont une foi aveugle envers les sondages ? La dernière leçon en date, à l'occasion des élections américaines, ne leur a pas suffi, semble-t-il. Les instituts se vautrent régulièrement mais ça ne fait rien, et vas-y que je te sors une panoplie de sondages prouvant ceci ou cela, ou bien le contraire.
A côté de ça on entend les bien-pensants qui savent tout qui préconisent d'éviter les référendums car le résultat en est trop aléatoire et peut décevoir. Comme pour le Brexit.
Je ne suis pas contre les sondages, je suis contre l'usage qu'on en fait.
Un seul sondage qui vaille: le REFERENDUM. C'est clair, non ?
a écrit le 10/11/2016 à 17:22 :
APRES 1929 LE NATIONALISME EST VENU AUX POUVOIR S ET NOUS A DONNEE UNE GUERRE MONDIAL AVEC 6 MILIONS DE MORTS. MAIS LE POPULISME N EST PAS LA MEME IDEOLOGIE ?IL DENONCE LA CORRUPTION DES ELITES DEPUIS 3OANS QUI SE SONT BIEN PARTAGER LE GATEAUX DES RICHESSES FAITE PARS TOUS? ET PROPOSE D AUTRES IDEES NOUVELLES POUR TRANFORME LA GESTION DE LA SOCIETE? QUI DOIT EVOLUER POUR NE PAS RETOUNER VERS LE NATIONALISME???
a écrit le 10/11/2016 à 11:30 :
Pour la France, à mon avis la tâche est non seulement délicate mais impossible dans le cadre juridique cumulé de l’union européenne et de la zone euro dans lequel elle se trouve. On verra avec le probable futur Président de la République, Alain Juppé, qu’on ne peut pas s’en sortir en respectant les contraintes d’un système dans lequel on s’est mis et dont les fondements, viciés à la base, ne peuvent plus être fondamentalement changés, en raison des intérêts contradictoires des membres du système. Si vous identifiez une mesure A de changement des règles qui serait favorable à la France mais défavorable à l’Allemagne où à l’Espagne, il faudra renoncer à la mesure A de changement des règles. Ce qui signifie, par exemple, que la crise agricole, en France, va se poursuivre car c’est une crise de non adaptation de la production agricole localisée sur le territoire français au cadre hyper-concurrentiel dans lequel la France et donc l’agriculture française se trouvent.

Un point important s’agissant des populistes voulant mettre en place des mesures protectionnistes, qui sont critiqués par ceux qui pensent qu’il faut rester dans un système concurrentiel. Pour la France, en réalité, le choix ne serait pas entre un système protectionniste et un système concurrentiel, mais entre un système concurrentiel et un système hyper-concurrentiel. Les structures économiques et sociales de la France étaient adaptées au système concurrentiel, vis-à-vis de l’extérieur, dans lequel elle se trouvait avant à la création de la zone euro. C’est leur adaptation au système hyper-concurrentiel dans lequel elle se trouve aujourd’hui qui pose un problème plus ou moins insoluble, plutôt plus que moins je crois.

Pour repasser du système hyper-concurrentiel au système concurrentiel il faudrait, ce qui est plus facile à dire qu’à faire, revenir à une monnaie nationale et se redonner quelques possibilités d’intervention ou d’adaptation à la marge, qu’on n’a plus. L'alternative qui va, en fait, être mise en œuvre sera de faire les adaptations permettant à la France de demeurer dans le système hyper-concurrentiel, c'est que qu'essayent de proposer, dans leur programme économique, les candidats concourant à la primaire de la droite. les résultats de ces tentatives d'adaptation risquent d'être décevants car on a déjà l'expérience des dévaluations internes dans la zone euro et le fait que chaque pays de la zone euro doive en faire une pour être compétitif vis à vis des autres ne permet aucun optimisme pour l'avenir.
a écrit le 10/11/2016 à 9:48 :
Post Scriptum:

Désolé j'ai oublié de mettre un lien vers un article sur Michael Moore beaucoup repris ces derniers temps car il avait prévu cette victoire et son analyse est quand même particulièrement pertinente:

"« Le Brexit américain » prédit par Michael Moore" http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/11/09/le-brexit-americain-predit-par-michael-moore_5028458_4832693.html
a écrit le 10/11/2016 à 9:45 :
"Les partis traditionnels se doivent donc désormais de trouver une réponse à ce danger"

S'il y a bien des institutions incapables de trouver des solutions ce sont bien les partis politiques naturellement de logique conservatrice regardant d'abord l'intérêt du parti et de ses amis plutôt que celui des peuples. On est donc tranquille de ce côté là, et ils ne font que le démontrer un peu plus tous les jours, on ne peut rien attendre de ces gens là si ce n'est qu'ils accélèrent au contraire ce mouvement.

"Une tâche qui semble des plus délicates"

Délicates parce que les politiciens n'ont pas intérêt à empêcher ce mouvement, au contraire, s'ils devaient agir contre ils ne feraient que montrer les énormes défaillances du système dont ils sont à l'origine or ces gens là ne sont pas là pour assumer leurs responsabilités, ces gens là sont faits pour que le pouvoir reste dans les mains de gens, de familles de gens qui sont là depuis des siècles en europe, et des plus riches aux états unis.

On est coincé, soit on se réveille et on se révolte, soit on suit leur logique mortifère jusqu'au bout car bien obligés, nous ne sommes pas en démocratie il ne faut pas l'oublier, en espérant qu'elle ne débouche pas sur une guerre, juste sur un chaos général comme c'est parti pour.
a écrit le 10/11/2016 à 8:35 :
Le propre du libéralisme est de confisquer à son profit le vocabulaire! La personne qui adhère ou tire profit de la mondialisation est un progressiste et la personne qui en est victime est tout de suite cataloguée: populiste c'est un peu court comme argumentation. Une majorité des classes moyennes des pays développés se rend compte qu'elle est victime de la mondialisation qui n'est pas heureuse pour tout le monde comme le dit la bonne presse. Est ce populiste de vouloir reprendre la main en contrôlant démocratiquement un gouvernement élu plutôt qu'à remettre le pouvoir a des structures internationales au seul service des multinationales et du monde de la finance?
a écrit le 10/11/2016 à 8:18 :
L'austérité de l'Europe répond aussi au populisme libéral que vous décrivez. Mais les pays de l'euro sont tout de même dans un cas particulier.

On nous vend l'austérité comme la seul vrai solution pour remettre l'Europe sur la croissance or, on constate que c'est surtout un machine a détricoter les acquis sociaux et engendre du déclassement pour les classes les plus pauvres et les moyennes. Pendant un temps, ça a engendré une réaction de vote vers les partis conservateur. Mais le temps prouve qu'ils ne sont pas la réponse, d'où la montée des populistes de droite. On pourrait faire presque la même analogie concernant les démocrates. En ne répondant pas aux besoin sociaux de leurs électeurs, ils se tournent vers des partis plus a gauche.

Je pense que le problème est tout de même plus profond et différent. Nous somme en train de construire l'Europe. Il y a un besoin de convergence évident pour s'orienter vers cette Europe du futur quelle qu'elle soit. Les besoins prioritaires des peuples ne sont donc pas en rapport avec les réformes utile a cette convergence. Et on peut ajouter que l'Europe est dirigée par le PP, qui a ses propres intérêt politique et repousse une certaine partie de la population européenne.

Il y a aussi le problème économique engendrée par la crise. Le taux de chômage en Europe est colossal et la seul réponse est la méthode Grec et Espagnole. Alors qu'il faudrait, en plus, une relance budgétaire colossale et proportionnée a l’économie de l’Europe.

Je ne crois pas que nous nous orientons vers moins de populisme en proposant aux chômeurs des CDD, des CDI d’intérim et autres contrats précaires. Or, c'est l'avenir qu'on nous vend.

J'ai entendu sur une chaine de France télé: "... isolationnisme voir protectionnisme". Il faut arrêter cette propagande médiocre et puéril. A force de d'inculquer des idioties aux Français, du gros n'importe quoi se prépare. Je pense que nos politiques doivent agir très rapidement, avant les élections en tout cas, et trouver, si possible, une nouvelle politique a l'échelle Européenne. Le cas Trump nous prouve que nous pourrions y laisser des plumes.

Il y a le feu!
Réponse de le 10/11/2016 à 13:27 :
J'ai répondu à votre interrogation avec cinq minutes d'avance.
a écrit le 10/11/2016 à 8:13 :
La "crise" est liée au prix de l'énergie trop faible comparé au cout du travail. Il faut basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique, autrement dit, augmenter le prix de l'énergie pour réduire le cout du travail en finançant les charges sociales et le chomage.
a écrit le 10/11/2016 à 8:08 :
la situation est plus compliqué encore Mr Godin, car vous semblez finir en pensant que le problème est économique au fond. C'est faux quand on voit l'Autriche ou le Danemark, voir la Suisse.
L UE si elle harmonisait et bannissait le dumping social arrangerait sans doute un peu les choses, mais ça ne suffirait sans doute pas; nos gouvernements en réglant des problèmes comme le chômage ou l'insécurité aussi; il faut espérer que ce soit suffisant pour les classes moyennes...
Parce que sinon comment apporter des réponses à des gens ne supportant pas de voir le monde changer et qui vive le fantasme d'un monde d'avant hier..?
a écrit le 10/11/2016 à 7:49 :
Il ne faut pas tout intellectualiser. Les socialistes façon Obama, Clinton ou Hollande pourrissent la vie des gens qui travaillent et des retraités. Les français ne comprennent pas l'horreur de l'Obamacare. C'est pourtant la raison principale du succès de Trump.
Réponse de le 10/11/2016 à 9:37 :
"Les français ne comprennent pas l'horreur de l'Obamacare"

Plusieurs millions d'Américains ont souscrit à une assurance-maladie c'est ça l'horreur ?
Apparemment tu as les moyens d'être de droite.
Réponse de le 10/11/2016 à 10:42 :
Et arrêtez de tout confondre, Obama et Clinton ne sont pas des socialistes et les comparaisons ont leurs limites
Si l’élection US avait eu lieu avec nos critères démocratiques français (1 homme, 1 voix) c'est Clinton qui aurait gagné avec 200 000 voix d'avance.

Les français en comprennent en effet pas l'horreur de l'Obamacare, ils ont le RSA et la CMU, que la droite ne supprimera jamais parce que ce serait le triomphe du FN.
Réponse de le 10/11/2016 à 11:29 :
@lachose: reaction franchouillarde ! En Amérique du Nord, l'employeur a un programem d'avantages sociaux pour ses employés qui, j'en conviens, ne couvre pas tout (généralement $ 1500 pour la maladie et $ 1000 pour les dents). D'un autre côté, les employés ont une complémentaire (à leur charge). L'avantage tout de même, c'est que contrairement à la France, on ne vas pas chez le médecin pour une égratignure et compte tenu que les remboursements sont limités, on ne remplit pas non plus l'armoire à pharmacie pour épater le voisin. Autre avantage, c'est que les remboursements étant limités, les assureurs ne peuvent se permettre de taxer au maximum en se disant que de toute façon la sécu remboursera. Et pour cexu qui l'ignoreraient, la sécu, c'est tout un chacun :-)
a écrit le 09/11/2016 à 20:57 :
La question est combien de temps les peuples vont-ils laisser aux élites et à l'UE pour se ressaisir.
Réponse : Aucun
Réponse de le 10/11/2016 à 6:12 :
Avec les élites...
Tout se délite....
a écrit le 09/11/2016 à 19:16 :
On va peut-être en sortir de ces idées sordides que l'on nous imposent depuis des années , cet univers de gauche qui créer des pauvres et de plus en plus réduit l'espace de notre parole par des lois nous interdisant de nous exprimer sur tous les sujets .
a écrit le 09/11/2016 à 19:04 :
Que de longs discours pour exprimer une chose simple: le populisme, c'est quand on raconte n'importe quoi pour se faire élire, et qu'ensuite, bien entendu, on ne tient pas ses promesses. A cet égard, peu nombreux sont les politiques qui ne sont pas populists à merci. Trump ou Lepen ne parle pas de "rejet de l'immigration", mais d'expulsion des illégaux, ce n'est pas la même chose. Il me parait normal que si je dois respecter les lois, les autres en fassent autant, non ??? et ce n'est pas du populisme que de le dire :-)

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