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Entreprises - 07/05/2012 | 16:41 - 799 mots

Le top 5 des entreprises américaines les plus rentables

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latribune.fr

Au jeu des entreprises réalisant le plus gros chiffre d'affaires aux États-Unis, c'est Exxon Mobil qui l'emporte. Wal-Mart est rétrogradé sur la seconde marche du podium, et l'automobile fait son grand retour dans le top 5.

Les 500 plus grosses entreprises américaines ont enregistré l'an dernier des bénéfices record malgré la reprise encore faiblarde aux Etats-Unis, le géant énergétique ExxonMobil détrônant Wal-Mart en tête du classement publié ce lundi par le magazine Fortune. "Les bénéfices combinés des 500 plus grosses entreprises américaines en terme de chiffre d'affaires ont augmenté de 16,4% l'an dernier pour atteindre le niveau record de 824,5 milliards de dollars, éclipsant le précédent record qui datait de 2006 avec 785 milliards de dollars", écrit Fortune. Voici les 5 premières entreprises du Fortune 500 2012.

1. Exxon Mobil remonte sur la première marche du podium

Avec un chiffre d'affaires de 453 milliards de dollars, le groupe énergétique détrône Wal-Mart et redevient numéro 1 pour la treizième fois. ExxonMobil a dégagé 41,1 milliards de dollars de bénéfices l'an dernier, en hausse de 35% sur un an. Une année exceptionnelle pour Exxon, dont le chiffre d'affaires a bondi de 28% à 452,9 milliards de dollars. La hausse des prix du pétrole ont certes considérablement aidé aux bons résultats du géant de l'énergie, mais le groupe doit également son succès à un positionnement réussi sur le marché controversé de la fracturation hydraulique (extraction de gaz de schistes), souligne Fortune. Et avec la demande d'énergie qui devrait continuer de grimper au cours des prochaines décennies, la bataille du gaz de schistes ne fait que commencer, avait confié au magazine Rex Tillerson, le directeur général du groupe énergétique.

2. Wal-Mart déchu malgré une hausse de son chiffre d'affaires de 6 %

"C'est la sixième fois qu'Exxon et Wal-Mart échangent les deux premières places depuis dix ans", commente Fortune. Le numéro un mondial de la distribution a vu son bénéfice reculer de 4,2% l'an dernier à 15,7 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires en hausse de 6% à 447,0 milliards. Après deux ans à la tête du classement, Wal-Mart paye sa politique de prix agressive mise en place pour faire face à la chute de ses ventes aux États-Unis. Le géant de la grande distribution a eu du mal à maintenir une croissance dans ses magasins américains, dans un contexte économique toujours fragile. L'activité à l'étranger reste a contrario une source de croissance importante pour le groupe, relève Fortune, puisque le chiffre d'affaires hors Etats-Unis est en hausse de 13,1 % en 2011 à 35,5 milliards de dollars.

3. Chevron, également porté par les prix du pétrole

Le groupe énergétique Chevron reste en troisième place avec un bénéfice en hausse de 41% en 2011 à 26,9 milliards de dollars, pour un chiffre d'affaires en progression de 24% à 253,4 milliards de dollars. Dopé par la hausse des prix de l'énergie, Chevron mise par ailleurs beaucoup sur l'Australie, l'Afrique et le Golfe du Mexique, zones dans lesquelles le groupe espère un retour sur investissement dès 2014.

4. L'énergie toujours, avec ConocoPhillips

ConocoPhillips, un autre groupe énergétique maintient également sa position en figurant au pied du podium avec un bénéfice 2011 en hausse de 10% sur un an à 12,4 milliards de dollars, pour un chiffre d'affaires qui grimpe de 26% à 251,2 milliards.

5. Le retour de General Motors

Le géant de l'automobile remonte de trois places dans le classement Fortune 500 2012. Seulement deux ans après la crainte d'une faillite, General Motors accroche la 5ème place avec un bénéfice annuel de 7,6 milliards de dollars et des ventes de 150,3 milliards. "Personne ne devrait être plus satisfait de ces chiffres que les syndicats de General Motors, qui ont négocié un partage des bénéfices lors de la restructuration du groupe. Quelque 47.000 salariés ont reçu des chèques d'un montant moyen de 7.000 dollars soit 4.300 dollars de plus qu'en 2010", souligne Fortune.

L'emploi, variable d'ajustement

"Au vu de la reprise atone et de consommateurs se débattant encore pour sortir de la crise, on s'attendrait à ce que les grandes entreprises américaines se traînent au lieu de galoper", a commenté le magazine. "Mais elles se sont montrées extrêmement agiles, modifiant rapidement leur gamme de produits et produisant plus pour moins cher", a-t-il ajouté. Les entreprises ont en effet taillé dans leurs coûts, particulièrement leurs coûts salariaux qui représentent 70 % de leurs dépenses. et la reprise économique n'a pas convaincu les grands groupes d'embaucher à nouveau, précise Fortune. Les entreprises du classement Fortune 500 emploient collectivement près de 17 millions de personnes aux Etats-Unis et en font travailler indirectement des millions d'autres. Elles emploient 25,8 millions de personnes dans le monde entier, à peine 1% de plus qu'en 2007, note le magazine.


07/05/2012, 16:41  | 
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  • Djays a écrit le 08/05/2012 à 08:09 :

    • Si la reprise d'un classement US est toujours interessant, il serait de bon ton pour un journal tel que la tribune de faire la distinction entre rentabilité et chiffre d'affaires (mélange des genres trop souvent évoqué et trompeur surtout dans un pays où l'argent est vu en horreur). Toujours est il que ce classement s'appuit visiblement sur le chiffre d'affaires (chevron 3e avec 26Mds de profit vs. wall mart second avec 15.7Mds) et non la rentabilité (tant absolu que en termes de marge) il ne s'agit peut être pour vous que d'un détail mais ceci conduit à des conclusions qui peuvent se reveler fausses (non l'industrie automobile n'est pas la plus rentable, non ce n'est pas parce que votre société réalise bcp de chiffre d'affaires qu'elle gagne de l'argent et spolie ses salariés).

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  • The President K a écrit le 07/05/2012 à 23:10 :

    • Et Apple dans tout cela, ils en sont où?

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  • Bénéfices a écrit le 07/05/2012 à 22:36 depuis un Iphone :

    • En France on demanderait de confisquer de tels bénéfices ... mais en France nous serons bientôt au delà du 10eme rang mondial ... Petit petit et bientôt encore plus petit ... LO et le NPA viellent pour que nous devenions une terre de misère ... la seule oú ils pensent pouvoir prendre le pouvoir (pour escarfier les très méchants capitalistes (qui pourtant financent leurs heures de délégation !!))

      • samarinda a répondu le 08/05/2012 à 09:06:

        • Je crois que le mal bien français de taxer le gain du travail ou de l'investissement n'est pas du à LO,NPA et autre dont M. Mélenchon mais aussi àla droite. M. Sarkozy a taxé l'investissement par une taxe sur les actions et dividendes mais a baissé le coût de l'argent qui dort BIEN et sans risque par une baisse de l'ISF. Notre pays a toujours eu du mal a accepter le gain par le risque, nous avons depuis la révolution pris le riche dont je ne suis pas pour un nanti sur le dos des plus pauvres bien sur la tranmission par génération existe et montre les limites de l'incompétence bien née comme M. Lagardère qui est dans une nasse du déclin.

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    • Je crois que le mal bien français de taxer le gain du travail ou de l'investissement n'est pas du à LO,NPA et autre dont M. Mélenchon mais aussi àla droite. M. Sarkozy a taxé l'investissement par une taxe sur les actions et dividendes mais a...

      par samarinda le 08/05/2012 à 09:06

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