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Dexia accuse la plus forte perte de son histoire

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La banque franco-belge enregistre une perte nette de 4,032 milliards d'euros, selon ses résultats trimestriels publiés ce jeudi.

Même en 2008, Dexia n'avait pas enregistré une telle perte. C'est dans un contexte tendu sur les marchés européens que la banque franco-belge annonçait ce jeudi les plus mauvais chiffres de son histoire : 4,032 milliards d'euros de perte au deuxième trimestre.

Lors de la crise de 2008, le groupe financier avait perdu 3,3 milliards d'euros. Sauvée de la faillite à l'automne de cette année-là grâce à un renflouement consenti par les Etats belge, français et luxembourgeois, Dexia a depuis été contraint par les autorités européennes de céder de nombreuses filiales.

La cession d'un portefeuille d'actifs toxiques dans le cadre de sa restructuration, ainsi que sa contribution au plan d'aide sur la dette souveraine grecque expliquent ses mauvais résultats. Pour Athènes, la banque a participé à hauteur de 338 millions d'euros.

Dexia, dont le cours de Bourse flirte actuellement avec ses plus bas historiques, avait déjà prévenu fin mai que la vente de ces actifs risqués se traduirait par des coûts de 3,6 milliards d'euros au deuxième trimestre.

A environ 1,65 euro par action, la capitalisation boursière de la banque atteint environ 3,2 milliards d'euros. Dexia a déjà averti qu'elle ne verserait pas de dividende pour 2011, exercice au cours duquel elle compte poursuivre sa restructuration.

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Commentaires

MK  a écrit le 08/08/2011 à 21:34 :

ce n'est que le début des plus grande faillites !!