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Banques : Et maintenant l'addition !

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Severine Sollier  |   -  572  mots
Le président de la Commission européenne a appelé ce mercredi l'Europe à renforcer "urgemment" les fonds propres de ses banques pour stopper la contagion de la crise de la dette. Mais il s'est contenté de déclarations générales et ne s'est pas prononcé sur le sujet pourtant majeur de la réforme bancaire.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait promis des « propositions » concernant le renforcement des fonds propres des banques. Son discours mercredi ressemble plutôt à une profession de foi. Il faut « restaurer la confiance dans le secteur bancaire européen », a-t-il déclaré.

Pour y parvenir, il préconise un « effort de recapitalisation, coordonné et ciblé ». Aucune surprise sur ceux qu'ils désignent comme les chefs d'orchestre de l'opération : les États membres, l'Autorité bancaire européenne et la Banque centrale européenne aux côtés de la Commission. En pratique, les banques devraient d'abord faire appel à des ressources privées, puis solliciter le soutien des États membres et en dernier recours celui du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ce dernier devrait être renforcé, selon José Manuel Barroso. Car la recapitalisation des banques doit, pour lui, intervenir « urgemment » afin d'arrêter la contagion de la crise de la dette qui a désormais atteint une ampleur « systémique ».

Le président de la Commission européenne s'est cependant gardé d'être plus précis sur les niveaux de fonds propres attendus. Selon des informations du « Financial Times », l'Autorité bancaire européenne envisagerait de porter de 7 % à 9 % le niveau du ratio de fonds propres « durs » (Core Tier One) des banques et de rendre cette exigence applicable dans six ou neuf mois, au lieu de 2019 prévu initialement par les normes prudentielles de Bâle III (lire page 3). Ces chiffres, non confirmés, n'ont pas soulevé beaucoup d'émotion en France. Les trois banques cotées BNP Paribas, Crédit Agricolegricole et Société Généralecute; Générale ont en effet déjà indiqué être en mesure d'atteindre un ratio de fonds propres « durs » de 9 %, et même davantage en 2013. Mais il est vrai que le seuil a été fixé à 10 % en Grande-Bretagne et en Suisse (lire p. 4).

Choc économique

La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a pour sa part manifesté la volonté du gouvernement français « d'anticiper sur la mise en oeuvre de ces règles » de Bâle III et souhaité en Europe une « règle du jeu collective en termes de fonds propres, de recapitalisation et de solidité ». Elle a par ailleurs affirmé que « la France ne ferait pas appel au FESF ».

Les fonds propres ne constituent cependant que l'un des aspects de la solidité des banques, comme le montre le démantèlement actuel de la banque Dexia qui, bien qu'ayant passé avec succès les tests de résistance en juillet, en affichant un ratio de fonds propres « durs » de 10,4 % en cas de choc économique majeur, a chuté sur un manque de liquidités.

Le président de la Commission européenne ne s'est pas s'aventuré sur ce terrain ou sur celui, plus global, de la réforme structurelle des banques. De ce point de vue, l'exécutif européen reste en retrait par rapport à ce qui est envisagé aux États-Unis ou même en Grande-Bretagne avec la séparation partielle entre banque d'investissement et banque de détail (lire p. 4). José Manuel Barroso a simplement demandé l'interdiction du versement de dividendes pour les établissements qui ne respectent pas les nouveaux critères de fonds propres. L'objectif de son discours a néanmoins été atteint : il a rassuré les marchés... Au moins pour quelques heures. Les valeurs bancaires européennes affichaient une nette progression en Bourse ce mercredi.

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Commentaires

revolution  a écrit le 15/10/2011 à 14:13 :

L'origine de la crise c'est la deregulation qui a permit a des institutions financières de revendre dans toutes les bourses du monde des créances immobilières d'américains insolvables !!!!! Voilà c'est tout !!! et que cette idée vienne du gouvernement américain (que l'on peut difficilement cataloguer de socialiste) ou d'un trader , ou d'un cadre d'une banque , ou de tous ensemble on s'en fout !!!! l'état français n'a rien a voir avec cela et moi non plus (Sarko qui voulait mettre en place les Subprimes en France par contre .... ) . Que les institutions financières en question payent leur pertes !! et pour la Grèce , si les institutions financières qui ont acheté de leur dette ont été incompétentes (pour avoir acheter de la dette d'un pays ou visiblement personne ou presque ne paye ses impôts , ceci dit je comprend cela devait les séduire même ...) , qu'elle payent aussi leur pertes !!!!! IL Y EN MARRE QUE L'ETAT ET LES CON-TRIBUABLES SOIENT PRIS A LA FOIS COMME BOUEE DE SAUVETAGE ET CAUSE DE TOUS LES MAUX !!!!!

Oui mais les banques tiennent en otage l'économie du pays et du monde!  a répondu le 19/10/2011 à 14:27:

Oui mais les banques tiennent en otage l'économie du pays et du monde!
Aucune solution n?est vraiment la meilleure sauf peut être une taxe sur les banques qui financent les futurs faillîtes de ces banques!!

Machiavelli  a écrit le 14/10/2011 à 16:36 :

Une décote de 60% sur les titres grecs ne serait pas suffisante, les 40% restant représenteraient un fardeau qui achèverait l'économie grecque déjà agonisante.
Une décote de 80% serait nécessaire pour que la Grèce ait une vrai chance de s'en sortir.
On ne peut pas sauver les banques et la Grèce, il faut choisir sinon la crise, comme certaines maladies non soignées, deviendra chronique.

D'après certains économistes, l'Europe n'as meme pas les moyens de se sauver!!  a écrit le 14/10/2011 à 9:16 :

D'après certains économistes, l'Europe n'as meme pas les moyens de se sauver.

Cela se passe nécessairement par une solution mondiale et surtout avec des émergeants.

Seul le développement des pays pauvres en préservant l?environnement est une solution crédible pour donner un nouveau souffle à l?emploi !

Mais vu les discours sur la de mondialisation en France et en Europe, ça ne va pas être chose facile!!

Le fantasme français de la de mondialisation va bientôt toucher à sa fin!  a répondu le 14/10/2011 à 10:03:

C'est sur ! Même le FMI le confirme !

Le fantasme français de la de mondialisation va bientôt toucher à sa fin! Le retour des brics dans le capital de FMI et donc des banques françaises et européennes est dans quelques semaines!!

Jean (avec une majuscule, pas comme celui du dessous)  a écrit le 13/10/2011 à 19:09 :

Tout dépend ce qu'on appelle fonds propres. Selon Bloomberg, les "vrais" fonds propres de Dexia étaient de 6 milliards, pour 540 milliards de bilan, soit environ 1% de fonds propres, soit 10 fois moins que son ratio tier 1 officiel. Pourquoi un tel écart ? Parce que la régulation laxiste permets aux banques de compter comme "fonds propres " tout un tas de choses qui ne devraient pas compter, comme les goodwill (réduction d'impôt futures si la banque fait des bénéfices, réduction accordée suite aux pertes précédentes), Alors le ratio officiel de fonds propres ne signifie pas grand chose. Par exemple Crédit Agricole a un bilan 48 fois plus élevé que ses fonds propres, soit 2% de fonds propres, selon Challenges, on est donc très très loin des 9%.

jean  a écrit le 13/10/2011 à 15:17 :

Ou en est Natixis ????

jean  a écrit le 13/10/2011 à 15:17 :

et Natixis ??

lesclaudius  a écrit le 13/10/2011 à 14:25 :

si les états doivent recapitaliser les banques avec de l'argent qu'ils n'ont pas, ils vont devoir l'emprunter aux banques qui prêtent déjà (officiellement si leurs bilans tiennent compte des dépréciations qu'ils devront tôt ou tard passer) dix fois leurs capitaux propres ! donc le système va continuer a fabriquer de la fausse monnaie.
comme les grands argentiers refusent l'inflation qui aurait piqué en douceur l'argent dans la poche des rentiers que nous sommes (enfin certains, car si l'état c'est appauvri, tel n'est pas le cas de tout le monde), il faudra bien payer la folie dépensière de nos élus de droites, de gauche, et de tous les niveaux administratifs qui se superposent et inventent des subventions, des niches fiscales a qui mieux mieux pour faire plaisir à leurs électeurs et pour en enrichir certains plus que d'autres (mais on ne peut pas critiquer ceux qui comprennent un système et en profite, c'est le système qui est absurde).

marie210917  a répondu le 13/10/2011 à 16:26:

Entièrement d'accord avec vous.

Nos politiques sont ou fous ou de très très grande incompétence (je penche pour la dernière)

Jean  a répondu le 13/10/2011 à 19:11:

C'est ourquoi les états ne doivent pas recapitaliser les banques : que les banques fassent appel à des fonds privés, ou fassent des économies (sur les dividendes et bonus notamment) pour éviter de dilapider leur peu de fonds propres.

Guyver  a écrit le 13/10/2011 à 13:58 :

Le système va s'effondrer. C'est inéluctable. Pas à cause de l'incompétence de nos dirigeants. Pas à cause de l'avidité des créanciers. A cause du système monétaire lui-même. Depuis les révolutions industrielle et technologique, il faut de moins en moins de travail pour produire quelque chose. Donc on paie de moins en moins les consommateurs, et la machine se grippe. On peut la maintenir en vie artificiellement par le crédit, mais à un moment ça coince.
C'est un changement de paradigme qu'il nous faut. Plutôt que de produire peu (au nom de la loi de l'offre et de la demande), libérons les vannes, et partageons équitablement les richesses que nous produirons ainsi en abondance.
C'est ça ou la misère, les violences, la guerre et l'injustice jusqu'à provoquer notre extinction.

Gentil tout ca mais comment ?  a répondu le 14/10/2011 à 9:05:

Gentil tout ca mais comment ?

Guyver  a écrit le 13/10/2011 à 12:48 :

L'issue de cette partie de monopoly ne fait aucun doute. On ne peut pas vivre à crédit indéfiniment. Mais il n'y a pas assez de travail pour que les consommateurs fassent tourner la machine financière, à cause de l'automatisation.
Donc nous n'avons que deux alternatives : changer fondamentalement le système (il y a d'autres moyens que l'argent pour se répartir les richesses) ou nous entretuer en son nom.
Allez voir ZEITGEIST.

CHARLOT  a écrit le 13/10/2011 à 12:08 :

les stress tests ont été passés sans décote des dettes souveraines, donc les ratios de Dexia ne veulent rien dire. On n'en serait pas à creer une structure de defaisance s'il s'agissait d un problème de liquidité. Que Mr mariani prenne les gens pour des billes, c est son droit et il est grassement payé pour ça. Que des journalistes lui emboitent le pas c est navrant

cliquet  a écrit le 13/10/2011 à 11:36 :

Au moins pour mercredi, car jeudi est dtfférent. Pourquoi vouloir a tout prix faire de l'acharnement therapeutique sur le maintien de l'euro qui ne correspond plus a rien. Les critères de convergences (pourtant indispensables à minima) de Maastritch sont oubliés depuis longtemps et le traité de Lisbonne est innaplicable. Alors, il faut être réaliste et chacun reprend ses billes afin de suivre la politique monétaire qu'il veut (ou qu'il, peut...)
L'Angleterre n'est pas dans l'euro et ne semble pas avoir envie d'y rentrer.
Se porte -t-elle plus mal?

jeanpierrecanot  a écrit le 13/10/2011 à 8:07 :

POURQUOI DEVRAIT-ON RECAPITALISER LES BANQUES ?


Personne ne s?est encore posé la question à propos de la soudaine nécessité pour certains de recapitaliser les banques, de savoir à quoi servent les banques.
On a coutume de dire que les banques ont trois fonctions :

- Gérer des moyens de paiement

- Accorder des crédits

- Recevoir des dépôts.

Elles n?ont en fait qu?une seule fonction : gérer la monnaie.
Le précepte « À la sueur de ton front tu mangeras du pain » était à la base de la création monétaire, tout produit ou service obtenu à la sueur du front pouvant être échangé en fonction des besoins de chacun. Il fallait pour ce faire trouver un outil de mesure de la valeur de ces produits ou service, c?était la monnaie.

C?est la banque qui permet donc :

-De gérer les moyens de paiement en substituant l?échange de monnaie au simple troc.

- De stocker pour chacun la valeur monétaire de ses productions par la réception des dépôts et de l?épargne.

- D?anticiper la création monétaire par le crédit en considérant que le pain sera produit par une sueur à venir.

On devrait en déduire bien facilement ce que la banque ne doit pas faire :

- Gérer des moyens de paiement qui n?ont aucune contrepartie économique : production de biens et de services.

- Stocker des valeurs monétaires de produits ou services fictifs.

- Anticiper une création monétaire qui n?aura jamais lieu.

Il se trouve que la banque fait de pus en plus ce qu?elle ne devrait pas faire, et de moins en moins ce qu?elle devait faire.

Nous sommes en effet entrés sans doute pour longtemps dans l?ère de l?économie virtuelle et de la monnaie fictive où :

- La monnaie battue et sans cesse rebattue n?est plus le résultat de production à la sueur du front mais dans un véritable cycle infernal à partir de cette monnaie.

- Les nouveaux produits financiers ne sont donc plus la contrepartie d?une saine activité économique cf. produits toxiques.

- La création monétaire n?est plus que de fausse monnaie, cf. les subprimes.

Il suffit de regarder le bilan d?une banque pour comprendre, mais au lieu de dire passif à droite et actif à gauche, disons : l?argent dont dispose la banque à droite et ce qu?elle en fait à gauche.

De façon très schématique il y a :

En haut à droite le capital, puis les réserves et les provisions non spécialisées, c'est-à-dire des sommes mises de côté à partir des bénéfices en cas de besoins imprévus.
Ce « capital » au sens large a pour contrepartie à gauche, les immobilisations, c'est-à-dire tous les outils matériels dont la banque à besoin auxquels s?ajoutent d?éventuelles participations de longue durée dans des entreprises dont elle utilise les services.
Il peut s?y ajouter en fonction du capital disponible des prêts dits sur ressources propres.

Plus bas à droite les sommes empruntées par la banque :

- L?épargne et les dépôts des clients qui doivent pouvoir être restitués à tout moment pour les dépôts, et au terme fixé contractuellement pour l?épargne.

- Les emprunts éventuels auprès de la banque centrale ou d?autres banques via les marchés monétaire et financier.
La contrepartie à gauche réside essentiellement dans les crédits consentis, dits à court, moyen et long terme en fonction de leur durée.
La durée des crédits doit correspondre à la durée de la ressource utilisée ( à droite) avec une exception pour les dépôts à vue dont l?unité de temps est comme leur nom l?indique le jour.
Les dépôts à vue peuvent en effet être utilisés pour des crédits à court terme d?une durée d?un à deux ans, ou à moyen terme jusqu?à sept ans.
Ceci implique la mise en place de ratios prudentiels, contrôlés par la banque centrale, qui font que seule une partie des dépôts, généralement 66 %, peut être utilisée en crédits. A ceci s?ajoutent :

- La possibilité d?escompte des crédits auprès de la banque centrale, c'est-à-dire d?avance de sommes dont la banque ne disposerait pas pour faire ces crédits.

- La constitution de fonds de garantie par les banques qui permettraient de faire face à une demande massive et soudaine de récupération des dépôts à vue.

On voit donc bien que dans le cadre du fonctionnement normal de la banque il n?y a pas lieu d?augmenter le capital au-delà des besoins qu?il est appelé à couvrir, majorés éventuellement de réserves de précaution.

La recapitalisation des banques, qui présentent un bilan normal tel qu?évoqué ci-dessus, ne peut donc être envisagée que si l?on entend poursuivre dans la voie de l?économie virtuelle et de la monnaie fictive où la banque devient un outil de production monétaire.
En effet cela signifierait que la banque a prêté au-delà des espérances normales de remboursement, notamment pour des opérations de seule production monétaire n?ayant aucune contrepartie économique.
Ceci conduirait la banque, si elle ne trouve pas un moyen de se recapitaliser donc de trouver de la ressource stable dans le temps, à ne plus pouvoir assurer la liquidité des dépôts à vue ou le remboursement de l?épargne aux échéances prévues.
À défaut de recapitalisation la banque se trouve donc là obligée de rentrer dans le cycle infernal de l?emprunt pour rembourser les emprunts.
C?est le processus tout aussi infernal de la cavalerie bancaire que l?on observe depuis quelques temps, où la Grèce et combien d?autres bientôt, emprunte à l?Union Européenne qui emprunte aux divers États membres, qui emprunteront sans doute à la Grèce !

Ne lisait-on pas sur nos vieux billets de la Banque de France : « Le contrefacteur sera puni des travaux forcés à perpétuité » ?

kiki 67  a répondu le 13/10/2011 à 9:27:

@jeanpierrecanot. Il n'est pas nécessaire de faire de longs commentaires ou de se poser un tas de questions. Il y a encore plus de 10 000 milliards d'actifs virtuels pourris qui circulent dans le monde, notamment dans les banques. Pour compenser cette "perte", le contribuable va payer. c'est tout simplement SCANDALEUX ! Malheureusement cela ne sert à rien de s'égosiller. Il faut agir mais il n'y a aucune structure anti-banque et anti-tout qui puisse le faire et c'est doublement malheureux.

Tzeensh  a répondu le 13/10/2011 à 11:35:

@Kiki67 , vous pourriez faire comme Jeanpierrecanot, bien que je ne suis pas d'accord avec ses propos, au moins il ne fais pas revolutionnaire abruti.

@Jeanpierrecarnot, joli commentaire, cependant je reviens sur ce que vous avez dit "Une banque fais de plus en plus ce qu'elle ne doit pas faire." Au contraire, une banque avant tout est une entreprise, le but principal de tout entreprise privée est : Faire des bénéfices. Une entreprise qui ne fait pas de bénéfice coule. Lehmann B. n'a pas fait de bénéfice, elle a coulée.
Vous parlez également d'une spirale infernal de remboursement d'emprunts pour rembourser d'autres emprunts etc, certes, et c'est bien la problématique économique principale actuelle, les solutions possibles :
-Donner de l'argent pour rembourser complètement ces emprunts pour effacer les dettes : Problème : De l'argent, plus personne n'en a, ou du moins pas suffisemment.
-Laisser les endettés s'effondrer seuls avec leurs dettes : Inutile de dire quelle conséquence cela aura sur l'intégralité du monde.
-Lancer des politiques de diminution des taux d'emprunts pour réduire les dettes a moyen/longs terme. Problème : Les agences de notation.

Jean  a répondu le 13/10/2011 à 19:14:

@ kiki 67. Oui, vous avez raison. Mais il commence à y avoir des moyens de protester : les différents moyens d'indignation, les indignés Espagnols et grecs, Occupy Wall Street, soutenu par deux prix noble d'économie, Stiglitz et Krugman, et les mouvement français similaires (mais avec, pour l'instant, moins d'ampleur). Cf Démocratie réelle, et les manifs du 15 octobre, ce vendredi. Participez y.

napalm  a écrit le 13/10/2011 à 7:56 :

Drôlement bouffi le Barroso ! La situation actuelle ne doit pas lui couper l'appétit ... à lui!
De toutes façons tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et le contribuable n'a pas fini de mettre la main au portefeuille .
Et pendant ce temps là... les "manipulateurs de cours de bourse" continuent de se gaver. Que ça monte ou que ça baisse !

ludo31  a écrit le 13/10/2011 à 7:44 :

vivement que 2012 se rapproche pour sortir ce pays de ce trou sans fin

onawanta  a répondu le 13/10/2011 à 9:22:

cher ludo31, en 2012 on n'en sortira pas, on s'enfoncera encore davantage (et ce n'est pas lié à l'élection présidentielle française)

Tzeensh  a répondu le 13/10/2011 à 11:36:

Bah si justement ca l'est. La question n'est même pas de sortir le pays a court terme du trou. La vraie problématique est : Comment faire pour que le pays tombe dans le trou le moins profond possible?
Ce n'est pas Francois hollande qui nous le dira messieurs dames. L'heure est a la rigueur, pas au social.

Ahbon  a répondu le 15/10/2011 à 14:01:

@Tzeensh la rigueur ne fonctionne que si on est les seuls ou presque a la mettre en place (comme l'Allemagne dans les années 2000) ... la rigueur dans tous les pays en même temps ce ne sera pas la rigueur mais l'écroulement du système (et peut être la guerre) ... les brailleurs anti social et leur solutions a deux francs me font rigoler .....

pmxr  a écrit le 13/10/2011 à 7:20 :

Le renforcement urgent des fonds propres des banques européennes ... nous indique le tres probable défaut de la Grèce ! (CQFD)

Tzeensh  a répondu le 13/10/2011 à 11:37:

Impossible de le prédire, c'est une issue possible, certes. Mais pas sure, tout dépend des politiques économiques européennes et mondiales qui seront prises.

watch  a écrit le 13/10/2011 à 7:18 :

Il serait temps de savoir avec précision le montant des pertes et/ou des produits toxiques détenus par les banques. En particulier tout ce qui touche au domaine public ( Etats, Régions, Communes, etc. ).
Pour moi, les banques sont pratiquement toutes rentables, sauf quand elles sont vérolées par les politiques ...

Jean  a répondu le 13/10/2011 à 19:18:

Hum hum. Lehman Brothers, Washington Mutual, Bear Stearms, Meryll Lynch, Allied Irish Banks et les autres banques Irlandaises, Northern Rock, AIG, Fannie Mae, Freddy Mac, Royal Bank of Scotland, Fortis, Hypo Real Estate... AUtant de banques totalement privées qui se sont écroulées et ont dû être sauvées par les états quand elles n'ont pas totalement fait faillite... Quelle belle réussite, toutes ces banques privées si rentables !!!

estresso  a écrit le 13/10/2011 à 6:19 :

la malhonneteté de nos dirigeants est demontrée de manière éclatante avec le scandale des stress test , cette affaire est tres grave car prouve que la nomenclatura européeenne est prête a toutes les manoeuvres pour falsifier la réalité et tromper la population , des stress test probablement aussi mahonnetes ont été menés sur les centrales nucleaires ils n'ont aucune credibilté vu les actes de nos gouvernants

Euroskul  a écrit le 13/10/2011 à 6:02 :

Un problème : la banque n´accepte pas l ´augmentation de son propre capital !

Tzeensh  a répondu le 13/10/2011 à 11:39:

Faux. Au contraire, plus elle en a, mieux c'est. Anticiper d'eventuelles mesures d'augmentations du core tier one permet également d'anticiper d'eventuels problèmes.

Gilles1  a écrit le 13/10/2011 à 5:57 :

Rien ne va plus. Les Grecs ont pris leur retraite à 50 ans tandis que les autres Européens doivent attendre 65-67 ans. Tout cela va très très mal se terminer et les politiciens sont complètement désemparés.

churchill  a écrit le 13/10/2011 à 5:49 :

d'un autre cote, le contribuable commence a en avoir marre de la nationalisation des pertes........ cela dit, la suite est deja ecrite ( tt est ... dans le hors bilan; ca s'annonce comme la crise immo de 93)

Mordrakheen  a répondu le 13/10/2011 à 6:48:

de quelles pertes parlez vous? toutes les banques françaises sont bénéficaires et l emprunt fait a ete rembourser en avance avec un bénéf net pour l Etat de plus de deux milliards ...

candide  a répondu le 13/10/2011 à 7:39:

@Mordrakheen: les bilans des banques sont opaques, beaucoup de chose sont comptabilisé hors bilan. Si (et c'est avéré) les banques ont prêté de l'argent à la Grèce et que cette dernière ne rembourse pas, c'est une perte directe (soit des milliards). De plus aujourd'hui, personne ne sait qui détient les CDS sur la Grèce et qui sont les assureurs ! donc bombe à retardement près à exploser à tout moment. Et nous risquons de nouveau de payer pour nos banques.

TITOU2011  a répondu le 13/10/2011 à 8:00:

Les rumeurs laissent entendre que les banques sont en situation de faillite ou de perte...mais seuls les états sont en faillite avec des déficits budgétaires de 8 à 10 % du PIB, et cela se répercute sur la solvabilité des banques qui prêtent aux états. Voilà la vrai situation et non pas l'inverse...ce ne sont pas les banques qui sont à l'origine de la crise de la dette des états souverains;

Licence to live  a répondu le 13/10/2011 à 9:44:

@ Titou2011

Ca leur fait une belle jambe aux banques de ne pas être à l'origine de la crise de la dette car il est temps de se rendre compte que personne n'en sortira indemne de toutes façons ; un nouveau paradigme doit être inventé car la crise est désormais systémique

revolution  a répondu le 15/10/2011 à 14:10:

L'origine de la crise c'est la deregulation qui a permit a des institutions financières de revendre dans toutes les bourses du monde des créances immobilières d'américains insolvables !!!!! Voilà c'est tout !!! et que cette idée vienne du gouvernement américain (que l'on peut difficilement cataloguer de socialiste) ou d'un trader , ou d'un cadre d'une banque , ou de tous ensemble on s'en fout !!!! l'état français n'a rien a voir avec cela et moi non plus (Sarko qui voulait mettre en place les Subprimes en France par contre .... ) . Que les institutions financières en question payent leur pertes !! et pour la Grèce , si les institutions financières qui ont acheté de leur dette ont été incompétentes (pour avoir acheter de la dette d'un pays ou visiblement personne ou presque ne paye ses impôts , ceci dit je comprend cela devait les séduire même ...) , qu'elles payent aussi leur perte !!! mais il suffit de prendre l'état et les contribuables à la fois comme bouée de sauvetage et comme cause de tous les maux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!