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Découvrez la liste des 29 banques dont le risque est considéré comme "systémique"

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Julien Bonnet avec agences  |   -  717  mots
Quatre établissements français font partie de cette liste des banques qui devront renforcer sensiblement leurs fonds propres.

Vingt-neuf grandes banques à dimension internationale, parmi lesquelles quatre françaises, devront renforcer sensiblement leurs fonds propres d'ici 2019 en raison des risques que leur taille ou leur complexité feraient peser sur le système financier international si elles étaient en difficulté.

BNP Paribas , Crédit agricole , Société générale et BPCE (Banque populaire-Caisse d'épargne) figurent au nombre des 29 institutions financières recensées par le Conseil de stabilité financière (CSF) qui devront également faire l'objet d'une supervision renforcée.

Le sommet du G20 a entériné les décisions prises par les ministres des Finances le mois dernier à Paris, l'objectif étant que ces banques disposent d'un capital suffisant pour que les Etats ne se trouvent pas contraints de se porter à leur secours lors d'une prochaine grande crise.

Ces banques, dont la liste sera actualisée chaque année, devront augmenter leur capital dans une proportion variant de 1% à 2,5% de leurs actifs pondérés en fonction du risque qu'elles font peser sur l'ensemble du système.

Le niveau exact de cette surcharge pour chacune de ces "global sifis" sera fixé en 2014. Elle devra être appliquée progressivement à partir de 2016 pour être en place à l'horizon 2019. Elle viendra en surcroît des augmentations de fonds propres requises par les nouvelles normes prudentielles dites de "Bâle III".
"L'adoption par le G20 de ces mesures est une étape majeure", s'est félicité le président sortant du CSF, Mario Draghi, qui vient de prendre les rênes de la Banque centrale européenne.

Leur mise en oeuvre "diminuera le risque de faillites d'établissements financiers systémiques ainsi que son impact", a-t-il indiqué en soulignant qu'elles traitaient aussi le risque d'aléa moral, en permettant de régler la situation des institutions au coeur du système financier mondial "sans perturber l'économie réelle et faire appel aux contribuables".

LE SYSTEME BANCAIRE PARALLELE SURVEILLE

Ces banques devront d'autre part mettre en place un mécanisme leur permettant de faire faillite de façon ordonnée, pour éviter un événement comme la chute de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, qui a accéléré en 2008 la crise économique et financière.

Le G20 a par ailleurs chargé le CSF de se pencher sur la régulation du "système bancaire parallèle", pour éviter que des activités à risque ne migrent des banque s vers d'autres pans du secteur financier moins surveillés, comme les fonds monétaires ou des entités spéciales.

Toujours en matière de régulation financière, il appelle à un développement de la réglementation "concernant l'intégrité et l'efficacité des marchés, notamment en faisant face aux risques posés par les transactions à haute fréquence et la liquidité opaque."

Il a chargé l'OICV, qui regroupe les régulateurs de marché nationaux, d'évaluer le fonctionnement des marchés de CDS, ces produits dérivés qui permettent aux investisseurs de se couvrir contre le risque de défaut des emprunteurs, dont la responsabilité a été mise en cause dans la propagation de la crise de la dette de la zone euro.

Le sommet de Cannes a aussi décidé une réforme du CSF "pour améliorer sa capacité à coordonner et à contrôler" la régulation financière, qui passera par une plus grande autonomie et un renforcement de ses moyens.

Le gouverneur de la banque centrale du Canada, Mark Carney, a été choisi pour succéder à Mario Draghi à la tête du CSF, le président de la Banque nationale suisse, Philip Hildebrand, en devenant le vice-président.

Pour la France, les établissements concernés sont BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE.

A noter la présence de Dexia, dont le caractère systémique a déjà été avéré. Son démantèlement a nécessité l'intervention des Etats français et belges en octobre dernier.

La liste complète :

Bank of America
Bank of China
Bank of New York Mellon
BPCE
Barclays
BNP Paribas
Citigroup
Commerzbank
Credit Suisse
Deutsche Bank
Dexia
Goldman Sachs
Crédit Agricole
HSBC
ING
JP Morgan Chase
Lloyds Banking Group
Mistsubishi UFJ FG
Mizuho
Morgan Stanley
Nordea
RBS
Santander
Société Générale
State Street
Sumitomo Mistui
UBS
Unicredit
Wells Fargo

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Commentaires

Lolo bond  a écrit le 13/12/2011 à 6:49 :

En tant que chargé de clientèle dans une de ces "grandes" banques française, la première reflexion est : "a quoi mon travail de tous les jours sert ?" a croire que mon travail journalier vienne se briser sur ces amers peu recommandables...comment recevoir des leçons de mes grands argentiers, quand on voit ce qu'ils font de notre bel outil...tous ces systèmes mis en place de régulation et autres a quoi servent ils ? Il faudrait régionaliser la gestion au sein de groupe a taille humaine. La gestion serait bien plus maîtrisée, tout le monde se perd dans ce dédale technique et rhétorique. Bref mon boulot m'échappe...

Hervouille  a écrit le 07/11/2011 à 18:06 :

Les banques jouent au loto avec les depots des petites gens.

Les pertes sont mutualisées et les profits privatisés.

Tout cela est garanti par la captation de deux biens publics: l'epargne et les moyens de paiement. TOUT LE MONDE LE RECONNAIS

TOUT CECI EST LEGAL. en accord avec les lois votées par des parlementaires elus par nous tous

Donc au lieu de beugler, votez intelligent la prochaine fois.

Ou alors devenez militants.

karystinos  a écrit le 05/11/2011 à 5:18 :

Je suis surpris par l'absence de banque(s) grecque(s) dans cette liste...

VilainGredin  a répondu le 05/11/2011 à 10:24:

Les banques grecques sont de très petite taille, et pas aussi internationalisées que les banques ci-dessus (de loin). Leur faillite éventuelle n'aurait pas de conséquences dramatiques.
Ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas un problème. Défaut de l'Etat grec -> faillite des banques grecques et du système grec -> faillite personnelle des Grecs -> chaos et révolution.
En bref, les Grecs eux-mêmes seraient les 1ers touchés par une dégradation de la situation, mais ca beaucoup le savent déjà..

hades  a répondu le 05/11/2011 à 11:35:

c'est egalement parce que la dette grecque n'est pas contractée aupres de banques grecq

Jean  a écrit le 04/11/2011 à 21:34 :

Si des banques sont "systémiques" donc "trop grosses pour faire faillite", alors elles sont "trop grosses" tout simplement, donc il faut les faire maigrir, en les coupant en morceaux. Or c'est le contraire qui a été fait depuis le début de la crise en 2007 : on a fusionné ces banques, ce qui a amplifié le problème. D'autre part, il est grand temps, en effet, de s'inquiéter des CDS, qui ont déjà fait couler AIG (ce qui a couté 185 milliards à l'état US).

dodo la saumure  a répondu le 06/11/2011 à 15:55:

jean ,ne t'inquiètes plus pour les cds .on sait maintenant qu'ils ne seront jamais honorés comme confirmé par la faillite MFglobal.les cds sont cotés mais non inscrits aux bilans.donc on peut s'attendre a de lourdes pertes chez les banquiers et hedge funds ,mais ces pertes ne rentreront pas dans le bilan

sauve  a écrit le 04/11/2011 à 20:15 :

Nous sommes sauvés, notre grand sauveur est l'ami de ceux qui ont créé la crise ! Ouf j'ai eu peur, l'économie va repartir le G20 est un succès, nous allons avoir des emplois, des entreprises, la fin des paradis fiscaux, le renouveau de la Grèce, oui merci à notre grand président, mais qu'il est fort ! (En peu d'humour et bon week-end)

Etonnant  a écrit le 04/11/2011 à 19:04 :

Les 4 groupes francais représentent 80% de parts de marché...Sacré travail d'investigation !!

samarinda  a écrit le 04/11/2011 à 18:16 :

le mensonge politique à l'honneur souvenons nous il ya peu M. Baroin qui a eu son poste pour préserver les chiraquiens et non pour compétence du poste nous expliquait que les banques françaises été solides tout comme ce mot de langue de bois digne d'un politique irresponsable NOS FONDAMENTAUX sont bons.
Allez Monsieur nous n'avons plus besoin de baratineur mais de personnes responsables et compétentes ne parlons du clône Mme Pécresse tout aussi langue de bois.

OBJECTIF  a écrit le 04/11/2011 à 18:15 :

Reste à savoir comment les actionnaires,du plus gros au plus petit,réagiront.

ENERM  a écrit le 04/11/2011 à 17:13 :

Maintenant que les politiques ont discrédité et appauvri les banques, on pourrait sans doute lister les pays à risques systémiques du fait de leurs déficits et de leurs dettes publiques.

Enorme  a répondu le 04/11/2011 à 18:09:

"Les banques appauvries par les Etats" . MDR ! Ah la mauvaise foi n'a pas de limites ... Les prets NINJA aux USA c'est le pape qui les a donnés ?

OBJECTIF  a répondu le 04/11/2011 à 18:30:

Réponse à Enorme.Les décotes à 50% ou 60%vous n'en avez pas entendu parlé?Désolé mais c'est vous qui êtes de mauvaise foi.

Enorme  a répondu le 04/11/2011 à 18:56:

Decote sur quoi exactement ? Sur une bulle financiere montée par les banques elles memes, sur du virtuel. Comme en Islande avec leurs banques Landsbanski, Kaupthing et Glitnir qui ont créé cette bulle locale en pratiquant des arrangements entre eux. Vous avez la mémoire courte =) Un peu d'histoire et d'introspection vous feraient le plus grand bien

OBJECTIF  a répondu le 04/11/2011 à 20:07:

Réponse à Enorme.Je suis content d'apprendre que la dette grecque c'est du virtuel.Votre place était au G20.

Enorme  a répondu le 04/11/2011 à 20:44:

Alpha prete 100 a la Grece, Alpha revend sa creance 150 à Beta, Beta qui la revend 200 à Omega. Et hop vous avez une bulle créée par les banques. Capiche ? Creance reelle = 100, virtuellement elle vaut 200, donc decote de 50% de 200 = 100, donc retour a la realite simplement.

Au fait vous en pensez quoi de la crise islandaise causée par les banques, vous allez me dire que ce sont les saumons les reponsables ? Toujours pas de reponse non plus de votre part sur le role complice de GS pour trafiquer gentiment les comptes grecs ...

Jean  a répondu le 04/11/2011 à 21:40:

Ce sont les banques privées qui ont créé les subprimes : cela a nécessité un sauvetage de 700 milliards par l'état US (plan Paulson), plus un plan de relance économique de 700 milliards rien qu'aux US, plus 1250 milliards de rachats de crédits immobiliers pourris par la Fed ("QE 1") et 185 milliards de sauvetage de AIG et au moins 200 milliards pour Fanny Mae et Freddy Mac. A coté de cela, les 100 ou 200 milliards de sauvetage de la Grèce sont minuscules. Donc le problème vient des banques privées, qui de plus ont amorcé la crise et ont transféré leurs dettes aux états, qui ont ENSUITE eu des difficultés. .

OBJECTIF  a répondu le 04/11/2011 à 21:42:

Réponse à Enorme.Donc la dette Grecque est de moitié.Tout est résolu.Vous êtes formidable.Par ailleurs ne vous rendez pas malade avec des John Law contemporains.

Enorme  a répondu le 04/11/2011 à 22:04:

Les banques sont complices et se couvrent entre elles, le gavage perpetuel est en place, le contribuable paiera la facture de toute facons. Au fait votre commentaire de la crise islandaise peut etre ? La dette Grecque reelle est de 100, celle montée virtuellement par les Banques par de simples ecritures complices echangees entre elles au fil des annees est de 200 : resultat un gavage de 200% pour les Banques creditreurs si la Grece naive et asservie payait 200 au lieu des 100 rellement empruntes au depart. A votre disposition tres cher Monsieur. Comme en Islande, un copié collé en esperant qu'il passe inapercu et que les Grecs se saignent les veines, mais les Islandais ont reagi car ils n'ont pas le boulet de l'Euro.

VilainGredin  a répondu le 05/11/2011 à 10:14:

@Jean: ah bon, les Etats "ont eu ENSUITE des difficultés" (après que les banques commerciales leur ont transféré leur dette)???
Non, les Etats sont en mauvaise santé depuis longtemps.
Pour info: l'Etat francais a un déficit budgétaire et une dette croissante continus depuis 1974 (!!). Pareil pour la plupart des Etats... Renseignez-vous.

Enorme  a répondu le 05/11/2011 à 11:51:

@VilainGredin : alors pourquoi les banques ont elles continué a faire credit a des Etats mauvais payeurs ? C'est interessant d'etudier la relation reciproque et interessée entre politiciens et banquiers, plus la dette augmente, plus les banques s'enrichissent avec des credits de plus en plus importants. Personne ne force les banques a preté aux Etats.

longue marche  a écrit le 04/11/2011 à 16:57 :

applicable en 2019 ... on se fout du monde !

maylong chong  a répondu le 04/11/2011 à 17:39:

oui tout est dans les petits details.la question maintenant:quelle est la banque la moins pourrie en france?

Jean  a répondu le 04/11/2011 à 21:42:

Oui !! Vous remarquerez que quand les banquiers mettent la pression aux états (Grèce, Europe) pour se réformer ils veulent des réformes TOUT DE SUITE, mais quand il s'agit de réformer les banques, on leur laisse 7 ANS !!!! Que les banquiers donnent l'exemple avant de donner des leçons !!!

pot de fleur  a écrit le 04/11/2011 à 16:30 :

on remarquera que toutes les grandes banques sont la... a croire que les mecs ont oublie d analyser les petites BFI...

il suffit de lire  a répondu le 04/11/2011 à 16:52:

Le titre de l'article évoque les banques "systémique". Donc pas les petites banques ou BFI qui peuvent faire faillite sans faire tomber tout le systéme.

hades  a répondu le 04/11/2011 à 16:54:

c'est a cause de leur taille et de leur gros bilan qu'il y a riesque..

landruc  a écrit le 04/11/2011 à 16:00 :

Ce qui aurait été interessant d'ajouter c'est, pour chaque banque, le montant de son bilan, le pays d'origine et le PIB de ce pays.

A titre d'exemple, pour la BNP cela donne :

bilan de la BNP : 2000 milliards, pays d'origine : France, PIB de la France : 2000 milliards.

Le bilan de la BNP = le PIB de la France !!!!!!!

Je vous laisse deviner le stunami social quand il faudra que le peuple français devra renflouer 2000 milliards à lui tout seul quand la BNP sera emportée à cause de ses spéculations douteuses !!!!!!!

Déjà trop taxés  a répondu le 04/11/2011 à 18:22:

Comparaison sans intérêt : les banques européennes doivent être comparées avec le PIB européen. Rassurez-vous, à moins qu'on décide de sortir de l'euro (idée stupide), il n'y aura pas de "stunami", encore moins "social". Ceci dit, les banques doivent maigrir pour une question de saine concurrence.

Clément  a répondu le 05/11/2011 à 7:59:

je voudrais réondre à "déjà trop taxés". Vraiment trop c'est trop: il n'y aura pas de raz de marée social? Et en Grèce, et aux USA (Voir Michigan ou Floride) et en Angleterre (Selon King, gouverneur de la banque d'Angleterre) et en Espagne ou en Italie? Mais en France, l'arrogance a son nid. Vous en êtes l'un des oisillons!

VilainGredin  a répondu le 05/11/2011 à 10:06:

@Iandruc: et qu'est-ce que ces informations vous apporteraient??
Pour prendre l'exemple de la BNP, elle est basée en France et a effectivement sa licence de banque grâce à la BdF. Mais une énorme partie de son bilan se fait hors de France, plein d'emplois BNP sont situés en France. Alors considérer encore la BNP comme une banque "francaise" est absurde...
C'est bien le point commun important de ces 29 banques: elles sont relativement importantes et fortement insérées dans le système financier mondial, il y a une telle interdépendance qu'il est difficile de les considérer comme "francaise", "américaine" ou "japonaise".

balcon  a écrit le 04/11/2011 à 15:58 :

Nous avons maintenant les noms, reste à communiquer les dates de fermeture...

ARIS  a écrit le 04/11/2011 à 15:58 :

Il faut donc maintenant que ces etablissements bancaires ne portent plus les emprunts proposés par tous les pays endettés. Les Etats iront chercher ailleurs de quoi combler leur mauvaise gestion. Alors elles n'auront plus besoin de renforcer leurs fonds propres et pourront faire des opérations plus rentables pour leurs actionnaires.
Les activités à risques sont actuellement la mauvaise gestion de tous ces états trop endettés.

Gaga  a répondu le 04/11/2011 à 16:24:

Oui vous avez raison, les clients on s'en tape ... Les produits financiers toxiques sont toujours la et heureusement qu'il y a des clients particuliers pour leur refourguer cela dans leurs placements. Ah la belle mentalite des banquiers qui s'absout de toute ethique et morale. Ah fait c'etait pas Goldman Sachs, une banque donc, qui a aidé la Grece a truquer ses comptes ??

ARIS  a répondu le 04/11/2011 à 16:50:

Les clients sont aussi des activités à risques. Combien de clients râlent car ils ont eu des refus de prêts alors qu'ils sont déjà endettés chez la Banque et les établissements financiers à plus de 40%. Il faut voir les insultes, et après cela donne du surendettement. Si vous saviez combien de clients sont à découvert en permanence. Le métier de banquier c'est aussi d'analyser tous les risques.

Gaga  a répondu le 04/11/2011 à 17:15:

Oui et combien prelevent les banques chaque mois en frais bancaire ? Prendre des agios de 90 euros ... les banques draguent les clients a risques car ceux ci sont rentables a coup d'agio et autres penalités. Rien de mieux qu'un client qui fini dans le rouge chaque mois de 200 euros car a chaque fois, le client prend un coup de fouet qui rapporte a a banque. Arretez de nous faire croire que les banques sont gentils et tout beaux. 80%

Patrickb  a répondu le 04/11/2011 à 18:27:

@ ARIs: je ne plains pas les banques. Elles rémunèrenet par exemple au Canada (où j'habite) à très près de 0 % (0,01 pour les dollars US et 0,75 pour les dollars CA), mais le taux des cartes de crédit est de 29 %. Cherchez l'erreur :-)

Jean  a répondu le 04/11/2011 à 21:46:

@ARS : 1) il me semble que les "subprimes", "produits structurés" (RMBS, CDO) étaient bien pires que les dettes d'état : heureusement que les états et les banques centrales ont aidé les banques à s'en débarassant en leur rachetant une quantité énorme (1450 milliards pour le QE 1 !). 2) Sans l'appui des états par l'intermédiaire des banques centrales, qui prètent aux banques des liquidités "illimitées", les banques privées n'existeraient plus aujourd'hui. Les banques sont sous perfusion totale de la part du public, alors affirmer que sans les états elles se porteraient mieux est un mensonge total.

VilainGredin  a répondu le 05/11/2011 à 9:50:

Les responsabilités sont largement partagées: les banques n'ont pas su correctement gérer le risque. Mais d'un autre côté, comme le dit ARIS, les Etats ont laissé filer leur dette de facon irresponsable - je précise bien: avant la crise des suprimes et les aides des Etats au secteur. Gaga et Patrickb, désolé mais ce n'est pas ces histoires d'agios de 90 euros qui dédouanent les Etats de systématiquement dépenser bien plus que ce qu'ils ne gagnent.
Effectivement, le problème se pose à l'avenir pour les Etats: les banques ne peuvent désormais plus leur proposer des solutions/produits "innovateurs" (et risqués!!) pour couvrir leur endettement, ils doivent donc réduire leurs dépenses...

VilainGredin  a répondu le 05/11/2011 à 10:00:

@Jean: ce que vous dites est très exagéré. Le rachat d'actifs toxiques par les banques centrales (et puis, euhh.... la dette italienne ou espagnole, sont-ce des "actifs toxiques", en tout cas au même titre que les CDOs..?? ne pas tout mettre dans le même panier) a bien aidé. Mais sans ca, beaucoup de banques s'en seraient sorties en provisionnant et en recapitalisant (et les actionnaires n'auraient pas aimé, ca non!!). Effectivement certaines auraient probablement déjà fait faillite...
Il n'en reste pas moins le point important d'ARIS: sans la perte de contrôle de l'endettement des Etats, oui les banques commerciales se porteraient mieux.

contradiction  a écrit le 04/11/2011 à 15:24 :

Qui croire: dans un article récent le Crédit Agricole était présenté comme n'aillant pas besoin de recapitalisation?!?

candide  a répondu le 04/11/2011 à 16:02:

La liste porte sur les banques qui sont considérées comme "to big to fall" c'est à dire, si elles coulent il y a risque systémique. Cela n'a rien à voir à leur situation actuelle. Par contre, ça implique que les dirigeants de ces institutions peuvent faire du chantage par rapport à cet état de fait.

candide  a répondu le 04/11/2011 à 16:56:

Et j'ajouterai, il faut que les états divisent ces banques en plusieurs entités en vue qu'elles sortent de cette liste (soit qu'elles ne peuvent plus engendrer un risque systémique) tout comme aux USA pour la loi anti-trust. C'est en cela que l'on va voir si nos gouvernement travaille pour les peuples ou pour les banques.

Patrickb  a répondu le 04/11/2011 à 19:53:

@candide: ce "too big to fall" est de la manipulation. Je dirais simplement qu'après moi, il y en a aura un autre...et idem pour ce système pourri. Espérons simplement que le prochain système ne sera pas la continuation de celui-ci !!!

Jean  a répondu le 04/11/2011 à 21:49:

@candide : oui, j'approuve votre idée de découper les banques trop grosses en morceaux. Cela a été suggéré par plusieurs économistes, mais il y a des gens que cela dérange... Ne pas oublier non plus le Glass Steagall Act, créé juste après la grosse crise de 1929, dont la suppression a été suivie par la plus grosses crise depuis 1929. Pendant que cette loi existait, pas de crise systémique... mais personne n'a le courage de faire renaitre cette loi, hélas.