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C'est une bonne vieille méthode qui revient au goût du jour : près de dix ans après la dernière émission de ce type, le Crédit Foncier va lancer le 13 janvier un emprunt obligataire destiné principalement aux particuliers. Son taux de rémunération, fixe, sera de 4,25 % brut par an pendant six ans. Il sera possible de souscrire à cet emprunt via une plate-forme Internet, accessible à tous les épargnants pendant quatre semaines. Le montant minimum de souscription sera de 100 euros.
Le Crédit Foncier n'a pas de réel objectif en termes de montant à lever. "Si nous levons 50 millions d'euros, nous serons satisfaits. À 300 millions d'euros, ce serait fantastique", indique un dirigeant du groupe. Le Crédit Foncier espère placer 1 milliard d'euros d'obligations auprès des particuliers en 2012. D'autres opérations de ce type sont donc à prévoir. Le spécialiste du crédit immobilier estime ses besoins de financement pour l'année 2012 à 10 milliards d'euros et compte donc en couvrir 10% grâce aux Français.
Ce type d'opération est d'autant plus osé qu'elle coûte traditionnellement plus cher qu'une émission classique sur le marché obligataire. Preuve la plus récente : le Crédit Foncier a placé lundi 1 milliard d'euros sur le marché obligataire au même taux de 4,25 % que l'émission aux particuliers, mais sur une durée plus longue (dix ans).
Premier emprunt communal en 1860
L'attrait de l'émission aux particuliers pour le Crédit Foncier se trouve dans la diversification des sources de financement. Mais ce produit lui permet aussi de réduire son exposition à la volatilité des marchés financiers. "Nous sommes au-dessus des conditions normales de ressources sur les signatures à trois ans. Mais nous pensons que cela vaut le coup. Se financer en partie auprès des particuliers est un axe structurel pour nous", estime Thierry Dufour, directeur général délégué finances et opérations du Crédit Foncier.
Le spécialiste du crédit immobilier tente en effet de renouer avec sa tradition d'émetteur grand public. Il a souvent été le premier à émettre des emprunts destinés aux particuliers avec des objectifs précis d'affectation. Il a par exemple créé le premier emprunt communal en 1860, le premier emprunt foncier et maritime en 1929 ou le premier emprunt après guerre en 1945, pour reconstruire les villes détruites. La dernière opération de ce type date de 2002 pour le dernier emprunt en franc français matérialisé.
Pour l'établissement, la difficulté sera donc de convaincre le particulier de placer son épargne sur un produit qu'il ne connaît plus. Le Crédit Foncier va pour cela investir dans la communication avec un budget conséquent, à hauteur de 3 à 3,5 millions d'euros, selon Christophe Pinault, le directeur général délégué en charge du développement commercial. L'établissement compte axer son message sur le financement de projets d'intérêt général dans les territoires et le financement de l'accession au logement pour tous, qui font partie des métiers domestiques du groupe. Il n'y aura cependant pas d'engagement d'affectation de ressources de la part du Crédit Foncier. En souscrivant à l'émission, les particuliers financeront les activités du Crédit Foncier dans leur globalité.
claudou a écrit le 11/01/2012 à 09:51 :
4,25% brut = 2.6875% net après PLF moyen moyen
Pier a répondu le 11/01/2012 à 11:15:
Sauf à le loger dans une assurance vie
RUBIS a répondu le 11/01/2012 à 11:16:
reste peu en net donc pas interessant a acheter les obligations
oui et non a répondu le 11/01/2012 à 17:12:
c'est clair que ça ne fait pas grand-chose. Après tout dépend à quoi on compare. aux 5 à 6% de dividendes que rapportent maintenant certaines actions , ou au -20% de la bourse ? Disons que c'est un placement de fond de portefeuille à ne pas rejeter systématiquement. De plus une obligation, à mon sens, est faite pour être porté à terme et pas revendu.
broom a écrit le 11/01/2012 à 09:29 :
BRAVO Mon commentaire suite à l'article concernant la taxe Tobin trouve ici aussi sa place: Personnellement je rejette l'hypothèse d'une taxe de 0,1% sur les échanges d'actions et d'obligations et de 0,01% sur les échanges de produits dérivés. " C'est le contraire qu'il faut faire pour ne pas décourager l'épargne réelle en actions et obligations et du même coup décourager les utilisateurs de produits dérivés porteur de virus comme l' an 1 de la crise l' a démontré.
avis contraire a répondu le 11/01/2012 à 17:10:
Le probleme est que les arguments, dans un sens comme dans l'autre, ne distingue pas le type d'achat : long terme ? intraday ? flash trading ? Il y a meme des particuliers de nos jours qui font de l'intraday. Le principe de ces acahts étant de faire 10 fois 0,2% de gain, une taxe de 0,1% à chaque fois permettrait de nettoyer un peu ce qui se passe. Sur une action, un taxe de 0,1% ce n'est rien pour celui qui fait réellement un investissement de long terme : ca fait 0,1% sur mettons 10%. Quand à une obligation, vous l'achetez une fois, la texe ne porte par sur le coupon. je pense que si une taxe permettait de diminuer la volatilité, cela permettrait au contraire à beaucoup de petit épargnant de revenir en bourse. J'ai bien dit "petit épargnant", et pas "petit spéculateur à la journée".
RUBIS a répondu le 11/01/2012 à 23:21:
Meme a long terme le coupon diminue d'annee en annee , ce n'est pas normal -
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Meme a long terme le coupon diminue d'annee en annee , ce n'est pas normal -
par RUBIS le 11/01/2012 à 23:21
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MUDA83 a écrit le 11/01/2012 à 19:17 :
il existe des obligations à 5,10% (Caisse Epargne) échéance 2019 cotées à 92% soit environ 6% . Alors pourquoi souscrire à 4,5 % ?