La Tribune

Six choses à savoir sur Mario Draghi, le patron de la BCE

Copyright Reuters
Copyright Reuters
Sophie Rolland  |   -  901  mots
Qui est vraiment l'actuel président de la Banque centrale européenne ? Aux manettes de la BCE depuis le 1er novembre 2011 et considéré à ce titre comme le seul homme capable de contenir la crise européenne, Mario Draghi est aussi régulièrement critiqué pour ne pas avoir suffisamment pris ses distances avec Goldman Sachs, banque dans laquelle il a travaillé de 2002 à 2005.

1- Un économiste reconnu et un financier expérimenté.

Au moment de la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, Mario Draghi a souvent été décrit comme le candidat idéal (à un ou deux petit « détails » près, comme son passage chez Goldman Sachs, lire ci-après). Le CV est impressionnant. Titulaire d'un Ph.D en économie du prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT) mené sous la supervision de Franco Modigliani et Robert Solow, il a exercé des responsabilités au sein de la Banque mondiale puis du Trésor italien. C'est de cette période (1991-2001) que lui vient sa réputation de père la rigueur. Coupes dans les dépenses publiques, dévaluation de la lire, création d'un impôt exceptionnel sur tous les comptes courants et privatisation d'une grande partie des entreprises publiques... Il évite certes la faillite à l'Italie mais certains l'accusent d'avoir « bradé » les actifs du pays. (lire sur ce sujet l'article de Dominique Dunglas et Romain Gubert du Point du 26 mai 2011). Il gagne alors deux surnoms, l'un flatteur « Super Mario », l'autre moins « Mister Britannia ». Après quelques années chez Goldman Sachs, il devient gouverneur de la Banque d'Italie en 2006, où lui échoit la difficile tâche de sauver la réputation de l'institution empêtrée dans un scandale financier.

2- Un pragmatique, pas un dogmatique

Pour tous ceux qui ont travaillé avec Mario Draghi, le gardien de la Banque centrale européenne n'a rien d'un dogmatique. Pour l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Olivier Blanchard, « c'est un pragmatique » (New York Times, 29 octobre 2011). Sa détermination à faire « tout ce qu'il faudra pour sauver l'euro » affichée le 26 juillet dernier en apporte une nouvelle illustration. N'en déplaise à la Bundesbank, Mario Draghi devrait annoncer ce jeudi que la BCE est prête à intervenir sur le marché secondaire de la dette des pays en difficulté de la zone euro. La crise a fait évoluer le métier de banquier central : alors qu'avant il s'occupait surtout de garantir la stabilité des prix, il doit maintenant à la fois sauver les banques, protéger les Etats périphériques et relancer l'activité.

3- Un homme discret et un fin politique

Mario Draghi est souvent décrit comme un homme réservé voire introverti. Marié et père de deux enfants, il évite de s'exposer aux médias et protège soigneusement sa vie privée. Fin politique, il a réussi à gagner le soutien de la plupart des dirigeants européens, et notamment celui d'Angela Merkel.

4- Une expérience de quatre ans chez Goldman Sachs

Mario Draghi traîne son passage chez Goldman Sachs comme un boulet. De 2000 à 2002, la banque avait conseillé la Grèce dans l'utilisation de produits dérivés pour masquer ses déficits budgétaires. Une activité de conseil qui avait, à l'époque, rapporté 300 millions de dollars de rémunération à la banque. Employé comme vice-président pour l'Europe, chargé des Etats souverains et des grandes entreprises italiennes de 2002 à 2005, Mario Draghi a toujours assuré qu'il s'était davantage intéressé au secteur privé qu'au secteur public à l'occasion de son passage au sein de la banque. Difficile pourtant de croire qu'il n'était pas au courant des opérations nouées avec la Grèce. Il n'a à ce jour jamais dénoncé les pratiques de son ancien employeur. Voir à ce sujet la réaction embarrassée de Jean-Claude Trichet lorsqu'on lui demande son avis sur les rapports entre Mario Draghi et Goldman Sachs  et l'article de Gilles Bridier du18 octobre 2011 sur Slate.fr

5- Un fils qui travaille comme "trader taux" chez Morgan Stanley

L'information est sortie dans The Telegraph en fin d'année dernière : Mario Draghi a un fils qui exerce le métier de trader sur les marchés de taux, des marchés sur lesquels l'action de la BCE a une influence directe. Invoquant le code de conduite des membres du conseil des gouverneurs, l'institution affirme que « M. Draghi se conforme aux règles éthiques de la BCE ». Reste à savoir si de son côté Giacomo spécule contre les dettes espagnoles et italiennes...
 

6- Une enquête du médiateur européen à la suite d'une plainte pour conflits d'intérêt

Fin juillet, le médiateur européen a confirmé avoir ouvert une enquête sur Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) après avoir reçu une plainte pour conflit d'intérêts de la part de l'Observatoire de l'Europe industrielle (Corporate Europe Observatory, CEO). Cet observatoire, qui suit le lobbying ayant pour cible l'Union européenne, a accusé en juin Mario Draghi de ne pas être totalement indépendant en raison de son appartenance au G30, forum international qui regroupe des dirigeants du secteur financier public et privé. "Avec la crise de la zone euro, la Banque centrale européenne prend un rôle de plus en plus important de soutien et de régulation du secteur bancaire. Il est vraiment gênant que le Président de la BCE soit autorisé à rester un membre actif du Groupe des Trente", estime Kenneth Haar du Corporate Europe Observatory. "Après avoir reçu la plainte, nous avons envoyé une lettre à la BCE, le 24 juillet dernier. L'institution a jusqu'à fin octobre pour nous répondre", a indiqué la porte-parole du médiateur Nikiforos Diamandouros.

 

Réagir

Commentaires

L'Allemagne n'est-elle pas une fois de plus en train de scier la branche sur laquelle elle est assise ?  a écrit le 31/01/2013 à 5:38 :

Je me demande souvent si les chefs d'état européens qui ont accepté le traité de Maastricht se sont laissés acheter par les multinationales allemandes ou si c'était simplement par naiveté qu'ils ont voulu l'Euro sous de tels conditions. Traité qui n'avantagent que l'Allemagne, puisque grand pays exportateur, elle profite le plus de la libre circulation des marchandises dans l'UE en général mais surtout dans la zone euro où les dévaluations périodiques, indispensables aux économies en croissance, sont impossible. Le Diktat de Berlin faisant loi. La campagne de dénigrement des médias allemands sous contrôle du gros capital allemand, permanente et virulente, contre les pays du sud n'a pour but que de faire porter le chapeau par les victimes.
L'Italie est de loin la grande perdante de l'Euro, avec une production industrielle en baisse de plus de 25% depuis 2007 et qui est retombée au niveau de 1987, ceci malgré des salaires bien plus bas qu'en Allemagne et surtout qu'en France. Elle a été littéralement cannibalisée par les internationales allemandes et en moindre mesure françaises. Comment le gouvernement italien de l'époque a-t-il pu accepter de signer ces accords voulus et imposés par l'axe infernal franco-allemand et qui en fait avantagent les économies fortes et désavantagent les économies faibles?
Quoi d'étonnant à ce que des démagogues comme Berlusconi se fassent les avocats du diable et peuvent se permettre de vanter les mérites de Mussolini de cette façon.
L'Allemagne n'est-elle pas une fois de plus en train de scier la branche sur laquelle elle est assise ?

becot  a écrit le 30/01/2013 à 11:48 :

comment peut-on laisser cet ancien de la banque Goldamn diriger la BCE avec tout le mal qu'il a fait il n'y a décidemment rien a espérer pour nous pauvres citoyens qui payons pour toutcela alors que l'on y es pour rien. mais eux sont bien planqués.

Swa  a écrit le 18/10/2012 à 17:31 :

on dit "aval"...

Axel  a écrit le 06/09/2012 à 18:40 :

En lisant tous ces commentaires on se rends compte comme depuis ce matin vous êtes tous et alors vraiment TOUS "hors sujet"! Pour ceux qui connaissent pas (et vraisemblablement vous ne connaissez pas!) le fonctionnement, la banque centrale est composée d'un président certe mais d'un conseil de gouverneurs des banques centrales de tous les pays qui ont l'Euro.
Mr. Draghi ne peut rien décider tout seul sans l'avale de ce conseil!!

Corso  a écrit le 06/09/2012 à 16:56 :

Amusant. On pense encore qu'il y a des "poulaillers" différents, pas qu'il s'agit du même avec plusieurs portes d'entrée. Pourtant tout a déjà été dit sur l'axe occidental.

Mich27  a écrit le 06/09/2012 à 15:23 :

en nommant Mario Draghi (ex-Goldman Sachs) à la tête de la BCE, les responsables Européens qui l'ont élu, on mis le renard italo-US-GS dans le poulailler européen... mêmes remarques pour Mario Monti (ex-Goldman Sachs) à la tête de l'Italie et de Papadimos (ex-Goldman Sachs) à la tête de la Grèce (après avoir conseillé et '' aidé '' la Grèce... pour mieux l'enfoncer... par la suite)

VERITE  a écrit le 06/09/2012 à 12:01 :

Ce qu'il convient surtout de savoir à propos de ce personnage, c'est qu'il travaille avant tout en veillant à préserver les intérêts mercantiles de la première banque-voyou du monde : Goldman Sachs.
Parachuté à la tête de la BCE, Draghi n'est que l'un des nombreux représentants de cette sinistre institution bancaire criminogène à la tête d'organismes importants, voire de pays, de l'UE et de la zone euro. On se souvent, notamment, du passage détestatble de Papademos en Grèce. Ou de la politique socio-génocidaire encore menée en Italie par Monti.
Draghi ne travaille ni pour la zone euro, ni pour l'Allemagne ou un autre état européen. l manigance avant tout pour que G.S. continue à se faire des fortunes sur les populations -européennes notamment - de plus en plus réduites en esclavage : sous-payées et sur-exploitées. En ce sens, Draghi, comme Papademos ou Monti entre autres, n'est qu'un vil corrompu. Un bankster dans le plus pur sens du terme. Et, au minimum, un personnage nuisible et néfaste qu'il faut mettre hors d'état de nuire.

Error System  a répondu le 06/09/2012 à 13:54:

Quelques barbouzes suffiraient à les "mettre hors d'état de nuire", voire quelques hackers, sous les applaudissements de la planete entière... :-)

Nuisible  a répondu le 06/09/2012 à 14:04:

Bien juste votre commentaire, il faudrait bien savoir qui commande la BCE qui à mis au pouvoir le bankster Draghi, la laisser indépendante laisse bien des abus, en réalité elle est tous sauf indépendante.

VERITE???  a répondu le 06/09/2012 à 14:24:

les populations européennes, "sous-payées et sur-exploitées"? Comment pouvez-vous écrire cela? Vous êtes déjà sorti d'Europe? Etes-vous allé voir sur les autres continents? Démissionez et allez bosser ailleurs, vous comprendrez!

Error System  a répondu le 06/09/2012 à 16:01:

Vous avez raison, au motif que les chinois n'ont ni sécu ni système de retraite, on devrait TOUT accepter sans moufter - voire même s'aligner sur eux... N'importe quoi !!!

Fond du problème  a écrit le 06/09/2012 à 11:32 :

Le débat sur l'intégrité morale de Draghi montre à quel point le système des banques centrales est mauvais. Quel que soit le candidat pour un jour remplacer Draghi, le problème c'est de confier autant de pouvoirs à un seul homme. Le véritable problème, c'est le principe même de la banque centrale et la centralisation de la création monétaire.

@Fond  a répondu le 06/09/2012 à 14:20:

Euh.... "autant de pouvoirs à un seul homme"? Vous croyez que MD dirige tout?
Et vous croyez que le Conseil ne joue aucun rôle? Vous rêvez.

QUICK  a écrit le 06/09/2012 à 11:23 :

Le film d'Arte sur la pieuvre GS plus -d'une heure quand même- n'est que bouches cousues sur le Mario!
Alors http://www.arte.tv/fr/goldman-sachs/6820372.html
OK vous apprécierez mieux la puissance de l'argent une drogue, un cartel?une mafia?

MDR  a écrit le 06/09/2012 à 7:07 :

A en croire les commentaires ci-dessous, il faudrait mettre un socialiste français à la tête de la BCE. Ne sont-ils pas connus pour être des saints vertueux, ne connaissant ni corruption, ni conflits d'intérêt ? :)

JPD  a répondu le 06/09/2012 à 9:44:

demandez-vous pq les Allemands de la Buba l'ont laissé passer à la BCE: ils avaient avec ses passges ds le privé, Goldman Sachs y compris, un bon moyen de le faire taire de le tenir en laisse :cqfd..Le pb c'est que Merkel plutôt faiblarde comme politique ne dirige rien.

@JPD  a répondu le 06/09/2012 à 17:35:

Il y aurait un groupe d'une centaine de personnes détenant ce pouvoir que ce ne serait pas plus légitime.

simple citoyen  a écrit le 06/09/2012 à 0:01 :

moui... au chapitre 5, vous pourriez préciser que son fils est VP de Morgan Stanley à Londres. Pour être encore plus précis, il est VP Interest Rate Trader à Morgan Stanley... C'est tout de même assez différent de trader tout court. Par ailleurs son titre et ses responsabilités chez GS comprennent bien le développement et la conclusion d'affaires avec les états et leurs institutions. Draghi dit qu'il ne savait rien des montages italiens ou grecs destinés à les faire rentrer dans les critères de Maastricht. Mais, ce que ne précise pas votre article et qu'on trouve de moins en moins souvent sur les bios en ligne de ce monsieur, c'est qu'il était avant d'être chez GS, juste avant en fait puisqu'il a été nommé en 2000, c'est "Chairman of the Economic and Financial Committee of the European Union". Pas rien. Ce Comité économique et financier de l'UE a pour mission de suivre la situation économique et financière des états membres, en particulier en faisant des recommandations requises dans le cadre de la "surveillance multilatérale" qui est chargé de surveiller et coordonner les politiques budgétaires des états membres. Je sais bien que c'est un peu technique et ardu, mais on se demande quand même comment on peut commencer une bio en expliquant quel grand spécialiste, financier et économiste est Mario Draghi si alors qu'il est chargé l'année précédente de superviser ces question pour l'UE, il n'y prête plus la moindre attention une fois qu'il est chez GS l'année suivante et alors que cela rentre dans ses fonctions (on se demanderait d'ailleurs pourquoi GS l'embauche si ce n'est pour ces compétences spécifiques). L'histoire tranchera, mais il faut quand même choisir: ou ce type (et ce n'est pas un cas isolé) est totalement incompétent ou il nous raconte des salades. Un dernier point: comme je le mentionnais, il devient de plus en plus difficile de trouver une bio complète sur cet homme depuis sa nommination à la tête de la BCE. En particulier concernant ses responsabilités préalables au sein de l'union, qui sont pourtant éminentes. De même qu'il aura fallu le conflit avec les allemands pour que sorte l'affaire de son fils, nos représentants de l'UE lors de session de questions n'ayant pas cru bon simplement poser la question du conflit d'intérêt, alors que c'est tout l'objet de cette session et à vrai dire ce pourquoi on les paie largement. C'est sans doute le hasard, mais c'est un peu dérangeant.

Yoba  a répondu le 06/09/2012 à 8:48:

Parler de "montages Italiens ou Grèques" montre à quel point vous ne maîtrisez pas le sujet puisque le seul "montage" en question concerne la Grèce et non pas l'Italie, 3eme puissance économique européenne!

Bay13  a répondu le 06/09/2012 à 9:04:

On avait associé l'Italie au Club des PIIGS en pariant sur sa plus que probable fallite alors que ce pays est en train de se réléver tout seul et au contraire il paye pour les autres en difficulté comme l'Espagne.
Chapeau les Italiens! Et milles excuses pour nos commentaires déplacés à vos égards

Picsou  a répondu le 06/09/2012 à 9:18:

Vous vous êtes jamais demandé pourquoi tout le monde voulait l'Italie dans l'Euro, Allemagne en tête? Parce que une Italie hors Euro aurait fait très mal à tous car bcp plus competitive avec une monnaie dévaluée! Alors ds les années '90 tout le monde ma veut ..en 2012 tout le monde lui crache dessus?

@yoba  a répondu le 06/09/2012 à 10:34:

J'adore quand on essaie d'éliminer le débat en ne reprenant qu'un point pour simplement asséner: "c'est n'importe quoi, donc vous dites n'importe quoi". C'est efficace en cours de récré à la limite... J'e suis allé un peu vite puisque c'est sur la Grèce qu'on l'a interrogé, mais ce que je voulais dire c'est que les même instruments (les CDS) ont été utilisés par d'autres dont l'Italie en 1996 avec JP Morgan et alors que Draghi était au trésor italien. On ne l'a pas interrogé effectivement (en tout cas à ce que je sache) mais on aurait pu, non?... Un lien au hasard: http://trends.levif.be/economie/actualite/politique-economique/tricher-sur-les-chiffres-du-deficit-un-sport-europeen/article-1194661907519.htm
ou encore http://www.nytimes.com/2010/02/14/business/global/14debt.html?_r=1&pagewanted=2&sq=goldman&st=Search&scp=3

Luca  a répondu le 06/09/2012 à 16:11:

Encore pour que vous soyez il faudrait que vous sachiez ce qu'est un CDS...

simple citoyen  a répondu le 11/09/2012 à 0:46:

Hahahahaha! Ah Luca, un peu de "creative criticism" me manquait... Sinon sur le contenu? Rien?... ;-)

DRRW  a écrit le 05/09/2012 à 23:19 :

Un passage chez GS a un tres mauvais moment a un tres mauvais endroit, un fils trader. Sans remettre en cause ni l'integrite ni l'honnete de ce Monsieur, force est de constater que cela fait desordre. N'est il pas possible de trouver un autre candidat aussi capable n'ayant pas ces casseroles?

Bravo  a répondu le 06/09/2012 à 7:03:

Je suis que montebourg est prêt !

Brads  a écrit le 05/09/2012 à 23:01 :

En finance, il faut regarder de l'avant, pas toujours en arrière et ressasser l'histoire à tout bout de champ, vraiment des "petits bras" tous ces commentaires !

simple citoyen  a répondu le 06/09/2012 à 0:09:

Je suppose que c'est de l'humour, sinon ce que vous dites revient à se priver de mémoire et d'intelligence... difficile de parler finance dans ces conditions, non? Sans parler du fait qu'il ne s'agit ici nullement de finance, mais de politique, mais je suis sûr que vous l'aviez compris avec la vue perçante des grands volatiles... ;-)

Wolfgang-Bang  a répondu le 06/09/2012 à 1:24:

Oui c'est vrai, Bernard Madoff pourrait être le prochain président de la BCE.

Petrus  a répondu le 06/09/2012 à 8:31:

Juste pour information le grade de VP dans les banques americaines est presque le grade le moins honorifique, venant après associate et avant ED (exécutive director) et MD (Managing Director) .

BERPA  a écrit le 05/09/2012 à 22:04 :

Grâce a ce monsieur Draghi, Goldman Sachs est a la tête de l?Europe , nos politiques sont des marionnettes commander par cette grand banque .
Dommage, l'idée que la démocratie existait encore me plaisais bien !!!

M92  a répondu le 06/09/2012 à 11:16:

En vla un qui a regarder ARTE mardi soir...

br  a écrit le 05/09/2012 à 21:34 :

Ce monsieur semble au moins avoir gardé de son passage chez Goldman Sachs un sens de l'éthique et du conflit d'intérêt assez particulier.
Lorsque l'on connait l'habitude qu'ont les anciens de la maison à renvoyer l'ascenseur, on peut se demander si les rennes de la BCE sont entre de bonnes mains...

Laurent J  a répondu le 05/09/2012 à 21:51:

Cette peinture du personnage sous ses différentes facettes laisse effectivement songeur...

Les rennes de la BCE...  a répondu le 05/09/2012 à 22:00:

Super Mario fait aussi fonction de Père Noël.

LolCat  a écrit le 05/09/2012 à 21:27 :

@SophieRolland : L'article du Point que vous citez n'est pas écrit par Emmanuel Berretta, qui est spécialiste des questions média, mais Dominique Dunglas et Romain Gubert.

SRolland  a répondu le 06/09/2012 à 10:16:

Article corrigé le 06/09. Toutes mes excuses pour cette erreur.

Bravo  a écrit le 05/09/2012 à 20:53 :

Cet homme paraît être le seul pragmatique face à une bande de fumistes (pour ces derniers voir l organigramme du gouvernement français) et de dogmatiques (voir de l autre côté du Rhin et les obsessions séculaires qui les mennent souvent au désastre après l apogée (ex 3ème Reich ). Souhaitons lui de réussir !

phidias  a écrit le 05/09/2012 à 20:00 :

Gageons que si la BCE intervient comme le veut Draghi sur les dettes des pays du sud de l'Europe, le conseiller pour restructurer ces dettes et organiser un second marché de gré à gré sera probablement Goldman Sachs, renvoi d'ascenseur oblige. Mais la Buba risque de réagir, il faudra un ou des montages très fins, sinon ce sera le coup de massue.

Incroyable  a écrit le 05/09/2012 à 19:52 :

Incroyable !!! Goldman Sachs dirige donc l'Europe !!!

Dan60  a répondu le 05/09/2012 à 21:17:

Eh oui !
Dommage non?

Skun  a répondu le 05/09/2012 à 22:21:

Ben oui Goldman Sachs dirige maintenant le monde. Pour celui qui se demande à qui profite les dettes publics des états vous avez maintenant une réponse. Aller petit contribuable payé vos impôts faut rembourser les banques et surtout donner du pognon à Goldman Sachs qui se trouve au sommet de la pyramides.

Lennart  a écrit le 05/09/2012 à 19:52 :

Tous nos systèmes bancaires et financiers ressemblent de plus en plus à un système mafieux "légal".

Dan60  a répondu le 05/09/2012 à 21:19:

C est bien de le constater!
On fait quoi maintenant ?

@Lennart  a répondu le 05/09/2012 à 22:06:

C'est plutôt les politiciens et les hauts fonctionnaires français qui font penser à des mafieux. Mais bon, chacun ses priorités.

Decrauze  a écrit le 05/09/2012 à 19:34 :

État d?urgence européen -

Réjouissons-nous que les institutions européennes aient encore un rôle, car le jour où le système dévissera, où des nations centrales claqueront la porte, ce jour-là sera l?amorce d?un tourbillon peut-être fatal pour notre forme d?existence encore protégée. Nous verrons alors tous les adversaires du principe même de cette construction politique unique ruer dans les brancards pour attiser les peurs, les recroquevillements et au final provoquer la marginalisation de notre vieux continent.
Cf. http://pamphletaire.blogspot.fr/search/label/Europe

Hevince  a répondu le 05/09/2012 à 20:56:

http://www.arte.tv/fr/goldman-sachs/6820372.html
Les dirigeants de Goldman sachs (ainsi que ceux des banques, multinationales, Institut publique et prive...) qui affaiblissent les états de façon volontaire et prémédité, devraient être juges, condamnés et emprisonnés comme on le fait pour les pires chefs des cartel de drogue !

Mich27  a répondu le 05/09/2012 à 21:07:

la marginalisation de la vieille Europe... c'est le souhait de la grande Finance US qui voit en l'Europe un rival et ennemi commercial et financier de 450 millions d'habitants

@John  a répondu le 06/09/2012 à 5:03:

Hevince merci pour ce site qui donne un petit aperçu aux lecteurs sur la puissance destructrice de cette banque Goldman-sachs qui est la base des problèmes que connais actuellement l'Europe et les États-Unis, Comme un système mafieux, ils on la main haute sur tous les hommes politiques et bureaucrates importants dans le monde à commencé par Obama entouré de c'est anciens de Goldman. Seul espoir de les condamnés se sera avec un nouveau gouvernement, avec Rommy ? il faut espérer, autrement se sera le désastre mondiale.

Mich27  a répondu le 06/09/2012 à 15:15:

saud que les républicains sont aussi du côté des maîtres du Monde... donc de Goldman Sachs
Par rapport à Mitt Romney, j'ai appris que c'était un homme très riche... qu'il avait des comptes bancaires en Suisse et aux îles Caïmans (banques-écrans)... comment se fait-il qu'il ait échappé à la traque du fisc US qui a obligé les banquiers suisses à leur founir les listes des délinquants américains (plus de 5000, en Helvétie) qui fraudent leur pays en plaçant leur argent hors des USA...? ce fléau n'est pas que français, il est international et avec la dérégulation de la Finance... tout est permis... Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley et les autres spéculateurs comme Georges Soros... se remplissent les coffres-forts... pendant que les contribuables nationaux US, français... et autres... payent, remboursent, à vie, (la crise, fabriquée par les banquiers... est éternelle...) pour enrichir tous ces financiers cupides, prédateurs-voyous

@John  a répondu le 06/09/2012 à 15:40:

Mich27 tu à bien raison sur toute la ligne mais je suis une personne qui croie au miracles, peut être que les gouvernements ce déciderons a faire la régulations de la finance quand ils seront au font du trou, mais comme toujours cela partira que des États-Unis.

Mich27  a répondu le 06/09/2012 à 18:23:

les multinationales, la mondialisation, les rendements, les OGM, les déréglementations, les dérégulations des systèmes économique et financier... etc... ont été initiés par les capitalistes (USA ou GB)... il faut voir ce que cela donne 20 ans plus tard, le chaos, en Occident, sans parler des dégâts collatéraux dans les pays du Tiers-Monde qui se font piller leurs matières premières, leurs forêts, leurs hydrocarbures... la plupart des conflits armés sur la Planète sont très souvent provoqués par nos cousins cupides d'Amérique du Nord qui ne fonctionnent que par le business... (Démocrates ou Républicains=bonnet blanc ou blanc bonnet mais toujours axés sur le business... si on veut mieux comprendre comment fonctionne notre Monde... il suffit de taper...maitres du monde...
http://www.syti.net/Organisations.html
on découvre un schéma-organigramme avec des institutions (Trilatérale, Davos, FMI, le Siècle, mafias, sectes ...etc...), des cercles d'influence où on retrouve toujours les mêmes individus en haut de la pyramide, ceux qui ont pour objectif de maitriser les énergies, les monnaies, la Finance, les hommes, le Monde... et Godman Sachs et autres prédateurs de la Finance ne sont que des valets dangereux au service de ces gens peu recommandables