Barclays paie encore très cher ses litiges dans l'assurance

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L'établissement dirigé depuis le 1er décembre 2015 par Jes Staley, un ancien de la banque américaine JPMorgan, a fait état en outre d'une série de mesures "stratégiques" pour faire face aux "difficultés héritées du passé".
L'établissement dirigé depuis le 1er décembre 2015 par Jes Staley, un ancien de la banque américaine JPMorgan, a fait état en outre d'une série de mesures "stratégiques" pour faire face aux "difficultés héritées du passé". (Crédits : © Toby Melville / Reuters)
Dans le rouge en 2015, la banque britannique explique dans un communiqué avoir mis de côté pas moins de 2,2 milliards de livres supplémentaires (2,8 milliards d'euros), contre 1,3 milliard en 2014, pour indemniser des clients lésés. Son action chutait de près de 10% à la Bourse de Londres à la suite de cette publication.

Barclays a annoncé mardi avoir plus que doublé sa perte nette en 2015, à 394 millions de livres (500 millions d'euros), à cause d'une envolée des provisions versées dans le scandale d'assurance-crédits au Royaume-Uni (PPI, pour "Payment Protection Insurance"), ainsi que la prochaine cession d'une part dans sa filiale Barclays Africa.

L'action de la banque britannique chutait de 9,56% à 155,60 pence à la Bourse de Londres mardi vers 15h00 GMT, les investisseurs déplorant une réduction de plus de moitié du dividende attendu en 2016 et 2017 par rapport à celui de 2015.

Près de 3 milliards d'euros de provisions

Barclays explique dans un communiqué avoir mis de côté 2,2 milliards de livres supplémentaires (2,8 milliards d'euros), contre 1,3 milliard en 2014, pour indemniser des clients lésés par l'affaire des PPI qui coûte une fortune au secteur au Royaume-Uni.

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Clauses cachées

Ces assurances étaient destinées à soutenir les emprunteurs qui se retrouveraient dans l'incapacité de rembourser un prêt, immobilier ou autres, ou de faire face aux échéances liées à leur carte de crédit - à cause par exemple de la perte d'un emploi, d'un accident ou d'une maladie. Mais une affaire a émergé dans les années 2000 lorsqu'il est apparu que ces PPI, vendues massivement dans les années 1990 par Barclays et d'autres banques, comportaient des clauses cachées faisant que l'emprunteur ne pouvait en bénéficier lorsqu'il en avait besoin.

Faire face "aux difficultés héritées du passé"

La banque britannique a par ailleurs évalué à pas moins de 580 millions de livres (740 millions d'euros) ses pertes liées en 2015 à la vente d'activités en Espagne, au Portugal et en Italie.

L'établissement, dirigé depuis le 1er décembre 2015 par Jes Staley, un ancien de la banque américaine JPMorgan, a fait état en outre d'une série de mesures "stratégiques" pour faire face aux "difficultés héritées du passé".

Vente d'une partie des activités en Afrique

Il a notamment annoncé son "intention de vendre une part dans Barclays Africa Group Limited jusqu'à un niveau qui permette sa déconsolidation comptable et en termes de régulation lors des deux à trois années à venir". Barclays détient 62,3% des parts de Barclays Africa, l'essentiel des parts restantes étant cotées à la Bourse de Johannesburg où l'établissement a son siège. Sur la base de la valorisation de l'action Barclays Africa, la part de Barclays vaut 71,9 milliards de rands (4,1 milliards d'euros).

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 02/03/2016 à 10:58 :
Étrange mais je n'ai pas du tout envie de pleurer. En voir un payer de temps en temps, même si cela ne règle pas l'énorme problème de l'opacité du fonctionnement de ces multinationales des assurances mais aussi des banques, qui dorénavant se greffent directement sur les caisses de l'état, ça fait au moins un peu de bien.

SI elle s'est faite coincer c'est qu'elle a du aller réellement beaucoup trop loin hein...

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