Créances douteuses : ce trou noir dans le bilan des banques européennes

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Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a enjoint les dirigeants européens de traiter le problème des bad loans des banques de l'Union, par exemple en harmonisant le régime des faillites.
Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a enjoint les dirigeants européens de traiter le problème des "bad loans" des banques de l'Union, par exemple en harmonisant le régime des faillites. (Crédits : ASHRAF MOHAMMAD MOHAMMAD ALAMRA)
Le Fonds monétaire International (FMI), la Banque centrale européenne (BCE), le Mécanisme européen de stabilité (MES), l'Autorité bancaire européenne (ABE) : tous demandent aux dirigeants européens d’accélérer le délestage des 921 milliards d'euros de prêts non remboursables qui grèvent depuis des années le bilan des banques. Sans beaucoup d’effet jusqu’à présent…

Invitée mardi du think tank Bruegel à Bruxelles, Christine Lagarde a alerté les Européens au sujet des « prêts non-performants », le terme pudiquement utilisé pour décrire les créances douteuses, qui grèvent les bilans des banques de l'Union européenne depuis des années. « Il faut terminer le nettoyage complet du secteur financier dans certains coins d'Europe, particulièrement dans le sud de l'Europe », a expliqué la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

« C'est l'ancienne avocate qui parle à travers moi... Un régime de faillite approprié, au moins au niveau national, de la façon aussi harmonisée que possible (en Europe)... pour que l'on n'ait pas des économies qui ploient sous la charge d'entreprises zombies », a-t-elle ajouté.

Le sujet est bien connu des observateurs avertis, moins du grand public : les banques européennes, qui ont dû reconstituer et augmenter leur capital à marche forcée ces dernières années, ne dégagent pas les profits suffisants pour rémunérer leurs actionnaires. Motif : la crise économique a creusé dans leur bilan un véritable trou noir de 921 milliards d'euros correspondant aux « bad loans », ces prêts qu'entreprises et ménages sont dans l'impossibilité de rembourser faute de dégager des bénéfices ou de disposer de revenus suffisants.

Le stock de "bad loans" a doublé entre 2009 et 2015

Le vice-président de la Banque centrale européenne, Vitor Constâncio, s'en était également inquiété le 3 février dernier :

« Le problème des prêts non-performants est une des principales raisons expliquant la faible profitabilité agrégée des banques. Laissez-moi vous rappeler que le rendement du capital des banques de la zone euro est passé sous les 5%, ce qui ne couvre pas le coût estimé du capital. »

Une semaine plus tard, devant les députés européens, l'ancien gouverneur de la Banque du Portugal ajoutait : « L'étendue et la nature macro-prudentielle du problème appelle une réponse complète et coordonnée au niveau européen. »

En 2015, déjà, le Fonds monétaire international consacrait une étude au problème des « NPL » (Non Performing Loans) européens, dont le stock atteignait à l'époque 1.000 milliards d'euros, soit le double de ce qu'il était en 2009. Ses auteurs proposaient une médecine assez conventionnelle : une combinaison entre réforme des régimes de faillite et de restructuration de dettes, politique plus musclée des superviseurs bancaires pour encourager le management à agir, et, enfin, développement d'un marché secondaire avec, le cas échéant, l'appui d'une « bad bank », autrement dit une structure de défaisance, où loger ces créances en attendant qu'elles trouvent preneurs auprès d'investisseurs.

Banques européennes NPL progrès

[Les progrès réalisés par les banques des différents pays européens pour résorber leurs créances douteuses. Crédits : ABE]

Parmi les plus touchés : Grèce, Italie, Irlande, Portugal

Les économistes du FMI avaient largement de quoi opérer des comparaisons: l'accumulation de « bad loans » est un phénomène classique après une crise financière et économique. La particularité du cas européen réside dans l'extrême lenteur de sa résorption. Au rythme où vont les choses, il faudra une dizaine d'années pour apurer les pertes, souligne l'Autorité bancaire européenne (ABE). Au cours des trois dernières années, seuls 200 milliards de prêts non-performants ont ainsi pu être cédés aux investisseurs, soit directement par les banques, soit par le truchement de véhicules spéciaux, comme en Irlande ou en Espagne, selon les données collectées par Deloitte et citées dans une étude du Parlement européen.

Jusqu'à présent, toutefois, ils n'ont rien entrepris collectivement pour tenter de trouver une solution. Et pour cause : ce fléau les affecte très inégalement. Dans six pays de la zone euro seulement, le ratio des NPL dépasse 10% : la Grèce, l'Italie, Chypre, l'Irlande, le Portugal et la Slovénie. Chez d'autres, le problème ne se pose pas ou presque. Les mauvaises créances ne représentent par exemple que 3,5% des encours de prêts des banques françaises et 2,5% des allemandes ou des néerlandaises. Il frappe plus, de surcroît, les banques petites et moyennes, que les banques systémiques.

Banques européennes créances douteuses

[Ratio de fonds propres et taux de prêts non-performants des principales banques européennes. Crédits : ABE]

Face à ce fléau, la Commission a appelé à des réformes du droit des faillites national afin de faciliter la cession des prêts - pour l'instant sans succès - et de répondre au fur et à mesure où elles se présentaient aux demandes de pays comme l'Espagne, l'Allemagne ou encore l'Irlande, qui avaient besoin de l'assentiment de la Direction générale de la concurrence pour investir de l'argent public dans leur structure de défaisance. Or, la DG Concurrence n'a pas modifié sa doctrine en la matière depuis l'immédiat après-crise de 2009.

Le flop d'une "bad bank" européenne

Problème supplémentaire, les pays les plus touchés sont également ceux qui se trouvent sous la loupe de la Commission européenne en raison de leurs déficits ou de leur endettement excessif. Les bad banks de l'Espagne et de l'Irlande avaient par exemple été créées alors que les deux pays se trouvaient sous programme du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone euro créé en 2012. La création d'un tel véhicule place donc les pays concernés devant un dilemme : abandonner leurs banques à leur sort, les aider au risque d'aggraver leur solde budgétaire ou se placer sous la tutelle de l'Eurogroupe, l'organe politique du MES.

Mais le cas, dramatique et urgent, de l'Italie, troisième économie de la zone euro, dont la santé économique est chancelante au point de faire dire à certains qu'elle pourrait quitte l'union monétaire, donne au sujet un caractère d'urgence. Les "bad loans" y culminaient à 276 milliards d'euros en juin 2016, selon l'ABE, soit 6% du portefeuille de prêts à l'économie des banques. Or toute intervention publique de Rome dans ce domaine soulève des problèmes insolubles de respect des règles de concurrence et budgétaires.

Fin janvier, le président de l'ABE, Andrea Enria, qui fut chef de la supervision à la Banque d'Italie entre 2008 et 2011, a lancé l'idée d'une société de gestion paneuropéenne avec l'appui de fonds publics européens et la garantie d'une expertise neutre sur l'évaluation des créances. L'Italien, dont l'institution est basée à Londres, l'a avancée, de surcroît, depuis Luxembourg et avec le soutien explicite de Klaus Regling. Le directeur général du MES, reconnaissant qu'un tel véhicule aurait besoin de « beaucoup d'argent (public) au début » - le chiffre de 200 milliards d'euros a été évoqué - avait abondé dans le sens de M. Enria en assurant qu'une clause de « clawback », autrement dit la reprise des créances n'ayant pu être vendues au prix du marché par la "bad bank" européenne, éviterait toute mutualisation des risques, en clair que le contribuable allemand ou français ne paierait pour une perte enregistrée par une banque italienne.

Vers un marché secondaire de "junk bonds" privé ?

Le projet a fait « flop ». Berlin ne croît pas à cette non-mutualisation sensée être garantie par la clause de rachat. La Française Danièle Nouy, qui dirige l'organe européen de supervision des principales banques européennes, a déclaré récemment devant le parlement européen que celle-ci lui semblait difficile à mettre en œuvre, alors même qu'elle avait suscité l'an dernier la création d'un groupe de travail ad hoc sur le sujet sous la direction de la vice-gouverneur de la Banque d'Irlande, Sharon Donnelly.

L'opposition de Berlin semble donc s'avérer insurmontable à l'approche des élections fédérales de septembre 2017. L'agence de notation Moody's, tout en jugeant la solution de l'EBA la meilleure sur le papier, estime, dans une note publiée fin mars, que :

« un tel schéma serait difficile à mettre en pratique, car il requiert probablement des fonds publics et, de ce fait, un engagement politique qui ne semble pas sur le point d'arriver. »

La Commission européenne, de son côté, tout en appelant à des « réformes structurelles », en clair, une amélioration du droit des faillites, sans rien toucher au cadre européen des aides d'Etat ni de concessions sur les règles budgétaires, met à présent l'accent sur le développement d'un marché secondaire du « junk bond » privé, avec l'appui de l'Autorité bancaire européenne. Son vice-président Valdis Dombrovskis a demandé le 29 mars à Andrea Enria d'établir des « lignes directrices » pour harmoniser et sécuriser l'évaluation des prêts. L'objectif : rassurer les investisseurs qui pâtissent toujours, dans ce genre de transactions, d'un manque d'informations sur la situation réelle des débiteurs.

Le 6 avril, lors d'une conférence du lobby Eurofi à Malte, l'ancien premier ministre letton a de surcroît plaidé pour un « concept européen » de société de gestion nationale permettant aux pays qui en ont besoin de recevoir plus rapidement l'assentiment de la direction générale de la concurrence. Un objectif soutenu par la BCE. « Ce problème doit être traité de façon prioritaire d'un point de vue micro-prudentiel », a expliqué récemment Benoît Cœuré, membre de son directoire, en appelant à la création d'urgence d'« un modèle européen de société de gestion d'actifs ».

On en est là. Réunis à Malte le 4 avril, les ministres européens des Finances se sont entendus dire que ce "trillion" de mauvaises créances était un sujet d'intérêt commun, et non une affaire à laisser aux gouvernements nationaux. Le « groupe de travail » composé d'experts nationaux, dont la Commission européenne avait obtenu la création l'an dernier, a été enjoint de rendre ses conclusions dans les toutes prochaines semaines. Le Conseil Ecofin pourrait adopter une « stratégie commune » mi-juin. D'ici là, les ministres se retrouveront à Washington, où se tient la semaine prochaine l'assemblée de printemps du FMI. On peut gager que sa directrice générale ne manquera pas de leur rappeler l'urgence du problème.

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Commentaires
a écrit le 18/04/2017 à 16:23 :
a elle est belle l europe encore un signe de l explosion éminente de l euro et l europe
a écrit le 18/04/2017 à 15:35 :
Ce n'est pas un scoop mais si l'entreprise de matraquage permanent et d'endoctrinement des gens par les chaines TV (dont BFM en number one), les radios avec le si dévoué Bourdin, et le presse aboutit à placer leur candidat Macron au second tour, alors dès le début de la semaine prochaine le ticket Macron Lagarde nous sera présenté comme le remède à tous les périls et leur seul moyen de sauver la République...De plus ce prétendant, un rien prétentieux aussi, a un goût assez prononcé pour les dames mûres...
Réponse de le 20/04/2017 à 10:45 :
Votre commentaire est magnifique d'intelligence, d'objectivité et de mise en perspective, que votre dernière phrase vient souligner avec élégance. Chapeau l'artiste.
Dommage de ne pas avoir partagé avec nous vos lumières sur la manière de résoudre le problème des prêts toxiques qui touche également les banques FR...cela aurait probablement été également très enrichissant. Et fin.
a écrit le 18/04/2017 à 15:27 :
Créances douteuses : ce trou noir dans le bilan des banques européennes

Madame Lagarde, et la créance Tapie, vrai créance douteuse que vous avez organisée ?

Mme Lagarde, votre crédibilité est de loin la pire, vous auriez déjà du démissionner du FMI depuis longtemps, ca nous ferai des vacances, vous nous lassez ...
a écrit le 18/04/2017 à 12:13 :
Si l'on ajoute à cela les dettes interbancaires de la zone euro, il y a de quoi se faire peur.
Pour que les banques puissent a nouveau gagner de l'argent, il faut que les taux augmentent. Or, la BCE, et on l'oublie toujours, ne peut émettre de la monnaie qu'en "achetant" des dettes bancaires (je le mets entre guillemets car cette formulation m"a toujours semblé cocasse...) donc, doit avoir des taux tres bas, voire nuls. Or, cet argent quasi gratuit est nécessaire aux banques qui réequilibrent leurs bilans en rachetant leurs titres, ce qui fait les monter, donc augmente leurs fonds propres. Si la BCE s'arrête d'imprimer, la bulle bancaire risque d'exploser. Donc, tout ceci "se mord la queue"
Je pense que les plus conscients sont les allemands et que nous vivons peut-être les derniers mois de l'euro car le fédéralisme s'éloigne à grands pas
a écrit le 18/04/2017 à 10:37 :
Le FMI et Lagarde sont de moins en moins crédibles. D'ailleurs, comment ont-ils pu tomber si bas ?

Reste que Lagarde est devenue un boulet pour le FMI.
Réponse de le 18/04/2017 à 11:45 :
vous êtes banquier pour vouloir nous détourner du sujet de l'article, à savoir comment se délester des créances douteuses?
Réponse de le 18/04/2017 à 15:33 :
Vous pouvez envoyer Lagarde et le FMI sur Mars, cela ne changera rien aux bilans des banques.
Ne confondez pas le messager et le message.
Demain si il pleut, vous accusez Mme Météo ?
a écrit le 18/04/2017 à 8:37 :
Que fait encore Christine Lagarde à un poste de pouvoir si ce n'est par unique privilège oligarchique ? Quand les politiciens se font coincer aux états unis on ne les voit plus jamais, chez nous ils continuent de se pavaner alors qu'ils demandent toujours plus de sacrifices aux français.

Démocratie ?
Réponse de le 18/04/2017 à 15:34 :
Elle bosse car elle est compétente.
L'oligarchie, c'est en russie.
Réponse de le 20/04/2017 à 14:51 :
Ah ça pour bosser elle bosse mais bon elle bosserait moins ça nous couterait moins cher aussi hein ! Qu'elle n'hésite pas à arrêter elle peut prendre sa retraite elle aura bien assez pour vivre luxueusement le reste de sa vie.

Vous avez décidé de dire un truc inintéressant sous chacun de mes commentaires ?

Bien entendu je signale votre trollage à tendance harcelant.
a écrit le 18/04/2017 à 0:03 :
Donc d'après cette analyse ou la France ne fait pas partie des pays riches, mais une économie raisonnable sera amenée à payer les dettes des pique assiettes du sud.
Une seule solution intelligente, quitter l'Europe et l'Euro et vogue la galère, on se trouvera bien des partenaires plus sérieux, inde, brésil, chine afrique du sud etc avec qui commercer échanger sans cette bande de pieds nickelés à Bruxelles.?
Réponse de le 18/04/2017 à 12:18 :
Pemmore, entièrement d'accord avec vous Plus on tardera et plus la colère des peuples sera violente. Cet acharnement à vouloir maintenir l'euro à tout prix montre le pourrissement de tout ce système....
Réponse de le 18/04/2017 à 16:27 :
bonjour et tout a fait d accord avec vous et combien de millions serais d accord . qu ils se débrouilles avec leurs connerie
a écrit le 17/04/2017 à 16:47 :
Tant que le NPL ratio de la BNP est le triple de celui de la Deutsche, pour ne pas parler de Monte dei Paschi, il faut d'abord standardiser le contrôle européen avant de pouvoir mutualiser le risque, et tout risque en place dès qu'on quitte la case de départ doit rester gelé au niveau national.
a écrit le 17/04/2017 à 16:46 :
Une créance douteuse bancaire a une très grande probabilité de se transformer en pertes
Donc
1 Soit réduction des capitaux propres ...Fuites des actionnaires et Diminution des Crédits
selon les ratios Bâle
2 Recapitalisation ou Aide par les Etats ..Interdit par l'Europe ou Merci les contribuables
3 Soit créer Une ou des Bad Bank ou mieux une Bad Banque Européenne ...Un super Crédit Lyonnais
4 Refiler le mistigri à la BCE car une banque centrale ne fait jamais faillite

Bienvenu dans le Monde Merveilleux de la Financiarisation de Mr Bérégovoy et Mitterrand
Réponse de le 18/04/2017 à 11:50 :
Les financiers ont failli mettre en faillite la france en 1982 en refusant de prêter à cause des nationalisations, le qatar est venu à notre secours, du coup Mitteran a cédé à la grande finace internation a signé accords de libre échange, omc libre circulation des capitaux pour laisser faire les financiers, les financiers ont joué à comme au casino et c'est la crise et ce serait la faute aux Mitterand Bérégovoy, la seule faute c'est d'avoir cédé, encore eût-il falu penser une alternative ce qui est beaucoup plus dur que d'insulter les dirigeants politiques.
Réponse de le 18/04/2017 à 11:52 :
Les financiers ont failli mettre en faillite la france en 1982 en refusant de prêter à cause des nationalisations, le qatar est venu à notre secours, du coup Mitteran a cédé à la grande finace internation a signé accords de libre échange, omc libre circulation des capitaux pour laisser faire les financiers, les financiers ont joué à comme au casino et c'est la crise et ce serait la faute aux Mitterand Bérégovoy, la seule faute c'est d'avoir cédé, encore eût-il falu penser une alternative ce qui est beaucoup plus dur que d'insulter les dirigeants politiques.
Réponse de le 18/04/2017 à 11:54 :
Seul le japon a su nettoyer le bilan de ses banques, mais là il a fallu que les fonctionnaires d'état débarquent les dirigeants des dites banques et lancent un audit sans concession de leurs bilans. A l'échelle d'un pays indépendant ça roule, à l'échelle d'une association d'états personne n'en a l'autorité.
Réponse de le 18/04/2017 à 19:49 :
4 Refiler le mistigri à la BCE car une banque centrale ne fait jamais faillite...
Encore que...Si la monnaie qu'elle imprime perd toute valeur, je vois mal l'avenir de la zone euro. Ce sera le sauve qui peut général.
a écrit le 17/04/2017 à 16:00 :
Qui,qui, resoudre au niveau europienne.
Encore les pais du nord font payer pour les pais des femmes/hommes/fetes quelles seulement (sur)vivrent grace l'econemis saines des pais serieuses.
La France et ses peuples toujours accusent le pais du nord et du nordest de n'etre pas solidaires avec eux, mais est ce que vous etes solidair avec eux dans votre vie qui vous trichent? Donc le mort financier aux pais tricheures, la France inclus.
a écrit le 17/04/2017 à 12:40 :
A partir ou l'on permet la triturisation des actions mauvaises qui ne sont que du vent et les bonnes forcément , on repart dans un jeu de dupes , car on vend du vent ! et les autres récolteront la tempête, la fonte de leurs économies . C'est devenu une façon de gagner de l'argent au niveau mondial . Et cela sont adulés .
a écrit le 17/04/2017 à 11:43 :
Moi qui croyais le président Sarkozy, qui affirmait à une époque avoir résolu la crise. et dompté la finance... A Toulon, le discours y était, le diagnostic aussi, mais dans les années qui ont suivi il n'y a pas eu de réelles actions. Même de la part de Mme Lagarde et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, c'est bien qu'elle essaye.

Le système financier Européen a aussi besoin d'un cadre structurel plus performant, tout comme l'ont mis en place les USA, après la crise.
Pour le moment, les instances européennes continuent à jouer un rôle d’observateurs et de donneurs de leçons, plus que d’acteurs et de fédérateurs.

De la théorie à la pratique :
Certes en Europe il a été question "d'une gouvernance économique plus efficace", mais depuis 2011, est elle réellement active, ou victime de tergiversations nationales. En attendant quoi ?
Pratiquement, les banques ont été obligées, ou seront obligées, de se défaire des emprunts toxiques qui restent dans leurs placards et il faudra bien un jour épurer les comptes. Pour cela il faudrait une réelle transparence et éviter de « se refiler » les créances douteuses à l’intérieur même de l’EuroGroup, ou d’un pays (voir collectivités locales et aux hôpitaux ayant contracté des emprunts « toxiques »)
Comme le précise l’article, ce qui manque « c’est une démarche collective » et certainement un Gendarme.
La gouvernance économique c’est : BCE, UEM, ABE, MES, MSU, MRU, FRU, PNR, PSC, DRRB, etc… outils sui semblent encore restreints à la simple gestion monétaire. Le MSU, mécanisme de surveillance unique, est dans son rôle, mais qu’en est-il du MRU et du FRU ? Il est vrai qu’avec les 55 Milliards du FRU, on n’ira pas loin.
Les 200 Milliards dont parle l'article semblent être un minimum acceptable au niveau Européen, mais je n’ai pas compris si c’est un fond de défaisance, ou s’il ‘agit d’un vrai outil de régulation ?

Quoi qu’il en soit, même si c’est long et laborieux, les enjeux pour l’Europe sont essentiels et nous somme condamnés à réussir. En cas d’échec, chaque pays serait soumis à la dure loi du marché et il y aurait certainement moins de tergiversations et plus de spéculation. Ce qui mettrait en péril l’ensemble de l‘économie Européenne, Allemagne y compris.

Entre CDS et l’article 123 du traité de Lisbonne : le problème Grec permettait assez simplement de mettre en œuvre et d’expérimenter des solutions (peu couteuses à l’échelle Européenne) et au lieu de cela, chaque pays « joue » contre les autres.

Il est plus que temps d’adopter une « stratégie commune » et sur ce point comme sur d'autres, on n’arrivera jamais mettre d'accord l'ensemble des pays. Ce qui oblige les "pays leaders" de prendre la main et surtout des décisions courageuses.
a écrit le 17/04/2017 à 10:18 :
Hollande avait dit : "... il n'a pas de visage ..." c'est le monde de la finance ...

et bien si, il a des visages le monde la finance : Macron_Lagarde_Fillon .... Tapie ... Balkani ... Sarkozy ... Woerth ...Hollande ... Wauquiez ... Valls ... Cahuzac ... Bayrou ... Moscovici ....
a écrit le 17/04/2017 à 0:02 :
Bizarre... La Banque Postale n'est pas citée. Certainement parce qu'elle n'a pas de dettes devenues subito pourries en 2008. Là, vu la récession en cours, vont-ils encore nous socialiser leurs pertes,en "nationalisant" pour regonfler et revendre, aggravant ainsi la récession..?? Bonne question. Dans tous les cas, ce sont les états, soit, NOUS, qui allons payer l'addition. (Pas les plus riches, bien sûr...)
Réponse de le 18/04/2017 à 15:37 :
La Banque POstale n'est pas un acteur du crédit entreprise et le crédit immobiilier est sain en France. Donc pas de surprise.
a écrit le 16/04/2017 à 21:33 :
Comme quoi, tout fonctionne dans le monde de la finance et c'est le monde réel qui doit payer! C'est le casino a tout les étages!
Réponse de le 18/04/2017 à 15:40 :
En synthèse, une banque a prêté de l'argent, et elle risque fortement de ne pas tout se faire rembourser. C'est normal, car si les banques devaient toujours être remboursées à 100%, alors elles ne pourraient prendre aucun
risque.
Donc avec la crise, le "monde réel" a moins bien fonctionné, ces risques se sont matérialisés mais pas toujours comptabilisés.
ce que dit le FMI, c'est qu'il faut passer cela en pertes, plutôt que de continuer à espérer que ces créances vont redevenir saines.
Pas de sujet de casino, c'est de la gestion bancaire, et manifestement c'est trop comliqué pour vous.
a écrit le 16/04/2017 à 19:49 :
La crise économique est arrivée à cause des banques, qui avaient fait beaucoup de bêtises dans les années 2000-2007.
Pour les renflouer, la dette de l'Etat Français a augmenté de 500 milliards d'euros (merci, Sarko !).
Où est passé tout ce fric, si ce n'est pour compenser ces bêtises des banquiers.
Qu'ils se débrouillent : les banques, c'est fait pour sauter, finalement.
a écrit le 16/04/2017 à 19:19 :
Tiens ! Madame Lagarde fait campagne pour Monsieur Mélenchon. C'est surprenant.
a écrit le 16/04/2017 à 18:40 :
A lire les déclarations de Mme Lagarde, elle arrive à nous convaincre de ce l'on peut en conclure que les adeptes du Frexit ont raison,

la solution Mélanchon en France est la meilleure solution : il faut faire défaut point barre,

et surtout engager la procédure de Frexit sans attendre comme ledit Asselineau ;

Les voyous de la finance laisseront leurs plumes et seront congelés pour longtemps, ils ne survivront pas, et les citoyens retrouveront leur souveraineté.
Réponse de le 16/04/2017 à 19:52 :
D'accord avec vous, sauf qu'il n'y a pas de procédure pour le Frexit.
Et que les politiciens qui vous vendent le Frexit comme le Brexit sont des bonimenteurs : la Grande-Bretagne n'a jamais été dans l'Europe (: pas dans l'euro, et pas dans Schengen) : on ne peut pas faire comme elle.
Réponse de le 16/04/2017 à 19:53 :
D'accord avec vous, sauf qu'il n'y a pas de procédure pour le Frexit.
Et que les politiciens qui vous vendent le Frexit comme le Brexit sont des bonimenteurs : la Grande-Bretagne n'a jamais été dans l'Europe (: pas dans l'euro, et pas dans Schengen) : on ne peut pas faire comme elle.
Réponse de le 16/04/2017 à 20:41 :
@Qui a raison ?Vous n'avez pas bien compris l'article !Il ne s'agit pas de dettes souveraines c'est à dire celles des états ,mais de dettes privées ,celles des banques qui ont prêtées à des entreprises et particuliers verreux !La dette française ,dette de l'état français appartient à 60 % aux français possesseurs d'assurance vie fonds en € !Il n'en a pas Melenchon et vous ,votre famille !De plus le reste de la dette ce sont les fonds de pensions americains surtout privés et publics ,public ça veut dire que les politiques et militaires americains cotisent sur ces fonds de pensions !J'attends Melenchon faire defaut là dessus ,spolier les politiques et militaires americains sans compter les autres fonds souverains de tous les pays ayant des excedents et pas que des petro dollars la Chine ,la Russie et bien d'autres ont dus acheter aussi des bons du trésor français !Melenchon vous roule dans la farine car il sait qu'il s'adresse à des gens qui n'y connaissent rien et il les manipule .......
Réponse de le 18/04/2017 à 15:42 :
Sortir de l'Europe ne permet pas de s'abstenir des réalités économiques.
Dans ou hors Euro, les règles économiques sont les mêmes - les dettes on les rembourse. (où on passe un très mauvais moment...)
a écrit le 16/04/2017 à 18:17 :
Ils sont fous ces gens enlever les créances douteuses des banques et puis quoi encore on va régler la note de la chambre !!!! patronne du FMI je rève.. Ils nous ont volés en 2008 et cela continue et ils voudraient encore que l'on règle leur dette de jeu.. Ou je suis un naif!!! ou alors l'implosion du système est proche!!!!!! Désopilante cette Lagarde. plus c'est gros plus cela passe !!!!!
Réponse de le 18/04/2017 à 15:48 :
L'enjeu n'est pas de refourguer ces créances à d'autres, mais bel et bien que les banques constatent la perte avec toutes les conséquences sur les ratios réglementaire etc.
Vous n'avez donc pas tout bien compris.
a écrit le 16/04/2017 à 17:19 :
La nouvelle catastrophe arrive......on connaît d'avance les pigeons.....
a écrit le 16/04/2017 à 16:37 :
comment ca, ' epurer'?
moi j'appelle ca ' augmentations de capital'....... c'est un peu facile de faire du scoring foireux, de preter a des gens qui ne vont pas rembourser, puis de se ' delester sur ceux qui en ont les moyens'
s'ils ne savent pas faire, je peux leur montrer, mais ca ne sera pas gratuit........
a écrit le 16/04/2017 à 15:43 :
Voilà, nous allons passer une 2eme fois à la caisse....à cause de banquiers plus que douteux comme leurs dettes......allô docteur FILLON? Comment vais-je faire pour payer mes costumes, ma femme, mes enfants, mon jardinier, et entretenir mes chevaux et mes voitures de sport?
a écrit le 16/04/2017 à 11:33 :
A créances douteuses financiers douteux.
Réponse de le 18/04/2017 à 15:50 :
Qui dit créance douteuse, dit prêt douteux car les banques prennent des risques.
Si pas de créances douteuses, pas de prêts risqués, donc les banques ne prêterons qu'aux riches.
VOus n'avez donc une fois de plus rien compris.
Réponse de le 18/04/2017 à 18:52 :
Comme d'habitude votre manque de repère à la réalité fausse tout vos propos, mon pauvre ami ça ne doit pas être dans la vie de se tromper sans arrêt, courage.

Connaissez vous les prêts à la consommation et leurs taux d'intérêt supérieur à 20% comme dans la mafia ? Connaissez vous les dégâts hallucinants qu'ils occasionnent sur les gens ?

Non vous n'avez pas de problème d'argent et n'en aurait jamais grâce à votre réseau mais dites vous bien que les banques qui ne prêtent de toutes façons jamais aux pauvres leurs conseillent de faire ce genre de prêt qui ne font que ruiner les emprunteurs.

Alors non seulement cela permet de créer de l'argent fictif mais en plus tant qu'à faire on fait cracher au maximum les pauvres bougres jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus rien payer.

A créances douteuses, financiers douteux donc, merci et adieu.
Réponse de le 18/04/2017 à 19:03 :
On parle créances douteuses et vos parlez credit consommation de type revolving.
Aucun rapport, rien à voir. Ces crédits existent depuis des centaines d années. Et ils n ont aucun rapport avec l objet de cet article.
Revoyez vos classiques mon cher monsieur. Ou critiquez encore cette oligarchie à l inertie morbide pour vous reprendre.
Réponse de le 18/04/2017 à 19:23 :
"On parle créances douteuses et vos parlez credit consommation de type revolving.
Aucun rapport, rien à voir. "

Ben écoutez, allez prendre des cours d'économie svp et on reverra ça ensemble hein, vous partez de bien trop loin là.

Mais bon puisque vous semblez tellement intéressé par le sujet précis des créances douteuses voici un lien qui devrait vous éveiller à la notion d'économie hein.

Un extrait afin de vous démontrer mais vous le savez très bien que j'ai raison, une nouvelle fois et je comprends que ça vous enrage mais essayez de changer de lunettes vous pourriez y voir plus clair, attention vu d'où vous partez ça pourrait vous faire drôle....

"La menace d’insolvabilité de quelque trois millions de ménages, endettés pour environ 200 milliards d’euros, entraîne la faillite d’importants établissements de crédit."

"Krach 2008 ?" https://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/RAMONET/15580

Désolé il est long, je n'ai pas trouvé d'article sur le sujet qui ressemble à une campagne publicitaire, que vous auriez approché plus facilement donc.

La prochaine fois bien évidemment je signale votre commentaire.
Réponse de le 19/04/2017 à 7:19 :
@citoyen blasé
j aimerai tellement disserter sur l économie avec vous. Surtout sur le bilan bancaire

Mais à la lecture de vos coms, j en resterais là.
Je ne voudrais pas être signalé par un contributeur systématique de ce site. Un bon client quoi !
Réponse de le 19/04/2017 à 12:34 :
M Blasé,
Les banques ne preteront qu'aux riches si il y a des populistes qui font croire qu'elles ne peuvent pas avoir de créances douteuses.
Si on a aucune créance douteuse, c'est qu'on ne prête qu'aux riches.
Si vous fondez votre connaissance du monde bancaire sur la lecture assidue du Monde Diplomatique (dont vous faites la promotion dès qu'on vous titille), vous avez une vision incomplète du monde.
De même que l'on ne se fie pas à Valeurs Actuelles pour expliquer les enjeux du monde syndical.
Et de même qu'on ne prépare pas son voyage en Espagne en se fondant sur la lecture de l'Equipe.
Réponse de le 20/04/2017 à 8:18 :
Tipano je vous ai répondu mais ma réponse n'a pas été validé mais comme vous ne dites rien au final cela ne change rien.

Brice je vous ai répondu mais mon commentaire n'a pas été validé, c'est toujours le problème avec ceux qui n'ont pas de paroisse comme moi, on a pas de soutien, pas de réseau donc faut se débrouiller avec l'aliénation générale ce n'est pas facile.

"Si on a aucune créance douteuse, c'est qu'on ne prête qu'aux riches."

Prêter aux pauvres à 20% et aux riches à 1% c'est quelque part ne prêter qu'aux riches, si c'est pour enfoncer les pauvres autant ne rien leur prêter.

Votre foi en l'argent vous aveugle.

ET merci de me valider ce commentaire c'est déjà pas facile de se faire harceler par des gens complètement aliénés par le dogme néolibéral mais si en plus vous me censurer mes réponses pour rien du tout ça va commencer à être sérieusement agaçant. Merci.

LE néolibéralisme est une grave erreur qui menace l'humanité, ouvrez les yeux tous et si vous n'aimez pas la vie d'autres l'aime beaucoup, merci de penser à eux avant de foncer au sein d'un dogme nihiliste.
a écrit le 16/04/2017 à 11:14 :
TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE...
a écrit le 16/04/2017 à 10:59 :
Les créances douteuses, un autre terme pour nous expliquer que certain ne peuvent rembourser l'argent des investisseurs.... Par compte, je suis compter " le solde " de tout compte gratuit , chaqu'un dois payer ses dettes.... Avec un interêt nul, s'il le faut , mais ils doivent rembourser.... Donc pas question de ruiner les gents comme au USA, mais Les dettes doivent être payer..... Ils n'y aura pas de cadeau ... Car malheureusement il n'y a pas de cadeaux dans notre monde....
a écrit le 16/04/2017 à 8:44 :
Taux trop bas qui permettent aux Etats de financer leurs gabegies (les dettes publiques), et renforcement réglementaire (renforcement des capitaux propres) rendent le travail des banques difficile, et le financement des créances douteuses aléatoire.. c'est bien un transfert de la dette publique vers la dette privée dont il est question.
Réponse de le 16/04/2017 à 11:56 :
Non, c'est un juste retour des choses!

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