Deutsche Bank plonge en Bourse, des fonds spéculatifs se retirent

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Les investisseurs sont particulièrement inquiets de l'exposition de Deutsche Bank dans les produits dérivés.
Les investisseurs sont particulièrement inquiets de l'exposition de Deutsche Bank dans les produits dérivés. (Crédits : © Ralph Orlowski / Reuters)
Le retrait de plusieurs investisseurs de la banque a fait plonger le titre vendredi, l'action passant brièvement sous la barre des 10 euros.

L'inquiétude autour de Deutsche Bank est toujours aussi vive. Le titre de la première banque allemande a plongé à l'ouverture de la Bourse de Francfort, perdant près de 7%. A 11h30, heure de Paris, la baisse était de 4,69% avec une action valant 10,36 euros. A 16h, l'action rebondissait de 6% à 10,88 euros. Depuis début 2016, le prix de l'action s'est effondré de moitié.

La menace d'une amende record de 14 milliards d'euros aux Etats-Unis, couplée à une longue liste d'ennuis judiciaires ont alimenté les spéculations sur la santé financière de la banque. L'hypothèse d'un plan de sauvetage par le gouvernement allemand, même si elle a été démentie mardi, contribue également à renforcer les doutes autour du titre.

La banque rejette pour l'instant les appels des marchés à procéder à une augmentation de capital pour se renflouer et récuse également les spéculations affirmant qu'elle a besoin d'un plan de sauvetage public. Dans les deux hypothèses, la part des actionnaires actuels sera diluée.

Fuite des investisseurs

Selon l'agence Bloomberg News jeudi, des fonds spéculatifs auraient commencé à se détourner de Deutsche Bank. Les fonds américains Millennium Partners et Capula Investment ainsi que le fonds britannique Rokos Capital Management et sept autres entités auraient retiré leur argent.

Les investisseurs sont particulièrement inquiets de l'exposition de Deutsche Bank dans les produits dérivés, des instruments financiers utilisés pour couvrir les risques liés à la spéculation. Cette exposition était évaluée à 46.000 milliards de dollars (soit plus de treize fois le PIB de l'Allemagne), dont 20 milliards d'engagements fermes, dans les comptes 2015.

Autrement dit, si Deutsche Bank était en grande difficulté, il serait difficile de la renflouer, ce qui conduirait à une contagion dans le système financier allemand et, par effet de dominos, dans le système financier mondial.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/09/2016 à 16:30 :
dur, dur, d'écrire un article dont les faits sont déments dans la minute.. j'écoutais ce matin BFM, et certains nous annonçait déjà une faillite...pas bon pour le business tous ces gens qui parlent à tord et à travers..
a écrit le 30/09/2016 à 15:36 :
Ach grosse Katastophe suite.....SOS Mutti
a écrit le 30/09/2016 à 14:06 :
Des «investisseurs» ?!... Plutôt des «spéculateurs», qui jouent certainement, et parallèlement, sur le titre DB!...
a écrit le 30/09/2016 à 13:28 :
Les sociétés spéculatives, nuisibles par définition, se retirent et tout s'effondre.

La finance, cette sinistre farce oligarchique.

Quand est-ce que les politiciens vont enfin comprendre qu'il est indispensable de mettre une muselière, au moins, à ces chiens enragés ? Le plus raisonnable étant de les abattre bien entendu mais déjà qu'ils ont du mal à simplement leur conseiller un minimum de raison...
a écrit le 30/09/2016 à 13:23 :
Bravo les Allemands ! Un exemple de gestion !
Pour vivre en Allemagne, je passe mon temps à entendre à quel point les Allemands gèrent mieux que les autres... Quand je pense que ça ne leur servira même pas de leçon... Pas plus que l'affaire Volkswagen d'ailleurs...

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