Contenu :

Attractivité

La France championne d'Europe des investissements étrangers

Source : La Tribune.fr - 20/07/2010 | 07:27 - 453 mots  | 
|
La France championne d'Europe des investissements étrangers

Alors que les investissements directs étrangers ont chuté de 39% en 2009 dans le monde , ils ne se sont repliés que de 35% en France.

C'est ce qu'on appelle limiter la casse. Déjà en baisse en 2008, les flux d'investissements directs étrangers (IDE) à travers le monde se sont écroulés de 39% pendant la crise de 2009, passant de 1.697 à 1.040 milliards de dollars selon les Nations Unies. La France n'a pas été épargnée mais elle a fait un peu mieux que les autres et beaucoup mieux que ses voisins. Les flux d'IDE en direction de l'Hexagone, en majeure partie en provenance de la zone euro et des États-Unis, ont chuté de 35% à 65 milliards d'euros. Un chiffre à comparer aux dégringolades observées au Royaume-Uni (93%) et en Allemagne (41%). Cette résistance permet à la France d'être la troisième destination mondiale des flux d'IDE en 2009 et la première destination européenne. Cette présence des capitaux internationaux n'est pas à dédaigner puisque les filiales d'entreprises étrangères emploient 2,8 millions de personnes, représentent 40 % des exportations françaises et 20 % de la R&D menée dans l'Hexagone. Leurs activités se répartissent assez équitablement entre la vente et le marketing (22%), les points de vente (21%), les services aux entreprises (14%) et l'industrie manufacturière (10%).

Comment expliquer cette résistance ? Selon le tableau de bord 2010 de l'Agence française des investissements internationaux (Afii), la France est le pays européen où les coûts d'implantation sont les plus faibles. La taille du marché hexagonal, sa position géographique stratégique, ses infrastructures séduisent également.

Problème de reconnaissance
Sur le plan fiscal, la France fait mieux que sa réputation. "La fiscalité est citée comme un point faible par presque 80% des entreprises étrangères selon le baromètre Ernst & Young de l'Attractivité de l'Europe 2009. Or, la France ne se place pas si mal si on prend le taux apparent de l'impôt sur les sociétés, inférieur à ceux fixés en Espagne, au Japon ou aux États-Unis", explique Vincent Chriqui, le directeur général du Centre d'analyse stratégique. Ce n'est pas le seul domaine dans lequel la France souffre d'un problème de reconnaissance. "Selon Ernst & Young, 66% des entreprises étrangères pensent que la France n'est pas attractive en terme de productivité du travail alors qu'elle se classe au 4e rang mondial dans ce domaine", précise David Appia, le président de l'Afii. Reste quelques points noirs à gommer, notamment dans l'enseignement supérieur où la dépense annuelle par étudiant est inférieure à la moyenne des pays de l'OCDE.

Compte tenu du délai entre la décision d'investir et le premier coup de pioche, en moyenne de 18 mois, les effets de la crise n'auront pas disparu en 2010. "Il est difficile de donner une tendance, mais on constate qu'il y a moins d'investissements dans de grands projets industriels et davantage dans des projets un peu moins ambitieux, en particulier dans le secteur technologique".

Aglaé de Chalus et Fabien Piliu - 20/07/2010, 07:27  | 
|
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

Recevoir un email si quelqu'un répond à mon commentaire.

> retour haut de page

  • pierre a écrit le 09/12/2010 à 13:08 :

    • c'est graçe aux 35 heures au systeme de retraite aux conges payes a la main d'oeuvre trop chere aux charges qui pesent sur les entreprises etc etc. il y a quantite de capitalistes masos qui veulent investir en france pour perdre de l'argent.

  • xavier-marc a écrit le 20/07/2010 à 22:36 :

    • quand eads fabrique un airbus en france, c'eest compté comment? apres tout eads est une entreprise ayant un siege etranger, donc une entreprise etrangere qui investit en france.

  • ICIDEMAIN a écrit le 20/07/2010 à 17:08 :

    • Comme l'indique clairement l'article, la France reste un pays attractif en termes d'investissement mais principalement pour des implantations commerciales(marketing,ventes et points de vente)du fait de sa population(>60 millions)et de sa position stratégique. Mais pour le reste,on est plus proche du néant ce qui est confirmé par toutes les fermetures d'usines aux mains des étrangers et par les délocalisations de la production, rien de bien glorieux finalement.

  • MichelCastel a écrit le 20/07/2010 à 17:00 :

    • Qui croire ? Voilà qui contraste fortement ?et le mot est faible -avec ce que la Banque de France a dit dans son rapport annuel sur la balance des paiements 2009. Après avoir indiqué des entrées nettes d?investissements étrangers avoisinant 43 milliards , elle a incité à la plus grande prudence quant à l?interprétation de ces chiffres. Et pour cause : après retraitement ces 43 milliards deviennent négatifs à hauteur de 4 milliards ! Excusez du peu ! Un écart de même nature et du même ordre de grandeur a lieu pour les sorties nettes françaises vers l?étranger : de 105 milliards, le chiffre après correction tombe à 59 milliards. Les écarts colossaux proviennent de la non prise en compte des prêts de trésorerie intragroupes dans les chiffres retraités. Retraitement qui n?est pas fait pour se complaire dans la sinistrose ambiante mais en application d?une norme recommandée par l?OCDE ! Et la Banque d?expliquer que « les opérations de prêts intragroupes se traduisent par des investissements directs entrants et sortants entre sociétés s?urs qui gonflent ces statistiques ». Qu?un groupe français décide de financer davantage sa filiale en Allemagne ou au Brésil à partir de sa trésorerie parisienne au lieu de la financer localement pour les mêmes montants que l?année précédente et on aura un accroissement de la présence française à l?étranger. Et réciproquement pour un groupe étranger. Alors qu?il n?y a dans les deux cas aucune modification dans la présence et l?activité des groupes à l?étranger. Il serait hautement souhaitable que des statistiques aussi sensibles que celles-là deviennent vraiment crédibles et que les analyses et commentaires ? et je ne parle pas des décisions politiques qui peuvent en écouler !- puissent reposer sur des faits indiscutables qui n?amalgamant pas des réalités si disparates dans leurs contenus et leurs finalités. Combien y a-t-il de domaines où de telles aberrations conceptuelles perdurent et font toujours florès ? S?y on ajoute les débats depuis deux ans sur l?évolution du prix de l?immobilier en France, on ne peut que conclure qu?il est grand temps que l?Autorité de la statistique publique fasse un « livre blanc » sur les outils statistiques, leur existence (ou non) et leur pertinence.

  • mais_il_sont_où a écrit le 20/07/2010 à 13:18 :

    • mais ils sont où, tous ceux qui beuglent que le coût du travail est trop cher en france? les investisseurs étrangers seraient-ils si "C_N" pour investir dans un tel pays ? oui il n'y_ a pas que les impôts et taxes, des employés, éduqué, soignés, sécurisés et transportés c'est un atout! par contre avec la destruction continue des services publics, clea ne durera peut être pas! moins de profs ( c'est déjà une critique "dépense annuelle par étudiant!), moins de soins, moins de flics, moins de juges, moins de .... il va falloir rétablir l'équilibre en 2012!

> Retour haut de page

    • c'est graçe aux 35 heures au systeme de retraite aux conges payes a la main d'oeuvre trop chere aux charges qui pesent sur les entreprises etc etc. il y a quantite de capitalistes masos qui veulent investir en france pour perdre de l'argent.

      par pierre le 09/12/2010 à 13:08

 Les plus commentés

 Les plus envoyés

 Les plus lus

Pied de page :