La Tribune

La Macif accentue ses pertes

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Mathias Thépot  |   -  375  mots
L'assureur mutualiste a annoncé une perte nette au premier semestre 2011 de 44,5 millions d'euros. Les résultats du groupe ont été plombés par l'activité épargne. La Macif avait déjà constaté une perte de 25,6 millions d'euros au premier semestre 2010.

L'assureur mutualiste Macif a annoncé une perte au premier semestre 2011 de 44,5 millions d'euros après avoir déjà constaté une perte de 25,6 millions d?euros au premier semestre 2010. Les cotisations acquises du groupe sont de leur côté en baisse de 6,2% à 2,86 milliards d?euros au premeir semestre 2011.

En cause, le recul de la collecte en épargne. La Macif explique cette baisse par « un contexte d?incertitudes quant aux réformes fiscales de l?assurance vie et de concurrence accrue des produits bancaires à court terme (hausse du taux du Livret A et promotion des réseaux bancaires visant à réorienter l?épargne des ménages vers les produits bancaires) ».

La mutuelle ne s?attend pas un rebond dans les prochains mois : « Le contexte économique mondial et européen suscite de nombreuses interrogations de la part des épargnants. De ce fait, un certain attentisme de leur part est prévisible sur le second semestre dans le prolongement de ce qui a déjà été observé sur la première partie de l'année ».
 

Le groupe mutualiste présidé par Gérard Andreck a aussi subi le deuxième plan d?aide à la Grèce qui a affecté son résultat net, après participation aux bénéfices et impôts différés, à hauteur de 2,3 millions d?euros. Comme la plupart de ses collègues banquiers et assureurs de la place, la Macif a appliqué une décote de 21% de la valeur nominale de ses titres de dettes grecques arrivant à échéance avant la fin 2020. « Cette décote a fait l?objet d?une dépréciation à hauteur de 13,6 millions d?euros imputée sur le résultat du 1er semestre », indique le groupe.
 

La Macif a en revanche bénéficié de la bonne santé des secteurs Santé & Prévoyance et Dommages qui enregistrent des taux de croissance supérieurs à 2%. Mais le membre de la société de groupe d'assurance mutuelle Sferen reste vigilant, notamment en assurance dommages, un secteur qui représente 50% des cotisations du groupe : « Si des effets favorables sont observés sur la sinistralité courante, il convient de rester très vigilant quant à l?évolution de la Responsabilité Civile, notamment la sinistralité corporelle lourde, en relative aggravation sur le premier semestre 2011 ».
 

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Commentaires

JE 35  a écrit le 09/09/2011 à 12:06 :

Les economies de fonctionnement s'imposent chez vous . commençez par les HAUTS REVENUS et les avantages acquis SYNDIQEAUX ......

ok1  a répondu le 29/09/2011 à 13:42:

Nous sommes face à une entreprise de l'économie sociale, aucun revenu mirobolant!!Pas de parachute doré ni de stock option!!Il faut arrêter avec ses raccourcis ...Comme toutes les sociétés d'assurance , elle fait face à la crise des dettes souveraines (enfin moins de 1% de ses titres détenus) et surtout une baisse des cotisations mais cela est dû à un phénoméne cyclique, celles ci étant plus importantes sur le second semestre. Derniére remarque, ne pensez vous pas que les arguments que vous avancez (du moins les idées vaseuses) auraient plus d'impact avec un orthographe plus maîtrisé???? :)

tgv02  a répondu le 08/06/2013 à 18:47:

orthographe est un nom feminin.
merci pour la leçon........
D'ailleurs il vaudrait mieux dire orthographie plus maitrisée.....

Les promesses....  a écrit le 08/09/2011 à 10:46 :

L'épargne longue, une chance pour la France. Mais l'agitation permanente de ce gouvernement tue,à petit feu, cette épargne...Il nous faut une politique fiscale pérenne(sur 10 ans au moins..) pour restaurer la confiance...

STONE1  a écrit le 08/09/2011 à 9:45 :

Où l'on apprend que les mutuelles sont des banques ordinaires qui trompent par leur appellation leurs clients!

ok1  a répondu le 29/09/2011 à 13:32:

Aucun rapport, d'une part nous parlons ici du secteur de l'assurance et non de banque et d'autre part, en quoi le client est il trompé? Le secteur assurantiel est structurellement en sur-liquidité (puisqu'il enregistre des cotisations avant "réalisation de l'acte"), il se doit donc de placer cet argent. Les mutuelles ne le palcent pas sur le marché boursier mais investissent en obligations d'état et ISR. En outre, la réglementation leur impose de placer ses fonds en grande partie sur des titres AAA, ce qui était le cas de la Gréce, ils ne sont pas responsables de la décôte. De surcroît , ce n'est qu'une provison pour réserve de capitalisation qui n'intrevient que d'un point de vue réglementaire. Cela ne "touche" pas l'argent de ldu sociétaire dans le sens ou sa cotisation n'est pas augmentée, les mutuelles n'ont aucun besoin de réaliser des profits substantiels (hors réserves réglementaires je le répéte) car aucun actionnaire donc aucun dividende à verser! !