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Notation - 07/12/2011 | 21:17 - 1483 mots

S&P place sous "surveillance négative" plusieurs grandes banques européennes

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Conséquence logique de sa décision sur quinze pays de la zone euro, l'agence de notation annonce à présent la mise sous surveillance de plusieurs grandes banques, dont BNP Paribas en France et Commerzbank en Allemagne.

L'agence de notation Standard & Poor's a indiqué avoir placé la note crédit de plusieurs grandes banques européennes sous surveillance négative. Une décision logique puisqu'elle fait suite à la mise sous surveillance de quinze pays de la zone euro.

En France, les banques concernées par cette mise sous surveillance sont BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE, la Société Générale, Banque Populaire, le Crédit foncier de France, le Crédit lyonnais, le Crédit Agricole et des caisses régionales.Son également concernées Deutsche Bank et Commerzbank en Allemagne et UniCredit et Intesa Sanpaolo en Italie. L'agence a toutefois précisé que d'autres actions de ce type sur d'autres grandes banques de la zone euro suivront bientôt.

Par ailleurs S&P a annoncé mercredi qu'elle avait placé la note 'AAA' de l'Union européenne sous surveillance avec implication négative, précisant que cette note pouvait être baissée si un ou plusieurs de ses membres perdaient leur 'AAA'. L'agence de notation précise que cette décision procède des mêmes motivations que celles qui l'ont conduit lundi à mettre 15 membres de la zone euro sous surveillance avec implication négative.

Enfin, dernière conséquence, la ville de Paris et de la région Ile-de-France sont également menacées. Certains organismes publics français font aussi les frais de cet "avertissement". Parmi les établissements concernés, se trouve notamment l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP), la Caisse nationale des autoroutes, l'Unedic ou encore le Réseau ferré de France (RFF).

TRIPLE A de la France : l'avis des spécialistes

La plupart des économistes estiment que la France va perdre sa précieuse note AAA au début de l'année prochaine, malgré les efforts des responsables européens pour résoudre la crise dans la zone euro, selon une enquête réalisée par Reuters.

Sur les treize économistes interrogés, onze estiment que la France verra sa note dégradée dans les trois prochains mois par une des trois principales agences de notation .

La seule question est de savoir si la note sera abaissée d'un cran ou de deux. "Si l'on applique la méthodologie de Standard & Poor's, qui s'appuie sur des critères quantitatifs, la France est déjà AA, comme devraient l'être les Etats-Unis et la Grande-Bretagne", estime Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis.

Il souligne toutefois que les notes ne reflètent pas uniquement des critères quantitatifs, mais aussi la crédibilité des stratégies budgétaires des gouvernements et leurs performances passées, ce qui rend toute prédiction hasardeuse. "Seuls ceux qui travaillent dans les agences peuvent le dire", dit-il. Les inquiétudes concernant la note souveraine de la France ont augmenté à mesure que la crise s'est étendue à d'autres pays de la zone euro. L'agence de notation Standard and Poor's a placé lundi les notes de quinze pays de la zone euro sous surveillance avec implication négative, précisant que six d'entre eux pourraient être dégradés d'un cran, et les autres, dont la France, de deux.

DES BANQUES TRÈS EXPOSÉES

Les finances publiques de la France ne semblent pas en pire état que celles du Royaume-Uni, dont la note triple A n'est pas directement menacée.
Mais la France est regardée avec attention par les marchés en raison de la forte exposition de ses banques aux dettes italienne et grecque et d'une prévision de croissance faible qui fragilise les objectifs de réduction des déficits.

De nombreux économistes prévoient désormais une croissance très faible l'an prochain, voire une récession, loin de la prévision de 1% du gouvernement.
Contrairement à ce qui a été fait au Royaume-Uni, Nicolas Sarkozy a refusé les coupes drastiques dans les dépenses publiques et a augmenté de nombreuses taxes.

Les analystes doutent qu'il puisse aller plus loin d'ici l'élection présidentielle du printemps, la campagne contre le candidat socialiste François Hollande s'intensifiant. "Notre scénario pour l'an prochain, une contraction de 0,7%, n'est pas vraiment favorable à ce que la France atteigne ses objectifs de déficit", déclare Guillaume Menuet, économiste chez Citigroup.

"Globalement, nous attendons une croissance plus faible, des engagements financiers supplémentaires et un soutien plus important pour les banques et, si le gouvernement n'arrive pas avec un plan raisonnable, une dégradation", a-t-il ajouté.

UNE DÉGRADATION ANTICIPÉE

Quant aux projets de Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel pour stabiliser la zone euro, qui seront discutés vendredi lors d'un sommet européen, une majorité d'analystes estime qu'ils ne permettront pas d'éviter une dégradation de la France.

"S&P veut une véritable intégration pour un groupe restreint de 17 pays, avec de véritables institutions et un partage des budgets", souligne Pierre-Olivier Beffy, économiste chez Exane. "Ces conditions difficiles ne pourront être remplies d'ici la fin de la semaine."

Peu d'économistes estiment toutefois qu'une dégradation de la France aurait un impact considérable sur ses coûts d'emprunt. Selon certains d'entre eux, les investisseurs ont déjà pris en compte une dégradation de la France et les agences ne feraient ainsi que s'aligner sur ce qui est déjà une réalité.

L'impact le plus important d'une dégradation de la France serait, selon cette enquête, sur la qualité de crédit du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui dépend de celle des pays qui le garantissent, au premier rang desquels la France et l'Allemagne. "Ceci met en lumière le fait qu'en cas de vraie aggravation de la crise, la seule institution capable d'éteindre le feu à court terme est la Banque centrale européenne", a dit Pierre-Olivier Beffy.

LUEUR D'ESPOIR MARDI SOIR

Simple rhétorique ou façon de s'aménager une porte de sortie ? Toujours est-il que le responsable de l'agence de notation Standard & Poor's était moins catégorique dans son discours de ce mardi. De fait, le passage pour les 15 pays de la zone euro d'une "surveillance négative" à une dégradation des notes ne semble pas encore totalement acté.

L'accord conclu entre la France et l'Allemagne pour renforcer l'intégration budgétaire entre les Etats européens est "prometteur" et pourrait permettre d'éviter à certains Etats de la zone euro un abaissement de leur note de crédit, a déclaré mardi un responsable de Standard & Poor's.

Frank Gil, chargé des notations de la zone Europe chez S&P, a estimé que le sommet européen de vendredi pourrait être une réussite si les dirigeants européens démontraient qu'ils ont une réelle stratégie de relance de la croissance et de mutualisation des risques.

"Cela pourrait être au moins ce qu'on a déjà entendu de la part de la France et de l'Allemagne et qui a l'air prometteur: une transition vers une sorte de transfert budgétaire, de partage budgétaire", a -t-il déclaré à Reuters Insider.

Des propos qui font écho aux déclarations du jour de François Fillon : "d'une certaine façon, c'est un appel à une gouvernance politique et économique plus solide, et notre réponse est sans ambiguïté : c'est l'accord franco-allemand élaboré hier par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel".

Le contrepied de Fitch

Contrairement à Standard & Poor's, l'agence de notation Fitch a estimé mardi que les fondamentaux économiques de la France soutenaient sa note AAA malgré la crise. Bien que la capacité du pays à absorber d'autres chocs soit largement épuisée, a-t-elle prévenu.

Maria Malas-Mroueh, analyste principale de Fitch sur la France, s'exprimait au lendemain de la mise sous surveillance avec implication négative de 15 pays de la zone euro par Standard & Poor's, dont la France.

"Le gouvernement a pris des décisions importantes pour renforcer la crédiblité de ses plans de consolidation budgétaire et le statut AAA de la France reste soutenu par des fondamentaux solides malgré la crise dans la zone euro", a-t-elle dit à Reuters. "Mais la capacité à absorber des chocs supplémentaires, si la crise devait s'aggraver a largement été épuisée."

Le FESF également dans le collimateur

Un peu plus tôt dans la journée, S&P a annoncé avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF). C'est une conséquence directe de sa décision de placer sous surveillance, lundi soir, les notes des principaux pays de la zone euro, France et Allemagne en tête.

Le FESF risque de voir sa note triple A rétrograder de un ou deux crans.

15 pays sous "surveillance négative"

Pour rappel, lundi soir, S&P a placé sous surveillance négative les notes qu'elle attribue à la dette à long terme de quinze pays de la zone euro, dont celles de l'Allemagne et de la France, les deux principaux contributeurs du FESF.

L'idée d'une éventuelle dégradation de la note de la France avait quelque peu fait son chemin ces dernières semaines, le sujet ayant agité notamment la primaire du parti socialiste et retrouvé un certain écho après l'envoi par erreur de S&P à une partie seulement de ses abonnés d'un message laissant à penser que cette note avait déjà été abaissée à la veille du week-end du 11 novembre.

La Tribune avait révélé, dans son édition du 29 novembre, que S&P allait placer l'Hexagone sous perspective négative "d'ici dix jours". François Fillon avait alors répondu : "La Tribune raconte n'importe quoi". Finalement, six jours seulement auront suffi...

Une annonce qui a suscité de très nombreuses réactions tout au long de la journée.

Lire aussi...

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ANALYSE Les agences de notation sont dépassées par leur propre puissance

Bourde sur le triple A de la France : l'explication pas très claire de S&P

latribune.fr, avec agences - 07/12/2011, 21:17  | 
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  • tito a écrit le 08/12/2011 à 10:55 :

    • Je pense qu'il faudrait se poser la quéstion qui dirige c'est agence et a qui cela rapporte . C'est vraiment n'importe quoi

      • gwenn kabell a répondu le 08/12/2011 à 16:05:

        • ce sont les mêmes que chez Goldman Sachs et que ceux qui dirigent la Fed.

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  • IBNADJAL a écrit le 08/12/2011 à 10:34 :

    • Il faudra patienter jusqu'au 21 décembre 2012 et se révolter pour stopper l'arnaqueEn effet le hold up en 1913 de la souveraineté monétaire US par le cartel bancaire des banques privés avec bail de 99 ans, et qui remettait le destin de la Réserve Fédérale américaine ( fédéral que de nom ) entre les mains de ces faux-monnayeurs. Or, l?échéance de ce bail se termine le 22 décembre 2012. En clair, le 21 décembre 2012 quand minuit aura sonné, ce sera la fin du monde pour le cartel bancaire privé. Soit il aura mis en place un système mondialisé pour le contrôle total de la monnaie au-dessus de toutes les banques centrales (type BRI), soit il perdra le contrôle total, libérant enfin la souveraineté monétaire des peuples. Voilà le véritable enjeu . Arrêtons d'être des moutons menés à l'abattoir .

      • tams a répondu le 08/12/2011 à 11:31:

        • Pour mémoire tout ce réglait en dollars et maintenant sa valeur par rapport à l?euro et de 1.34 pour 1! Ceux qui ont des milliards de dettes us contractés avec un dollar fort ont vu leur pactole divisé par deux! Les chinois doivent essayer de les refourguer et les pays (pétrodollars) du golfe en font autant .... Quand allons nous ouvrir les yeux? Notre dette qui a été donné au privé, plusieurs pays étranger, alors que comme l'Italie ou le Japon, nous et notre bonne vieille caisse d?épargne( qui ne rapporte plus depuis que donné en gestion aux banques privés????) nous garantissait de solvabilité! standards & pauvres peuvent expliquer ce qu?ils veulent aux peuples, la gestion de notre production transformé en argent nous appartient! on ne joue pas avec notre production et patrimoine sans nous les 99% indignés ou seraient ils tous ces grassement payés?

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  • ELISE09 a écrit le 08/12/2011 à 10:15 :

    • Ne peut-on pas s'interroger sur l'efficience des attaques réitérées de cette agence de notation, car depuis qu'elle a placé 15 pays européens sous surveillance négative, les conditions de refinancement de la france sur les Marchés se sont détendues, alors que notre pays est menacé de rétrograder de 2 crans.....

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  • Titou2011 a écrit le 08/12/2011 à 10:08 :

    • "S&P veut une véritable intégration pour un groupe restreint de 17 pays, avec de véritables institutions et un partage des budgets", ....cela veut-il dire que ce sont les agences de notation am&éricaines qui dcident des politiques des pays européens....il eu été judicieux que celles-ci, en son temps aient décidé des politiques des banques américaines sur les subprimes, comme celle de Lehman Brothers, comme celle de l'assureur AIG....a part cela ce n'est pas un complot orchestré par les américains pour masquer la situation économique aux USA....

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  • Le Marquis a écrit le 08/12/2011 à 09:50 :

    • Bof ! Ca devient comique. Tout simplement, à partir de maintenant, à force de dégradations, la meilleure note de S&P n'est plus AAA (20/20) mais AA. Qu'est-ce que ça change ? Les taux d'intérêts ? les prêteurs, s?ils veulent éviter le risque des pays des vieux continents, n?auront qu?à placer leurs excédents dans leurs déserts. En tout cas, ces manipulations des agences de notations vont certainement fortement contribuer - et je pense que c?est leur but - à booster les décisions de nos hésitants dirigeants. Aux prochaines élections, je voterai Standard & Poor?s. Ca simplifiera le circuit. Mais ont-ils besoin de ça ? un Coup d?Etat de leur part sur l?Europe ne serait-il pas plus rapide ? Nota : tout ce qui précède est, bien évidemment, à prendre au deuxième, et même troisième degré .

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  • popolus a écrit le 08/12/2011 à 09:48 :

    • Tiens des nouvelles de Suisse...... http://www.tdg.ch/actu/economie/agence-notation-chinoise-degrade-note-france-2011-12-08

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  • romain a écrit le 08/12/2011 à 08:16 :

    • "Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis" C'est amusant, car ce serait justement Natixis qui fait plonger son groupe BPCE.

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  • Boulote a écrit le 08/12/2011 à 01:08 :

    • La France c est comme un mec qui a un train de vie de 4 300€ par mois qui en gagne 3 000 et qui a un cr?t de 330 000€. Comment le r?udre en supprimant seulement un sucre le matin dans son caf?

      • EIFFEL a répondu le 08/12/2011 à 08:20:

        • Je pense que la comparaison est bonne et j'ajouterai que se faisant, le gouvernement français prend les Français et les marchés pour des imbéciles. Grave !

      • @ boulote et Eiffel a répondu le 08/12/2011 à 09:45:

        • n importe quoi comparer un État avec un ménage, c'est un summum d'ignorance voire de bêtise !

      • jp lyon a répondu le 08/12/2011 à 10:02:

        • Votre point de vue sur le train de vie de notre pays est vrai (d'ailleurs la CMU ,décidée par notre premier ministre blagueur en 2003 , l'illustre- à brule pourpoint je n'ai pas d'exemple gauchiste) Mais je dois vous signaler que nous payons des intérêts d'une dette depuis 20 ans et il serait quand même temps pour tous les pays dans cette situation de dénoncer cette situation en faisant défaut ou en monétisant cette dette ^pour se sortir du carcan des banques...et je vous passe la manière dont l'argent est fabriqué par des groupes d?intérêts (le mot est presque adapté)car il y trop d'exemples pour les 7 à 77 ans sur youtube bonne fête de fin d'année à vous et à tous

      • EIFFEL a répondu le 08/12/2011 à 11:00:

        • Boulotte, je suis prêt à te démontrer que gérer un ménage et un Etat revient au même et que nos politiques ne savent probablement pas comment gérer un ménage. Par ailleurs, je te signale que tout individu a intérêt aussi à gérer un ménage comme une entreprise. La gestion est universelle. FL/diplômé en économie

      • oui a répondu le 08/12/2011 à 12:07:

        • haha monsieur le diplômé en économie/physique j'attends votre démonstration !

      • EIFFEL a répondu le 08/12/2011 à 13:08:

        • Démonstration. Toute entité peut être assimilée à une boite noire avec des entrées et des sorties. La boîte noire est un système qui a des processus internes pour traiter les entrées et les sorties. Le système doit assurer sa survie en fixant des objectifs à ses processus et en contrôlant leur réalisation. Le système doit s'autoréguler par des actions correctives. Le système peut être une bactérie, un système de chauffage, un ménage, une entreprise, un Etat, une planète. L'important est de bien créer les processus ou de les indentifier, et de les faire vivre en les gérant.

      • @ eiffel a répondu le 08/12/2011 à 13:32:

        • @ eiffel : n'importe quoi vous n'avez rien d'encore plus commun ?

      • Le Marquis a répondu le 08/12/2011 à 14:07:

        • Bonjour Boulote, EIFFEL a parfaitement raison en comparant la gestion d?un état à celle d?un ménage. D?ailleurs, si tu veux comprendre les subtilités de l?Economie, ramène-la toujours à des modèles plus simples : une famille. Si personne ne fait rentrer d?argent, il y aura bientôt un problème, même si les membres de la famille rémunèrent entre eux (les enfants qui lavent la voiture, ramassent les feuilles), ou bien vivre en autarcie, ne rien acheter à l?extérieur, comme dans les années 50 (peu de besoins extérieurs, pétrole et matières premières fournies presque gratuitement par les colonies), production industrielle et agricole autosuffisante, etc?

      • Le Marquis a répondu le 08/12/2011 à 14:12:

        • Je crois que vous (vous, moi, tout le monde) oubliez deux choses : D?abord, la dette publique, ce n?est pas celle de l?Etat. C?est la vôtre. Ce n?est pas la rémunération de nos présidents, le train de vie de l?Elysée et des ministres, bien qu?ils y contribuent. C?est surtout le déficit de la sécurité sociale, le financement des hôpitaux, de l?éducation nationale, du chômage, c'est-à-dire la garantie du bien-être des français, auquel nous sommes très attachés. Deuxièmement : avant de vivre à crédit, nous avons vécu à l??il : Jusqu?à la deuxième guerre mondiale et encore un peu après, nos colonies nous ont fourni gratuitement ou presque toutes nos matières premières. Elles nous ont permis de conserver notre niveau de vie jusqu?au premier choc pétrolier, en 1973. A partir de là, et sur la lancée de nos bonnes habitudes, nous avons compensé par le crédit, tant que ça a duré, jusqu?à aujourd?hui. Mais rassurez vous, si on s?est endetté, on a créé, on a investi, on a construit (en principe). Par rapport aux pays en voie de développement, nos pays occidentaux ont un patrimoine important. Le problème, c?est que, une grande partie de notre patrimoine industriel et technologique a déjà été bradé. Si nous ne savons pas nous ressaisir en produisant des biens exportables, le patrimoine privé suivra le même sort. C?est à un propriétaire chinois que vous paierez vos futurs loyers.

      • pff a répondu le 08/12/2011 à 17:26:

        • n importe quoi

      • EIFFEL a répondu le 08/12/2011 à 19:05:

        • D'accord avec l'analyse et la synthèse du Marquis. L'économie, c'est avant tout du bon sens et de la logique avec quelques définitions et quelques formules mathématiques. Mais j'ai toujours rencontré des gens pour qui c'était imbuvable. Je pense qu'ils ne s'y intéressent pas assez, car quand on aime, c'est passionnant.

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  • XXL a écrit le 08/12/2011 à 00:02 :

    • On peut souligner que, quoi qu?il en soit : "le cours de l'Euro est très stable". Européens, il est légitime d?être dans une colère noire contre la spéculation "insupportable" des Américains qui non seulement spéculent, mais font le jeu infecte des agences de notation" Anglo-Saxonnes. Depuis 2008, jusqu'à juillet 2011 plus de 200 banques américaines ont été déclarées en faillite par les autorités US....!!!

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  • baggiot a écrit le 07/12/2011 à 23:07 :

    • Ils sont chaud les mecs !! C'est tellement grossier, à l?américaine quoi.

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  • gim a écrit le 07/12/2011 à 22:53 :

    • Ça me fait rire ! Tout le monde conaisse la situation ! Les agences sont un mystére à découvrir !

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  • ENERM a écrit le 07/12/2011 à 21:57 :

    • Rien à opposer à S&P. Aucun Etat ne peut vivre éternellement en déficit. Dans les pays surendettés, la règle des 3% de déficit est ridicule : il leur faut zéro déficit pour éviter le faillite. Malgré des intérêts à 7%/an, et une "croissance" nulle. Ceux qui prétendent échapper à ces rigueurs sont des fossoyeurs de notre pays.

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    • D'accord avec l'analyse et la synthèse du Marquis. L'économie, c'est avant tout du bon sens et de la logique avec quelques définitions et quelques formules mathématiques. Mais j'ai toujours rencontré des gens pour qui c'était...

      par EIFFEL le 08/12/2011 à 19:05

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