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Cette fois ça y est. Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi la réforme du secteur bancaire. Il a aussi validé une aide aux régions pour payer leurs fournisseurs, s'attaquant ainsi aux deux points faibles de l'économie du pays. Les banques ont en effet 176 milliards d'euros d'actifs immobiliers toxiques. Il s'agit de crédits risquant de ne pas être remboursés, d'immeubles et de terrains saisis. Quant aux 17 régions, elles font face pour leur part à un endettement considérable.
La réforme impose aux banques de réaliser d'ici à un an des provisions et une réserve de capital, pour 50 milliards d'euros pour affronter l'éventuelle perte de valeur de leur patrimoine immobilier. "Les doutes qui existaient sur la valeur des actifs immobiliers créaient des incertitudes pour le financement des banques sur le marché interbancaire", qui entraînaient à leur tour "une contraction du crédit" pour les particuliers et entreprises, a expliqué à la presse le ministre de l'Economie Luis de Guindos, à l'issue du Conseil des ministres. L'objectif est "de provoquer des fusions pour créer des entités plus viables" et que "l'assainissement soit rapide et profond", avait-il indiqué jeudi.
Le gouvernement a également approuvé vendredi une ligne de crédit de 10 milliards d'euros qui pourra aller jusqu'à 15 milliards, pour les régions.
Ces dernières ont en effet de plus en plus de mal à payer leurs fournisseurs comme la Fédération des pharmacies espagnoles à qui elles doivent 1,9 milliard d'euros.
Mais en contrepartie de cette aide, le gouvernement a l'intention de mieux contrôler les finances des régions. Pour ce faire, le projet de loi de stabilité budgétaire prévoit des plafonds de dépense et l'obligation pour chaque région de réduire son déficit, avec comme objectif de parvenir à un budget équilibré, c'est-à-dire zéro déficit en 2020.
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