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BFI : comment Société Générale a dégraissé le mammouth en 2011

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Laura Fort  |   -  577  mots
Société Générale a "dérisqué" SG CIB, son activité de banque de financement et d'investissement (BFI) en 2011. Une réduction d'activité qui lui fera perdre entre 500 et 750 millions d'euros de produit net bancaire. Elle poursuivra la "transformation" de ce métier en 2012.

SG CIB a entamé en 2011 un processus de cession d'actifs et de réduction de coûts :13.1 milliards d'euros d'actifs gérés en extinction et 6 milliards d'euros de portefeuilles de crédit ont été cédés en 2011. Et les besoins de liquidité en dollars ont diminué de 55 milliards de dollars depuis juin 2011. La réduction des encours pondérés de SG CIB de 13% a fait gagner à la banque 48 points de base de ratio core tier one. Un rapport produit en janvier par la direction sur la restructuration de la BFI annonce que SG CIB stoppera ses activités de financement d'actifs immobiliers, de financement au secteur du transport ferroviaire et de trading physique de gaz et d'électricité en Amérique du Nord. Et que d'autres métiers seront restructurés, regroupés avec d'autres activités ou revus à la baisse, comme le trading actions, le financement de bateaux et d'avions ou le financement d'infrastructures et export.
La BFI se recentre désormais sur sa clientèle européenne et sur ses points forts : les dérivés actions, les obligations en euros pour les entreprises ou encore les activités de taux en euros. La banque assure dans son communiqué que "la réduction du bilan de SG CIB [a été] réalisée à moindre coût et en préservant les fonds de commerce". Séverin Cabannes, directeur général délégué en charge de la BFI, a néanmoins précisé que, "avec la réduction des activités de la BFI, nous allons perdre entre 500 et 750 millions d'euros de PNB". Des coûts de transformation sont également à prévoir en 2012.

Le résultat net a plongé de 63% en 2011

Au final, pas de miracle : si le coût du risque a baissé de 26.7%, le produit net bancaire (PNB) de SG CIB en 2011 a été amputé de près de 2 milliards d'euros par rapport à 2010, pour atteindre 6 milliards d'euros. Et le résultat net part du groupe de cette activité a plongé de 63.3%, à 635 millions d'euros. Mais la crise est aussi passée par là. "Les fortes incertitudes, l'aversion au risque des investisseurs et la crise de liquidité se sont traduites par une réduction progressive de l'activité des clients qui a atteint des niveaux historiquement bas en fin d'année", explique la banque. Le métier de Financement et Conseil a pâti des restructurations engagées et vu son PNB diminuer de 16%. Quant aux activités de marché, leur PNB a baissé de 18%, dont -31% pour la seule activité de taux, changes et matières premières. Pour 2012, Séverin Cabannes ne s'attend pas à "une croissance significative de la BFI, compte tenu de l'incertitude générale".

Un plan de suppressions de postes peu réalisé

Le chemin est encore long avant la "transformation" complète de SG CIB. 2012 verra ainsi la poursuite des mesures de réduction du bilan. La banque annonce notamment des "critères sélectifs d'octroi de crédit » et une « réduction ou abandon des activités non stratégiques". Mais aussi la réalisation du plan de suppressions de postes annoncé, à savoir 880 personnes en France et 700 à l'étranger. En France, il est toujours en discussion avec les organisations syndicales. A l'international, la moitié du plan a été réalisée aux Etats-Unis. Reste aussi l'Asie. "Le plan de suppressions de postes est connu, mais peu réalisé à ce stade", a reconnu Séverin Cabannes.

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Commentaires

Anjou  a écrit le 19/02/2012 à 14:08 :

Réponse à Rubis :
Je ne vois le rapport de votre commentaire avec l'article ; ce dernier parle de SG CIB et vous parlez de la banque de détail.

RUBIS  a écrit le 17/02/2012 à 16:13 :

entierement d'accord avec les propos concernant les credits il faut que les personnes qui empruntent puissent rembourser leurs prets et les interets de ceux-ci - La Societe Générale est l'une de nos plus grandes banques Françaises -