Bruxelles s'attaque au "shadow banking"

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Le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier. Copyright AFP
Le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier. Copyright AFP (Crédits : AFP)
Afin de mieux cerner le "système bancaire parallèle", également appelé "shadow banking", la Commission européenne a lancé lundi une consultation pour en identifier les risques et y apporter des solutions.

La Commission européenne cherche à mieux cerner le "système bancaire parallèle", également appelé "shadow banking", et a lancé lundi une consultation pour en identifier les risques et y apporter des solutions.

Chercher une définition plus précise au "shadow banking"

L'un des objectifs de cette consultation, sous forme de livre vert, lancée par le commissaire chargé des services financiers Michel Barnier, est de trouver une définition plus précise du "système bancaire parallèle". Il s'agit d'institutions financières qui ne sont pas des banques mais qui sont impliquées dans des activités de type bancaire, comme l'approvisionnement de crédit. Cela recouvre notamment les fonds d'investissements, fonds monétaires, sociétés de financement et entités spécialisées dans les titres qui fournissent des crédits ou des garanties de crédits, ou encore des entreprises d'assurance ou de réassurance qui émettent ou garantissent des produits de crédit, précise le livre vert. Ces consultations s'inscrivent dans le cadre des travaux menés au niveau international par le Conseil de stabilité financière (CSF), un groupe informel créé par le G20 qui élabore actuellement des recommandations relatives à la surveillance et à la réglementation de ces activités. Les activités de crédit non bancaire constituent un domaine de plus en plus important, qui "crée des sources supplémentaires de financement et offre aux investisseurs des solutions de remplacement au dépôt bancaire", souligne le livre vert de la Commission.

La taille du système bancaire parallèle est estimée à 46.000 milliards d'euros

Mais les travaux du CSF "ont mis en lumière le fait que la défaillance désordonnée d'entités du système bancaire parallèle pouvait entraîner un risque systémique" et que le renforcement de la réglementation bancaire pourrait faire fuir une partie des activités bancaires traditionnelles vers ce système parallèle. Le CSF estime la taille du système bancaire parallèle à environ 46.000 milliards d'euros en 2010 (contre 21.000 milliards en 2002) au niveau mondial. Cela représente 25 à 30% de l'ensemble du système financier et la moitié des actifs des banques. La réflexion lancée par la Commission européenne pourrait déboucher sur des propositions législatives début 2013.

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Commentaires
a écrit le 20/03/2012 à 16:04 :
Ce qui me réjouit est que beaucoup de personnes aient peur pour leur "argent". Ce qui me gêne est que la zone Euro est critiquée à JUSTE TITRE car contrôlée par ailleurs...
Vivement les Etats-Unis d'Europe !!! Avec contrôle par un homme ou une femme ELU(E)!!
a écrit le 20/03/2012 à 15:19 :
Allez un effet d'annonce histoire de dire "l'ue n'est pas a la botte des financiers" et hop tout redeviendra comme avant dans quelques mois quand ils auront fait une liste noire comme avec les paradis fiscaux, qui maintenant sont sur liste grise(eh ouais ca change tout,en fait pas grand choses mais ca donne l'impression que ca change des tas de trucs et c'est bien la le plus important)
a écrit le 20/03/2012 à 10:44 :
Ils sont tellement efficaces...a part effrayer quelques petits moineaux et les montrer en gros plan a la camera pour faire peur aux petits contribuables europeens....Je deviens cybiques car les effets de com....
a écrit le 20/03/2012 à 8:58 :
L'elephant arrive en tappant des pieds bien fort pour attaquer par surprise. Et oh! comme par magie plus personne, ils sont tous partis.
a écrit le 20/03/2012 à 8:09 :
... sans blague ? Alors comme ça y'aurait un "système bancaire parallèle" ? Est-ce qu'il aboutirait pas dans ces fameux paradis fiscaux, qui bien sûr n'existent plus comme on nous l'avait solennellement promis à l'issue du premier G vain ? Un "système bancaire parallèle" dis-donc ! Sans déc' ? Et est-ce que des fois par le plus grand des hasards, il serait pas également parallèle aux différents systèmes fiscaux internationaux, hein, comme ça, juste par curiosité ? Dis donc Paulo, tu savais pas, c'est des kadors à Bruxelles ! Ils viennent de découvrir qu'il y a un "système bancaire parallèle" - mais arrêtes de pisser de rire, Paulo - ouais c'est comme ça qu'ils appellent ça maintenant, c'est la phraséologie technocratique, faut plus dire "fraude et évasion fiscale institutionnalisée avec la bénédiction des politicards", faut dire "système bancaire parallèle" .. Et parallèle à quoi ? à la raie d'mon c.. ? Allez patron, remets-nous une tournée, à la santé des bureaucrates européens !
Réponse de le 20/03/2012 à 8:52 :
C'est un peu comme Sarko qui découvre que les groupes du CAC 40 ne payent pas d'impots sur les sociétés ! Mais bon c'est le début... on aura peut être des mesures avant 2022
Réponse de le 20/03/2012 à 10:47 :
Je me demande ce qu ils font a Bruxelles pour tout decouvrir 5 ou 10 ans apres les citoyens...Tous les politiques sont devenus sourds aveugles..je rassure ils parlent encore pour dire n importe quoi.....ou ont ils trop d avantages et quelques avantages des lobbyistes qui les empeche de penser.....
a écrit le 20/03/2012 à 7:56 :
Si le "solutionnement" est le même que pour les paradis fiscaux, autant ne pas faire d'effet d'annonce...

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