La Tribune

La spéculation robotisée sème le chaos dans les matières premières

Copyright AFP
Copyright AFP (Crédits : AFP)
Pierre-Alexandre Sallier (Le Temps)  |   -  513  mots
Une étude de la Cnuced révèle pour la première fois combien les places sur lesquelles s'échangent le blé, le pétrole, le maïs, le soja ou le sucre évoluent de façon synchrone avec les autres marchés financiers. Et se penche sur le rôle de la spéculation dite «à haute fréquence». Un article de notre partenaire "Le Temps".

Les négociants de cargaisons de grains installés à Genève évoquent parfois le phénomène. Quelque chose a basculé sur les marchés des matières premières. Cela remonte à plusieurs années: les cours fixés sur leurs marchés respectifs fluctuent de façon synchrone. Et de plus en plus en phase avec les pulsations de Wall Street. Une ligne de basse dominante qui en vient à brouiller l'influence des facteurs réels - conjoncture, approvisionnements ou achats mondiaux - censés dicter leurs prix: gel sur les plantations brésiliennes pour le café, réunions de pays de l'OPEP pour le pétrole...

Il y a un an, deux économistes de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) avaient commencé à démontrer empiriquement à quel point ces marchés fluctuent de concert. Depuis 2004. C'est à cette époque que les matières premières ont acquis une réelle popularité au sein de la communauté financière.

Ils réitèrent dans une nouvelle étude. En filtrant les millions de transactions - sur le pétrole, mais aussi le blé, le maïs, le soja, le sucre ou le bétail - enregistrée dans une base de données encore plus précise fournie par Thomson Reuters. Et révèlent que, depuis l'automne 2008 et l'effondrement de la banque Lehman Brothers, ces produits évoluent de concert avec d'autres marchés financiers sur de brèves périodes ne dépassant parfois pas plus de quelques secondes. Raison de ces battements synchrones: l'influence grandissante de fonds spéculatifs mettant en ?uvre des programmes informatiques passant des ordres ultra-rapides. Des stratégies robotisées - des «arbitrages à haute fréquence» - auxquelles s'essaieraient également certaines grandes maisons de négoce.

«Ces fluctuations synchrones à très haute fréquence entre les matières premières et les marchés boursiers ne peuvent refléter des changements dans les conditions économiques, qui ne varient pas à un tel rythme», explique David Bicchetti, l'un des auteurs de l'étude. Ce qui tend à prouver que la «financiarisation» de ces marchés «influence le processus de détermination des prix», relève cet ancien de la filiale de gestion d'actifs de la Banque Cantonale Vaudoise. En forçant le trait, on pourrait dire qu'il ne suffit pas de prévoir avec justesse l'abondance des prochaines moissons pour gagner des millions sur le blé. «Un jour ou l'autre, cependant, les fondamentaux - l'offre ou la demande d'un produit - reviennent à la charge, provoquant une correction brutale des cours», poursuit Nicolas Maystre, coauteur de l'enquête.

Des conclusions cruciales au moment où les autorités américaines et européennes tentent de remettre un peu d'ordre sur ces marchés de produits vitaux. Dans une récente allocution, Scott O'Malia, l'un des responsables de l'agence américaine surveillant ces marchés - la CFTC -, a ainsi cité ces travaux de la Cnuced. Les deux économistes vont également être entendus par un groupe parlementaire européen travaillant sur un nouveau train de réformes.

Réagir

Commentaires

jours tranquilles à Zoug  a écrit le 13/04/2012 à 16:02 :

Sur les marchés du pétrole,les transactions financières représentent dix fois les volumes de pétrole effectivement échangés.Les ordres se passent en une microseconde et la moitié des transactions ne sont pas transparentes.Les fondamentaux( l'offre,la demande) sont doublement faussés par les stocks imposés par l'AIE( rue la Muette)et par la spéculation,sur fonds de rumeurs les plus fantaisistes.

Guigui  a écrit le 13/04/2012 à 14:44 :

Pour moi tout le monde a tord et je suis d'accord avec le commentaire sur le constructivisme ...
Aussi bien le public que le privé s'est fait avoir par une idéologie madoffienne ou expension pyramidale. Hors, le monde est fini et ce type de martingale a une fin et c'est aujourd'hui sauf si on décide encore de faire marcher la planche à billet = appauvrissement et peut-être une crise encore plus grande dans le futur ...
Quand on regarde historiquement, c'est les religions monothéistes qui ont batti cette croyance que l'homme maîtrise la nature, alors que les religions polythéistes sont plus symbiotiques ...

Opposer finance et régulation est une erreur vieille comme l'humanité

Pierrick  a écrit le 13/04/2012 à 12:06 :

A la lecture des autres commentaires, je suis surpris de voir que la plupart des lecteurs ont perdu toute notion de bourse. A quoi sert-elle ?

A apporter aux entreprises cotées des fonds nécessaires à leur développement. En l'échange de ses fonds, les entreprises versent ou non un dividende et la loi de l'offre et de la demande fait la reste pour le prix des actions (tout cela est corrélé à la valeur de l'entreprise).

Lorsqu'on va chercher une simulation mathématique et créer des produits dérivés basés sur du vent (comme les CDS ou les matières premières), cela dessert l'économie réelle.

Et lorsque les peuples crèveront de faim (à cause de cette spéculation honteuse), il y a aura la révolution (pour les curieux, regardez ce qui s'est passé en France en 1788 et encore la bourse ne cotait pas le cours du maïs...).

Lorsque je gagne de l'argent en travaillant ou en boursicotant, je n'ai pas honte des supports sur lesquels je fais des placements et si la politique de l'entreprise ne me convient pas, je liquide le tout (comme avec orange lors des suicides des salariés).

Dans tous les cas, nous finirons tous par manger les pissenlits par les racines, alors pourquoi vouloir affamer les pauvres en plus ?

Merci de redescendre sur terre !

Melissa  a répondu le 13/04/2012 à 17:05:

Sans spécultation, le prix du gaz/pétrole pour se chauffer l'hiver serait trés cher, et bon marché en été. Le spéculateur achète en été et vends en hiver. Le prix se lisse.
Sans la spéculation, les pauvres ne pourraient pas se chauffer en hiver.

L'idée de la relation de causalité entre la mort de faim de population et la cotation des matières premières est une ineptie.
Elle est improuvable et fausse. Ç'est même l'inverse.
La spéculation fait autant monter un prix que baisser un prix.

Pierrick  a répondu le 14/04/2012 à 8:58:

Mais c'est bien sûr et ce sont les gentils spéculateurs qui ont permis aux populations nord-africaines d'acheter du riz plutôt que de se lancer dans le printemps arabe...

Et ce sont les mêmes gentils spéculateurs associés à des politiques débiles qui nous ont amenés notre marché immobilier à des prix indécents.

Le spéculateur ne stockant pas de gaz, votre exemple ne tient pas la route. Les gens qui spéculent sur les matières premières ne les stockent généralement pas (tout cela reste virtuel et est bien nocif pour l'ensemble de la population).

speculateur  a écrit le 13/04/2012 à 3:39 :

Bonjour,
je suis speculateur, je veux gagner de l'argent : j'achete quand c'est pas cher, je revend quand c'est cher. Il n'y a pas de "mecanisme" complique.
Si les prix s'emballent j'achete du riz physique et je vend les futures. Si ca continue, j'investis dans les fabricants de riz pour qu'ils investissent. Je vais gagner de l'argent sur cet investissement et les prix vont arreter de monter grace a l'offre accrue.
C'est pourtant simple : un speculateur normalise les cours en essayant de gagner de l'argent en profitant des prix "anormaux". Quant a la difference entre speculateur et investisseur, c'est un debat byzantin...

débat byzantin  a répondu le 13/04/2012 à 8:52:

Et pour cause : il n'y a pas de différence. Tout le monde spécule (anticipe), quelle que soit son activité. Les porteurs d'un Livret A spéculent qu'il toucheront un intérêt positif (même s'ils se trompent, compte tenu de l'inflation). La connotation négative sur le mot spéculateur révèle seulement les angoisses et l'impuissance de ceux jettent l'anathème. En vérité, tout le monde doit spéculer. Spéculer est bon, spéculer, c'est l'intérêt général.

Robert  a répondu le 13/04/2012 à 11:47:

Spéculer = anticiper, calculer, optimiser = être intelligent.
Le cerveau humain est concu pour une seule et unique chose : être le plus intelligent possible. C'est une grosse machine á optimiser, prévoir, comprendre.
Le cerveau humain est uniquement concu pour spéculer. Tout le monde le fait, et ne fait que cela. Faire des études, plutôt que d'aller bosser tout de suite c'est spéculer.
Tout le monde spécule, et ceux qui y arrivent moins bien que les autres, cherchent á l'interdire pour réduire leurs désavantage compétitif. Interdire la spéculation, c'est déjá spéculer.

Article et etude non complete  a écrit le 12/04/2012 à 16:57 :

Ce que les chercheurs ou l'auteur n'explique pas et le mécanisme de certains marchés des matières premieres.

En effet dans le marché des matière premières il faut distingués le marché physique et papier. Il faut également prendre en compte l'importance des contrats (future).

Par exemple sur le marché du Riz les contrats future US ne représente quasiment rien dans le commerce mondiale. Le riz ce vend pour + de 50% entre négociant physique.
Cela signifie que les prix des bourses (les futures) ne représentent pas toujours la réalités économique et que certains contrat son purement spéculatifs car ils n'ont pas de marchandise physique cad de valeur marchande. Ce n'ai que du papier....

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 17:10:

Merci de ces explications, Article. Vous pouvez donc prendre le "papier", le rouler, et vous le ...

BIS  a répondu le 12/04/2012 à 17:31:

Pour completer ce que je viens d'ecrire, l'auteur ne parle pas egalement de la qualité.
Si on prend le marché du blé, il existe différente qualité de blé:

Le blé dure, le blé tendre ou panifiable, etc...

Bref c'est un marché complexe et les traders haute fréquence evite le marché physique afin d?éviter d'avoir une cargaison sur le dos....

En revanche les cours du Mais, Soja et blé USA sont assez représentatif des cours mondiaux...

la vigie  a écrit le 12/04/2012 à 15:01 :

Voici le beau monde dans lequel nous vivons

Melissa  a écrit le 12/04/2012 à 13:20 :

Les chercheurs qui ne travaillent pas pour une banque ont toujours la meme approche : ils observent un phenomene sur les marches et s'ils ne le comprenent pas, ils concluent que les marches se trompent.
Ils ne partent jamais de l'hypothese que le marche peut avoir raison, et chercher l'explication..
S'ils sont si surs d'eux ils n'ont qu'a vendre cette over correlation et ils deviendront riches, ou bien ils se planteront comme tous ceux qui ecrivent ce genre d'article.

+1  a répondu le 12/04/2012 à 14:10:

Enfin un commentaire réfléchi ! Vous devriez également creuser la question de la Cnused, c'est édifiant : corruption, démagogie, népotisme à tous les étages. Rien d'étonnant d'ailleurs puisque les maîtres de la Cnused sont les mêmes qui provoquent les famines dans leurs pays respectifs. Ils sont comme ces marchands de pneus qui répandent des clous sur la route devant leur commerce.

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 15:07:

"Bravo" de vous cacher derrière les commerçants... Et bonne crise à vous, car les actionnaires commencent à souffrir, là...

EcoloGeek  a écrit le 12/04/2012 à 12:45 :

La spéculation déplace de façon mal-saine le prix. Créée un déséquilibre a fortiori en décalage avec le prix "réel" de l'offre et de la demande. D'ailleurs ces échanges ne se dont pas sur des stocks réels ni cargaison mais sur des transactions "papiers". Autre exemple de "spéculation" celui du pétrole qui est un produit "fini" dans le sens ou les réserves sont non renouvelable n'est pas assez cher même à 120$. Trop bas pendant des dizaines d'années (15/30$) uniquement dans le but de déséquilibrer certaines forces politiques.
Là la spéculation fait quand même crever des gens ... certains opérateurs ne devraient être interdit d'aller sur ces marchés. Financiarisation à outrance d'un Monde qui veut aller toujours vite. Il y aura bien un moment ou ça va exploser ...

john galt  a répondu le 12/04/2012 à 14:00:

"là la spéculation fait quand même crever des gens"

Ah bon ? et lesquels ? je vous rappelerai que les plus grandes famines passées et en cours n'ont pas lieu dans des pays aux marchés de matières premières organisés et qui spéculent, mais dans des pays où il y a des dictature (souvent socialistes).
Les gens crêvent de faim parce qu'ils ne sont pas libres, pas à cause de la spéculation.

Les guignols de l'économie  a répondu le 12/04/2012 à 14:02:

La spéculation créerait un "décalage avec le prix réel" ? Prix réel que, bien sûr, vous connaissez mieux que le marché ? Comique !

la vigie  a répondu le 12/04/2012 à 15:10:

horrible petit bonhomme qui se cache derrière son pc. Osez exprimer votre avis en public petit machin qui gagne sa vie sur le dos de mr et mme tout le monde qui cherche à nourrir sa famille. Tout se paie un jour vous savez!!!!!

Vérité  a répondu le 12/04/2012 à 21:53:

Le masque tombe : haine, violence, appel au meurtre. Ah, elle est belle, votre idéologie.

Ah bon ?  a écrit le 12/04/2012 à 11:40 :

Non vraiment ?! Pas besoin de toutes ces études pour le savoir. Un prix est fixé par l'offre et la demande, or avec la spéculation cette équilibre est artificiellement déplacé par un excès de demande ou d'offre. C'est tout.

Les guignols de l'économie  a répondu le 12/04/2012 à 12:12:

C'est quoi, la spéculation ? Allez, proposez votre définition, qu'on s'amuse ensemble !

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 12:28:

Simple, Guignol : la spéculation est tout ce qui modifie une réalité de fait économique. Par contre, si vous ne savez pas que les bourses sont le royaume des rumeurs, là, je ne peux rien pour vous. Et évitez de me parler de l'incertitude obligatoire des récoltes, j'ai un bon pote agriculteur qui m'a déjà expliqué l'arnaque.

Guignol de la vie  a répondu le 12/04/2012 à 12:37:

Trading haute frequence a la bourse de Chicago, je vous invite dans mon bureau (situé a 100 m de la bourse pour avoir un acces internet extremement rapide) et je vous fais une demonstration. J'achete et je vends des bons virtuels sans aucune capacité de stockage et sans aucune intention de transformer ces matieres premieres agricoles. Juste de speculer a court terme et de gagner de l'argent. J'en ai pas honte, c'est ainsi que la planete fonctionne

bartg  a répondu le 12/04/2012 à 12:45:

Produits derives 12 fois le PIB mondial....peut on appeler cela de la speculation ou jouer a la roulette....russe pour bcp de gens lorsque cela affecte le prix des matieres premieres agricoles....

Les guignols, suite  a répondu le 12/04/2012 à 14:00:

Ainsi, la spéculation serait "ce qui modifie la réalité économique" ? Bravo, c'est la définition exacte du socialisme collectiviste. Ah, pas de doute, on tient là un champion !

john galt  a répondu le 12/04/2012 à 14:25:

@ les guignols, suite :

+ 1

C'est aussi la définition philosophique du constructivisme, base de pensée de tous les collectivistes et totalitaires du monde.

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 14:34:

Confirmation, Guignols : la crise vous met légèrement à cran... Tant pis pour vos "avoirs". Ou actifs devenus subitement pourris...

Pauvre Yvan  a répondu le 12/04/2012 à 14:55:

Il va bientôt se réveiller et le retour au monde réel sera douloureux. Cette crise est la crise des Etats-providence obèses, derniers avatars des collectivismes paternalistes et meurtriers du XXe siècle, socialistes, sociaux-démocrates, communistes ou encore fascistes. Il est temps d'en sortir et d'entrer dans le XXIe siècle, libre, responsable, innovant et prospère.

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 15:45:

Le souci est que je ne suis pas pauvre... Soit, mes biens matériels (logement, déplacements, communication), je peux les reconstituer en moins de dix ans. Soit, j'ai la chance de ne pas habiter au Zimbabwe... Et encore, rien n'indique que je pourrais pas aider les autres à voir clair, là-bas aussi. Vous ne pouvez comprendre car cela sort de votre "logique".

john galt  a répondu le 12/04/2012 à 16:02:

yvan est donc un petit bourgeois jaloux de ses propres biens et surtotu de ceux plus compétents capables de gagner plus que lui, et sui demande donc un monde figé afin que sa place (médiocre) dans ce monde soit figée elle aussi et qu'il n'est pas besoin de travailler et de se confronter au monde à la concurrence...

Et pour lui, la réalité, c'est "notre logique" : argument typique du constructiviste qui pense que le monde est tel que le conçoit sa propre logique, et qu'on le fait évoluer si la logique des uns vainc la logique des autres, sans tenir compte de la réalité ....

john galt  a répondu le 12/04/2012 à 16:06:

et en plus cepauvre Yvan en comprend pas la langue française.
"pauvre" Yvan veut dire pauvre au sens réflexion intellectuelle, pas au sens premier de richesse matérielle.

C'est un peu comme quand on dit "riche idée" par exemple.

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 17:13:

Là, j'attends impatiemment une "riche" idée... ;-) Essayez aussi de faire moins de fautes. Mais ce n'est pas très important. Le "bourgeois" vous attend, cher John...

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 17:19:

Néanmoins, il me semble avoir touché une corde sensible en ces temps de crise économique... :-) :-)

yvan  a écrit le 12/04/2012 à 11:36 :

Amusant de découvrir que wall street dirige le monde. Cela a été prouvé depuis quelques années. De même que la déconnexion de la finance au réel, d'ailleurs. Par contre, il est temps de réaliser que les "tentatives" des "autorités" ne sont que poudre aux yeux : les intérêts sont trop grands, et les variations brutales sont celles qui rapportent le plus. La preuve : la crise actuelle.

john galt  a répondu le 12/04/2012 à 14:03:

"cela a été prouvé depusi quelques années" ???

Ah bon, elel est où cette démonstration ??? à part chez poutou et mélenchon, bien sûr ...

Quand à l'origine de cette crise, manifestement, vous n'avez pas encore compris ses origines (expansion monétaire de la FED + états providences surrendettés depuis 40 ans).

Lehman brothers et les subprimes n'ont été que le catalyseur, pas l'origine, ouvrez les yeux.

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 14:26:

Le souci, John, est que vous indiquez vous-même votre problème : l'expansion monétaire. Peut-être n'avez-vous pas conscience que Roosevelt a pris des mesures communistes dans le simple intérêt de son pays..?? Je vous laisse éviter de nombriler, mais ne peux vous en empêcher...

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 14:38:

Non, John. Cette démonstration vient d'un ingénieur collègue qui a utilisé les mêmes outils statistiques que ceux que nous apprenons à l'école. Soit, la corrélation est stricte et c'est d'ailleurs pour cela qu'il n'a eu aucun mal à établir les graphes. Si vous avez d'autres questions, je reste à votre disposition (moyennant finance pour vous. Pour quiconque autre, je suis gratuit)

yvan  a répondu le 12/04/2012 à 14:55:

Hhmm.. occupé par ailleurs, j'avais oublié avoir une première fois commenté. HFR : High Frequency Réflection... Ca tue aussi.

john galt  a répondu le 12/04/2012 à 16:05:

@ yvan :
que je sache, vosu ne répondez pas à ma question : où est cette démonstration que wall street domine le monde ???
Pour votre information, roosevelt a pris des mesures communistes dans ce qu'il croyait être l'intérêt de son pays, des mesures communistes dans le droit fil des mesure de hoover, son prédecesseur, et qui ont surtout permis aux USA de subir la plus longue crise économique de leur histoire, et sans ces mesures, ils s'en seraient sorti bien plus vite, comme suite à la crise de 22/23.
Mais ouvrez donc un vrai livre d'histoire économique avant de dire de telles aneries !!! (remarquez, rien que wikipedia cela suffit)