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Le bénéfice de Deutsche Bank a fondu d'un tiers au premier trimestre

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latribune.fr (Source AFP)  |   -  238  mots
La première banque allemande a enregistré un bénéfice net de 1,38 milliard d'euros sur les trois premiers mois de l'année, en baisse de 33% sur un an. Ce recul plus important que prévu s'explique notamment par une dépréciation exceptionnelle sur le groupe pharmaceutique Actavis.

Le bénéfice net de la première banque allemande, Deutsche Bank, a reculé de 33% sur un an au premier trimestre, à 1,38 milliard d'euros, selon un communiqué publié jeudi. Le résultat est inférieur aux prévisions des analystes du consensus Dow Jones Newswires, qui s'attendaient à un bénéfice net de 1,64 milliard d'euros.

Le recul plus important que prévu s'explique notamment par une dépréciation exceptionnelle de 257 millions d'euros sur le groupe pharmaceutique Actavis, dont Deutsche Bank a annoncé son désengagement dans la nuit de mercredi à jeudi. Le groupe a également passé au premier trimestre une charge de quelque 200 millions d'euros pour régler des litiges juridiques.

"Nous poursuivons notre stratégie de nous séparer des charges héritées du passé" a expliqué son patron Josef Ackermann, cité dans un communiqué, qui a jugé "solides" les résultats de son groupe étant donné le contexte tendu sur les marchés financiers. La retenue de ses clients en début d'année, traditionnellement le trimestre le plus fort de la banque, a amoindri ses revenus en comparaison annuelle mais les activités du groupe ont toutefois redressé la tête par rapport à la fin d'année, particulièrement difficile pour le secteur bancaire.

Le groupe a également pu réduire ses provisions pour risques de crédit de 16% sur un an à 314 millions d'euros, notamment grâce à l'assainissement progressif de Postbank, racheté fin 2010.

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Commentaires

philanthrope  a écrit le 27/04/2012 à 6:29 :

Tant de choses à dire ; mais il suffira de résumer en disant que les difficultés sont à venir, nous n'avons vécu que l'ouverture de la brèche économique de l'europe.

Herth  a écrit le 26/04/2012 à 15:27 :

Voila comnent Deutsche Bank c'est enrichie avec les grecs.
Mario Draghi travaille pour Goldman Sachs avant l'Europe et certainement pas pour le bien être des Européens... La crise grecque est née suite à un article du Financial Times de janvier 2009, diffusant une fausse information fournie par la banque d?affaire américaine Goldman Sachs, selon laquelle la Chine aurait refusé d?acheter 25 milliards d?euros d?emprunts grecs ! Goldman Sachs, en concertation avec la Deutsche Bank et quatre grands hedge funds, commence alors à attaquer la Grèce sur les marchés monétaires. Le 15 février 2010, Otmar Issing, ancien chief economist de la Banque Centrale européenne, publie une tribune dans le Financial Times, dans laquelle il estime que l?Europe ne doit pas voler au secours de la Grèce. Cet ancien de la Bundesbank est conseiller de Goldman Sachs. Enfin, le patron de l?agence chargée de la gestion de la crise grecque, Petros Christodoulou, est aussi un ancien de Goldman Sachs. Si cela ne s?appelle pas un complot, il faut alors redéfinir le sens de ce mot ! Les ministres des finances européens savaient ce qui se préparait et ils n?ont rien fait. Ce pacte du silence est devenu un pacte du sang depuis que cette politique a entraîné des morts. Leur objectif inavouable est de mettre sous tutelle supranationale la souveraineté budgétaire de l?ensemble des pays de l?Union européenne. Le président du Conseil Européen, lors du sommet des 27 pays membres, affirmait début février 2010 : « Afin d?éviter une contagion grecque, nous allons devoir créer un organe qui aura pour but de mettre en commun la politique budgétaire européenne ». Comment voulez-vous que les gouvernants nous sortent d?une crise dans laquelle ils sont acteurs et complices ? L?objectif du complot contre la Grèce est de faire ratifier un accord international déléguant des compétences nationales aux institutions internationales. Nos gouvernements ouvrent volontairement la porte aux vautours de la Haute Finance pour détruire le système et permettre aux structures supranationales du cartel bancaire d?imposer une politique féodale à l?échelle mondiale? Liesi 28 mai 2010