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latribune.fr (avec AFP) | 02/08/2012, 07:48 - 356 mots
Son résultat est en baisse mais supérieur aux attentes. BNP Paribas a engistré un bénéfice net de 1,85 milliard d'euros, en baisse de 13,2% au deuxième trimestre, au-dessus de la prévision des analystes interrogés par l'AFP qui tablaient sur 1,7 milliard en moyenne. Le groupe profite d'un effet de base favorable, le deuxième trimestre 2011 ayant été marqué par une charge de 534 millions liée aux dépréciations sur la dette grecque.
En outre, sa dette a été réévaluée, ce qui a alimenté le résultat à hauteur de 286 millions d'euros. La baisse de valeur théorique de la dette de la banque, du fait d'une dégradation des marchés, gonfle en effet le résultat.
Autre élément exceptionnel: la réduction d'écarts comptables dans les valorisations de la filiale italienne Cardif Vita et dans le portefeuille de crédits de Fortis, contributeurs au résultat pour 141 millions.
Résultats en berne pour la banque d'affaires
Sur le plan opérationnel, la banque de détail, dont le résultat avant impôt est quasiment stable, et le pôle "investment solutions" (gestion d'actifs et assurance notamment) ont bien résisté, compensant partiellement le fort ralentissement de la banque de financement et d'investissement. La banque d'affaires a ainsi vu son résultat avant impôt fondre de 40% pour ne plus représenter que la moitié de la contribution de la banque de détail.
Parallèlement, l'établissement a confirmé jeudi dans un communiqué son avance dans la course aux fonds propres pour se conformer le plus rapidement possible aux exigences du nouveau cadre réglementaire, dit Bâle III. Dans cette optique, elle a annoncé qu'elle limiterait ses expositions souveraines à 10 milliards d'euros par pays. "Nous excluons tout mouvement sur les acquisitions" a par ailleurs ajouté son directeur général, Laurent Bonnafé. A fin juin, BNP Paribas affichait déjà un ratio de fonds propres durs (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) de 8,9% en prenant le mode de calcul qui sera retenu une fois Bâle III appliqué in extenso, fin 2018. Cela en fait la grande banque internationale la plus avancée à ce jour. Son objectif initial était d'atteindre 9% fin 2012.
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Et pendant ce temps, aux US... a écrit le 02/08/2012 à 10:42 :
Avant d?avoir tous les commentaires concernant la Banque d?Investissement? Les banques de la zone euro (BNP compris) se délestent de leurs activités en US Dollars, que ce soit le financement d?avions, de projets d?entreprises internationales, etc. C?est grâce à cela que BNP a pu se rapprocher autant de Bâle III, en sacrifiant sa branche Invest. Qui est directement racheté à prix cassé par des banques US, dont les résultats sont étonnement meilleurs que prévus, et qui n?en ont juste rien à taper de Bâle III. Ca vous dirait, dirigeants Européens, de vous réveiller un jour pour qu?on arrête d?être les pigeons du monde ?
Jojo a répondu le 02/08/2012 à 15:19 depuis un Iphone :
On se fait tondre...en souriant !! C est beau l'europe et la France !!
simple citoyen a écrit le 02/08/2012 à 08:28 :
J'adore les éléments exceptionnels qui semblent devenir la norme dans les présentations de résultats de banques et affiliés. Gageons que le petit coup de pouce de fin de trimestre/semestre à la bourse n'y a pas non plus été pour rien... et se renouvelle régulièrement maintenant.