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Mathias Thépot | 14/08/2012, 15:56 - 519 mots
Il y a un an, la Société générale se trouvait dans l'œil du cyclone. Entre le 11 et le 15 août 2011, la banque connaissait en effet quelques jours de répit sur les marchés.
Pouvait-il en être autrement après cette journée noire du 10 août 2011, qui restera longtemps dans les mémoires des professionnels de la finance? Ce jour où le cours de la banque rouge et noire a perdu près de 15%, après s'être liquéfié de plus de 22% en cours de séance. Une chute vertigineuse dont on cherche toujours à connaître les raisons. Il semble tout de même que la publication d'un article, le 7 août 2011, sur le site de l'hebdomadaire britannique Mail on Sunday, n'y ait pas été étranger. Apparenté au quotidien Daily Mail, le site Internet avait lancé de l'huile sur le feu en annonçant que la Société Générale aurait besoin d'un plan de sauvetage. L'hebdomadaire, qui n'avait pas cité de sources, avait écrit que "le président Nicolas Sarkozy (devait) envisager la possibilité que la seconde banque du pays, la Société Générale, (était) proche du désastre après de lourdes pertes sur des lignes de crédit accordées à la Grèce".
Les excuses du Daily Mail
Même si l'information a été démentie par la banque française, la rumeur aurait, selon plusieurs traders parisiens, participé à la chute abyssale en Bourse de la banque de près de 15% le mercredi suivant. Le Mail on Sunday avait pourtant retiré l'article de son site le lendemain de sa parution, avant que le Daily Mail ne présente ses excuses « sans réserves » à la Société Générale, reconnaissant son article sans fondement, Mais la réunion de travail sur la situation économique et financière de la France, organisée le mercredi 10 août au matin par l'Elysée, a replongé les opérateurs de marché dans le doute et a semble-t-il libéré leur folie spéculatrice.
62% de perdu durant l'été 2011
La Société Générale n'était -malheureusement pour elle- pas arrivée au bout de ses peines le 10 août au soir. Déjà dans les bas-fonds du CAC 40 à 22 euros, le cours de la banque devait-il poursuivre sa descente aux enfers les semaines suivantes pour finalement se maintenir toutjuste au dessus des 15 euros à la fin de l'été. Le titre de la banque aura perdu près de 62% durant la période estivale, passant de plus de 40 euros à 15 euros, 20 milliards d'euros de capitalisation boursière ayant été perdu durant l'été. La banque a depuis repris un peu de poil de la bête. Le prix de son action est aujourd'hui de 20,15 euros et sa capitalisation boursière est remontée à 15,7 milliards d'euros.
Il ne faut enfin pas oublier que les autres banques françaises ont également subi une descente aux enfers similaire en Bourse, sur fond de crise de la dette de la zone euro. Mais sans pour autant connaître un tel décrochage. Ainsi pendant les 3 mois les plus chauds de l'année de 2011, le titre BNP Paribas a perdu 57%, celui du Crédit Agricole 59% et celui de Natixis 43%. Bonne nouvelle pour les banques, l'été 2012 semble, pour l'heure, beaucoup plus calme.
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Bescherelle a écrit le 16/08/2012 à 10:27 :
Saviez-vous, cher ami, que l'oeil du cyclone est l'endroit le plus calme? D'où l'utilisation erronée de cette expression pour signifier que quelqu'un/quelque chose est pris dans la tempête...
STONE1 a écrit le 15/08/2012 à 18:29 :
Si je n'avais pas spéculé, j'aurai commis moins moins d'erreurs Si je n'avais pas spéculé,tout serai différent En rouge et noir,en rouge et noir ...
Faits divers a écrit le 15/08/2012 à 13:28 :
Il est un fait que la Société Générale fait la une des faits divers troubles de la nébuleuse du monde de la finance depuis près de 15 ans. Rien de surprenant, la Société Générale c'est bien une affaire d'hommes "d'affaires".
Isabelle a écrit le 15/08/2012 à 10:44 :
Sans doute les journalistes arrêteront de taper, quand les banquiers arrêteront d'arnaquer le monde entier ! D'être dans tous les mauvais coups ! http://www.agenceecofin.com/banque/1308-6183-l-ancien-gouverneur-de-la-beac-conteste-son-limogeage Votre argument, la victimisation pour cause d'acharnement, serait simplement sans intérêt s'il ne touchait pas à un problème majeur : le droit à l'information, particulièrement bafoué en économie ! Merci La Tribune et tous les journalistes qui se battent contre les services de com' pléthoriques, qui organisent la désinformation.
l'Aigle a répondu le 15/08/2012 à 13:08:
Ah les méchants banquiers, responsables de tous les maux du monde ! Sinon je ne critique pas la Tribune de pondre un papier sur les banques mais sur la Générale en particulier. Dès qu'il s'agit de critiquer les banques c'est un logo Rouge et Noir que l'on retrouve et bizarrement la BNPP est rarement présente....(et je ne pense pas que la BNPP soit irréprochable...)
isabelle a répondu le 16/08/2012 à 14:27:
Ils ne sont responsables que des maux que nous leur laissons nous infliger...Servitude volontaire ! Et les magnats de la presse économique se gardent bien de donner aux journalistes les moyens d'enquêter tous azimuts. Mais ça va changer ! La révolution est un antiparasite radical...et pas raciste : les bleus, les rouges, les verts...Recyclage de banquiers : voilà un business d'avenir.
Bili hari a écrit le 15/08/2012 à 08:08 :
On aimerait savoir ce qu'il est advenu de la plainte de la GLE auprès de l'AMF...pour estimer si ce machin sert encore à quelque chose, et si son ex dirigeant mérite de la part de la res publica respect et salaire!
l'Aigle a écrit le 15/08/2012 à 01:42 :
Avec cette piqure de rappel on tape à nouveau sur la Générale, cela devient lassant de la part de la rédaction de la Tribune !