enquête judiciaire

Iran : Royal Bank of Scotland dans le collimateur de Washington

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latribune.fr | 22/08/2012, 08:25 - 237 mots

La Réserve fédérale américaine et le département à la justice enquêtent sur la Royal Bank of Scotland pour de possibles violations des sanctions contre l'Iran.

Royal Bank of Scotland (RBS) dans le viseur de Washington. L'établissement fait en effet l'objet d'une enquête de la Fed et du département de la justice selon le Financial Times. Il s'agirait d'évaluer si l'entreprise a eu des relations commerciales avec l'Iran en dépit des sanctions imposées contre le pays par les Etats-Unis. Selon le quotidien, cette enquête a été déclenchée il y a dix-huit mois suite à la communication "volontaire" d'information aux autorités américaines et britanniques par la banque. L'affaire aurait même poussé un cadre en charge des risques financiers à la démission.

RBS rejoindrait ainsi Standard Chartered et Deutsche Bank parmi les entreprises soupçonnées de tels lien avec l'Iran et qui font l'objet d'une sorte de "chasse aux sorcières" aux Etats-Unis. Le 14 août, la banque britannique "StanChart" a accepté de payer une amende de 340 millions de dollars à l'Etat de New York, qui menaçait de suspendre sa licence d'exploitation en raison de transactions jugées illicites avec le pays sous embargo. 

Interrogée par le FT, RBS a indiqué qu'elle avait "entamé des discussions" avec les autorités pour évaluer son respect de la législation mais s'est refusé à tout commentaire sur le fond de l'enquête.  Déjà visée par les enquêtes sur la manipulation du Libor, RBS était placée "sous la surveillance intensive" des régulateurs américains et britanniques "depuis plusieurs années", selon le Financial Times, qui ne précise pas la nature exacte des soupçons qui pèsent sur la banque.

 

 

Commentaires

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Corso a écrit le 22/08/2012 à 16:04 :

Etonnant. Après avoir tout fait pour maintenir RBS et Lloyds ces dernières années les anglais semblent maintenant vouloir les lâcher. Se présenter comme victime des américains et non plus de ses propres turpitudes financières est un avantage "politique" qui pourrait se traduire par un autre économique : Une fusion générale, un coup d'éponge complémentaire et une bonne raison pour le faire. A croire que les concurentes françaises, en fin d'effort sont en mesure de reprendre appétit. A suivre...

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Etonnant. Après avoir tout fait pour maintenir RBS et Lloyds ces dernières années les anglais semblent maintenant vouloir les lâcher. Se présenter comme victime des américains et non plus de ses propres turpitudes financières est un avantage...

par Corso le 22/08/2012 à 16:04

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