La Tribune

Quel avenir pour les mutuelles santé ?

(Crédits : <small>Reuters</small>)
Séverine Sollier  |   -  1008  mots
L'annonce ce jeudi de la naissance d'une mutuelle santé géante Harmonie Mutuelle illustre la réduction considérable du nombre de mutuelles en France. Cette évolution ne menace pas leur poids global sur le marché de l'assurance car leur plus grande taille va leur permettre de mieux résister à la concurrence en complémentaire santé et de se diversifier en prévoyance.

Le mouvement de concentration des mutuelles santé est spectaculaire. Elles étaient 790 en 2004, elles ne seront que 260 en 2016. L'annonce de la création officielle, ce jeudi 30 août, d'Harmonie Mutuelle en est l'illustration éclatante. Cette mutuelle issue de la fusion de cinq mutuelles (Harmonie Mutualité, Prévadiès, Mutuelle Existence, Santévie et Spheria Val de France) devient la première de France avec 2 milliards de chiffre d'affaires et 4,5 millions de personnes protégées supplantant ainsi la MGEN (Mutuelle générale de l'Education nationale). 

La disparition des petites mutuelles

Les petites mutuelles, dont le chiffre d'affaires était inférieur- parfois de beaucoup- à 100 millions d'euros étaient 766 en 2004, leur nombre sera divisé par quatre en 2016 pour tomber à 205 selon les estimations publiées par Mutré, la société de réassurance dédiée aux mutuelles santé, à partir d'une analyse du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC). Si bien que leur poid de 58% en 2004 au sein des mutuelles tombera à 17% en 2016 selon ces prévisions.

A l'inverse, les grandes mutuelles de 300 millions d'euros et plus, qui n'étaient que 5 en 2004 seront mutlipliés par trois. Et surtout elles représenteront plus de la moitié du chiffre d'affaires de l'ensemble des mutuelles en 2016.

 

Se regrouper pour faire face à la concurrence et à la réglementation

Ce mouvement de concentration s'est accéléré sous la pression de la concurrence en assurance santé, le marché historique des mutuelles. Jugé comme un marché porteur à forte croissance, les assureurs traditionnels y ont intensifié leur développement. Les bancassureurs (assureurs filiales de banques) ont, pour leur part, vu dans la complémentaire santé la possiblité de doter leurs clients de davantage de produits d'assurance (stratégie du multi-équipement des clients). Et les institutions de prévoyance ont consolidé leurs positions. Entre 2003 et 2007, les mutuelles santé ont néanmoins réussi à résister puisque le taux de croissance annuel moyen de leur chiffre d'affaire a atteint 4%, comme celle des insitutions de prévoyance. Mais dans le même temps, les assureurs (y compris filiales de banques et mutuelles d'assurance sans intermédiaires) ont augmenté de 7% en moyenne par an.

 

Les marges des mutuelles se sont réduites sous l'effet d'une plus forte compétition tarifaire  et d'une hausse du coût d'acquisition des clients, accentuée par la volatilité accrue des assurés.  En parallèle, les changements réglementaires successifs (code de la mutualité, fiscalité, directive solvabilité II) imposent aux  mutuelles l'adoption de régles de gouvernance plus contraignantes, et surtout l'application de caculs de besoins de fonds propres plus complexes et la réalisation de documents financiers plus fréquents et plus sophistiqués.

Pour pouvoir faire face à ces contraintes et à ces coûts mais aussi pour chercher des relais de croissance en assurance santé collective par exemple (pour les salariés des entreprises) ou en prévoyance,  les mutuelles se regroupent afin de réaliiser des économies d'échelle et mettre en commun des moyens notamment en informatique.

La croissance du marché de l'assurance santé va profiter aussi aux mutuelles 

La croissance attendue dans les cinq prochaines années du marché de l'assurance santé va néanmoins soutenir les mutuelles santé. Moins nombreuses mais plus grosses et financièrement plus solides, elles vont maintenir leurs parts de marché à un niveau élevé comme l'indique Mutré dans ses projections pour 2016. La croissance annuelle des cotisations encaissées par les mutuelles sera d'environ 800 millions d'euros et les mutuelles représenteront 45% de la croissance du marché ces cinq prochaines années.

  

Source : Fonds CMU, modélisation PwC sur base de données publiques, analyses PwC, entretiens PwC
Cette projection suppose que l'assurance maladie ne réformera pas en profondeur son rythme de déremboursement sur la période considérée.

La prévoyance : une piste de diversification pour les mutuelles 

Très dynamique et présentant de bonnes perspectives de croissance et de rentabilité, la prévoyance est un marché sur lequel les mutuelles sont encore peu présentes. Entre 2006 et 2010, elles ont néanmoins augmenté leur chiffre d'affaires dans cette branche de 5% par an contre seulement 2% par an en moyenne pour les institutions de prévoyance. Mais les assureurs et bancassureurs l'ont augmenté plus rapidement encore, de 6% par an en moyenne.

Dans les prochaines années, une croissance annuelle de 7% du marché de la prévoyance, surtout individuelle, est jugée réaliste par les spécialistes du marché. Bien organisées sur le plan technique et commercial, les mutuelles pourraient capter de nouvelles part de marché. C'est en tout cas la conviction de Mutré, qui se propose de les accompagner de leur démarche. "Mutré offre aux mutuelles l'opportunité de se développer en réduisant considérablement leur risque", estimait le directeur général Pierre-Alain de Malleray lors de la présentation de son plan stratégique en mars dernier. Le réassureur peut en effet aider les mutuelles à élaborer une gamme de produits de prévoyance, des tarifs, des conditions contractuelles et à calculer les provisions techniques ainsi que la soutenir sur le plan financier en apportant une couverture de réassurance adaptée. 

"Notre métier est non seulement du transfert de risque, mais également du service", précisait Pierre-Alain de Malleray,en mars avant d'ajouter que « les mutuelles ont besoin d'assistance actuarielle et technique. Nous pouvons agir en back-office de tarification et en partage de sort  : si une mutuelle remporte un marché, nous prenons un pourcentage des primes et des sinistres, pas seulement des honoraires comme le ferait un cabinet d'actuaires". Le réassureur pourrait également aider les mutuelles à se développer davantage en assurance dépendance. « C'est un risque où les mutuelles ont un rôle important à jouer », estimait Pierre-Alain de Malleray, du fait de la proximité perçus par les Français entre les soins de santé et ceux liés à la dépendance. Les mutuelles restent cependant très prudentes sur ce marché encore petit, dans l'attente sans doute que le projet de réforme de la couveture de la dépendance, en suspens depuis plusieurs années, arrive à son terme.

 

 

 

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Commentaires

Mutuelle Zen  a écrit le 14/03/2013 à 14:59 :

La disparition des petites mutuelles que vous mentionnez va s'accélérer avec la mise en place de l'extension des mutuelles collectives pour tous prévue par l'ANI. Et ce d'autant plus vite d'ailleurs si la "clause de désignation" bloquant le choix des organismes de complémentaire santé au niveau des branches professionnelles est maintenue par le gouvernement dans le projet de loi actuel. En tant que dirigeant du comparateur Mutuelle-Zen.com je suis au premières loges pour anticiper les dégâts que cela va causer sur le marché des complémentaires santé individuelles...

Ema  a écrit le 12/10/2012 à 14:39 :

Certaines personnes renoncent à souscrire une complémentaire santé par souci d'économie. Mais souvent, on ne se rend pas compte de son importance que lorsqu'on a de lourdes charges de santé à payer. Comme mieux vaut prévenir que guérir, n'attendez pas de tomber malade pour adhérer à une mutuelle santé

Ema de http://www.courtage-sante.com

Corinne  a écrit le 02/09/2012 à 15:31 :

Bon article qui rejoint une partie de mes conclusions d'un mémoire écrit notamment sur ce thème.
Lorsque les mutuelles assurent une couverture santé, elles le font presque exclusivement de toute autre activité. Près de 90 % dans leur chiffre d?affaires global concerne leur activité santé, alors que ce taux n?est que de 48 % pour les institutions de prévoyance, de seulement 14 % pour les sociétés d?assurance « non-vie » et de 6 % pour les sociétés d?assurance « mixte » (rapport fonds CMU 2010).
Effectivement, l'axe de prévoyance (décès, indemnité journalière en cas d'arrêt de travail, PTIA) est intéressant pour les mutuelles mais également le développement des autres assurances de personnes (dépendance, accidents de la vie courante, assurance obsèque ...).
Il est intéressant de souligner par rapport au mouvement de concentration des mutuelles qu'ils sont de deux types:
la création de partenariats avec notamment des rapprochements qui sont le plus souvent le fruit d?un projet demandant un investissement financier conséquent (progiciel de gestion intégrée commun à plusieurs organismes, promotion des centres de santé et des réseaux de soins ...).
Les fusions sont un moyen de répondre aux exigences de solvabilité.

Corinne
Blog Madame Coco : corinne-gobert.com

Véro972  a répondu le 03/09/2012 à 11:24:

Bonjour Corinne, je prends connaissance de votre commentaire sur cet article et je voudrai vous demander si votre mémoire est "public" et où on peut se le procurer ?

Merci

Véronique

Corinne  a répondu le 03/09/2012 à 21:20:

Bonjour Véronique, êtes vous un compte Twitter ? Si oui, n'hésitez pas à vous connecter sur mon compte twitter @CorinneGobert et à m'envoyez un message privé.
Corinne

STONE1  a écrit le 31/08/2012 à 9:08 :

Peut-on encore appeler mutuelles des assureurs qui ont le nez dans le guidon du fric comme leurs homologues du privé !!

3545456  a écrit le 31/08/2012 à 8:06 :

LOUIS A UN RAISONNEMENT DEBILE, il doit faire pareil avec la sécu et s'étonne après de payer cher

Corso  a écrit le 30/08/2012 à 15:13 :

Voila un mécanisme de prévarication à étages : A la fin de la guerre le gouvernement a souhaité (comme depuis longtemps, par vagues) que les paysans viennent travailler dans les villes afin que quelques amis puissent les employer et s'enrichissent. Les paysans se sont exclamé "Et si nous tombons malades, si le travail manquait et pour nos vieux jours qui nous nourrira ? Nous n'avons pas ces problèmes en campagne où la solidarité et la famille sont de coutûme." La réponse est connue qui verra l'institution pour tous de la sécurité sociale (elle existait déjà pour les fonctionnaires d'une certaine manière précurseurs du flot) et de la garantie chômage puis de retaites. Cependant ces prestations calculées au plus juste ne sont pas servies à beaucoup qui en ignorent même l'existence puis se révèlent rapidement en faillite dès lors qu'elles se généralisent. Sont alors mises en place des limitations ou de nouvelles cotisations. C'est le cas donc pour la santé par l'institution des mutuelles : il faut à nouveau payer pour bénéficier du remboursement. Ces nouvelles recettes présentées comme des "droits" n'en sont en aucun cas, elles servent simplement à boucher les trous qu'une gestion erratique pour ne pas dire prédatrice qui vient s'ajouter à l'équation déjà insoluble à la base. Le second volet se voyant à son tour indigent, des regroupements sont ordonnés à des gestionnaires incompétents mais irascibles qui estiment qu'ils sont là de droit et que l'état doit payer. L'état verse donc des sommes prises aux impôts pour ques les mutuelles consentent à se regrouper, souvent à la retraite des gérants les plus influents. Au fil du temps cette gabegie se réduit pour le nombre de boutiques mais augmente en coût. La méthode n'ayant toujours pas de solution et pour cause, il s'agit maintenant d'envisager un troisième volet "prévoyance" et encore "ré" soit de nouvelles contributions augmentées ainsi que l'obligation de médicaments génériques ou de locaux et d'une médecine de "seconde classe" qui accompagnent une nouvelle technique financière. Elle consiste en une ré-assurance, l'assurance s'assure, mutualisée avec toutes les compagnies du secteur "solidaires" sur ordre mais aussi avec tout type d'assurance puisque le "ré" est à son tour réassuré. Bref, l'assurance s'assure à une assurance qui s'assure avec une autre assurance. Le premier cercle étant défaillant il s'agit bien entendu en finale d'un versement qui est fait par l'extérieur mais le payeur (via les clients des autres assurances) dispose un temps du flux financier pour le faire fructifier s'il le peut en le confiant à son tour à un assureur "ré" ou plusieurs groupes étrangers le plus souvent. Ces derniers voudraient par exemple protéger leur argent à prêtant à des taux qui se pourraient être négatifs. C'est ce qui se nomme de la titrisation : gager des sommes considérées comme sûres à des acteurs qui les valorisent et acceptent d'en payer une part importante par avance. Si l'on veut encore il est possible de parler d'une cavalcade ou d'un schéma Ponzi. le prix de ces assurances qui assurent des mutuelles augmente puisque ce sont elles qui bouchent les trous...On finira par baisser le prix des médicaments, organiser une hospitalisation "automatisée", des soins à la maison par des proches ou une solution d'euthanasie pour faire remonter le ratio cotisation toujours trop bas. Ainsi les entreprises ne paient pas la moitié de ce qu'elles devraient pour assurer retraite, chômage et soins à la population qu'elles emploient. Elles estiment pourtant trop payer. La fin du chômage comme je l'ai souvent exposé serait un remède possible et rentable, la fin des psychiâtres un autre tout aussi pertinent. Les solutions existent, cependant comme on le voit elles sont régressives en terme de GDP. La question sera donc posée de savoir pour quel "bonheur" il convient d'agir.

JB38  a écrit le 30/08/2012 à 13:22 :

Puisqu'il va y avoir de moins en moins de Mutuelles et de plus en plus grosses, pourquoi ne pas fusionner tout cela dans une"SécuMutuSociale"? Un seul organisme, ça devrait coûter moins cher. J'ai dû oublier qu'il faut que la Santé ça rapporte aussi, les bancassureurs finiront bien par se payer les Mutuelles.

Moselle  a répondu le 30/08/2012 à 13:45:

En alsace Moselle cela existe déja en grosse partie pour 1.5% de cotisation supplémentaire.

Photo73  a répondu le 30/08/2012 à 15:09:

C'est la question que je me posais, que la SS gère les compléments suivant les options choisies vu qu'il semble "clair" ? que la SS ne peut plus tout rembourser. Les frais de gestion de la SS: 5%, des mutuelles diverses : 15% car il faut faire de la pub, récolter des clients, se faire connaitre, ... Ça ferait moins de dépenses inutiles mais moins d'emplois !

alien  a écrit le 30/08/2012 à 11:59 :

Il ne faut pas se leurrer, le regroupement des mutuelles, comme les autres organismes : formation, logement (ex 1%), n'a d'autre but que d'assurer un meilleur contrôle de l'Etat et de faciliter les ponctions financières récurrentes, qui vont certainement se mettre en place. La sécu ne sera doit pas devenir le minimum vital.

loulou  a écrit le 30/08/2012 à 11:46 :

L'assurance est chère tant que nous n'en n'avons pas besoin......Outre d'économiser , j'espère que certains ont fait le stock de kleenex...ils risquent d'en avoir besoin !!!

dummy  a écrit le 30/08/2012 à 11:39 :

Tritherapie egal 5000 euros semaine.soit 260 000 euros an. Soit 1 000 000 tous les 4 ans....

En economisant 720 eurans par an vous pouvez vous payer 1 jour de tritherapie......

Vous une bonne sante

louis  a écrit le 30/08/2012 à 10:23 :

Je persiste à dire qu'adhérer à une mutuelle n'est pas forcément rentable. La SECU rembourse déjà une partie importante des frais de santé. Hormis pour l'optique et les soins dentaires, une mutuelle n'est pas forcément indispensable. perso, j'ai une complémentaire d'entreprise obligatoire (l'obligation d?adhérer est déjà anormale en soit) qui me coute 60 euros par mois, soit 720 euros par an. Du coup je fais tout pour la rentabiliser. les rares fois où je vais chez le médecin je demande le maximum d'analyses, de soins. idem pour les lunettes que je fais changer tous les ans avec les verres les plus chers possibles. je l'avoue, cette mutuelle m'incite à consommer un max pour rentabiliser l'abonnement mensuel

lejust  a répondu le 30/08/2012 à 10:39:

C'est un bel état d'esprit qui vous anime. " I want my money back" ! Lamentable !

pas sot du tout  a répondu le 30/08/2012 à 10:50:

Si vous mettiez de côté votre cotisation mensuelle sur un compte bloqué rémunéré, vous auriez largement de quoi faire face à vos dépenses Santé non remboursables par la Sécu qui rembourse déjà à 100% en cas de gros pépins...

D'autres part j'attends avec curiosité le jour où, la SECU, moyennant une cotisation supplementaire , remboursera un dossier à 100% : Plus de controle , fini les transmissins de dossiers , l'infrastructure est déjà en place , l'outil informatique aussi , ainsi que les locaux ....
De quoi faire une Sécu beneficiaire en 3 ans ...et faire tomber les cotisations des complementaires Santé pour les attardés qui voudraient y rester ...

hades  a répondu le 30/08/2012 à 11:15:

en cas de tres GRos pepin, vous pourriez mettre plein d'argent de coté que ca suffirait pas...vs connaissez le prix d'une journee juste en salle de reveil??? commencez a mettre de coté l'ami ... dès hier meme !

maquisard  a répondu le 30/08/2012 à 12:04:

Pas étonnant que la France soit un des pays européen où l'on hospitalise le plus, où l'on fasse le plus d'examen même lorsque ça n'est pas justifié.
Pour ce qui est de la pertinence d'avoir une mutuelle, le débat est ouvert. les gros pépins (accident grave, maladie grave) sont de toute façon intégralement couverts par la sécu.
Je me rappelle m'être faut hospitalisé de force (dans un petit hôpital de province pour info) pour un examen IRM qui avait lieu tôt à 7h du mat'. le médecin disait qu'il valait mieux dormir à l'hôpital pour éviter d'avoir à me lever trop tôt. Vive le gaspillage! Il est certain que si je n'avais pas eu de mutuelle je j'aurais refusé (l'infirmière m'a dit que ça permettait à l'hôpital de faire du chiffre). Il est avéré en France qu'on surconsomme des services de santé et hospitaliers. Mutuelles et hôpitaux sont de de mèche!

Chich  a répondu le 30/08/2012 à 12:26:

@maquisard : FAUX ! la sécu ne prendra en compte à100% un accident si il est intervenu dans le cadre de votre travail. En dehors de ce lieu vous n'êtes quasiment pas protégé ! Imaginons que vous vous fassiez percuter par une voiture alors que vous êtes piéton, la sécu ne vous prendra en charde qu'a partir de 66% de DFP (Deficit Fonctionnel Permanent), mesure faites par le médecin. 66% de DFP c'st énorme ! Il faut quasiment perdre ses 2 bras pour que la Sécu veuille bien vous prendre en charge.

JPM  a répondu le 30/08/2012 à 14:40:

L'exemple de Chich est mal choisi car dans ce cas la sécu peut se retourner contre le conducteur et c'est son assurance qui prendra en charge les frais médicaux.
Mais un accident de la vie quotidienne sans tier responsable peut vous coûter très chère, et si certaines pathologies (ALD) sont couvertes à 100% les soins et les prestations dites "annexes" peuvent coûter un bras que ce soit en déplacements, en dépassement d'honoraire, en équipement paramédicaux (parfois pas ou mal remboursés), en médicaments pas forcément remboursés à 100%...

Photo73  a répondu le 30/08/2012 à 15:14:

J'ai une ancienne collègue qui a une mutuelle obligatoire, et son mari aussi, plus généreuse en remboursements. Celle qu'elle paie par son boulot ne lui sert pas (moins bonne). Par contre ai lu que pour les dépenses genre lunettes, ce que la première mutuelle ne rembourse pas, elle peut se le faire gérer par la seconde, sachant qu'on ne peut dépasser 100%. C'est la seule utilité d'avoir deux mutuelles dans un foyer.

churchill  a écrit le 30/08/2012 à 9:06 :

la dependance ca va etre comme la CMU, faudra que bcp d'assures cotisent fort pour avoir droit a pas grand chose pour que ceux ' qui n'en n'ont pas les moyens' puissent beneficier d'une femme de menage d'un garagiste et d'un jardinier gratuitement, vu ' qu'ils n'en n'ont pas les moyens'

toto  a répondu le 30/08/2012 à 9:25:

Comme d'habitude...

Photo73  a répondu le 30/08/2012 à 9:32:

Pourquoi cotiser fort pour avoir droit a pas grand chose ? Ne cotisez pas, comme moi. On se paie tout soi-même, quand peu consommateur (généraliste tous les cinq/six ans en moyenne, dentiste tous les deux ans). A part quand obligé par l'employeur.

Marie  a répondu le 30/08/2012 à 9:57:

Photo73 vous avez un raisonnement d'une personne en bonne santé, moi non plus je ne consomme pas beaucoup. Cependant je connaissais un couple de personnes comme vous qui ne cotisaient pas or la soixantaine venue tous les deux gravement malades ces personnes souffrent et leurs moyens financiers ne leurs permettent plus ni de se soigner convenablement comme cela s'avère nécessaire , ni de s'assurer car le questionnaire de santé rend leur tarif prohibitif...
Je ne souhaite cela à personne, mais pensez y cela n'arrive pas qu'aux autres

krok  a répondu le 30/08/2012 à 10:04:

@Photo73 : c'est le principe de la solidarité générationnelle...Vos parents, grands parents bénéficient des cotisations des actifs. La boucle est bouclée SI la croissance démographique ET l'emploi suivent.
Sinon ça sera comme pour Madoff : les premiers rentrés sont servis sur le dos des derniers ie nous, nos enfants, petits enfants.

Greg  a répondu le 30/08/2012 à 10:04:

Des mutuelles permettent de souscrire sans questionnaire médical. Notamment le credit agricole avec pacifica ! Vraiment une bonne mutuelle ! Croyez moi !

Olivier 75  a répondu le 30/08/2012 à 10:16:

Les assureurs et les mutuelles proposent des gammes de contrats dits "Responsables" qui permettent de s'assurer sans questionnaire de santé

hades  a répondu le 30/08/2012 à 10:31:

oui pour pacifica, mais si maladie avant souscription du contrat ( et ils font l'enquete ! ) vous n'etes pas pris en charge . ! normal en meme temps . . . . .

GABUZO  a répondu le 30/08/2012 à 10:34:

@photo73 votre réflexion est celle qui fait débat aux USA avec la couverture obligatoire que propose OBama. Chaque position se défend mais il faut en assumer les cons"=équences. cela veut dire que le jour où vous êtes malade (ce que je ne vous souhaite pas) c'est à vous de payer et ne demandez pas à la société de payer. c'est la différence entre société de solidarité à l'européenne et une société libérale à l'américaine

rachelle  a répondu le 16/01/2013 à 16:10:

@Olivier 75

"Les assureurs et les mutuelles proposent des gammes de contrats dits 'Responsables'"

C'est justement cette notion qui pose problème de nos jours car tout le monde sait bien que la notion de responsabilité chez les assureurs est une notion tres vague. Donc comment déterminer cette limite, il y a justement eu des infos à ce sujet sur http://informations-sante.com qui expliquait ce problème.

Olivier 75  a répondu le 16/01/2013 à 17:10:

@Rachelle. La notion de contrat dit "Responsable et Solidaire" a été fixée par les pouvoirs publics. En échange de ne pas appliquer de sélection médicale et de proposer un panier défini de garanties, les complémentaires santé bénéficient d'une taxe réduite. Tous les assureurs proposent ce type de contrat.