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Mathias Thépot | 31/08/2012, 19:12 - 472 mots
Sa création semble maintenant imminente. La fameuse Banque publique d’investissement promise par François Hollande devrait émerger "dans les jours qui viennent", a déclaré le chef de l’Etat vendredi à la foire de Châlons-en-Champagne. Le Président de la république a rappelé les principes de base de la nouvelle banque. Elle aura pour mission de "permettre l'accès des entreprises au financement, en prêts comme en fonds propres", a-t-il dit. Le gouvernement s’appuiera notamment sur le rapport sur la future banque publique rendu par Bruno Parent le 31 juillet dernier. Il y recommande, "dans une première étape" que la Banque publique d'investissement soit constituée " d'Oséo, de CDC entreprises et du Fonds Stratégique d'Investissement".
Mais en plus de regrouper "les établissements existants, elle permettra surtout des avancées majeures", indique François Hollande. "Elle mobilisera de nouvelles ressources comme les sommes qui sont déposées sur les livrets de développement durable dont le plafond a été doublé, ce qui permet de capter une épargne pour la mettre au service du financement des entreprises", a-t-il ajouté.
Favoriser le développement à l’export des PME
La mission principale de la nouvelle banque publique sera de faciliter le développement de projets à l’export, ce qui l’amènera à concentrer "ses interventions sur les PME et les entreprises de taille intermédiaire les plus innovantes", a précisé François Hollande. L’international fait en effet partie des points noirs du tissu d’entreprises françaises. Une étude de KPMG pour le compte de la CGPME soulignait qu’en 2011, la France comptait 117 170 exportateurs dont 95 % sont des PME de moins de 250 salariés, et 72 % de moins de 20 salariés, mais que leurs ventes ne représentent que 44 % du total des ventes à l’export.
D'un point de vue opérationnel, la BPI "sera un facteur de simplification et d'accélération puisqu'elle sera déconcentrée sur les territoires et qu'elle travaillera en cohérence avec les régions qui seront associées à ses décisions et orientations", a aussi souligné le chef de l’Etat. Elle s'appuiera "sur un réseau de directions régionales qui assumeraient l'essentiel des décisions financières, au service du développement territorial. Un point d'entrée unique pour les entreprises serait constitué dans chaque région", indiquait le ministère de l’Economie fin juillet.
Pas vocation à se substituer aux banques
"Cette banque publique ne se substituera pas au secteur bancaire", a précisé François Hollande ce vendredi. Ce risque n’est pourtant pas à négliger tant les PME semblent souffrir du resserrement du crédit bancaire. L’étude de KPMG indiquait sur ce point que 73 % des patrons de PME constatent au moins une mesure de durcissement des conditions de financement par les banques, contre 68 % lors des deux précédentes d’enquêtes. Le rôle de la BPI sera plus d’intervenir, selon le rapport Parent, "seule ou en cofinancement", pour in fine "mobiliser les financements privés et encourager les banques à soutenir des PME et ETI qu’elles jugeraient trop risquées".
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nigeria2006 a écrit le 02/09/2012 à 10:53 :
si je comprend bien cette banque publique d'investissement regroupera des organismes déjà esistants tel que Oseo et CDC.Alors pourquoi faire appel à la banque Lazard et M Pigasse?
y'en a marre a écrit le 02/09/2012 à 09:56 :
Ce qui est promis par Hollande existe déjà; ils ne proposent que de réunir des sociétés qui existent sous une holding de gestion; ils proposent en plus d'apporter des fonds d'épargne pour permettre de faire plus de crédit. Commentaire- En quoi le fait de réunir des établissements qui travaillent déjà ensemble apportera quoi que ce soit dans l'aide aux entreprises. Sinon de nommer un Président, un Directeur Général et un staff qui viendra ralentir les décisions. Par ailleurs, le vrai problème n'est pas d'obtenir des fonds pour faire des financements mais de couvrir le risque. OSEO aujourd'hui se refinance sur les marchés dans d'excellentes conditions et n'a pas de souci pour réaliser des financements sur les sociétés saines et en développement. Sur les sociétés plus fragiles, et à conditions qu'il s'agisse de PME (-de 250 salariés) les mécanismes de garantie sont éfficients et là il est nécessaire que l'état intervienne pour conforter le risque des banques qui sinon ne prêteraient pas. La vraie difficulté est d'intervenir en financement dans les entreprises qui ne trouvent plus à se financer mais dans ce cas il faut accepter de perdre (beaucoup) d'argent ; prêter de l'argent à une société qui ne peux rembourser ne fait que repousser le problème à 18 mois et cela coûte cher. il faut accepter que des entreprises ferment parce que leur marché est vieillissant ou parce que leur gestion est déplorable au bénéfice d'entreprises plus dynamiques. Il faut également s?alléger de la tutelle de l'Europe qui interdit que l'on garantisse les prêts des ETI (250/5000 salariés) or c'est là que l'on peut préserver le plus d'emploi...l'Europe ne veut pas pour ne pas fausser le jeu de la concurrence, personne n'en parle alors que c'est une vrai source de préservation de l'emploi. Par ailleurs dans certains cas, il faudrait que la puissance publique puisse intervenir en financement direct sur des entreprises en difficulté dans des conditions bien ciblées.(cela existe déjà à petite échelle) Enfin il faudrait réformer le système des procédures collectives 4% seulement des entreprises qui entrent en procédures sont sauvées. Il faudrait également réformer le principe des créanciers privilégiés qui dans la plupart du temps lèse les garanties des banques qui du coup ne prêtent plus. Tout ceci améliorerait le marché du financement, ce sont des faits concrets et précis loin des inepties et généralités que l'on n?arrête pas de lire sur le sujet. Cela devient lassant mais surtout inquiétant de voir que peu de gens connaissent le sujet, même au plus haut niveau....
pasteur60 a écrit le 01/09/2012 à 09:27 :
Arrêtons de dire que les banques commerciales ne font pas leur travail ; elles se battent tous les jours et se font une féroce concurrence malgré de lourdes contraintes règlementaires. Il n'y a pas cinquante manière de procéder : soit on prête aux entreprises qui ont les moyens de rembourser (marché porteur, saine gestion, management responsable...) et tout le monde y trouve son compte, soit on distribue du crédit à tort et à travers et rapidement les impayés s'accumulent. C'est ce que nous préparent les socialistes. Contribuables préparez vous à payer!
Corso a répondu le 01/09/2012 à 14:10:
Vous divaguez en vous tirant une balle dans le pied pour ne pas dire dans la tête. Le crédit est essentiel, il donne un savoir faire qui s'améliore sans cesse. On n'oppose pas le crédit à quelques escrocs ou à une idéologie. Il est la mesure économique de la répartition saine des richesses. L'autre seule solution est la participation actionariale des français aux grandes entreprises, ce que j'ai nommé la "françaction". Il n'y en a pas d'autre : Soit on concentre en participant, soit on ne concentre pas en distribuant correctement du crédit au plus grand nombre. La troisième voie est le totalitarisme financier et le désir de "punir" son voisin jusqu'à ce que la punition écrase un jour l'idiot utile de ce système. Ainsi la question n'est pas de "payer" ou d'avoir "plus" (pour quoi faire ?) mais de savoir pourquoi payer et quels en sont les effets escomptés ? S'il s'agit de concentration des entreprises l'effet induit verra mathématiquement l'eradication de toute forme d'activité, vous ne paierez plus parce que vous n'aurez plus rien ! Le positionnement d'esprit n'est donc pas le "dilemme" fictif et fabriqué gauche/droite en deux camps qui s'opposent inutilement mais : "Quelle est ma position personnelle, d'entreprise, d'activité ou de famille dans ce qui se fait" et d'ailleurs "Qu'est-ce qui se fait"? Les français devront avoir une agilité d'esprit considérablement rapide s'ils ne veulent pas être emportés par ce qui en route.
jeff a répondu le 01/09/2012 à 15:16:
Les banques françaises sont prudentes, voire prudentes c'est vrai. Mais d'un coté, la frilosité des banques reflète l'extrême fragilité de nos entreprises. Beaucoup de PME vivotent et ont des perspectives d'avenir très limitées. Pas étonnant que les banques n'aient pas envie de leur prêter de l'argent. A l'inverse, les PME française qui réussissent son très performantes, et les banques leur prêtent à des conditions très avantageuses. Vous connaissez l'adage: "les banques ne prêtent qu'aux riches"
pasteur60 a écrit le 01/09/2012 à 09:19 :
Arrêtons de dire que les banques commerciales ne font pas leur travail ; il n'y a pas cinquante manière de procéder : soit on prête aux entreprises qui ont les moyens de rembourser (marché porteur, saine gestion, management responsable...) et tout le monde y trouve son compte, soit on distribue du crédit à tort et à travers et rapidement les impayés s'accumulent. C'est ce que nous préparent les socialistes. Contribuables préparez vous à payer!
monbanquier a répondu le 01/09/2012 à 09:32:
allez dire à un PME votre 1ère phrase et il vous répondra qu'il ne lit pas ds les marcs de café: quant à dédouaner les banques ds la crise du financement de l'économie il faut arrêter avec celà!
sherpa a répondu le 01/09/2012 à 11:19:
le banquier ne lisant pas non plus dans le marc de café, il utilise des grilles d'analyses pour évaluer le risque (la banque de France diffuse aussi un outil). Ces grilles sont effectivement extrêmement présidentielles, trop par rapport aux réalités de certaines entreprises, justement parce que le risque, c?est à l'actionnaire de le supporter, pas au préteur. du rets faudrait savoir : quand les banques se révèlent laxistes, genre subprimes, on les accuse de jouer au loto...quand elles sont prudentes , de l?être trop..Le gouvernement prévoyant de "mobiliser l?épargne des français " (et il raison), il va falloir réaliser qu'en cas de plantage du prêt, c?est l?épargnant qui paiera. ce qui ne vas pas inciter à plus de risque !!!
sherpa a répondu le 01/09/2012 à 11:34:
lire"prudentiel" au lieu de présidentiel dans mon post précédent !!!
hades a répondu le 01/09/2012 à 14:39:
ouai parce que la.... on comprenait rien ...; ;-)
TAN a écrit le 01/09/2012 à 09:13 :
D'où vient d'argents de laBanque public d'investment ? Encore compter sur des nouveaux taxes ? Il faut tirer la leçon du passé, là il y a d'argent, là c'est pourri .
Spip a écrit le 01/09/2012 à 09:02 depuis un Iphone :
Du vent et du flan. Dossiers énormes à remplir, temps d'attente de 6 mois, jugement de fonctionnaires sur la rentabilité du projet... Une banque privée, en pire...
gegeclermont a écrit le 01/09/2012 à 08:43 :
On connait la gestion socialiste des banques -----> Credit lyonnais ---> des milliards partis en fumée et remboursés par le contribuable
Du vent et de l'utopie a écrit le 01/09/2012 à 03:20 :
" Mobiliser les financements privés " Par un coup de baguette magique M.Hollande pense regagner la confiance de ceux qu'il a échaudé, a tel point, qu'ils aillent donner le fruit de leurs efforts pour des placements dont ils ne verront jamais les retours. Autant placer ses économies en plaquettes de beurre et les stocker au soleil. Et à qui cet argent sera t-il prêté, sur quel critères ? Va t-on encore endetter des entreprises tellement exsangues qu'elles ne pourront jamais rembourser leur du ? Tout au plus ce projet risque-t-il de déboucher sur des postes juteux crées pour des copains (Il faut bien conserver quelques obligés quand on traverse la tempête)
Encore des fonctionnaires a répondu le 01/09/2012 à 08:59:
Encore des emplois non productif pour caser les copains. Qui va payer ?
sherpa a répondu le 01/09/2012 à 11:33:
effectivement, la question , c?est l'instruction des dossier, et la sélection des cibles. Actuellement, les fonds CDC "amorcent " la pompe : ils investissent, cela attirent d'autre fonds prives (genre filiales de banques ) qui n'iraient pas seuls, et avec cet apport de fonds propres, on peut solliciter les banques. c'est un effet de levier. Au pire, les fonds publics sont un peu plus souples dans les négociations de sorties par exemple, acceptant de lâcher un peu de plus-value (sans y renoncer entièrement ) pour faciliter les choses...Si on reste dans ce schéma là, avec des ressources supplémentaires issus de l?épargne, ca sera pas mal...par contre, soyons clairs : pour organiser un tour de table, il faut parler la même langue : donc on parlera toujours rendement, risque, retour sur investissement..etc..comme cela se fait déjà .et il y aura donc des recalés, et aussi des échecs..compenser par des réussites, qui permettront de continuer à réinvestir (et à la BPI de se faire taxer de grand méchant capitaliste au passage ..). Si en revanche cela devient une chambre de quasi-subvention, ça explosera en vol, et les seuls à en profiter seront les "partenaires " qui sauront eux s'organiser pour tirer leur marrons du feu, en laissant les scories stériles à la structure publique. et au contribuable / épargnant.
Tartalacrème a écrit le 31/08/2012 à 21:25 :
Que du vent tout cela !!! Avant 2015 nous seront à 4 millions de chomeurs c'est déja prévu et ces politiques continuent à nous jouer du pipo
Rouge a écrit le 31/08/2012 à 21:21 depuis un Iphone :
On va nommer des fonctionnaires-copains qui pourront pantoufler grassement payés!
jb a écrit le 31/08/2012 à 19:51 :
Et pourquoi la "banque publique" ne se substituerait-elle pas au secteur bancaire puisque celui-ci fait défaut pour financer les entreprises?
sherpa a répondu le 31/08/2012 à 22:53:
Le risque. Le fait de ne jamais retrouver leurs fonds, si les entreprises ne peuvent pas rembourser. Et de devoir , du coup ,de devoir avoir des fonds propres énormes par couvrir ce risque. Et de supporter les éventuelles pertes...
Contribuable a répondu le 01/09/2012 à 18:43:
Et pourquoi la "banque publique" ne se substituerait-elle pas au secteur bancaire (J.B.) Tout simplement parce que tout organisme préteur ne peut prêter que parce que des épargnants lui confient leurs économies et attendent en échange un petit profit. Quel épargnant fera confiance à cette " banque publique " crée à la va-vite par le pouvoir socialiste dont on a déjà mesuré l'incompétence et la crédibilité des promesses.