Goldman Sachs : Frankenstein de la finance ou bouc-émissaire ?

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<b>VIDEO - </b>Le passionnant documentaire d'Arte sur « la banque qui dirige le monde » décrypte, à la façon du film « Inside Jobs », la responsabilité de Goldman Sachs dans les dérives du capitalisme financier. Avec le risque d'en faire un bouc-émissaire commode.

Rarement un docu-fiction aura été aussi bien « marketté ». Diffusé ce mardi 4 septembre en « Prime Time » de la soirée sur Arte, l'enquête sur « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde » proposé par Jérôme Fritel, journaliste à l'agence Capa, et Marc Roche, le chroniqueur financier du journal Le Monde dont il est le correspondant à Londres, a été annoncé à la presse depuis le mois d'août. Ce « thriller financier exceptionnel » mérite de fait que l'on s'y attarde, s'inspirant du succès du film « Inside Jobs » dont il reprend en partie les recettes, en mêlant témoignages exclusifs et images d'archives. « Inside Jobs » était la dénonciation d'un système, quasi-mafieux, qui a conduit à la crise des subprimes, et l'aveuglement coupable ? voire la complicité, dont ont fait preuve les responsables de l'époque. Le documentaire d'Arte concentre le tir sur un seul acteur, Goldman Sachs, en revenant en image sur les dérives dénoncées par Marc Roche dans son livre « La Banque. Comment Goldman Sachs domine le monde » (Albin Michel).
Tous ceux qui ont vu aussi le film « Margin Call », ne seront pas dépaysés. Ce qui est décrit des m?urs de Wall Street au travers de ce reportage est un monde fait d'arrogance et de cynisme, qui n'a pas hésité à spéculer sur la faillite des ménages américains ou sur celle des Etats, comme la Grèce, dont Goldman Sachs a été le conseiller occulte et in fine assez immoral. Bien sûr, le film n'échappe pas à un certain manichéisme. Goldman Sachs, présentée en Frankenstein des temps modernes, est la créature qui a échappé à ses créateurs : la « firme » de 30.000 personnes et qui pèse 700 milliards de dollars d'actifs est jugée coupable d'avoir transformé le monde en un vaste casino manipulé à son seul profit, quel qu'en soit le prix.

Des « moines banquiers »

Tout y passe : l'histoire d'abord, de cette banque d'investissement, qui n'a « ni enseigne, ni agences, ni visages », devenu un véritable supermarché de la finance (voir ici la formidable infographie animée disponible sur le site d'Arte). On apprend ainsi comment Goldman Sachs recrute ses « moines banquiers ». Une légende maison raconte que les nouveaux « associés » font l'objet d'un bizutage d'entrée rituel : réunis dans une salle de réunion à la veille d'un week-end férié, ils sont livrés à eux-mêmes pendant plusieurs heures. Les plus impatients, partis avant l'arrivée tardive d'un dirigeant qui fait signer une feuille de présence à ceux qui ont tenu stoïquement, seront licenciés le lundi matin...
Cette réputation de dureté n'a pas empêché Goldman Sachs, aujourd'hui dirigée par un enfant de Brooklyn, Lloyd Blankfein, de toujours recruter les meilleurs, quel que soit leur milieu social d'origine. Mais la banque « la plus puissante et la plus opaque » de Wall Street a, selon les auteurs du reportage, mal tourné à l'orée des années 2000 : il y a eu une dérive avec la titrisation financière et l'arrivée des génies des maths qui ont transformé le modèle d'une banque d'investissement à la papa vers la quintessence du casino financier. Nomi Prins, une ancienne salariée devenu écrivain, raconte qu'elle a fini par partir, dégoûtée de voir son responsable demander à ses traders de continuer à spéculer sur le marché du pétrole le 11 septembre 2001 alors que le premier avion avait percuté le World Trade Center, parce qu'il y avait « de l'argent à se faire ». Et que dire de « Fab le Fabulous », alias Fabrice Tourré, le trader français impliqué dans le scandale Abacus, et que son employeur a lâché devant la commission d'enquête du Sénat tout en ayant divulgué discrètement à la presse les mails privés qu'il échangeait avec sa fiancée et où il laissait entendre qu'il savait que la fin de la partie était proche, ce qui ne l'empêchait pas de continuer à vendre ses produits financiers aux gogos. Un Fabrice Tourré réduit au silence, parce que ses avocats étaient payés par Goldman Sachs.

Un réseau d'influence tissé autour de Barack Obama, Mario Draghi...

Marc Roche et Jérôme Fritel raconte aussi par le menu comment Goldman Sachs a su se tisser un réseau d'influence dans la sphère politique, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, au risque de flirter avec les conflits d'intérêt. Hank Paulson, le secrétaire américain au Trésor, un ancien dirigeant de GS. Mario Draghi, aujourd'hui président de la BCE, aussi. Même Barack Obama a été infiltré par la banque qui a réussi à reprendre la main et à passer entre les mailles du filet réglementaire qui aurait pu nuire à ses intérêts.
Les comptes maquillés de la Grèce à l'aide d'une banquière, grecque, de Goldman Sachs sont un autre épisode fameux de l'histoire récente. Là encore, rien d'illégal, mais une conception toute particulière de la ligne jaune que l'on peut ou pas franchir. Mais qui, in fine, est le plus coupable : le gouvernement grec, qui a cherché à tricher sans mesurer les conséquences à long terme de ses actes sur la confiance de ses créanciers...? Ou celui qui l'a aidé à maquiller ses comptes en ayant recours aux astuces les plus secrètes de la sophistication financière ? Les auteurs n'élude pas le débat sur Goldman Sachs, le coupable idéal, mais restent sur leur proie. Interrogé, dans son appartement parisien face aux jardins du Palais Royal, Jean-Claude Trichet ancien président de la BCE, met en garde contre la tentation de faire d'un seul acteur un bouc-émissaire qui conduire à éluder la responsabilité de tout un système, mais il reconnaît que Goldman Sachs concentre désormais par son caractère exemplaire la colère de l'opinion publique mondiale contre les banquiers. En revanche, interrogé sur le conflit d'intérêt éventuel de son successeur à la BCE, Mario Draghi, il refuse catégoriquement de répondre et demande que la question ne figure pas dans le documentaire. Pas de chance, cette fois, le off est rompu...

Goldman Sachs surnommerait ses clients les « bouffons »

Alors, quel contrepouvoir face à une telle puissance ? Il y a bien eu la révolte de Greg Smith, un ancien salarié dont la tribune publiée par le New York Times, a fait le tour du monde. Selon Smith, Goldman Sachs aurait commencé à perdre son âme dés lors que la culture maison a cessé de placer en premier l'intérêt de ces clients qui seraient appelés en interne les « bouffons ». Calomnie de la part d'un salarié amer ? Ou bien véritable perversion d'un acteur qui serait devenu le Darth Vador de la finance mondiale ? Mais si tel était le cas, ces dérives étant publiques, Goldman Sachs aurait dû voir fuir tous ses clients. Or, tel n'est pas le cas. Au contraire, la banque n'a jamais été aussi globale. C'est finalement l'ancien économiste en chef du FMI, Simon Johnson, qui livre en fin de documentaire la clef du débat : selon lui, « nous n'avons pas besoin de banques de cette taille », autrement dit il serait une ?uvre de salubrité publique mondiale de lui faire rendre gorge en la démantelant. Mais qui aurait le pouvoir d'abattre Goldman Sachs, sinon ses clients ? Les gouvernements, eux, ont renoncé (abdiqué ?). Et si, finalement, Goldman Sachs était un mal nécessaire au capitalisme, le prédateur absolu de notre écosystème, capable de survivre à toutes les crises. Sur cette résilience de Goldman Sachs, qui a déjà affronté maints procès du même type, Marc Roche et Jérôme Fritel se gardent bien de trancher.


(Re)voir le documentaire :

« Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde »

Gouvernements, institutions internationales, grandes entreprises... Nul acteur de l'économie et de la finance n'échappe aujourd'hui à la toile tissée par Goldman Sachs, une "mégabanque" sans laquelle peu de décisions sont prises, et grâce à laquelle nombre de "coups" sont mis en ?uvre. Au risque, souvent, de flirter avec l'illégalité.

Date de la première diffusion : Arte, mardi 4 septembre, 20h40.

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Commentaires
a écrit le 08/01/2013 à 23:28 :
+1 objectif
Réponse de le 09/10/2013 à 19:22 :
Mais ou va le monde ?
a écrit le 05/10/2012 à 20:50 :
J'écris en réponse en particulier à MaisouiMaisoui. Toutes les transactions opérées par GS sont certes tout à fait légales. Le système le permet. J'en ai bouffé des cours sur les l'utilisations des produits dérivés, SWAP ... lors de mes études. L'esprit à l'époque était de se couvrir contre un risque potentiel, dans un esprit de prudence. Le soucis principal que je vois dans cette, ces affaires est surtout la notion d'éthique, quelle est la limite à ne pas franchir ? Imaginons que je suis directeur financier d'une société x. Je conseille et mets en place un système permettant à la société de se redresser financièrement. Par contre, je sais éperdument que ce système ne tiendra pas longtemps et conduira quand même la société à sa perte. Imaginons que la loi me permet d'acheter en découvert dans le même temps des actions de cette société à très bas prix, j'attends le temps t et je vends tout. J'ai été rémunéré par la société et j'empoche en meme temps un sacré pactol. En tant que salarié, trouvez vous cette pratique éthique ? morale ? cela s'apparente même à délit d'initié. Mon exemple certe abracadabrant, est exactement ce qu'à fait GS avec la grêce. Certe, on peut toujours prouver la légalité de l'opération, mais du point de vue éthique ? Il y a une ligne à ne pas franchir.
La principale question que je me pose maintenant c'est, comment changer les choses au niveau du citoyen ? Il ne faut pas compter sur les gouvernements pour que de telles pratiques n'arrivent plus.
a écrit le 25/09/2012 à 0:03 :
Tout est énorme:
nos usines sont en chine, nos banques sont au dessus du monde, notre parlement est européen, notre peuple est en phase de devenir afro-européen, les mosquées poussent avec l'argent de l'OCI et du Qatar et les conflits d'interets éthnico religieux débordent partout sur le web. Chacun, là haut comme ici, défend sa chapelle, avec ce qu il estime etre son droit.
La réalité est plus crue:
Nous n avons qu une vie, nous sommes de la viande sur patte, nous ne sommes pas des héros, ni de grands analystes.
Chaque personne ici, ne parle que de lui meme.
a écrit le 24/09/2012 à 7:52 :
Profane dans ce domaine. Mais, et je le déplore, le monde est devenu capitet à toujours été capitaliste. C'est sa forme contemporaine. " Frankestein" a echappé à son créateur et ne sera plus jamais rep. Adaptez vous, utilisez les armes de l'ennemi. Bref, rien de nouveau les techniques restent les mêmes, il faut juste réactualiser.
OK vision simpliste et puérile, mais il vaut mieux je pense se faire à l'idée qu'il n'y aura pas d'arrangements et adapter ses réactions en fonctions. Plutot que de croire en un absolu qui n'existe plus et FERA PERDRE UN TEMPS PRÉCIEUX AUX AUTRES PROTAGONISTES.
Pensée du matin pour moi et petit moment de détente pour vous ( il vous reste des cheveux ? :) )
a écrit le 11/09/2012 à 18:30 :
Mais ils ne flirtent pas avec l'illégalité, ils sont dans la plus complète illégalité, et personne au parlement européen, ne bougera le petit doigt pour mettre à l'index ces gangsters, car ce sont des gangsters, puisque la majeure partie des représentants au parlement sont d'anciens de ce cartel du fric ou des proches de celui-ci. Non, il faudrait buter ces types-là. Les mettre à mal. De toute manière, en règle générale, la vie n'a jamais trop longtemps souri aux voleurs, même les mieux armés.
a écrit le 10/09/2012 à 15:46 :
le système est malade, le capitalisme est le meilleur pour permettre un développement rapide de nos sociétés mais le soucis, ce sont les hommes et leurs vices, ils bâtissent des monstres qu'ils ne maitrisent plu, il faut virer l'ensemble des acteurs défaillant, priver les investisseurs vertueux de leurs argent car c'est un outil et nous en sommes tous responsable dans son utilisation, donc les incompétents dehors, ça marche comme ça dans chaque métiers, tu es mauvais, tu dégage, il n'y a pas de raison de garder l'incompétence au plus haut niveau.
a écrit le 10/09/2012 à 14:08 :
Bonjour,
Est-il patriotique de spéculer sur les marchés quand son propre pays est attaqué ? Investir en pariant sur la faillite d'un pays, c'est le peuple qui en souffre, quand à le faire envers une entreprise, ce sont les salariés qui payent. La cupidité mène les uns vers vers la folie et les autres en enfer. Cherchez l'erreur !
Kalibran
a écrit le 09/09/2012 à 17:20 :
Oui, on savait que le néolibéralisme ne pouvait débouché in fin que sur une catastrophe, le problème c'est le manque d"'alternative... ou plutôt l?empêchement organisé de ne laisser d'autres solutions faire leurs preuves..
a écrit le 08/09/2012 à 23:13 :
je vous conseille de lire l'article de matt taibbi sur Goldman Sachs, c'est très instructif.
a écrit le 05/09/2012 à 22:45 :
Crise Grecque : un Jeu Goldman Sachs, sans commentaire ! Alors le blabla on connait la chanson...

La crise grecque est née suite à un article du Financial Times de janvier 2009, diffusant une fausse information fournie par la banque d?affaire américaine Goldman Sachs, selon laquelle la Chine aurait refusé d?acheter 25 milliards d?euros d?emprunts grecs ! Goldman Sachs, en concertation avec la Deutsche Bank et quatre grands hedge funds, commence alors à attaquer la Grèce sur les marchés monétaires. Le 15 février 2010, Otmar Issing, ancien chief economist de la Banque Centrale européenne, publie une tribune dans le Financial Times, dans laquelle il estime que l?Europe ne doit pas voler au secours de la Grèce. Cet ancien de la Bundesbank est conseiller de Goldman Sachs. Enfin, le patron de l?agence chargée de la gestion de la crise grecque, Petros Christodoulou, est aussi un ancien de Goldman Sachs. Si cela ne s?appelle pas un complot, il faut alors redéfinir le sens de ce mot ! Les ministres des finances européens savaient ce qui se préparait et ils n?ont rien fait. Ce pacte du silence est devenu un pacte du sang depuis que cette politique a entraîné des morts. Leur objectif inavouable est de mettre sous tutelle supranationale la souveraineté budgétaire de l?ensemble des pays de l?Union européenne. Le président du Conseil Européen, lors du sommet des 27 pays membres, affirmait début février 2010 : « Afin d?éviter une contagion grecque, nous allons devoir créer un organe qui aura pour but de mettre en commun la politique budgétaire européenne ».

Comment voulez-vous que les gouvernants nous sortent d?une crise dans laquelle ils sont acteurs et complices ? L?objectif du complot contre la Grèce est de faire ratifier un accord international déléguant des compétences nationales aux institutions internationales. Nos gouvernements ouvrent volontairement la porte aux vautours de la Haute Finance pour détruire le système et permettre aux structures supranationales du cartel bancaire d?imposer une politique féodale à l?échelle mondiale? Du 28 mai 2010
Réponse de le 06/09/2012 à 7:45 :
procédé bien connu du monde financier; en plus les Soros et Cie ont pignon sur rue au FTimes! Mais bien sur on n'a pas d'instance juridique, judiciaire et policiere au niveau international capable s'occuper de leur cas correctement!! Donc ils peuvent continuer à dominer comme ils veulent! N'oublions pas que certains dirigeants de Hedge Funds gagnent plus de 1 Milliard de dollars par an, j'ai bien dit par an et ce sont des milliards pas des millions. (et certains sont à plus de 5). Je suis désolé mais leur immense talent ne mérite pas de tels traitements! Imaginez qu'on les taxe à 75% , les déficits de certains Etats redeviendraient vite convenable!
Je suis consterné qu'on préfère accepter leur domination infecte et voir des millions.... de chomeurs et de drames dans le monde. Il doit y avoir un lien même si c'est difficile à prouver. En tous cas les dogmes économistes qu'on nous rabache ne marchent pas! Tirons les leçons des crises successives dont vivent les prédateurs!!!
Réponse de le 06/09/2012 à 11:20 :
Des faits et des exemples svp pas du pipeau digne de Detective ou Gala.

Les prédateurs ? Vous voulez parler des 65 millions de français (il n'y a pas de Hedge funds en France) qui ne veulent pas financer leur retraites (20 ards par an) leur secu (15 ards par an) leurs Collectivités Locales (4 ards par an), leurs fonctionnaires (50 ards par an) ? Que fait la police ? Voire l'armée ?
Réponse de le 08/09/2012 à 2:09 :
MaisOui mais oui vous êtes malheureusement un bouffon quand vous extrapolez sur les 65 millions de français que ne cible pas exclusivement le message de Fumée sans feu.
Votre amalgame aux convictions inébranlables pro libéral sur les retraites, la sécu, les collectivités locales, les fonctionnaires, etc est très clair... mais que foutez vous ici ? Piètre individu, expatriez vous aux US ou en Grande Bretagne, vous verrez, l'herbe est plus verte et vous cesserez de souiller ce débat par vos jets d'acides qui relèvent plus de la frustration, que d'une indignation réfléchie ou alors peut être êtes vous un provocateur ? En tous les cas, on lit bien au premier degré que vous n'avez jamais connu la galère, la misère... allez y, partez outre atlantique, allez vous assurer médicalement auprès des assureurs privés, capitalisez votre retraite et revenez nous voir... si vous êtes encore de ce monde... quelle misère intellectuelle ! Navrant.
Cordiales salutations à Fumée sans feu et aux autres individus qui ont été incendiés par Ouioui.
a écrit le 05/09/2012 à 18:35 :
Quelsques extraits de presse spécialisée histoire de completer le tableau!!!

Tribune de Genèves - Par Andrés Allemand le 16.02.2010

De nouvelles révélations accablent la banque d?affaires américaine, qui semble avoir joué sur tous les tableaux, mettant Athènes à genoux. Et l?euro en danger.

Quel cynisme! Si l?on en croit le New York Times et l?hebdomadaire allemand Spiegel, ce sont les banques de Wall Street, comme Goldman Sachs, qui ont permis à la Grèce de s?endetter en cachette, bien au-delà des limites fixées par Bruxelles. Et cela, grâce à des montages financiers complexes, qui ressemblent curieusement aux subprimes responsables de la pire crise mondiale des quatre-vingts dernières années. Et ce n?est pas tout. Après avoir aidé le gouvernement hellénique à vivre largement au-dessus de ses moyens, les mêmes banques se sont mises à investir dans des fonds spéculatifs pariant qu?Athènes serait bientôt en défaut de paiement!

Mais reprenons. La dissimulation s?est produite peu après l?entrée de la Grèce dans la zone euro, en 2001. En adoptant cette monnaie, Athènes s?était engagé à ne pas dépasser 3% de déficit budgétaire. Une règle que les autorités ont réussi à contourner grâce à l?offre de Goldman Sachs: pour obtenir tout de suite des milliards de dollars, il leur suffisait de renoncer à l?avenir à des taxes d?aéroport, à des recettes du loto, etc. Cela s?appelle un «échange de devises». Techniquement, ce n?est pas un emprunt. Il n?y a pas d?intérêts à inscrire au budget. De l?argent est à disposition maintenant, qui fera défaut plus tard. On repousse le problème. C?est de la mauvaise gestion d?Etat, mais c?est tentant pour des politiciens obsédés par leur cote de popularité. Et à l?époque, ces «contrats dérivés» n?étaient pas interdits?

Le cercle vicieux

C?est donc en toute légalité que Goldman Sachs a empoché une commission de 300 millions de dollars pour avoir monté l?opération. Mais l?histoire ne s?arrête pas là. Le New York Times croit savoir qu?en novembre dernier, le président de la banque, Gary Cohn, s?est rendu en personne à Athènes pour proposer de refaire le coup. Un peu comme on propose un second emprunt à quelqu?un qui ne peut plus renflouer sa carte de crédit. La Grèce a refusé. Depuis 2004, ces opérations ne sont plus autorisées dans l?Union européenne.

Plus dérangeant encore: la même banque investit dans des «credit default swaps», qui parient sur l?incapacité de la Grèce à honorer les intérêts de sa dette. De la pure spéculation qui nourrit la méfiance des investisseurs et des créanciers face à Athènes. Le cercle vicieux est enclenché.



La Fed enquête sur le rôle de Goldman Sachs en Grèce



La Tribune.fr - 25/02/2010
La Réserve fédérale américaine mène actuellement une enquête sur la manière dont Goldman Sachs pourrait avoir aidé la Grèce à dissimuler l'ampleur de son déficit budgétaire en ayant recours à des produits dérivés financiers.

La Réserve fédérale américaine mène actuellement une enquête sur la manière dont Goldman Sachs pourrait avoir aidé la Grèce à dissimuler l'ampleur de son déficit budgétaire en ayant recours à des produits dérivés financiers, annonce Ben Bernanke.

Cette annonce surprise du président de la Fed a eu lieu lors de son audition semestrielle sur l'état de l'économie par la Commission bancaire du Sénat en réponse à l'inquiétude croissante du président de cette commission, Christopher Dodd, sur le sujet.

"Nous étudions un certain nombre de questions liées à Goldman Sachs et d'autres établissements (financiers) dans leurs opérations sur les dérivés avec la Grèce", a déclaré Ben Bernanke.

Il a ajouté que la Securities & Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse aux Etats-Unis, s'intéressait également à la possible implication d'autres établissements dans ce dossier et à la manière dont ils auraient agi.

"Evidemment, l'utilisation de ces instruments d'une façon qui pourrait potentiellement déstabiliser un entreprise ou un pays est contre-productif", a dit le successeur d'Alan Greespan à la tête de la Fed.

"Nous allons sans doute évaluer ce que nous apprennent les activités des maisons mères que nous supervisons ici aux Etats-Unis."

Goldman Sachs a monté un swap de devises pour la Grèce, sans en dévoiler l'existence, ce qui a permis au pays de dissimuler l'ampleur de son déficit.

De fait, la banque américaine a réalisé pour le compte de la Grèce un placement d'obligations de 15 milliards de dollars au total après avoir monté ce swap, permettant à Athènes, pressé de lever un milliard de dollars de financements hors bilan en 2002 par ce biais-là.

Le ministre des Finances grec George Papaconstantinou a souligné que les opérations sur les marchés de produits dérivés menées par la Grèce étaient autorisées à l'époque et qu'Athènes n'avait plus eu recours à de telles pratiques depuis leur interdiction par Eurostat en 2008.

Goldman Sachs bénéficie d'un statut particulier à Washington, plusieurs de ses anciens collaborateurs jouant un rôle actif dans l'administration américaine, comme Henry Paulson qui fut secrétaire d'Etat au Trésor sous la présidence de George W. Bush.

Cette situation suscite régulièrement la colère des élus américains estimant que Goldman Sachs est trop influent à Washington.

Source Reuters
Réponse de le 06/09/2012 à 11:16 :
Effarant de bêtise et de contre vérités.
Les contrats d'anticipations de recettes des aéroports et sociétés de jeux grecs représentent qq dizaines de millions d'Euros à comparer avec les 300 milliards actuels de la dette grecque.
La masse de gains avancée sur ces deals par @fuméesansfeu de GS (300 millions d'Euros) est le résultat moyen de GS sur TOUTES SES ACTIVITES Européennes sur un an dans le Debt Capital. La grece ne représente que qq milliions sur un an (et dizaines de millions toutes activités confondues). Comme quoi le copy/past des articles farfelus est devenu la seule intelligence des faibles d'esprit sur le Web.
Les Swaps de devises ne se cachent pas ... pour la bonne et simple raison qu'ils sont la resultante d'un emprunt obligataire fait dans une devise non euro immédiatement swappé pour revenir sur de l'Euro. C'est du hors Bilan mais c'est dans le bilan qd même. La théorie du complot secret sur les swaps de devises est tjrs aussi vide de sens et ne correspond à AUCUN FAIT REEL (ne pas prendre les Commissaires aux Comptes et les Agents d'Eurostat ou d'ECOFIN pour des buses ignares).
L'interdiction faite à la Grece de faire des swaps de devises après 2008 est une regle de bon sens. Car dans la vie du swap, la Grece peut etre amenée à avancer des sommes en cours de vie (en plus des interets de l'emprunt obligataire) liées à l'évolution négative de la valeur du swap (appelé Mark to Market) même si cette dernière est nulle à maturité. Faire de l'avance de Tréso dans un pays en difficulté c'est idiot. C'est aussi une preuve que la situation de la Grece est un sujet d'inquiétude depuis des années. Cette dernière en 2008 ayant crée, malgré ses engagements, plus de 100.000 emplois de fonctionnaires depuis 2005 finit par accepter de revenir en arrière (près de 1 millions de fonctionnaires dans un aussi petit pays, aujourd'hui un peu moins de 900.000) et fut exclue des financements en devises étrangères par interdiction des swaps.
On peut raconter toutes les fables du monde. On peut difficilement tordre le coup aux simples faits .... eux vérifiables.
a écrit le 05/09/2012 à 18:08 :
Mes excuses: Hollande avec 2 L pour lui permettre de survoler le problème.......
a écrit le 05/09/2012 à 18:03 :
P.S.: Messieurs Holande et Mélanchon ont raison : l?ennemi du social est la Finance .
Réponse de le 05/09/2012 à 18:12 :
et les commentaires un peu secs contre le système goldman ont été bien sûr arrêtés par la tribune: alors édulcorons le réel!!
a écrit le 05/09/2012 à 17:53 :
Les monnaies étaient des moyens concrets pour représenter, sous une autre forme, le travail et ainsi permettre les échanges : il suffisait de travailler plus pour en avoir plus?.Puis l?intelligence de l?homme a crée la monnaie scripturale, représentation virtuelle et subjective, et le commerce de la monnaie indépendante du travail : il suffisait d?avoir de l?imagination pour en avoir plus.
L?erreur dans le documentaire comme dans 95% des commentaires est d?oublier que G.S. n?est qu?un des éléments du système et le titre de la Tribune est juste en évoquant le risque de bouc émissaire. C?est le système qui doit être décrié car il pourrait être décrit la même chose pour d?autres banques. Ce n?est pas G.S. qui gouverne le monde, c?est la finance. G.S. n?est que le plus habile.
Il faut choisir :
- 1- ou on trouve du travail, on relance, on produit et les monnaies retrouvent un sens concret, une vraie équivalence d?échange et le système social équilibré est maintenu.
- 2- ou on « manipule » une fois de plus les écritures pour générer de nouvelles équivalences artificielles et « intelligentes » mais alors il faut trouver un autre système social d?équivalence non explosif.

Réponse de le 05/09/2012 à 23:11 :
Le système... et d?où sort t-il le SYSTÈME? Marrant c'est gens qui pensent que des chose se mettent en place toute seule ... Il existerait un SYSTÈME, sorti de nulle part ... un peu comme le père noël ou le bon dieu.. va savoir....
Ouvrez enfin les yeux, rien n'existe sans volonté humaine et surtout ce SYSTÈME financier pire que mafieux.
Si ce n'est pas GS, alors qui d'autre avec lui? mais cessons de fermer le yeux quand l'évidence se présente....Si GS n'ai pas seul , commençons déjà par juger celui là, nous passerons ensuite aux autre.... Mais plus de système svp ...
a écrit le 05/09/2012 à 16:49 :
Monsieur "Maisouimaisoui", je comprends que vous défendiez votre gagne-pain (au vu de vos arguments il semble évident que travaillez dans la finance) mais vous mélangez tout : on n'attaque pas Goldman Sachs parce qu'ils sont banquiers ou spéculateurs ou d'origine juive, mais uniquement parce que leurs pratiques conduisent à la destruction massive de survie dans le monde !!! Les milliers d'américains jetés à la rue du jour au lendemain, les pays pauvres qui connaissent des famines à cause de la spéculation sur matières premières alimentaires, les grecs ruinés parce que cette banque a été complice de leur gouvernement pourri, l'Espagne et l'Italie écrasées par l'austérité pour renflouer les banques ruinées par ...Goldman Sachs !!!
Réponse de le 06/09/2012 à 7:50 :
Daniel : Demontrez, n'assenez pas.
Les americains à la rue le sont pour leur surendettement immobilier. GS n'est pas une banque de detail. Et la dette titrisée de ces particuliers dans des produits financiers vieux comme le monde a contaminé le monde. La liberté de vivre à credit chère aux US est la seule responsable de la gabegie actuelle.
Les gouvernements Européens croulent sous les dettes publiques. La Grece itou. Personne, GS compris ne les a forcé à s'endetter pour se payer un train de vie pareil (c'est pas les salaires des politiques qui creent les deficits de la Secu, les retraites et l'explosion des fonctionnaires, c'est le peuple seul comme un grand ).
Parler de ses pauvres citoyens depecés par ces vilains banquiers est tout bonnement pathétiques d'aveuglement. On ne regle rien et on n'explique pas grand chose en se trouvant des boucs emissaires à la petite semaine.
Et encore une fois bord... de mer.... Allez jeter un oeil sur les bases historiques des prix alimentaires depuis 2 siecles et vous verrez si les prix d'aujourd'hui sont si hauts que cela en dollar constant (en plus pour votre gouverne GS est une bille en trading commodity).
Réponse de le 06/09/2012 à 11:56 :
Pour ne parler que des subprime, GS a bel et bien monté un produit financier sur les crédits immobiliers contractés par les ménages américains les plus à risque...GS a bien vendu ce produit à plusieurs établissements financiers à travers le monde en le présentant comme sûr (noté AAA sans que personne ne s'en inquiète) , puis GS a littéralement spéculé contre ce produit , donc contre ses propres clients...
Réponse de le 06/09/2012 à 14:57 :
A Daniel,
Mais crenom de triple buse : un subprime n'est pas un produit financier c'est juste un TYPE D'EMPRUNT !!! C'est pas vrai d'en etre à ce niveau de vide intellectuel pour defendre je ne sais quel discours fumeux. Aux USA qd vous empruntez vous mettez MAJORITAIREMENT votre bien en caution et tout ou partie de votre patrimoine. En France on regle le pb par la Loi NeIertz qui assure par un fichier central l'endettement de chacun (philosophiquement impossible aux USA). Le pret Subprime n'est qu'un pret classique où les demandes de garanties sont plus basses et donc le cout plus elevé ( c'est meme pas le pire) Dans les années 2000, le subprime est devenu le pret préféré des middleclass qui achetaient une 2ieme, 3ieme maison a retaper pour faire du fric sur l'explosion de l'immobilier.
La titrisation de ces prets ne change rien, sauf que les prets originaux voyagent quasi immidiatement dans le monde. Elle ne crée pas la crise, elle l'a revele immediatement et la dissemine plus vite. Mais une crise du surendettement avec ou sans titrisation RESTE UNE CRISE (années Reagan 2.000 caisses d'epargne en faillites sans titrisation).
La note AAA est quasi automatique car pour 100 remboursés, le titriseur met 110, 120 d'equivalents prets pour assurer un volant de sécurité.
La plupart des effondrements de ces titrisations est du au simple jeu de l'actuariat, mais votre niveau abyssale d'inculture financiere et votre manque d'ouverture d'esprit , m'empêche de vous l'expliquer meme simplement.
Réponse de le 06/09/2012 à 16:33 :
Les insultes ne sont pas utiles dans le débat et ne vous font pas honneur...je sais bien que les subprime ne sont pas des produits financiers, c'est leur titrisation (notamment en CDO) qui les transforment en produits financiers toxiques en les combinant à des produits réputés sûrs afin de leur donner une apparence inoffensive (triple A). Je sais bien que la crise américaine a pour origine la hausse brutale du taux directeur de la réserve fédérale ainsi que de la baisse de l'immobilier. Je sais bien que tous les acteurs de ce drame étaient plus ou moins responsables de cette crise par leur appat du gain facile (banques, emprunteurs, agences de notation intéressées, fonds de placement...). Mais ce qui est critiquable au niveau de GS, c'est le double jeu joué de bout en bout. Ils ont favorisé les subprime de façon exponentielle en leur offrant des débouchés inespérés sur le marché mondial sous le couvert de produits rentables et sûrs (deux critères antagonistes en bourse...mais quand on aime on ne compte pas !), ont touché les énormes commissions sur la titrisation, puis ont spéculé sur l'effondrement prévu de l'immobilier par leurs experts...
Réponse de le 06/09/2012 à 18:06 :
Acceptez les insultes quand elles vous collent à la peau à la perfection et évitez de nous prendre pour des buses en changeant de discours (tendance plus soft) qd on vous prend la main dans le sac de l'enfumage.
Vous avez TEXTUELLEMENT dit que GS vendait ses titrisations sur les menages les plus à risques ! NON !!! c'est le bien immobilier qui compte pas le particulier qui emprunte même pour des subprimes (qui d'ailleurs n'ont jamais été très présents, par nature, dans les titrisations, les emprunts plus classiques étant déja légions). Ces produits sont ensuite revendus à d'autres Institutions financières et rarement à de particuliers (sauf private bank, mais je me fais pas de mouron pour eux)
Non GS ne titrise pas spécialement des sales produits POUR LA BONNE ET SIMPLE RAISON QUE GS N'EST PAS UNE BANQUE DE RESEAU ET QU'ELLE N'EST MEME PAS DANS LES 10 PREMIERS DES LEAGUES MONDIALES. Meme pas 15 ième mondiale et tout juste 10iéme aux USA. Les Banques qui titrisent sont les Barclays, RBS, BNP, Deutsch, Citi, BoA qui ont une activité de prêts aux particuliers. GS n'intervient en rien ou si peu dans l'incitation à emprunter. Seule la réglementation ultra libérale (et nocive) anglo saxonne joue le role de faiseuse de bulle. L'immobilier Chinois, Bresilien et des pays Arabes explosent aussi et sans titrisation (private equity ou financements d'Etat). Elle est où votre démonstration ?

Vous dites : "Produits financiers toxiques en les combinant avec des produits réputés sûrs". Désolé mais cela ne veut strictement rien dire et ne correspond à aucune réalité. C'est l'habituel charabia mâtiné de concepts évasifs qui se veut docte..... mais qui ne reste que sentencieux. Allez perdre un peu de temps sur Wikipedia sur les montages de CDO/ABS. Le discours y gagnera en clarté.

Hausse brutale des taux de la Fed ?? Ah ouaih quand ?
Et la dernière : on ne spécule pas sur l'effondrement immobilier. Les swaps ou options jouant la baisse des prix de l'immobilier n'existent pas ou bien à l'état larvaire entre quelques assureurs. J'ai sous le coude des centaines de parutions éco qui tablent sur l'effondrement de l'immobilier US depuis 20 ans. Et ne le dites à personne, c'est un expert de GS qui me l'a dit en loucedé ... l'Europe n'est pas à l'abri.....
a écrit le 05/09/2012 à 13:18 :
Enième reportage bidon, estampillé "vrai document" par les énièmes journalistes incompétents ayant écrit leur texte bien avant la moindre enquête.
Golfman Sachs est un broker, pas un spéculateur. Goldman n'assure pas "une vie de milliardaires" à ses équipes, elle paye qd ces derniers rapportent de l'argent. Pricinipe même du broker.
Goldman Sachs n'a pas aidé la Grèce à planquer sa dette, elle a effectué ce que tout emprunteur fait des swaps de devises sur ses émissions libellées en d'autres devises que l'Euro. Ce n'est pas la banque qui ne percoit pas les impots que les grecs ne payent pas, ce n'est pas la banque qui pousse les Etats Nations à s'offrir un train de vie qu'ils ne peuvent financer.
Bill Hari a en partie raison, la Banque est le juif du XXIème siècle sauf que derrière les diatribes actuelles d'une frange notable des extremes droite et gauche se cache un relent à peine masqué d'antisémitisme. Ne pointe t on pas systématiquement les méchants apatrides de Rothschilds qui en 70 ont fait tombé le monopole de la création monétaire de la Banque Centrale Française ? N'utilise t on pas les mêmes cibles bancaires à histoire juives comme boucs emissaires alors que ces dernières sont très peu concernées par les SubPrimes et les financements d'Etats ? Le vocabulaire n'est il pas au mot près celui des pires sectaires du début du XXième siècle ? Si, mille fois si.

Mais le drame, et le reportage en est le dernier exemple, est qu'aucun journaliste n'éclaire réellement le vrai business des banques et n'apporte strictement aucun fait dans leur anathèmes faciles.
Réponse de le 05/09/2012 à 13:55 :
Oui mais la banque a pour clients des Hedges Funds qui eux peuvent spéculer à la chute de la Grèce et vu qu'elle connaissait bien la situation avant qu'elle ne soit publiques elle aurait du etre condamnée pr délit d'initié si ce que dit Myret Zaki de la revue bilan en Suisse est vrai!
Réponse de le 05/09/2012 à 14:01 :
Manifestement, vous n?avez pas vu le film.

Entre autres scandales, on trouve un passage qui semble très rationnel et très vérifiable. il y a tout de même quelques passages très objectifs et tout à fait vérifiables : pourquoi Paulson a t-il laissé Lehman Brothers faire faillite, et a t-il sauvé AIG ?

Devant la commission de parlementaires, il n'a même pas été capable de répondre de façon rationnelle. Il a fait une réponse à la mord moi le n?ud. Voyez la vidéo. Vous jugerez vous-même ! Conclusion des courses : le contribuable US a payé pour permettre à GOLDMAN SACHS de ne rien perdre de ses dix milliards de créances sur AIG.

Dans le cas de LEHMAN BROTHERS on voit PAULSON déclarer que l?argent des contribuables ne doit pas être utilisé pour sauver des banques?

Le produit ABACUS, constitué de toutes les créances pourries que GOLDMAN SACHS a pu trouver a eu le triple A. La Banque l?a revendu à ses clients pendant qu?elle pariait sur sa forte chute. Voyez le film. Aucune corruption ? Vous êtes bien certain ?

Si tout cela est faux et mensonger, je suppose que GOLDMAN SACHS et PAULSON ne vont pas manquer de déclencher un magistral procès en diffamation contre ARTE ? Dans ce cas, vous aurez donc eu mille fois raison. S?ils n?agissent pas?. quelles conclusions faut-il en tirer ?

Enfin, (cela n'est pas évoqué dans le film) sur le site Mondialisation.ca, on peut lire que "Goldman Sachs qui, depuis l?année 2000 jusqu?à avril 2012, a acheté et co-dirigé une participation de 16% dans la plus grande compagnie étasunienne spécialisée, avec son site Web, dans la promotion et l?exploitation de la prostitution surtout des mineures. A son insu ? Difficile de le soutenir comme elle a tenté de le faire parce que dans le conseil d?administration de la compagnie, la Village Voice Media, siégeait Monsieur Scott L. Lebovitz, un des managing directors de Goldman, au moins jusqu?en 2010 : où la magistrature et le Congrès ont lancé les premières enquêtes sur les activités lucratives de la compagnie, qui détenait aux Usa 70% de la promotion de ce marché ignominieux. Au début de 2010, Lebovitz a donné sa démission mais Goldman Sachs ne s?est débarrassée de cette encombrante co-participation que le 29 mars de cette année là".

Super, la banque !

Citoyen indigné
Réponse de le 05/09/2012 à 14:26 :
C'est quand même fou de voir que certaine personne ayant la science infuse nie tout le reportage alors que les dirigeant ou ex dirigeant de GS, devant les caméras bloquent sur certaines questions crutiales et donc ne répondent pas.... C'est de la communication mais la devise de GS est claire... Si un jour je décidais de me faire enculer (il y a peu de chance...) je souhaiterai garder le choix... pour ceux comme toi, penche toi un peu pour voir !!!
Réponse de le 05/09/2012 à 15:07 :
J'ai vu le film. Et à l'opposé de ce que vous racontez il ne dévoile aucun secret sauf à faire d'un soupçon d'hésitation d'un inconnu ou d'un cadre de GS, le seul élément probant d'un soit disant secret inavouable. Lehman est une banque, AIG un assureur. Lehman est morte d'un credit crunch, AIG a souffert d'une dépréciation comptable de ses actifs (immobiliers globalement). Goldman Sach N'A EU AUCUN TRAITEMENT de faveur dans les deux histoires. Encore une légende urbaine sans fondement que l'on se complait à véhiculer. ABACUS est un fonds de créances immobilières comme il y en a des milliers dans le monde et tous avec un rating initial de AAA par le simple mécanisme de sur-numéraire. Rien de neuf malgré votre faible tentative d'en faire un produit du diable. Une créance immobilière c'est une dette d'un particulier à une banque pour un bien immobilier pas un papier fantôme née d'un esprit malade de trader. Leibovitz était un cadre pas un dirigeant de GS. Ne confondez pas Manager et Managing Director qui n'est qu'un titre en finance d'un chez de service. Votre exemple (maintes fois vomi sur le web) est capillo tracté comme tjrs mais qd meme risible.
Réponse de le 05/09/2012 à 15:13 :
Fumée sans feu.
En quoi vendre (ou acheter d'ailleur puisque GS est un broker) comme intermediaire financier à un Hedge Funds (on ne vend pas à terme une obligation d'Etat Grec désolé de brimer votre imagination complotesque) , un agent financier "qualifié", vous rend responsable de la compréhension de l'Etat de la Grece. GS ne vend pas à des particuliers, mais à des Qualified Investors qui ont les compétences et les moyens de s'informer. De plus je vous rappelle qu'un Bilan d'un Etat est un document disponible à tous par nature, ce n'est pas une entreprise privée. Vous diriez que vendre une obligation Japonnaise est un delit d'initié car on sait que la dette du Japon est de 200% ? Grotesque.
Delire de Non Initié ... plutôt.
Réponse de le 05/09/2012 à 15:36 :
Mais de qui se moque-t-on ?

GS spécule sur les matières premières, les prêts immobiliers, la dette des Etats, les CDS etc...

Ce sont des parasites économiques qui ruinent les Etats nations notamment depuis l'appropriation du pouvoir de création monétaire, coeur de la vraie démocratie.

Le dogme vous a atteint au point que votre aveuglement vous empêche de comprendre les vrais rapports de force. OUVREZ LES YEUX.
Réponse de le 05/09/2012 à 16:08 :
@Xavier
Les matières premières sont en général au même niveau en dollar constant qu'au début du XXième siècle (informez vous) et cela sans banque d'affaire. Je ne savais pas GS responsable de la hausse de consommation des BRIC et autres ex pays en voie de développement à des hauteurs supérieurs à l'augmentation des capacités de production.

Goldman Sachs n'étant pas une banque de réseau pourriez vous nous expliquer d'où viennent ces tombereaux de dettes privées (immobilier) et publiques (Etats). C'est GS qui les pousse a acheter la énième maison sans apport financier ou bien à regler sans argent les déficits d'emplois de retraites et de santé publique des nations des pays industrialisés ?

Xavier ... un conseil .... FERMEZ LA BOUCHE. On ne s'expose jamais autant au ridicule que quand on aligne les pires aneries et autres contresens. Un peu de bon sens et un peu moins d'anathèmes poujadistes....et pour le coup totalement dogmatiques.
Pensez par vous même....
Réponse de le 05/09/2012 à 18:06 :
@maisouimaisoui; Ce n'est pas mon imagination c'est une jounaliste Suisse Myret Zaki qui affirme qu'il y a eu délit d'initié dans une conférence de fin 2011! cf bilan.ch; maintenant si c'est de la désinformation alors informez-moi??
a écrit le 05/09/2012 à 11:56 :
Documentaire en droite ligne de ce qui a été fait à l'encontre de sociétés comme Monsanto, qui rencontrent de trop grands succès. Très "français" comme attitude, de ne pas accepter le succès de sociétés dont personne n'est néanmoins en position de démontrer qu'elles ne suivent pas les règles, les Lois, définies par les politques. Il devient difficile de comprendre l'attitude qu'il convient d'avoir, car derrière les Lois, il faut encore rajouter une couche d'un concept très flou, couvert sous le vocable "éthique".. Au surplus, on peut noter que certaines sociétés, apple, facebook, bénéficient auprès du public de tolérances, d'indulgence, assez incompréhensibles, car ces sociétés contrôlent l'information. Au final, les gens commencent à râler lorsqu'ils développent le sentiment de ne plus dominer, de ne plus comprendre, d'être manipulés..in fine, j'ai le plus grand mépris pour ces journalistes qui confondent information, et émissions à sensation..Avoir et développer une vision manichéenne du Monde est dangereuse. On peut se demander si GS, ou Monsanto, ne sont pas les juifs du XIXième siècle.
Réponse de le 05/09/2012 à 12:14 :
à Bili Hari: En résumé, c'est "fermez vos gueules, money rules the world." et "Faites ce que je dis , mais pas ce que je fais." . Devise de GS: " Ne vous contentez pas d'être les meilleurs, il faut enfoncer les autres." Bravo belle mentalité. Il y a un bel avenir...
Réponse de le 05/09/2012 à 12:23 :
Attendez ! Vous l'avez vu ce documentaire avant de balancer des généralités ??!
Réponse de le 05/09/2012 à 12:34 :
Ahhhh le spectre de l'antisémitisme... Belle tentative Bili Hari.

Mais cette fois-ci ca ne marche plus, nous jeunes de France, savons que ce masque de l'antisémitisme est le meilleur moyen pour éviter toute critique de la religion juive et du sionisme.

Pour rappel, il n'y avait pas de philosémite avant 1945... Car les intellectuels savaient déjà tous ce que voulait dire un contrôle du monde par le judaïsme : Banque, usure, spéculation et spoliation des peuples sédentaires au profit d'un clan d'élus nomades.

Bref, tout est dit.
Réponse de le 05/09/2012 à 12:56 :
Monsanto oui y aurait aussi clairement beaucoup à dire sur cette entreprise au fonctionnement interne des plus curieux ...
Réponse de le 05/09/2012 à 12:58 :
je recommande l excellent film "to big to fall" que j ai vu cet été à la télé aux USA , bon il donne un beau role à Polson sinon le reste est vraiment excellent
a écrit le 05/09/2012 à 11:08 :
jerome Que fait un Etat face à des terroristes? Il baisse le pantalon car les élites sont en relation directe avec le monde de la finance, un fils de politique qui travaille dans telle banque, qui un frère travaille chez un assureur, la corruption passive à haut niveau, dans le monde des aveugles, le borgne est Roi. (Ex : SARKOZY avocat fiscaliste)
Et bien sur la politique des 3 trois singes, mon confort personnel, et après le peuple (slave, goïm, petit peuple, populace) qu'il se débrouille, nous sommes nés pour régner...
La nouvelle et ANCIENNE philosophie des oligarchs. Et surtout la fin du pétrole et la perte de leur pouvoir, donc créer un monde de chaos, en faisant voter des lois de plus en plus répressives, pour asservir les nations, avec en vue la création de leur nouvel ordre mondial, d?ailleurs qui ne viendras pas !
Le speeder leur pire ennemie (l'internet double son information chaque année) la fête est finit "the party is over"... J'ai vendu ma voiture et retirer mon cash de la banque, qu'ils spéculent avec des haricots maintenant.
http://blog.syti.net/video.php?id=457
Réponse de le 05/09/2012 à 13:57 :
j'aimais bien ton intervention jusqu'à ce que tu le ruine avec ton nouvel ordre mondial....un ordre qui n'a pas changé depuis au moins 60ans...
a écrit le 05/09/2012 à 10:31 :
voilà une banque qui place ses pions à des endroits stratégiques pour se protéger des lois et de la démocratie. Elle pratique un terrorisme économique et financier qui tue les Etats. Que fait un Etat face à des terroristes?
Réponse de le 05/09/2012 à 10:50 :
exact et derrière les états il y a qui ?... NOUS !
Liberté (de fermer notre gueule), Egalité (belle hypocrisie), Fraternité (diviser pour mieux régner)... Lorsque tout ça va exploser (on dit que le 21 décembre c'est la fin du ou d'un certain monde) nous allons tous ramasser ! Je pense plus que le system va imploser... Pas grave pour les financiers et politiques mais criminel pour nous tous ! Regardez les suicides directements liés à ces agissements...
a écrit le 05/09/2012 à 10:30 :
la connivence tant décriée ici est toute aussi flagrante en France entre nos dirigeants et les énarques des ministères et des grands établissements publics ou parapublics
voyant les nominations à la tête des grandes banques françaises et leur rapport avec le pouvoir politique (ex dir cab de l'élysée ou matignon)
a écrit le 05/09/2012 à 10:28 :
Et que dire de Lazard et ses liens avec le pouvoir et les gouvernements....
Réponse de le 05/09/2012 à 14:14 :
Cela s'appelle le changement dans la continuité . . .
a écrit le 05/09/2012 à 10:28 :
Après la crise des subprimes et la crise grecque, Goldman Sachs aurait du disparaitre et aurait du voir sa licence supprimée. Les socialistes auraient du engager une procédure contre Lloyd Blankfein, mais curieusement personne n'en parle . Le caniche B.OBAMA a même fait annuler une procédure contre G.S, il faut dire qu'il est sous tutelle des amis du PDG de cette banque. Nous ne pourrons envisager la fin de la crise tant que cette banque sera présente sur le marché.
a écrit le 05/09/2012 à 10:20 :
GOLDMAN SACHS EST LA BANQUE D'AFFAIRE NUMERO 1 ET SI WARREN BUFFET A INVESTI SON ARGENT A GOLDMAN SACHS ELLE FAIT DU BON BOULOT NOUS FAISONS LE TRAVAIL DE DIEU COMME BLANKFEIN L'A DIT
Réponse de le 05/09/2012 à 16:51 :
En réalité ils font plutôt le travail du diable, question de point de vue...
a écrit le 05/09/2012 à 10:09 :
Inutile de chercher des circonstances atténuante pour expliquer l'attitude de ces gens qui tuent des millions de personnes en toute impunité.... Alors que vous risquez tous de finir en prison si vous oubliez de payer une amende de quelques centaines d'euros, ces gens continuent de piller le monde tranquillement. Même après un tel reportage qui met à jour le vrai visage des financiers et politiques, personne ne va bouger en attendant de crever la bouche ouverte... On veut passer sous la barre des 3000 morts sur nos routes et pour ça l'état va prendre votre argent et vous condamner comme des terroristes mais au royaume de la finance, vous avez le droit de tuer par groupe de plusieurs millions. Nous sommes devenus des nations de moutons, vous verrez d'ici quelques mois que lorsqu'un mouton tombe de la falaise, c'est le troupeau entier qui suit !!!! Ouvrez le yeux et cessez de trouver des excuses à ces gens qui vous tuent en buvant du champagne sur votre dépouille !!!
Réponse de le 05/09/2012 à 11:12 :
regardez Arte la semaine prochaine sur Nestlé et le contrôle de l'eau comme d'autres matières essentielles c'est ainsi le capitalisme mais souvenez vous du système soviétique
regardez aussi les chinois en Afrique ....et combien d'autres exemples similaires
a écrit le 05/09/2012 à 10:07 :
Nous avons créer sur notre Terre la monnaie. Un moyen d'échanger simplement le fruit du travail de chacun. Aujourd'hui le Monde court à sa perte avec des gens sans scrupules (financiers spéculateurs, hommes politiques ...). A quand la sagesse ? Ceux qui oublient le passé sont condamnés à le revivre (guerres...).
a écrit le 05/09/2012 à 9:39 :
Plutôt que Franckenstein, honorable et inventif médecin dépeint par Mary Shelley, la comparaison avec le compte Dracula eût été encore plus éclairante
a écrit le 05/09/2012 à 8:54 :
Goldman Sachs la secte bancaire
a écrit le 05/09/2012 à 8:06 :
Il faut lire le livre de K. Galbraith sur la crise de 1929, très intéressant sur le rôle de GS dans la tempête boursière a cette époque. Le commentateur se trompe quand il dit que c'était une banque a papa avant 2007.
a écrit le 04/09/2012 à 22:54 :
l 'Europe est infectée par le virus GS et les agences de notations sont l' instrument de soumission de nos pays à l' emprise américaine . Trop de nos gouvernants mangent dans la main US et le vivier des institutions internationales en constitue une réserve inépuisable . Le grand Charles aurait , il y a longtemps , expliqué qu' un banquier véreux ne fait la politique de la France .
a écrit le 04/09/2012 à 22:27 :
Je viens de voir le docu-fiction. Plutôt bien mené mais évidemment un peu trop axé sur GS...A revoir. Pour ce qui est de GS le plus simple c'est voter avec son compte en banque ==> aller déposer ses économies ailleurs. Ne pas oublier que ce fait vivre une banque c'est le CASH, les dépôts en somme. Retirez tous votre argent de GS et il s'effondrera comme un château de carte. Il ne reste plus qu'à convaincre les clients de GS...Mais après où est ce que ces "billionaires" iront déposer leurs sous sous ??? A La Banque Postale ? :D :D :D
Réponse de le 04/09/2012 à 23:06 :
GS n'a pas de banque de depot. Par ailleurs, malgre sa sulfureuse reputation, ses clients continuent a lui faire confiance et estiment que ses employes sont parmi les meilleurs du monde dans le domaine. Peut-etre ont-ils tort me direz-vous? En tout cas c'est leur argent et leur decision, et celle de personne d'autre...
Réponse de le 05/09/2012 à 10:17 :
@Tyler : Pas une banque de dépôt mais une BFI (Banque Financement Investissement) il y a donc des clients qui viennent "déposer" leurs avoirs, acheter des produits, s'endetter auprès de GS. Certes ce sont des particuliers richissimes, des Etats et grands groupes mais la mécanique reste similaire. Seul le volume diffère, l'unité est ici le million. Une question à se poser est : quelle garantie ont les clients de GS qu'ils ne sont pas entrain de se faire avoir lorsqu'ils "businessent" avec GS ? Au vu de toutes "bourdes" cela me laisse sceptique...
Réponse de le 05/09/2012 à 10:27 :
les clients tres riches peuvent venir investir leur argent chez goldman meme si ce sont des particuliers meme si on parle de plusieurs millions.
Réponse de le 05/09/2012 à 11:51 :
GS ne gère pas de particuliers, vous êtes bouchés? Si des institutionnels continuent d'y placer leur argent c'est qu'ils y trouvent leur compte d'une manière ou d'une autre, des garanties il n'y en a nulle part dés lors que l'on veut s'affranchir des taux de marchés sur la rméunération de la trésorerie alors GS ou d'autres..
Réponse de le 05/09/2012 à 11:53 :
A mon sens il y a banque et banque , aucune entreprise au monde peut se tarder d etre un paladin irréprochable à l armure immaculée defendant veuve et orphelins c est pareil pour les banques et à ce titre je pense qu il a celles qui font plutot leur boulot (diffuser le crédits , géré lépargne , épauler les entreprises) celles le font plus ou moins bien celles qui le font mal et il ya Goldman Sachs qui pour moi représente tout ce qu une banque ne doit pas être elle sépécules a tout va y compris contre les intérets de leur pays et même de leurs clients un lobby d une telle puissance qu aux USA on l appelle Gouvernement Sachs tant nombre de politiques , sénateurs et congresistes sont dans leur rang ou en sont issus Casiment intouchable quand elle est condamnée c est à des sommes ridicules par rapport aux infractions et à la taille de la banque Bref meme si je n enjolive pas le secteur bancaires pour moi GS est définitivement tout ce qu une banque ne doit pas être
Réponse de le 05/09/2012 à 15:47 :
@ P@n@sonic : Pour moi un investitutionnel tel un assureur vie, une caisse de retraite ne représentent qu'une agglomération de particuliers...Derrière les institutionnels ce sont bien des particuliers ! Autre exemple une family office est pour moi un particulier.
Certains particuliers y trouvent leur compte, pas tous. De toute façon quand la banque vous vend un produit c'est qu'elle espère y faire des gains à terme (en plus des fees en up front) c'est à dire que le produit va baisse pour que le pay off soit nul (je pense aux dérivés). Vous êtes un peu naif de croire qu'une banque travaille pour votre intérêt en priorité !!
La banque (GS ou tout autre banque d'ailleurs) vous vend un produit et vous fait croire qu'il est sans risque en jouant sur les mots et sur votre naiveté alors qu'en fait vous portez des risques SANS en être conscient...Un bel exemple : les opcvm monétaire dynamique avec des papiers ratés BB voire B... Vous parlez des taux du marché, mais qui communique ces taux ?? LES BANQUES ! Ahhhh ben ça tombe bien c'est les mêmes qui fixent les prix.C'est comme si je vous vends une chaise et que c'est moi qui fixe les prix sur le marché. Vous avez compris ou je réexplique ?
Une banque ne fait pas du social ! Vous êtes bouché ? :D
Réponse de le 05/09/2012 à 16:56 :
@Tyler

Moi, si on me traitait de bouffon en off cela ferait belle lurette que je ne serais plus client chez eux... Ce doit être du masochisme en fait
Réponse de le 05/09/2012 à 20:59 :
Alors ils doivent etre maso, tant pis pour eux, tant mieux pour GS... Mais cela me laisse penser que la situation n'est pas aussi simple. A krok: idealement (ce qui n'arrive pas toujours, mais dans un certain nombre de cas malgre tout), la banque bien sur espere y faire un gain, car elle est capable de repliquer le payoff a moindre cout en se couvrant dans le marche. Ca ne veut pas dire qu'elle va systematiquement vous arnaquer. Apres, il faut etre un sacre gogo pour investir dans des produits structures sans les comprendre, de ce point de vue la on ne peut qu'accueillir les obligations reglementaires poussant a plus de transparence lors de la vente de ces produits
Réponse de le 06/09/2012 à 23:13 :
@Tyler : 1/ " Ca ne veut pas dire qu'elle va systematiquement vous arnaquer " ben là ils ont juste vendu des trucs super complexes à un pays, la Grèce. Et surtout ils ont pris des positions contre certains produits juste après les avoir vendu à leur clients.

2/ " on ne peut qu'accueillir les obligations reglementaires poussant a plus de transparence lors de la vente de ces produits " bahhh encore une couche de réglementations bien inutile à mon avis. Pourquoi continuer à laisser les BFI et les banques de détails se "mélanger". L'un prend des risques pour ses intérêts en premier, l'autre finance (normalement) l'économie réelle. Je ne vois pas en quoi le fait de spieler sur l'Euro-Dollar ou le pétrole a un intérêt pour le quidam qui souhaite emprunter des sous pour acheter sa maison ou le chef de PME pour financer un investissement...
Réponse de le 07/09/2012 à 0:03 :
Sans vouloir minimiser les abus (reels) et nier ce que vous evoquez (maquillage des comptes de la Grece, produit Abacus chez GS, etc...), vous avez une vue bien etroite de ce qu'est la BFI, et sans refuter l'aspect speculation que vous evoquez, si vous ne voyez pas ce que peut potentiellement apporter une BFI (M&A, ECM & DCM, marches de capitaux (les produits derives servent a des gens, pas uniquement pour speculer...), financements structures... Le trading pour compte propre reste une source de profit mineur par rapport aux services proposes par la banque a ses clients), ca ne sert a rien de discuter du sujet avec vous... Encore une fois, si les clients se faisaient systematiquement plumer, la banque ferait faillite... Ne parlez pas de BFI si vous ne savez pas ce que c'est.
Réponse de le 07/09/2012 à 11:51 :
@Tyler : " Ne parlez pas de BFI si vous ne savez pas ce que c'est " ... Je travaille dans une BFI. Et vous ?
a écrit le 04/09/2012 à 22:18 :
Et les mafias dans la crise ?
Réponse de le 04/09/2012 à 22:25 :
Recrutent aussi des financiers pour placer leur liquidités !
a écrit le 04/09/2012 à 22:16 :
le reportage m'a appris pas mal de choses, je regrette qu'il soit aussi manichéen et orienté théorie du complot. Il perd en crédibilité en utilisant des fonds d'écran à la matrix et des allusions faciles à la guerre des étoiles. Ce que je trouve dommage, c'est que la Tribune qui est un journal "sérieux" ne fait que reprendre texto ce qui est dit dans le reportage sans apporter la moindre analyse complémentaire. Car arriver à dire que Goldman Sachs dirige le monde, c'est quand même un peu ridicule!
Réponse de le 05/09/2012 à 16:16 :
Tout a fait d'accord... Victor.

Mais bon vous oubliez un paramètre. C'est qu'à l'opposé du marché de la dette d'Etat, le journalisme éco est lui en crise depuis 50 ans .. et la rémission ne passe hélas pas par le journalisme à sensation.
Pdt 20 ans la Tribune sortait les mêmes Unes et les mêmes contenus que son concurrent les Echos.... La première prend maintenant ses sources sur Arte le second sur le Fig' ....résultats des courses, les deux sont quasi morts. La presse économique française avec.
a écrit le 04/09/2012 à 21:53 :
Si on se contente de se focaliser sur Goldman Sachs, on perd la vue d'ensemble du Cartel des banquiers internationaux, les JP Morgan, HSBC, Chase, Deutche Bank ,etc.. (soc Gen, BNP, anyone?) Il suffit de prendre la liste des participants au Libor, ou à l'ISDA pour avoir les noms..
Ce qui est fou, c'est que ces escrocs arrivent à échapper à la justice, et qu'ils continuent à arroser politiques, médias, etc..en toute impunité !
On a tous un sacré problème avec cette mafia financière...
Réponse de le 05/09/2012 à 10:26 :
+1
a écrit le 04/09/2012 à 19:42 :
Un mal necessaire en somme...
a écrit le 04/09/2012 à 19:16 :
Détail croustillant :
Endemol (la boite de production qui débilise les Français avec le concours de TF1 et du gouvernement) est détenue par une filiale de Goldman Sachs. Tout est contrôlé par des féodalités financières telles que Goldman Sachs avec la complicité de nos représentants.

Certains devraient avoir peur pour leur sécurité... quand ca va péter, ceux que vous appeler "bouc-émissaires" mais qui sont en réalité responsables devront rendre des comptes.

Comme en Islande, banquiers et politiques en prison et c'est réglé. Nouvelle constitution avec contrôle publique inaliénable de la monnaie.

A quand une vraie démocratie ? :)
Réponse de le 05/09/2012 à 0:41 :
"Controle publique inalienable de la monnaie", qu'est ce que cela veut dire? Dans la formulation, ca ressemble a un beau programme, cela nous donnera au mieux des bulles pharaoniques, au pire un systeme kafkaien corrompu... Par ailleurs, pensez-vous que les banques soient nationalisees en Islande? Bien sur que non, le pays les a revendues le plus vite possible (fort heureusement pour eux). N'oublions pas au passage que tout le monde en Islande a profite de la periode fast ou les banques faisaient des benefices records et ou les investissements mijotaient un peu partout... Cependant, la ou je vous rejoins, c'est qu'ils ont laisse tombe leurs banques qui avaient des bilans pourris et n'ont pas offert de filet de securite a leurs actionnaires, et ca, c'est bien. Pour rappel, c'est un parti particulierement liberal qui a fait tout cela. Depuis, le pays applique une importante politique d'austerite, les finances privees et publiques sont assainies, et la nation se redresse, progressivement, cela prend du temps, il n'y a pas d'issue indolore a la crise...
a écrit le 04/09/2012 à 17:56 :
J'imagine que certain vont trouver de quoi dire du bien...

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