Heureuses banques britanniques !

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Royal Bank of Scotland a été nationalisée à plus de 80% après de graves difficultés en 2008.
Royal Bank of Scotland a été nationalisée à plus de 80% après de graves difficultés en 2008. (Crédits : BLOOMBERG NEWS)
L'autorité de contrôle britannique assouplit les règles de fonds propres et de liquidité imposées aux banques afin de favoriser le crédit.

Londres veut redonner de l'air à ses banques. Malgré les défaillances et les scandales depuis quatre ans, les banques britanniques bénéficient donc d'un coup de pouce réglementaire. L'autorité de contrôle des services financiers (FSA) a décidé d'aménager les contraintes en matière de liquidités et de fonds propres demandés aux banques afin de leur redonner des marges de manoeuvre pour soutenir l'économie. 

Avec pragmatisme, les Britanniques font marche arrière

Après les nationalisations rendues nécessaires pour éviter la faillite de certains établissements (Northern Rock, RBS...) et les mauvaises pratiques sur le blanchiment (HSBC) ou le taux interbancaire (Barclays notamment) ou encore les opérations de marché (UBS, JP Morgan), l'époque semblaient plutôt -à Londres comme ailleurs en Europe- au durcissement des exigences, dans la mouvance des normes internationales Bâle 3 édictées par le Comité de Bâle. Mais pragmatiques, comme toujours, les Britanniques font marche arrière.

En accord avec le comité de politique monétaire de Banque d'Angleterre, le FSA n'exige donc plus qu'elles conservent un ratio de fonds propres durs ("core") égal à 10% de leurs actifs. Elles peuvent désormais détenir un montant déterminé de capital. De plus, les banques ne sont plus obligées d'augmenter leurs fonds propres sur les prêts accordés aux entreprises dans le cadre du "funding for lending" (FLS), programme qui offre aux banques un financement bon marché si elles accroissent leurs prêts à l'économie réelle.

Favoriser le crédit

"Le but est d'éviter un désendettement rapide qui porterait atteinte à l'activité économique", a déclaré Andrew Bailey, responsable du département prudentiel de la FSA, cité dans un article du Financial Times paru mercredi. Il est vrai que les évaluations publiées le 10 octobre par le Fonds monétaire internationale sur les ventes d'actifs des banques qui pourrait atteindre -dans le pire des scenarios- 3500 milliards d'euros a de quoi susciter l'inquiétude.

L'objectif des autorités en assouplissant leurs obligations est donc d'inciter les banques à accorder des crédits au lieu de les contraindre à vendre des activités. Un message reçu 5 sur 5 par les investisseurs: les actions des principales enseignes britanniques étaient en hausse à midi jeudi 11 octobre à la Bourse de Londres. Barclays s'affichait par exemple en hausse de près de 2%, Lloyds Banking Group à 1,44% et Royal Bank of Scotland 1,33%. 

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Commentaires
a écrit le 11/10/2012 à 17:02 :
Sinon, soyons sérieux. Il NE peut y avoir régulation. Sinon le hors-bilan n'existerait plus depuis longtemps.
a écrit le 11/10/2012 à 17:01 :
Vous critiquez tous les banques, certes pas toutes blanches...mais il ne faut pas oublier qu'elle n'ont jamais mis le couteau sous la gorge des ménages et entreprises pour emprunter à tout va...C'est à nous tous de rester responsable...
Blâme-t-on les constructeurs automobiles lorsque les gens font des excès de vitesse ?
a écrit le 11/10/2012 à 15:34 :
Avec pragmatisme, les Britanniques font marche arrière......traduction de l'humorisme anglais
Ceux qui gouverne le pays sont en proie à la panique.
a écrit le 11/10/2012 à 13:46 :
"favoriser le crédit" : rappelez-moi déjà la cause du déclenchement de la crise dans laquelle nous sommes jusqu'au cou. Ce ne seraient pas les "subprimes", en 2007-2008 ? Et c'est quoi un "subprime" sinon du crédit. Et que dire de la politique menée en partout en Europe pour désendetter les États ; c'est quoi déjà une dette ? Du crédit !
Je résume : on va favoriser les ménages anglais à s'endetter pour tenter de relancer la consommation, ce qui va engraisser la "finance" pendant que les ménages vont s'enfoncer dans la dette jusqu'à une nouvelle crise des "subprimes", bien joué !!
Réponse de le 11/10/2012 à 14:02 :
Même pas, Photoshop. Même pas. Elles ne trouvent plus de personnes SOLVABLES !!! Et de moins en moins de sociétés, d'ailleurs. Et en plus, tout le monde met de coté car le temps s'annonce... délicat. (comme disait ma défunte femme en parlant de la pluie). Il y a le double phénomène des banques qui ne veulent plus PLUS celui des emprunteurs qui ne peuvent QUE jouer aussi la prudence. Le subprime, c'est quand un actif bulle. Et il n'y a que la bourse qui bulle à peine, en ce moment. C'est la guerre de récession :-)
Réponse de le 11/10/2012 à 14:24 :
Exactement Yvan. J'adhère à 100%. Et le crash n'est plus très loin pour les anglo-saxons maintenant.
Réponse de le 11/10/2012 à 14:28 :
les subprimes c est faire du crédit plus cher sur plus longtemps et souvent à taux variable à quelqu un qui a la base depasse les standards d endettement et la bis repetitas comme le dit Photoscope les banques anglaises remettent le couvert !!!! Les banques de la zone euro s engagent dans les réglementation Bâles 3 pendant que ceux qui sont responsables de la crise USA et Royaume Uni recommencent les mêmes erreurs Il est urgent de couper la branche Anglaise de l'Union Européeenne avant quelle nous colle sa gangréne et vient dans peu de temps nous demander des aides qui feront passer les dettes gracques, espagnoles , portugaises et italiennes pour de l'argent de poche ! Un économiste m a dit en 2009 "ce qu on a vécu en 2008 c est comme une premiere crise cardiaque c est douloureux mais rarement fatal mais par contre la suivante ..."
a écrit le 11/10/2012 à 13:37 :
En contrepartie, puisque les britanniques choisissent ce qu'ils veulent de l'Europe, nous ne les aiderons pas en cas de faillites de ces dernières.
Réponse de le 11/10/2012 à 13:49 :
Ha ha ha ... c'est plus un article, c'est un concours de blagues. Et pourquoi ne les aiderions-nous pas, Ev..?? Je rappelle qu'une chute de banque anglaise serait un Lehman comme un autre. Car la BoE a un bilan tellement énorme qu'elle ne pourrait plus faire face. Par contre, pas mal de banques centrales participeraient, en effet.
Réponse de le 11/10/2012 à 14:21 :
Effectivement c'est un concours de blagues. Mais sinon je prends le pari que toutes les banques ne seront pas et ne pourrons pas de toutes façons, être sauvées. 10 à 20% des européennes resteront sur le carreau. Et avec 900% de dettes privées et publiques confondues, je vois difficilement que les banques anglaises puissent être sauvées. Surtout que le MES ne s'applique qu'à l'Euroland. Au q, les anglais, au q. Wait and see.
Réponse de le 11/10/2012 à 15:14 :
La BoE a un bilan énorme et alors? Elle n'a pas de contrepartie à qui rendre des compte, une BC peut toujours faire face (ouvrez un bouquin d'économie monétaire ça vous éclairera) cependant c'est la monnaie qui en subira le contre-coup par le biais de sa dépréciation sur le marché des changes.
900% de dette privées/publiques raportées à quoi? Au PIB? Sources?
Réponse de le 11/10/2012 à 15:55 :
Fatcat. Expliquez-moi alors pourquoi les banques sont contre toute régulation si elles peuvent emprunter TOUT ce qu'elles veulent à leur banque centrale...?? Vos bouquins d'économie, le mieux est de s'en servir de chauffage.
a écrit le 11/10/2012 à 13:26 :
Excusez-moi, mais je n'ai pu qu'éclater de rire... "favoriser le crédit..." énooorme... rhôô.. même en le lisant, ça pique les yeux. Vous êtes durs, La Tribune, de lancer des blagues aussi sévères. Là, le constat est que les actionnaires ont déjà fait le bénéf de la hausse des cours, et n'oublions pas le deuxième jackpot des dividendes... Et ils appellent ça du "crédit"...??
a écrit le 11/10/2012 à 13:19 :
"Avec pragmatisme, les Britanniques font marche arrière" vous n'avez toujours rien compris : c'est les banquiers qui dirigent les pays ! Donc comme depuis 2008, on fait mine de faire quelque chose pour calmer les gueux, puis on recule à petits pas.

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